La WWDC a eu lieu la semaine dernière, et la communauté du Macintosh est en effervescence. Ce numéro présente de l'information sur la prochaine version du MacOS et sur les nouvelles technologies d'Apple, telles que Project X, Apple e.g., QuickTime et Linux for the Macintosh. De plus, ce numéro traite de l'utilisation de LocalTalk et de LaserWriter Bridges avec Open Transport, présente tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur TidBITS et inclut un texte de Robert Hettinga qui pousse à la réflexion sur Apple, les grandes entreprises et Internet.
Ce numéro de TidBITS est commandité en partie par:
Ce numéro traduit de l'américain par:
Thèmes:
Avant Copland, Harmony -- A la suite de l'annonce d'Apple à l'effet que Copland (maintenant présenté comme étant MacOS 8) ne serait pas prêt avant le milieu de 1997, Apple n'a pris personne par surprise à la WWDC en spéculant sur une version pré-Copland du MacOS, qui porte actuellement le nom de code de Harmony. Prévu pour la première moitié de 1997, Harmony devrait intégrer QuickDraw 3D, QuickTime 2.5, OpenDoc, Cyberdog et quelques-unes des capacités de Copland. J'ai aussi appris qu'Harmony mènerait à bonne fin les plans d'Apple présentés récemment à l'égard de l'intégration d'un serveur Web dans le Mac OS ainsi que d'inclure la compatibilité avec Java (la semaine dernière, Apple a obtenu une licence de Natural Intelligence pour la mise en place de Java afin d'obtenir un meilleur rendement et de moins dépendre de Sun). [GD]
<http://product.info.apple.com/pr/press.releases/1996/q3/960516.pr.rel.roaster.html>
Version de développement de MkLinux -- Apple a annoncé récemment la première version de développement de MkLinus, une partie du système d'exploitation Linux pour le Power Macintosh conçue à partir du micronoyau Mach (voir TidBITS-313). Même si MkLinus ne fonctionne actuellement que sur les Power Macs ayant des fentes NuBus (les 6100, 7100 et 8100), Apple prévoit offrir MkLinux pour les Power Macs ayant des fentes PCI et pour les prochains ordinateurs PowerPC. Vous pouvez acheter des versions sur CD-ROM de MkLinux DR1 pour US$10 auprès de Prime Time Freeware (y compris le code source!), mais si vous avez un accès (très) rapide, le tout peut être téléchargé en ligne. [GD]
<http://www.mklinux.apple.com/>
<http://www.ptf.com/ptf/products/MKLP/>
Site Web d'Info-Mac -- Cela prit longtemps à venir, mais l'équipe Info-Mac a finalement établit, en collaboration avec Pacific HiTech, un site "officiel" d'Info-Mac. L'archive d'Info-Mac, avec l'aide de ses volontaires, est un site du monde en ligne depuis plus de 10 ans et le nouveau site Web servira comme un site central pour trouver l'information sur Info-Mac, les sites miroirs, engins de recherche, le Info-Mac Digest et plus encore. Encore mieux, lorsque vous ferez mention d'Info-Mac, vous pouvez leur donner un seul URL. [GD]
<http://www.pht.com/info-mac/>
Metrowerks annonça récemment la disponibilité de CodeWarrior 9, la version la plus récente de leur environnement de développement de logiciels Mac. CodeWarrior 9 offre le plein support de Java et aussi avec les branchettes de troisième partie incluant les compilateurs d'Apple et Motorola. Metrowerks annonça aussi qu'il a signé une entente avec Microsoft pour fournir le support pour Java et Activex (la version Internet du produit peu aimé de Microsoft, OLE). En plus, Metrowerks fournira le support Java pour Microsoft Internet Explorer et les produits Internet d'Intercon. [GD]
<http://www.metrowerks.com/>
<http://www.microsoft.com/corpinfo/press/1996/may96/metro2pr.htm>
<http://www.intercon.com/pressreleases/metrowerks.html>
Connectix et America Online ont annoncé un projet conjoint pour apporter de la vidéoconférence rudimentaire aux usagés d'AOL. AOL va commencer à vendre le Connectix Color QuickCam (disponible maintenant pour Macintosh et Windows) dans son magasin électronique, et Connectix va mettre en oeuvre la technologie qui va allouer les usagés d'AOL d'échanger des images photographique et même de la vidéo lorsqu'ils communiqueront en ligne. Le logiciel qui permettra l'introduction de ces éléments devra faire son apparence plus tard cette année. [MHA]
par Adam C. Engst <ace@tidbits.com>
[Un mot sur le titre: TidBITS signifie "morceaux d'information" en anglais. Comptez sur TidBITS pour les jeux de mots. - Seth]
Publier TidBITS à chaque semaine depuis six ans nous a donné un bon sentiment de continuité. Nous savons habituellement si nous avons écrit sur un sujet donné, qui a écrit quoi et depuis quand cet article était publié. Mais il est facile pour nous d'oublier que beaucoup de nos lecteurs, en fait, la majorité de nos lecteurs, ne sont pas avec nous depuis le début de l'aventure. Au MacWorld Expo en janvier, j'ai rencontré beaucoup de lecteurs de TidBITS, mais deux en particulier m'ont fait décider d'écrire cet article. Un lecteur en se présentant, me disait combien il aimait TidBITS, et qu'il avait tout lu depuis le numéro 50, émis en 1991. Quelques minutes plus tard, un autre lecteur vint et disait avoir aimé TidBITS et ce, après en avoir lu deux numéros. Quoique les lecteurs plus anciens ont déjà lu des articles comme celui-ci, je crois qu'il est nécessaire pour le bénéfice des nouveaux lecteurs, d'expliquer d'où vient TidBITS, qui nous sommes et le pourquoi.
Qui, quand, pourquoi, et comment -- Etre du personnel de TidBITS est plus un style de vie qu'un travail. TidBITS est dirigé par un curieux triumvirat, constitué en plus de moi-même, de Tonya Engst et de Geoff Duncan. Je prends des fois le titre d'éditeur, Geoff est plus ou moins notre rédacteur et gérant et Tonya est probablement notre rédactrice "sénior" et la personne la plus organisée du groupe. Une multitude d'autres personnes aide TidBITS, et nous sommes reconnaissants pour leur assistance. En particulier, Marc Anbinder, notre rédacteur pour les actualités, qui a écrit une foule d'articles pour nous sur plusieurs années; Marc Williamson de la Rice University qui a élégamment géré la liste de distribution de TidBITS; Lauren Snell rend DealBITS possible, et un vaste groupe de gens merveilleux traduisent TidBITS dans une multitude de langues [La version française de TidBITS existe depuis le 314. -Seth]
TidBITS a débuté en avril 1990, bien avant que Tonya et moi nous soyons mariés et longtemps avant que nous rencontrions Geoff. Nous vivions encore à Ithaca (New York) où nous avons tous les deux grandi et où nous avons fait nos études à la Cornell University. TidBITS a débuté comme un effort de résumer l'actualité sur l'industrie reliée au Macintosh et plus tard a inclus des revues de logiciel, des éditoriaux et une emphase sur Internet.
Nous avons distribué les 99 premiers numéros sous forme d'une pile HyperCard, qui a fonctionné comme une archive cumulative. Avec le numéro 100, nous sommes passé au format setext, ce que nous permettait d'accroître considérablement le lectorat, puisque vous n'aviez plus à transférer et à décoder chaque numéro. Cela demeure la force guidant notre philosophie de diffusion et une des raisons pour laquelle nous n'employons pas Acrobat, DOCMaker, ou tout autre format de dossier similaire. Si vous voulez en lire plus sur l'histoire de TidBITS, il faut lire le TidBITS-222.
En novembre 1994, nous avons embauché Geoff Duncan comme rédacteur et gérant. Geoff rassemble et distribue chaque numéro, écrit des articles et la plupart de nos MailBITS, coordonne les soumissions et gère le courrier électronique à l'équipe éditoriale. Il voit aux scripts sur tout ce qui concerne la revue et développe les outils de travail. Pour en savoir plus sur la raison pour laquelle nous avons embauché Geoff, lire le TidBITS-256.
Bien que TidBITS était toujours gratis aux lecteurs, nous l'avons consolidé pendant quelques ans grace aux commanditaires suivant le modèle PBS [PBS est cette fameuse chaîne publique américaine qui dépende à la fois des commanditaires, des dons de ses téléspectateurs, et du gouvernement fédéral -Seth]. Les compagnies qui nous soutiennent assurent que nous pouvons payer Geoff, aller aux expositions MacWorld, et de temps en temps, acheter de matériel. TidBITS était toujours profitable parce que nous ne dépensons jamais plus que nous avons. En plus, grâce à trés peu de frais généraux, nous n'avons pas besoin de beaucoup d'argent - une leçon importante pour des entrepreneurs de l'Internet.
Nous avons récemment commencé DealBITS (voir TidBITS-297) pour aider les compagnies plus petites qui n'ont pas les moyens d'avoir des garants, d'avoir plus de publicité, expérimenter avec le côté commercial de l'Internet, et pour plus de revenu. Lauren Snell <lauren@tidbits.com> a nous joint pour coordonner DealBITS avec des annonceurs.
<http://www.tidbits.com/dealbits/>
Malgré ses 150.000 lecteurs et une liste de diffusion de 40.000, TidBITS reçoit très peu de publicité par rapport aux nouvelles parutions et services de l'Internet. J'attribue cela aux faits suivants: nous existons depuis longtemps; nous préférons à pourvoir d'information de qualité et que notre travail est notre publicité. Nous n'ajoutons pas au hasard des noms à notre liste de diffusion. En plus, nous ne publions pas toutes les lettres sympas de nos lecteurs (elles voleraient de l'espace àux informations plus importantes).
Nous restons inspirés de créer TidBITS en écrivant d'information qui nous passione et qui est importante à nore avis. Ce n'est pas la peine d'écrire des produits qui sont ennuyeux où médiocres. Mème si nous nous chevauchons de temps en temps, en général, Geoff s'occupe d'information quotidienne, des logiciels, et du développement. Tonya écrit sur des traitments de texte et des outils d'écriture Web, et je concentre sur l'Internet, des clients, et de la philosophie. Nous publions aussi plusieurs articles soumis par nos lecteurs - normalement, si quelqu'un pense que un sujet mérite un article bien écrit, le produit dont on écrit mérite un article publié dans TidBITS.
Trouver TidBITS -- Une chose qui nous a surpris récemment est que plusieurs lecteurs de TidBITS sont entrés en contact avec TidBITS seulement sur le Web. Ils ne savent pas que nous sommes principalement une liste de diffusion (et ce depuis 1990!). De même, plusieurs personnes qui lisent TidBITS depuis des années ne savent pas que les numéros passées de TidBITS sont aussi disponibles sur le Web. Donc, rapidement voici comment trouver TidBITS.
Il est possible de s'abonner à la liste de diffusion de TidBITS en envoyant un message email à <listserv@ricevm1.rice.edu> avec la ligne suivante dans le corps du message:
SUBSCRIBE TIDBITS votre nom au long
Écrire votre vrai nom à la place de "votre nom au long". TidBITS est aussi disponible via FTP et à l'adresse Web plus bas. Les numéros de TidBITS sont aussi disponibles sur un bon nombre d'autres sites et dans une variété de langues [dont le français] (voir les liens du dernier URL):
<http://www.tidbits.com/tb-issues/>
<ftp://ftp.tidbits.com/pub/tidbits/issues/>
<http://www.tidbits.com/sites.html>
Reimpression d'articles -- Une autre ligne maîtresse de notre philosophie est que TidBITS doit être gratuit pour nos lecteurs (ou si peu coûteux que personne remarquerait, ceci n'est pas encore possible sur l'Internet). Pour faire suite à cette philosophie, les publications sans but lucratif ou non-commerciales (tel que les communiqués d'information de groupes d'usagers) peuvent recopier les articles de TidBITS. Tout ce que nous voulons c'est que TidBITS et l'auteur soient crédités pour l'article et que l'adresse <info@tidbits.com> soit disponible dans la publication pour que les lecteurs puissent obtenir plus d'information. Les publications commerciales doivent nous contacter pour décider d'une marche à suivre.
Articles et soumissions -- Nous ne pouvons être experts en tout. Si vous pensez qu'un certain point devrait être traité par TidBITS, considérez écrire un article. Nous aimons publier des points de vue différents et nous aimons travailler avec les auteurs et éditer des articles pour entrer dans le cadre de TidBITS. Mais, nous pouvons seulement payer en renommée. Un bon nombre d'articles de TidBITS ont été republiés (avec paiement aux auteurs) dans des publications à différentes portées. Certains de nos auteurs réguliers ont même trouvé du travail supplémentaire grâce à leur travail pour TidBITS.
Si vous pensez pouvoir écrire un article pour TidBITS, envoyer une note à <editors@tidbits.com>; nous vous enverrons les lignes directrices et nous vous informerons si des articles similaires sont actuellement en production.
Questions et courrier -- Nous essayons de lire et de répondre à tous les messages que nous recevons. (Mal)heureusement, le volume de courrier reçu aidant, c'est devenu de plus en plus difficile. De plus, beaucoup semblent penser que nous sommes là pour leur fournir un support technique gratuit. Ceci peut être frustrant, d'autant plus que nous recevons avec plaisir vos remarques et sommes toujours prêts, quand nous le pouvons, à vous aider. Nous ne connaissons pas tout, et traiter l'intégralité du courrier que nous recevons occupe du temps que nous ne pouvons consacrer ni à la recherche, ni à l'écriture d'articles.
On nous adresse un certain nombre d'emails pour avoir des informations sur tels ou tels sujets, leur répondre nous demande beaucoup de travail. Attendu que TidBITS est une publication, il est problable qu'un sujet classique ait déjà été abordé. Cependant, nous ne prétendons pas être exhaustifs. Parfois, nous ne traitons pas certains sujets pour de bonnes raisons: ce sont des rumeurs non confirmées, ceux-ci ne nous intéressent pas, ou, nous sommes à la recherche d'informations complémentaires (ce qui est d'autant plus important que nous savons qu'un sujet mal traité nous amène moulte messages).
Les archives de TidBITS sont consultables à l'URL ci-dessous. Il est bien évidemment plus rapide de consulter ces archives que de nous demander par courrier élétronique si nous avons déjà traité un sujet.
<http://wais.sensei.com.au/macarc/tidbits/searchtidbits.html>
Et la question éternelle -- En conclusion, j'aimerais vous préciser pourquoi le BITS de TidBITS est en majuscule. Je ne sais pas si nous en avons déjà parlé, mais Geoff nous a fait remarquer récemment que, après un an de travail pour les TidBITS, il ne connaissait toujours pas le pourquoi du comment. Nous avons trouvé ce nom quand Steve Jobs a sorti le NeXT. A l'époque, tous les produits sympas avaient un nom avec des majuscules un peu partout, et les produits super-sympas des écritures complètement farfelues. Nous avons choisi l'écriture complètement farfelue à bon entendeur.
par Caleb Clauset <cclauset@umich.edu>
Il semble y avoir pas mal de confusion concernant le status des ponts LaserWriter Bridge et LocalTalk Bridge d'Apple vis-à-vis d'Open Transport. Ces ponts permettent à une machine connectée à la fois via LocalTalk et à un réseau Ethernet d'agir comme un "pont" entre les deux réseaux. Le LaserWriter Bridge d'Apple (comme son nom l'indique) permet à une LaserWriter sur LocalTalk d'être accessible par un réseau Ethernet; Le LocalTalk Bridge permet le transfert de la gamme complète des services AppleTalk entre les deux types de réseau.
Pour le moment, les dernières versions des ponts (2.0.1) ne sont compatibles avec aucunes versions d'Open Transport. Les logiciels LaserWriter Bridge et LocalTalk Bridge furent conçus pour une version spécifique du logiciel AppleTalk, et comme Open Transport s'enregistre comme une version plus récente, les ponts ne démarrent pas.
Bien que des mises à jour pour compatibilité avec Open Transport soient en cours de création par Apple (pour être publiées en version 2.1), elles ne sont pour le moment disponibles que pour les développeurs. Pour le moment, le seul moyen d'éliminer le conflit est un patch qui modifie le numéro de version vérifié par les ponts pour reconnaître Open Transport.
Deux patchs sont disponibles, l'un pour le LaserWriter Bridge, et l'autre pour le LocalTalk Bridge:
<ftp://mirrors.aol.com/pub/info-mac/comm/atlk/lw-bridge-ot-patch-202.hqx>
<ftp://mirrors.aol.com/pub/info-mac/comm/atlk/localtalk-bridge-ot-patch.hqx>
Soyez sur d'appliquer le patch approprié à votre version de LaserWriter ou LocalTalk Bridge. Pour ceux suffisamment courageux pour utiliser ResEdit afin d'appliquer le patch manuellement, la procédure est la suivante:
Ces patchs devraient fonctionner avec tous les ordinateurs Macintosh (y compris les PowerMacs PCI et les clones) utilisant Open Transport version 1.0.8 ou supérieure. Veuillez noter que ce patch n'a pas été testé de façon approfondie; il est considéré comme une bidouille et doit être traité comme tel. Si vous avez des doutes concernant l'application de ce patch pour votre logiciel, attendez la mise à jour officielle d'Apple qui devrait apparaître bientôt.
par Geoff Duncan <geoff@tidbits.com>
Nous sommes habitués depuis plusieurs années qu'Apple parle, mette en marché et popularise toutes sortes de nouveaux produits: les ordinateurs à interface graphique, les imprimantes à langage PostScript, le Newton, le partage de disque local en réseau et autres. Du côté logiciel Apple a rendu populaire de nombreuses innovations: de la fonction Déplacer-Déposer en passant par QuickTime. Apple déborde d'idées excentriques (et souvent excellentes) pour des nouvelles technologies et, du moins en partie, ceci explique l'attention toute spéciale que la presse spécialisée donne à Apple. La semaine dernière lors de la Conférence Mondiale pour les Développeurs (World Wide Developpers Conference; WWDC), encore une fois Apple leur a donné de quoi se rassasier.
Project X -- Malgré un nom sans réel attrait, Project X est un navigateur d'informations qui présente sous une forme de liste et en trois dimensions des "espaces d'informations" qui peuvent être des sites Web, un disque rigide, des trames sonores ou toutes autres sources d'informations. Project X utilise un format de fichier baptisé MCF pour Meta Content Format, qui est ni plus ni moins une façon hiérarchique de classer des informations donnant accès à d'autres informations. Malgré le fait que personne ne désire encore un nouveau format de fichier (n'ayant aucune documentation officielle disponible), ce modèle de classement d'informations est intéressant de par les avantages qu'il procure sur d'autres formats tels que le Finder ou autres interfaces du même type. Apple en a démontré un exemple lors du WWDC en utilisant une version MCF de Yahoo. Un démo de Project X est déjà disponible pour les Power Macs et une version pour 68K sera disponible sous peu (ainsi qu'un livre blanc décrivant le format MCF). Apple prévoit aussi une version compatible avec CyberDog et possiblement des versions compatibles avec différents navigateurs. Même si il est présentement impossible de prédire le futur de Project X, les participants au WWDC y ont porté une attention particulière notant au passage ses besoins minimes en espace disque et RAM.
<http://www.atg.apple.com/go/projectx/>
Apple e.g. -- Apple e.g. est un CGI de recherche gratuit pour WebStar ou autres serveurs Web qui utilise l'engin de recherche V-Twin (intégré dans les agents de recherche de Cyberdog et du MacOS 8) qui permet une recherche texte rapide avec un pourcentage de relevance des résultats. En plus, les résultats de la recherche apparaissent avec des boites de controle à leur coté, si vous n'avez pas trouvé ce que vous voulez, you checker les résultats les plus prets et vous indiquez à Apple e.g. de trouver plus de choses de ce type. Apple a aussi annoncé un kit de développement pour intégrer Apple e.g. dans d'autres produits mais le kit ne contient pas la version complète de l'engin V-Twin. Apple e.g. sera disponible prochainement sur le site Web CyberTech d'Apple. Et même si certaine s personnes vont dire que le nom du produit est trop imaginatif, c'est quand même mieux que "Apple Internet Full Text Searching Solution for the World Wide Web".
HyperCard et QuickTime -- Presque orienté vers l'Internet, la WWDC était un statement pour le futur de HyperCard et QuickTime. Malgré des signes de vie récents, HyperCard a une mauvaise réputation concernant ses capacités multi-médias qui ont été déclassés par SuperCard et Director (mais HyperCard demeure quand même un outil populaire pour le prototypage).
Apple a démontré des versions démonstratives de HyperCard 3.0 et la plus grande surprise est que la nouvelle version est construite autour de QuickTime 2.5. Essentiellement, toutes les piles HyperCard vont devenir des films QuickTime et il sera possible de visualiser dans n'importe quel programme qui supporte QuickTime comme MoviePlayer, les plug-ins Netscape, CyberDog et les logiciels de traitement de textes. En utilisant QuickTime, HyperCard peut enfin avoir des capacités couleur et le support multi-plateforme (QuickTime est bien présent sur Windows). Selon la présentation, les externals HyperCard existantes seront encore utilisables et des media handlers Internet seront disponible pour permettre à HyperCard (et QuickTime) d'utiliser du contenu remote. QuickTime 3.0 et HyperCard 3.0 seront disponible au printemps 1997.
par Robert Hettinga <rah@shipwright.com>
Les rumeurs d'apocalypse qui ont entouré la société Apple dernièrement n'ont pas empêché celle-ci de continuer à bien faire sur le marché des ordinateurs familiaux et scolaires. Ces rumeurs prsoviennent en partie des problèmes toujours grandissants qu'éprouve la société à vendre ses ordinateurs sur le marché des affaires. Je ne surprends personne en disant cela.
Les gens d'Apple n'ont jamais eu à coeur le marché des affaires. Bien qu'ils aient courtisé ce marché, ils n'ont jamais été très excités à l'idée de produire des boîtes de traitement de texte ou de chiffriers électroniques, même s'ils offraient effectivement la meilleure machine au moment de l'explosion du marché des micro-ordinateurs d'affaires, soit avant la migration de Word et Excel sous Windows. Ce manque d'intérêt se reflétait dans l'attitude d'Apple envers la plupart des gens d'affaires. Les publicités d'Apple faisaient passer les consultants externes et les rebelles pour des héros, attirant ainsi cette clientèle vers le Macintosh mais repoussant aussi les grandes entreprises et les clients plus conformistes.
Quand le problème de compatibilité avec les gros ordinateurs s'est fait sentir (pendant la courte période de temps où les gens chargeaient les données du gros ordinateur sur les réseaux locaux), Apple a refusé de prendre part à sa résolution. Avec l'arrivée des réseaux locaux, les gens d'Apple n'ont pas conçu de technologies leur permettant de jouer d'égal à égal avec ceux qui établissent les règles dans ce domaine, c'est-à-dire les grandes entreprises; ils ont préféré mettre sur pieds des réseaux coopératifs d'ordinateurs personnels dans les universités. Malheureusement, les gens d'Apple n'a jamais porté attention à deux problèmes graves: la largeur de bande de réseau et les capacités multitâches qui sont nécessaires au bon fonctionnement des réseaux dans un environnement de trafic intense. Les utilisateurs chevronnés faisaient face à une baisse problématique des performances quand ils tentaient de travailler en même temps qu'ils imprimaient en arrière-plan où que quelqu'un accédait à leur Mac au moyen du partage de fichiers.
Pour les utilisateurs de PC, le multitache n'est pas un grand problême parce que ces deux tâches s'exécutent sur des ordinateurs différents qui ne font rien d'autres que d'imprimer ou agissent en tant que serveur de fichiers. Sur la plupart des réseaux basés sur Macintosh (spécialement après la venue du Système 7), chaque ordinateur peut potentiellement devenir un serveur pour n'importe qui, et de plus, chacun est également son propre serveur d'impression. Ce n'est que tout récemment qu'Apple a introduit son Workgroup Server.
Heureusement, le problême pricipal qu'est la capacité réseau, a déjà été adressé puisque la plupart des Macs sont équipés du nécessaire pour une connection Ethernet. Le second problême, le multitache préemption sur des processeurs rapide n'est que partiellement résolu. Ceci est bon pour Apple parce qu'il semble que les architectures modernes se dirigent vers un modèle où chaque ordinateur est à la fois client et serveur. C'est exactement le modèle utilisé par l'Internet où chaque ordinateur est optimisé pour une fonction précise, serveur ou client. La topologie de l'information sur l'Internet n'est pas centralisée par définition et c'est exactement le modèle qu'a suivi le développement du réseau chez Apple.
S'il y a une consolation c'est que dans le futur, il est fort probable que nous n'aurons plus besoin d'un environnement LAN. Il y a quelques mois, j'ai vu une application utilisant Netscape dans le salon de la bourse d'une grande banque des Etats-Unis. Dans ce cas, Netscape sort vainqueur vis-à-vis PowerBuilder pour le développement de prototypes. Le prototype était basé sur une version officielle. Netscape peut tout faire, depuis l'exécution de transaction SQL hors Intranet jusqu'à des transactions monétaires. Netscape n'est pas nécessairement spécial à cet égard. N'importe quelle combinaison navigateur/serveur peut potentiellement faire la même chose. Il est même relativement facile de développer à peu de frais soit le client ou le serveur pour remplir le même rôle. Ceci est particulièrement vrai lorsque une architecture d'objets distribués devient disponible, comme le Cyberdog d'Apple.
Nous n'aurons ni besoin de réseaux locaux puisque la seule différence entre un réseau local et l'Internet est un garde-barrière [firewall] pour sécurité, ni la condition que les clients reconnaissent le protocole de réseau particulier de Novell qui n'est pas compatible avec le protcole TCP/IP. Avec des protocoles de cryptage au niveau de l'Internet tels que le standard IETF IPESC, vous n'aurez plus besoin d'un garde-barrière. Les seules personne qui puissent établir une session avec n'importe quelle machine branchée sur le réseaux seront celles qui possèdent la signature numérique autorisée pour cette machine. Ensuite, les réseaux devront être les plus publics que possible, qui nécessite, bien sûr, le TCP/IP et pas Novell. C'est comme une vielle blague de Heinlein sur l'espace: "Une fois l'orbite autour de la Terre atteinte, vous êtes à mi-chemin." Donc, dès que vous vous débarassez du garde-barrière, vous êtes partout.
<http://www.ietf.cnri.reston.va.us/html.charters/ipsec-charter.html>
Qu'est-ce qui arrive aux données situées derrière les gardes-barrières - ou les marchés de logiciels privés - quand, à cause du cryptage fort, les gardes-barrières disparaissent? Rappellez-vous ce qui est arrivé aux tâches dans les publicités pour la lessive? Elles ont disparu. Je peux entendre des cries de Bill Gate: "Je m'éffonds, je m'éffonds!" Maintenant vous comprenez les raisons pour lesquelles il devient soudain un gros fan de l'Internet.
Pendant cette "décennie de l'Internet," l'interface humaine, la plate-forme, le réseau local, bref quoi qe ce soit, sont les parties les plus importantes et la vie est sur le réseau, selon William Gibson.
J'ai cru, jusqu'à présent que le Mac -- pour autant qu'Apple en manufacture la plupart -- est l'ordinateur des "heureux élus". J'ai appris à vivre avec ce fait. Je ne me soucie pas plus du sort d'Apple que de celui de Porsche. J'estime que les gestionnaires d'Apple, tout comme Herr Doktor Porsche, viennent de réaliser que bien qu'il leur soit possible de designer une volkswagen, il leur est impossible de la commercialiser efficacement, c.a.d. d'en tirer sufissament de profits pour en faire avancer la technologie, ce qui est la marque de commerce d'Apple depuis toujours. Tôt ou tard, Apple en reviendra à élaborer des 917 démontrant la puissance de leur technologie, des 911 offrent une version sensiblement plus abordable de cette puissance et des 928 pour ceux que seules les apparences préoccupent. Heureusement, un tas d'autres compagnies -- telles que Power Computing -- se proposent de produire des Volkswagen pour tous ceux qui ne peuvent s'offrir une Porsche, et alors, Macintosh ne se résumera plus seulement à Apple.
A mes yeux de fidèle bigot, l'avenir d'Apple passe par Cyberdog, et Cyberdog signifie la pulverisation de larges blocs d'information, doublée d'un bon graissage logiciel, pouvant voyager sur le net où toutes les machines (et non seulement les terminaux java parfaitement passifs) pourront en faire un meilleur usage. Cela signifie également le développement d'une science de l'encryptage de niveau élevé de manière à ce que tous puissent se parler de machine à machine si ils ont les autorisations nécessaires et que persone ne pûisse en revanche consulter des informations auxquelles ils n'ont aucun droit. Cela signifie d'implanter dans toutes les applications réseau la faculté d'effectuer du commerce électronique. Ce qui veux dire, la faculter d'opérer des couriers digitaux, tels digicash ou e-cash ou MIcromint. Imaginez que votre code puisse vous envoyer de l'argent par courrier électronique ou qu'un routeur parvienne à équilibrer les comptes en temps réel en changeant ses micro-paiements en fonction des packets qui transigent sur ses circuits lorsque le traffic est trop faible ou trop fort... Le Net du futur pourrait être un bien drôle d'endroit.
<http://www.digicash.com/>
<http://theory.lcs.mit.edu/~rivest/RivestShamir-mpay.ps>
En attendant ce jour, je suppose que le commerce des pièces Porsche demeure une affaire lucrative, tant et aussi longtemps que les développeurs se souviennent du secteur dans lequel ils oeuvrent.
[Robert Hettinga écrit fréquemment à propos du commerce électronique et de l'Internet; pour plus de détails sur le sujet taité, consultez ses autres essais]
<http://thumper.vmeng.com/pub/rah/>
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