Ce numéro de TidBITS traite de la nouvelle injonction interlocutoire accordée à l'égard du Communications Decency Act, d'une nouvelle version du pilote de la LaserWriter et d'un nouveau produit, soit Claris Home Page. De plus, des articles portent sur l'importance d'un bon index dans les livres techniques et sur des utilitaires qui génèrent le code HTML pour la couleur du texte ou de l'arrière-plan d'une page Web. Pour terminer, un article traite des réactions d'un nouvel internaute face aux utilitaires de recherche importants sur le Web.
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Ce numéro traduit de l'américain par:
Thèmes:
Buster soulage les PowerBooks -- A la suite de notre article sur la 7.5.3 Update Revision 2.0 (nom de code Buster), Zac Imboden <zac@mactemps.com> nous a écrit pour annoncer un dénouement heureux : "La mise à jour de mon 520 avec la carte secondaire 5300 100 MHz a probablement été la plus grande déception de ma vie. Une dispute avec mon atelier local préféré de réparations de Mac s'est terminée par une séparation amère. Ils ne voulaient pas reprendre la carte, malgré son rendement lamentable. Toutefois, un de leurs techniciens m'a téléphoné récemment pour m'informer de la distribution de la System 7.5.3 Revision 2.0. Le rendement global s'est amélioré de façon remarquable, particulièrement en ce qui a trait à la vitesse d'accès de notre configuration client/serveur 4D. Youpie!"
Utilitaire d'Apple pour les Performa PowerPC -- Dans le cadre de son programme de prolongation des réparations pour les modèles de Mac Performa et LC des séries 5200, 5300, 6200 et 6300 (voir TidBITS-331), Apple distribue un utilitaire qui identifie les ordinateurs dont la carte logique souffre d'un problème connu. Auparavant, les problèmes des cartes logiques de ces ordinateurs, qui se traduisaient par des pannes fréquentes du système d'exploitation, pouvaient découler d'un certain nombre de choses pour lesquelles Apple n'était pas responsable. Cet utilitaire devrait permettre aux propriétaires des ordinateurs touchés d'identifier les problèmes connus avec exactitude et, au besoin, de communiquer avec un détaillant Apple pour faire réparer gratuitement leurs ordinateurs. Veuillez noter que cet utilitaire n'est utile que pour certains types de Macintosh; reportez-vous au résumé d'Apple pour obtenir plus de détails. [GD]
<http://product.info.apple.com/pr/press.releases/1996/q3/960510.pr.rel.repair.html> <ftp://ftp.support.apple.com/pub/apple_sw_updates/US/mac/utils/5xxx-6xxx_Tester_1.0.hqx>
LaserWriter 8.3.4 déclenché -- La semaine dernière, Apple à lancé son nouveau LaserWriter 8.3.4. Cette version est bien attendue par beaucoup d'utilisateurs de PCI Power Macs qui ont souvent des problèmes en essayant d'imprimer, en particulier, avec des spoules ou un imprimeur d'une tiers partie, par exemple, le XL 808 de GCC. Quoique ce n'est pas sûr que ce pilote resoudra tout ces problèmes, les rapports jusqu'à ce point sont encourageant. Quoique Apple conseille aux utilisateurs des PCI Power Macs ou des systèmes 7.5.3 d'utiliser la nouvelle version du pilote, on ne devrait pas l'utiliser ou le mettre à niveau, si on utilise un vieux Mac ou une vielle version de la système.
Si vous importez et augmentez LaserWriter 8.3.4, vous aurez une image d'une disque, que vous pouvez utiliser avec l'aide d'une utilité comme DiskCopy ou ShrinkWrap. Le déchargement consomme plus ou moins 450k d'espace. [TJE]
<ftp://ftp.info.apple.com/Apple.Support.Area/Apple.Software.Updates/US/Macintosh/Printing/LaserWriter/LW_8.3.4.sea.hqx>
<ftp://mirror.aol.com/pub/info-mac/disk/shrink-wrap-201.hqx>
Mettez RAM sur votre liste d'achats -- Si vous vouliez acheter un 32 MB DIMM il y a quatre mois, vous auriez dépensé plus ou moins US$900. Le même DIMM, la semaine dernière, aurait vous couté plus ou moins US$320. En général, le prix de memoire a beaucoup baissé. Ces prix devraient rester toujours bas pendant cette parution, mais on dit qu'ils ne descendront pas plus, ni resteront à ce prix là pendant longtemps. Si celà vous intéresse, regardez à DealBITS pour des RAM's bon marché et des liens aux quelques marchands de matériel. [TJE]
<http://www.tidbits.com/dealbits/>
par Tonya Engst <tonya@tidbits.com>
La nouvelle loi sur les télécommunications (Telecommunication Act of 1996) a apporté plusieurs changements aux lois de télécommunications des Etats Unis, y compris le [fameux] Communications Decency Act (CDA), représentant une série de mesures qui, entre autres, prohiberaient, spécifiquement mais d'une façon générale, l'indécence sur l'Internet (voir TidBITS-315 pour des détails sur le CDA).
Le Président Clinton signait pour devenir loi l'Acte de Télécommunications le 8 février 1996, et cinq minutes plus tard, l'ACLU [American Civil Liberties Union, un groupe à la défense des droits du citoyen. -Seth] ainsi que quelques autres organisations et groupes d'affaires interjetaient appel contre le texte du CDA, qui selon eux violait d'une façon illégale la liberté d'expression et qui était trop vague pour être défendu de manière raisonnable.
Le 15 février le CDA a été temporairement retenu. La semaine passée, plus précisément le 12 juin 1996, un groupe de trois juges de la cour d'appel fédérale de Philadelphie a décidé sur l'affaire et a accepté l'appel contre la partie du CDA, qui défendait les indécences. Ceci signifie que ces règles ne peuvent pas être exécutés jusqu'à ce qu'un cour supérieur rejette l'appel.
TidBITS essaie de ne pas rapporter de manière impartiale sur des nouvelles politiques (tout le monde est un peu partial, quoi qu'ils disent) et même ici je vais essayer de ne pas le faire. Toutefois cet appel me rejouit, pas seulement pour la victoire de la ACLU mais aussi pour le contenu.
Le jugement de la cour possède une section décrivant en long et en large l'Internet, expliquant comment fonctionne l'Internet, qui l'utilise, les services disponibles et bien plus. Ces remarques sont intéressantes pour quiconque voulant en savoir plus sur l'Internet. Les gens légiférant ou pontifiant à propos de l'Internet devraient inclure ce jugement à la liste de leurs lectures.
<http://www.eff.org/Alerts/HTML/960612_aclu_v_reno_decision.html>
Le jugement mentionne que la cour n'a aucun problème avec les lois existantes contre la pornographie et l'obscénité, mais que le CDA va trop loin. La cour dénonçait le CDA pour son imprécision, pour le coûté prohibitif d'un système efficace éloignant les mineurs d'un site considéré indécent et pour ne pas avoir offert un argument suffisamment puissant pour limiter la liberté d'expression. Le jugement mentionnait également qu'il y a d'autres moyens d'éloigner les mineurs d'un certain matériel, incluant la proposition PICS (où les sites seraient cotés) et divers logiciels de protection tels que SurfWatch et CyberPatrol.
<http://www.w3.org/pub/WWW/PICS/>
<http://www.surfwatch.com/>
<http://www.cyberpatrol.com/>
De larges portions du jugement du Juge Stewart Dalzell sont citées et j'inclus ici un extrait de ses commentaires. Un tel langage émanant de notre système judiciaire me donne l'espoir qu'Internet sera traité comme un forum ouvert, où beaucoup de gens peuvent aisément donner et recevoir de l'information et non pas comme un médium largement dominé par des grandes compagnies.
"Si le gouvernement s'immisce sur le terrain sacré du Premier Amendement et dit à ses citoyens que l'exercice de leur liberté d'expression peut les mener en prison, la loi imposant une telle pénalité devra non seulement définir clairement la notion de discours prohibé pour le criminel potentiel, mais aussi le définir pour l'accusateur potentiel. Etant la forme de discours massif la plus développée à ce jour en terme de participation, l'Internet mérite d'être hautement protégé de toute intrusion gouvernementale.
Il est vrai que beaucoup de gens considèrent certains propos tenus sur l'Internet comme une atteinte à la dignité humaine, et au coeur de cette cacophonie cybernétique beaucoup de gens encore entendent des voix discordantes qu'ils jugent indécentes. L'absence de lois régissant la circulation des documents sur l'Internet a sans doute contribuée à la création d'un certain chaos mais, comme l'a très pertinemment indiqué un des experts du demandeur durant l'audience: "l'Internet est un succès grâce à ce chaos. Sa force y réside." Comme la force de l'Internet, qui réside dans le chaos, la force de notre liberté réside dans le chaos et la cacophonie qu'est la liberté d'expression protégée par le Premier Amendement."
Il est intéressant de constater qu'en bas de page du jugement, une note indique que l'ACLU a retiré sa contestation qui visait à permettre l'utilisation sur l'Internet du vocabulaire relatif à l'avortement. Il semble que l'ACLU a retiré sa contestation parce que le Président Clinton et le Attorney General Janet Reno [Le Ministre de la Justice. Aux Etats-Unis, au lieu des ministres, nous avons des secrétaires dont celui de la Justice est appelé Attorney General -Seth] ont tous deux précisé que "personne ne sera poursuivi en justice selon la disposition relative à l'avortement ... Au regard de cette "politique de longue date", le gouvernement américain affirme qu'il n'y a aucun risque de poursuite et que, selon ce raisonnement, aucune mesure de redressement n'est nécessaire ou équitable."
Il reste à savoir si le gouvernement portera sa cause devant la Cour Suprême. S'il le fait, j'espère que la Cour tiendra compte des faits et des opinions présentés dans le jugement d'injonction préliminaire.
Pour obtenir plus de renseignements et de commentaires à ce sujet, se reporter aux URL suivants:
<http://www.cnet.com/Content/News/Files/0,16,1541,00.html>
<http://www.hotwired.com/special/indecent/>
<http://www.eff.org/pub/Alerts/960612_eff_cda_decision.statement>
par David Holzgang <cheshire@halcyon.com>
Un élément essentiel du succès d'un livre traitant d'un sujet informatique est l'index, et dans l'article "Processus de fabrication" paru dans TidBITS-322 ce sujet n'a pas été abordé. Il y a de nombreuses raisons qui militent en faveur d'un bon index pour un livre. La principale raison étant qu'un acheteur potentiel qui bouquine dans une librairie consultera souvent à l'index pour décider de l'achat ou non du livre.
J'ai écrit jusqu'à maintenant 14 livres, en majorité sur le langage PostScript et sur des sujets se rapportant au graphisme. Selon mon expérience personnelle, les éditeurs utilisent trois approches en ce qui concerne les index. Certains donnent la création de l'index en sous-contrat à un professionnel et ampute aux droits d'auteur les frais. Certains permettent ou exigent que l'auteur lui-même prépare l'index ou engage un profesionnel. Enfin certains éditeurs permettent à l'auteur de choisir le professionnel qui préparera l'index et partage même parfois les coûts. [Une autre alternative est que la maison d'édition elle-même prépare l'index, l'auteur perdant de par le fait même partiellement ou totalement contrôle sur l'index, c'est le cas avec la firme Hayden. -Adam].
L'index est un élément vital d'un livre. Comme lecteur, il est vraiment plus plaisant de consulter un bon index, qu'un index ne permettant pas de s'y retrouver. En conséquence, je demande toujours à mes éditeurs de me laisser choisir mon indexeur professionnel et je le rénumère à même mes droits d'auteur. Je m'assure ainsi de la qualité de l'index, que celui-ci donne une plus-value au livre et je sais d'avance comment il m'en coûtera. Malheureusement certains éditeurs ne permettent pas cette approche, ni ne permettent à l'auteur de participer. Toujours selon mon expérience, les plus mauvais index sont ceux que les auteurs eux-mêmes préparent.
La bonne indexation d'un livre est un métier spécialisé qui demande respect. (Si vous pensez que les auteurs travaillent sous pression à cause des délais de tombée, pensez au indexeur qui n'ont parfois que quelques jours pour indexer un livre en entier.) Il existe d'ailleurs une association professionnelle des indexeur, et je trouve que leur travail est exemplaire. Je veux faire deux rappels aux auteurs. Tout d'abord rappelez-vous que quelqu'un devra préparer un index pour votre livre, que vous devrez probablement payer pour sa préparation à même vos droits d'auteurs il est vrai, mais il s'agit quand même de votre argent. Deuxièmement, laissez les professionnels indexer votre livre, leur travail sera certainement mieux que le vôtre et contribuera au succès de votre livre.
[Pour plus d'information sur la préparation professionnelle d'index, dirigez votre navigateur vers le site Web de l'American Society of Indexers. -Adam]
<http://www.well.com/user/asi/>
par Tonya Engst <tonya@tidbits.com>
Des lecteurs attentifs de MacWEEK ont peut-être remarqué un article quelques semaines passées à propos de Loma Prieta, un éditeur de page Web, plein de promesse, qui se positionne pour donner de la compétition sérieuse à Pagemill d'Adobe. Conçu par San Andreas Systems, Loma Prieta n'est pas encore en beta public, et les contrôleurs beta sont silencieux envers le logiciel.
De l'information additionnelle fut rendu publique la dernière semaine, sous forme de communiqué de presse indiquant que Claris fit l'acquisition de Loma Prieta et planifie de le lancer comme Claris Home Page. Selon le communiqué de presse, Claris Home Page sera un produit multi-platform avec des versions pour les systèmes d'opérations Mac, Windows 95 et Windows NT. Ce logiciel aidera les usagers à créer une variété d'éléments de haute gamme, incluant les tables et les cadres, soit en mode HTML ou en mode visuel. Pour aider les gens, Claris Home Page devrait offrir des bibliothèques auxquelles les usagers peuvent entreposer les morceaux répétitifs d'HTML les plus commun. Le communiqué de presse inclut de nombreuses citations qui glorifient Claris pour avoir mis l'en phase sur la création d'un logiciel facile d'utilisation et d'accentuer le fait qu'avec Claris Home Page ça serait facile à créer des pages Web de hautes qualités. Ce n'est pas surprenant que le communiqué de presse ne dit rien pour l'effort misérable que Claris a essayé en incluant la conversion HTML dans ClarisWorks (voir TidBITS-295). Je suis contente de voir Claris faire le saut dans le monde d'éditeur de Web d'une manière sérieuse.
Claris n'a pas décidé du coût de Claris Home Page, mais ils ont décidé sur un beta public et une version beta de Home Page devrait être disponible pour déchargement du site Web de Claris par la fin du mois. Dans un effort d'éviter des commentaires étendus sur un produit nouveau avant qu'il est en version final, TidBITS va probablement pas faire un examen de Claris Home Page avant qu'il est expédié. On fera la même chose pour la version avant-première de PageMill 2.0, si Adobe fait la décision de le mettre disponible comme beta publique.
<http://www.claris.com/press/hotnews/rel-homepage.html>
<http://www.zdnet.com/macweek/mw_1018/news_loma.html>
par Tonya Engst <tonya@tidbits.com>
Si vous avez dèjà fait un document HTML, vous avez surement dû à un moment ou un autre entrer un numéro hexadécimal de 6 chiffres pour coder une couleur particulière, pour le fond d'un document ou pour le text.
Pour ceux qui ont une idée de quoi je parle mais qui se connaisse pas le code HTML exact, voici comment ça fonctionne. Pour colorier votre document en entier et le texte dans un genre d'arc-en-ciel, vous devriez utiliser ce code HTML dans votre code <body>:
<BODY BGCOLOR="#FFFF05" TEXT="#00FF00" LINK="#0000FF" ALINK="#FF00FF" VLINK="#FF0000">
Ce code affiche le fond du couleur en jaune, le texte en vert pâle, les liens non-visités en bleu, les liens visités en rouge et les liens quand on clique dessus en mauve. Avec un fureteur qui ne comprend ce code (ou que les préférences du fureteur passe par dessus les codes de la page), le fond et le texte resteront aux couleurs de défaut.
Pour obtenir plus d'informations à propos du coloriage de texte, regardez le document brouillon Internet concernant la spécification du HTML 3.2, mais n'oubliez pas que plusieurs fureteurs ne supporte pas encore les options spécifiés dans ce document (je vous laisse le soin de tester ces options).
<http://www.w3.org/pub/WWW/MarkUp/Wilbur/features.html>
Le cerveau humain n'est pas conçu pour représenter les couleurs par des nombres hexadécimaux comme 9717FF (violet) et je n'ai pas réussi à trouver un outil qui puisse facilement résoudre ce problême. A la place, j'ai trouvé une multitude d'applications qui effectuent ce genre de conversion et j'ai pensé qu'il serait bien de résumer comment ces différentes applications fonctionnent. Quelques applications de mise en page HTML offrent ce genre d'opérations mais si la vôtre ne le permet pas, vous devez alors avoir recours à l'un de ces programmes.
Avant de commencer, je dois mentionner que certaines applications permettent de spécifier la couleur et la texture de fond des pages HTML via l'étiquette <body>. Un graphique servant à définir la texture peut également être utilisé. (Les auteurs qui utilisent cette option sur leur pages Web peuvent superposer leur texte sur un fond légèrement coloré ou encore texturé comme un panneau de marbre. Grâce à cette option, il est facile d'agrémenter les pages Web. Il faut cependant penser aux utilisateurs qui, via leur modem, vous seront très reconnaissants d'utiliser des fichiers graphiques aussi petits que possible!)
Si vous chercher une application gratuite, HTML ColorMeister 1.3.5 est un bon choix. Développé par John Cope de ParticleFlux Software, cette application permet de définir facilement les arguments couleurs et graphiques de l'étiquette <body>. Aprés avoir défini les attributs, le bouton "Generate" permet de visualiser l'étiquette complète. Il suffit alors de la copier dans votre document HTML. Il est également possible d'ouvrir une page HTML avec le bouton "Output Page" et HTML ColorMeister produit un squelette d'une page HTML contenant l'étiquette <body> désirée.
<http://wizlink.iserver.com/conner/ParticleFlux/index.html>
Dans la catégorie des partagiciels, il y a d'autres choix. Web Color 2.0 est un programme qui coute US$5 et qui a été développé par Patrick Bores. Il fonctionne très similairement à HTML ColorMeister, mais semble plus professionnel.
<http://users.aol.com/wcolorinfo/>
HTML ColorPicker 2.0.3 vous coûtera US$5. Développé par David Christiansen chez Vector Development, HTML ColorPicker permet de saisir une valeur numérique et de voir la couleur qui lui correspond (Si votre cerveau fonctionne comme ça, enfin vous pouvez avoir des circonstances atténuantes (ne me demandez pas lesquelles)). Il permet aussi de déduire d'une couleur affichée, la valeur numérique qui lui est associée. Bien que vous puissiez récupérer le code hexadécimal d'une couleur, cet utilitaire ne vous permet pas de créer automatiquement le tag <body> du code HTML.
<ftp://mirrors.aol.com/pub/info-mac/text/html/html-color-picker-203.hqx>
Janice Arakaki, pour US$5, nous propose HTML ColorSelect 1.3, qui fonctionne un peu différemment. Bien qu'il vous permette de voir le code hexadécimal correspondant à une couleur, vous ne pouvez pas le copier (donc devez le retaper dans votre document HTML). En revanche, vous pouvez ouvrir une image au format PICT et trouver le code hexadécimal de la couleur de n'importe quel pixel de cette image.
<ftp://mirrors.aol.com/pub/info-mac/text/html/html-color-select-13.hqx>
HTML ColourTool pour US$10 offre un prévisualiseur qui permet de voir si l'association des couleurs que vous avez choisies ne jure pas trop. Le programme affiche le tag HTML correspondant à la configuration de couleur courante (pas seulement le code hexadécimal d'une couleur mais le tag <body> avec tous les paramètres couleurs gérables en HTML). Il ne permet cependant pas d'apposer une image en mosaïque sur le fond, une fonctionnalité qui serait très appréciable pour la prévisualisation, afin de choisir les couleurs du texte pour qu'il soit lisible. Si vous payez les US$10 vous pourrez faire un copier/coller du tag <body> de l'utilitaire dans votre code HTML. Si vous ne payez pas, il faudra le retaper. HTML ColourTool a été développé par Brock Gunter "Smith of Finger In The Eye Productions".
<ftp://mirrors.aol.com/pub/info-mac/text/html/html-colour-tool-201.hqx>
J'espère que cet article vous a permis de cerner les possibilités de ce type d'utilitaires, et de découvrir lequel vous sera le plus utile. Même si vous vous servez d'un programme de création de page HTML qui aide dans la gestion des couleurs du texte et du fond, il ne permet peut être pas de retrouver le code d'une couleur affichée (HTML ColorSelect), ou de prévisualiser les effets d'association de couleurs (HTML ColourTool).
par Kirk McElhearn <kirk@lenet.fr>
[Cet article fut traduit par Marie-France Benini pour publication dans un magazine informatique français; je n'ai traduit que les commentaires de Tonya. Merci à Kirk et à Marie-France de leur travail de traduction. -Seth]
Récemment, une araignée de plus arpentait le réseau, elle m'a attiré, c'était Alta Vista. Le plus gros problème sur le Web et sur l'Internet en général étant de trouver ce que l'on cherche, disposer d'un moteur de recherche plus important et plus rapide que les autres est toujours un plus. Alta Vista est bien placé pour devenir l'outil indispensable des fureteurs du Web. C'est un moteur de recherche parmi tant d'autres, tels que Yahoo, Lycos, Excite et j'en passe. La différence avec Alta Vista, c'est sa puissance. Il prétend couvrir plus de 30 millions de pages Web. Je l'ai essayé.
<http://www.altavista.digital.com/>
Voilà seulement quelques mois que je rôde sur le net. Je dispose d'une home page et j'ai quelques autres textes sur différents sites. J'ai voulu savoir quelle sorte de trace j'avais laissée mais j'étais également curieux de savoir s'il y avait là d'autres personnes portant mon nom. J'étais surpris par le fruit de mes recherches. Mon nom de famille, McElhearn, n'est pas très courant. Ma famille est très petite. Pas comme les Dupond, Durant ou Chirac. J'ai donc commencé par entrer mon nom dans la formulaire de recherche d'Alta Vista et j'étais prêt à attendre environ 30 secondes.
Première surprise: cela n'a pas pris 30 secondes, mais plutôt 5.
Deuxième surprise: mon nom était présent 32 fois. Bon, certains d'entre vous, qui ont laissé des traces sur le Web depuis des années, vont penser que 32 occurrences, ce n'est pas beaucoup. Après avoir posté un message à ce propos sur la liste de distribution Future Culture, d'autres personnes de la liste ont essayé, elles sont arrivées à un nombre de fois beaucoup plus élevé que le mien, des centaines, voire des milliers de fois. Mais 32 occurrences pour un novice du réseau, c'était surprenant.
Eh bien, sur les 32 occurrences, 30 me concernaient. Les deux autres concernaient des personnes ayant le même nom de famille (des cousins, peut-être) et j'ai découvert, dans une longue liste de résultats d'une rencontre d'athlétisme inter-lycées, que l'une d'elles avait gagné le concours de lancer de poids. Pour le reste, c'était bien moi. Que ce soit le courrier paru dans le deuxième numéro de Wired et stocké dans leurs archives, ou les messages sur le digest de Info-Mac, ou ma page Web ou mon essai pour le projet des 24 Heures de la Démocratie, ...
Bien sûr, au début, j'ai trouvé ça super. Après tout, est-ce que nos gènes ne veulent pas s'assurer que nous laissions nos marques sur la planète? Mais plus j'y pensais, plus je réalisais que j'étais en train d'ouvrir une boîte de Pandore.
La meilleure façon de décrire Alta Vista est de reprendre les mots utilisés par la société qui est derrière:
"Alta Vista est le résultat d'un projet de recherche commencé au printemps 1995 dans les laboratoires de recherche de Digital à Palo Alto, en Californie. En combinant un Web crawler rapide avec un logiciel d'indexage modulable, l'équipe a pu établir un énorme index du Web à l'automne 1995.
"Au bout de deux mois de tests internes, nous sommes arrivés à un index encore plus important, reprenant le texte complet de plus de 16 000 000 de pages. Nous avons ouvert le site au public le 15 décembre 1995. Trois semaines après le lancement nous recevions plus de deux millions de demandes http par jour."
Le Web Indexer, le morceau le plus puissant de ce montage, est un AlphaServer 8400 5/300, avec une mémoire de 6 gigabytes et dix processeurs. Fonctionnant si rapidement que Digital prétend que la plupart des demandes sont traitées en moins d'une seconde.
Cela n'est qu'une partie du tableau. Il y a aussi le serveur qui s'occupe des consultations et des demandes, le serveur de nouvelles, qui tient à jour un spool de news pour le News Indexer, lequel met à jour la base de données des articles de newsgroup de façon dynamique. Alta Vista est ainsi une bibliotheque de plus ou moins tout ce qui transite sur le Net, à l'exception des messages. Et encore, on y trouve beaucoup de courrier éléctronique. Toutes les listes de distribution qui maintiennent des archives vont être indexées par leurs araignées.
L'ensemble est d'une puissance terrifiante. Vu l'essor de l'Internet et le développement de la puissance de traitement des données, selon la loi de Moore, ils devraient être capables de se maintenir au niveau du trafic et de garantir Alta Vista en service permanent pendant longtemps.
Je dis: "Occupez-vous de vos oignons!"
Suite à mon expérience, j'en ai parlé à quelques collègues d'un club d'utilisateurs de Mac. L'un d'eux, le style qui rêve en Unix, était en extase devant une telle puissance (réaction typiquement masculine). Une autre était stupéfaite de voir que la machine fourre son nez partout, que la vie privée n'était pas du tout respectée. Justement, la vie privée, que devenait-elle?
Quand je m'abonne à une liste de distribution, personne ne me vient me demander si j'ai cédé les droits d'utiliser mes messages à d'autres fins. Bien que mes paroles soient publiques (mais seulement de façon limitée, c'est-à-dire pour ceux qui sont aussi abonnés) je n'ai peut-être pas envie qu'elles soient à la disposition de n'importe quel robot de passage. Après tout, Digital ne m'a jamais demandé l'autorisation d'utiliser ce que j'avais écrit pour faire admirer leurs ordinateurs (car c'est bien là le but de l'operation: assurer la promotion des puissants ordinateurs fabriqués par Digital). Et mes droits, alors? Selon la loi en France, chacun a le droit de vérifier et de faire modifier toute information le concernant, conservée dans une base de données. Je me demande quelle serait la réaction de Digital si je leur demandais d'effacer une partie de mes messages de leur base de données. Ou si je voulais exercer mes droits d'auteur sur ces paroles?
Les gens comparent fréquemment l'information électronique, et la communication, aux livres; on dit que les livres sont permanents alors que l'information électronique ne l'est pas. Voilà encore un bel exemple de la permanence d'une telle information, me semble-t-il. Non seulement elle flotte encore quelque part mais elle est indexée dans une base de données où l'on peut facilement aller la pêcher.
Le danger de tout cela est bien évident. Supposons que j'ai posté un message au groupe de discussion alt.sex.minerals, disant comme j'aime bien le faire avec de la pierre ponce. Dans dix ans, si ma femme veut divorcer, elle peut s'offrir les services d'un bot et dénicher ce message, parmi d'autres, et obtenir la garde des enfants, m'interdire de les voir; la totale.
Et que dire d'un jeune hacker, qui plus tard devient député. Le parti adverse s'amuserait bien de découvrir qu'il débitait des idées anarchistes dans sa jeunesse. Il ne pourra pas dire qu'il n'a pas avalé la fumée.
Quelquefois nous avons des idées de jeunesse, auxquelles nous renonçons ensuite, mais quand les mots sont là, en noir et en bits, c'est difficile d'établir la distance entre nous-à-l'époque et nous-maintenant. D'accord, peut-être bien que j'ai honte de ce que j'ai pu faire dans ma jeunesse, mais je n'ai pas vraiment envie d'avoir à me justifier maintenant.
Donc, que faire?
Contrôler un tel furetage semble bien difficile. Les sociétés continueront à gagner de l'argent sur nos paroles comme elles l'ont toujours fait. Et le moteur de recherche est bien utile à ceux qui recherchent une information. Mais le danger est réel, il est là, tout proche. Je ne suis pas un lud dite réclamant haut et fort le retour à l'âge des ténèbres; je pense que l'Internet changera la façon dont notre futur se déroulera. Mais nous devons être conscients des dangers et réagir en conséquence.
La première chose à faire est d'exiger la possibilité d'effacer des enregistrements tout ce que nous ne voulons plus y laisser. Nousdevrions avoir le droit de filtrer ce qui est mis à disposition de cette manière. Personne n'a le droit d'exploiter nos paroles sans notre permission. Bien qu'Alta Vista ne les exploite pas à des fins commerciales, ils les utilisent pour se faire de la publicité, ce qui revient au même.
[Il y a plus d'un mois, j'ai envoyé un message à AltaVista concernant le retrait des noms de leur base de données, mais je n'ai jamais reçu aucune réponse. Kirk a aussi une version préliminaire de son article a Digital, mais lui aussi n'a reçu aucune réponse de leur part. AltaVista affiche une annonce qui dit, en partie: "En général, Digital croit que les personnes qui rendent publiques des informations en les mettent sur le Web ou les affichant dans un groupe de discussion font ainsi avec la connaissance que ces informations seront diffusées au grand public et seront disponible partout. En plus, Digital croit que la mise à disposition des articles Usenet et des liens aux pages Web publiques disponible sur ce site est permise selon la loi et est d'accord avec ce à quoi s'attendent ceux qui utilisent le Web et Usenet." - Tonya]
Deuxièmement il faut être conscient que quelqu'un est à l'écoute. Que tout ce que nous disons sur le Net sera stocké quelque part. Le chiffrement. est peut-être la seule façon de s'assurer qu'un message e-mail confidentiel ou personnel est à l'abri des regards baladeurs. Bien sûr ce n'est pas possible de partout dans le monde. En Iran ou en France, par exemple, l'usage du chiffrement est passible de prison.
N'oubliez pas, les murs ont des oreilles.
P.S. Quand j'ai écrit ce texte, em mars, j'ai trouvé mon nom 32 fois. La dernière fois que j'ai regardé, j'en ai trouvé 78.
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