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Si votre vie se résume à l'étude de nouveaux logiciels, cette semaine TidBITS vous en mettra plein la vue avec de l'information sur la plus récente version de Netscape Navigator, la première mise à jour par Corel de la version Macintosh de WordPerfect et une étude détaillée de Claris Home Page, un logiciel de création de page W3 tel écran, tel écrit. De plus, cette semaine, nous avons des renseignements sur une nouvelle publication journalière (encore au stade bêta) traitant du Macintosh et un compte-rendu d'Adam qui explique comment votre Macintosh pourrait mieux gérer vos données.
Ce numéro de TidBITS est commandité en partie par:

Copyright 1990-1996 Adam & Tonya Engst. Plus d'informations
à la fin.
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<info@tidbits.com>.
Commentaires:
<editors@tidbits.com>.
Ce numéro traduit de l'américain par:
Thèmes:
Vous pouvez trouver ce numéro en v.o. à:
<http://www
.dartmouth.edu/pages/TidBITS/issues/TidBITS-341.html>
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Netscape 3.0 est disponible -- Avec l'introduction la moins médiatisée de l'été, Netscape a rendu disponible la version 3.0 (finale) de son logiciel Navigator, après 5 mois passé au stade bêta. Le fichier à télécharger occupe 3,5 Mo en format binaire ou 5 Mo en format hexadécimal. Évidemment, les sites FTP de Netscape sont actuellement surchargés. Je vous recommande d'attendre quelques jours avant de télécharger cette nouvelle version. La version 3.0 de Navigator est compatible avec le langage Java et inclue les fonctions LiveAudio et QuickTime, de nouvelles fonctions HTML (exclusives à Netscape) comme la visualisation de textes en colonnes multiples, et plusieurs autres nouvelles fonctions, le tout au détriment de la demande de RAM qui peut atteindre de 7 à 9 Mo. Netscape vante les nouvelles fonctions Live3D et CoolTalk, mais celles-ci ne sont pas disponibles sur la plate-forme Macintosh. La version finale de Navigator Gold 3.0 (avec les fonctions de création HTML) n'est toujours pas disponible mais je m'attends à ce qu'elle le soit sous peu. [GD]
<ftp://ftp.netscape.com/navigator/3.0/mac/>
<http://home.netscape.com/eng/mozilla/3.0/relnotes/mac-3.0.html>
À chaque jour sa nouvelle -- Si pour vous, TidBITS n'est pas publié assez souvent, jetez un coup d'oeil du côté d'une nouvelle publication journalière sur Internet (encore en bêta), le Macintosh Daily Journal (MDJ). MDJ n'a aucun lien avec TidBITS mais son contenu inclut des nouvelles , des commentaires et des analyses sur le monde du Macintosh. Comme TidBITS, MDJ est publié sur Internet via courrier électronique en format setext, mais aussi en format Adobe Acrobat. MDJ ne sera toutefois pas gratuit une fois la période d'essai terminée. La publication permettra à 500 utilisateurs d'effectuer les essais, alors si vous êtes intéressés à recevoir encore plus d'information sur le monde du Macintosh, pointer votre souris sur le site W3 ci-après. [ACE]
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par Tonya Engst <tonya@tidbits.com>
Les utilisateurs de WordPerfect attendaient avec impatience un signal concret de Corel relatif à la mise à jour de leur traitement de texte. Le 8 août dernier, Corel a annoncé la sortie de Corel WordPerfect 3.5, une mise à jour du logiciel WordPerfect 3.5 de Novell. Les utilisateurs actuels du WordPerfect de Novell peuvent télécharger le fichier Corel WP 3.5 Updater (1,7 Mo) qui permet de mettre à jour le WordPerfect de Novell en WordPerfect 3.5 de Corel (la boîte de dialogue indique Corel WordPerfect 3.5.1 mais des vérifications effectuées ailleurs montrent qu'il s'agit de la version 3.5). Quelques dictionnaires des langues étrangères et de synonymes sont aussi disponibles.
(Il faut se servir du premier URL si on utilise Netscape Navigator ou Internet Explorer, et du deuxième si on se sert d'un logiciel client FTP comme Anarchie.)
<ftp://ftp.corel.com/pub/WordPerfect/WordPerfect/WPMac/Updates/>
<ftp://ftp.corel.com/e%3A/pub/WordPerfect/WordPerfect/WPMac/Updates/>
Malheureusement, le logiciel de mise à jour ne fonctionnera pas si la copie du WordPerfect 3.5 de Novell qui est installée sur le disque ne correspond pas exactement à ce que le logiciel s'attend à trouver. Si c'est votre cas, un message apparaîtra, vous indiquant que le fichier choisi ne convient pas à la mise à jour. Aux dires du personnel de soutien technique de WordPerfect, il est possible que cette situation se produise si vous avez fait tourner un utilitaire de gestion de disque tel que Norton Utilities. Pour résoudre ce problème, le personnel de soutien technique recommande de jeter tout le dossier actuel de WordPerfect (sans jeter vos documents) et ensuite d'installer une nouvelle copie de WordPerfect 3.5. En présence de cette nouvelle copie de WordPerfect, le logiciel de mise à jour devrait fonctionner.
La mise à jour améliore le fonctionnement du logiciel et corrige divers bogues. Pour obtenir la liste complète de changements, il faut télécharger l'installateur du logiciel de mise à jour, puis le faire tourner; apparaîtra alors dans la fenêtre de l'installateur la liste complète des changements. En plus de la correction de plusieurs bogues graves, on a réglé les problèmes suivants : affichage de la règle sur les Power Macs à architecture PCI, onglets supprimés qui réapparaissaient sans raison, affichage du menu des fontes dans la fenêtre Preferences, affichage de la fenêtre Print Envelopes sur les petits moniteurs et impression d'enveloppes. La nouvelle version améliore aussi l'affichage des tableaux et leur fonctionnement. Parmi les nouvelles fonctions, on en trouve une de création de formulaires HTML et une qui permet de placer une légende au-dessus d'un dessin ou d'une boîte de texte .
Corel distribue aussi WordPerfect 3.5 sur CD-ROM. Celui-ci contient non seulement WordPerfect mais aussi MasterJuggler Pro (voir TidBITS 334), Netscape 2.02, des images graphiques, des textures de fond, des photographies, des sons, 150 fontes TrueType ainsi que des dictionnaires d'orthographe et de synonymes pour l'espagnol, le français et l'allemand. Le CD-ROM coûte 249 $ et la mise à niveau, 89 $ US. Vous pouvez aussi choisir la mise à niveau si vous utilisez un logiciel concurrent (89 $ US). Il est intéressant de voir que la version CD de WordPerfect distribuée par Corel inclue une vaste de gamme de fichiers complémentaires, mais je pense que les utilisateurs du WordPerfect 3.5 de Novell ne devraient pas payer plus de 25 $ pour le CD.
<http://www.corel.com/wpmacnews/issues/jul96/co.htm>
<http://www.corel.com/new/1996/august/wordperfect.htm>
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par Adam C. Engst <ace@tidbits.com>
J'ai récemment remarqué, dans le monde de l'informatique, une tendance qu'il me semble intéressant de surveiller. De plus en plus, les concepteurs de logiciels intègrent une base de données dans leurs produits. Par exemple, il existe désormais deux serveurs Web (Web Server 4D et NetWings) dont le fonctionnement s'appuie sur la base de données 4e Dimension de ACIUS. Le produit FireSite, qui vient de sortir (voir TidBITS 340 ), fonctionne à partir d'une base de données relationnelle spécifiquement conçue, et l'outil de dépistage Bolero Web, de la société EveryWare, utilise la base de données SQL Butler de la société. Mais pour que vous ne pensiez pas que cette tendance se limite aux logiciels pour le Web, je signalerai également que c'est aussi une base de données qui est à la base du fonctionnement de FontReserve, le nouvel utilitaire de gestion de fontes de DiamondSoft.
<http://www.mdg.com/>
<http://www.netwings.com/>
<http://www.clearway.com/>
<http://www.everyware.com/Bolero/>
<http://www.fontreserve.com/>
Qu'est-ce qui est à l'origine de cette tendance? Je pense qu'il y a deux raisons. La première, c'est qu'une vraie base de données offre une souplesse d'utilisation et des performances que la pseudo-base de données inclue dans le système du Mac -- c.-à-d. le système de fichiers HFS et le gestionnaire des ressources -- n'est pas en mesure d'offrir. La deuxième, c'est que la puissance d'une base de données donne une plus grande transparence pour laquelle il faudrait, sinon, faire beaucoup de travail <<à la main>>. Le fait de faire fonctionner un serveur Web à partir d'une base de données, par exemple, simplifie l'utilisation d'éléments répétitifs dans un site Web. De même, FireSite, en utilisant sa base de données relationnelle en arrière-plan, peut contrôler l'utilisation qui est faite du système et prédire les fichiers qu'il sera préférable de dupliquer.
Pour ceux et celles pour qui les bases de données sont quelque chose d'ésotérique, disons qu'il y a deux principaux types de bases de données : les bases de données <<mono-fichier>> et les bases de données relationnelles. Une base de données mono-fichier ressemble à une pile de fiches où chaque fiche contient les mêmes rubriques d'information (comme <<Nom>>, <<Prénom>>, <<Âge>>, etc.). Ce type de base de données est utile lorsqu'il y a une relation directe entre les différentes données (nom <-> numéro de téléphone, par exemple). À l'opposé, une base de données relationnelle ressemble davantage à une série de piles de fiches. Chaque pile peut contenir une ou plusieurs rubriques d'information et chaque pile peut <<consulter>> de façon sélective les autres piles de la base de données pour accéder à des informations communes (comme un nom ou un numéro de téléphone), de sorte que les informations en question ne sont stockées qu'une fois. Les bases de données relationnelles sont utiles lorsqu'il y a des relations plus complexes entre un élément donné et plusieurs éléments ou plusieurs éléments donnés et plusieurs éléments différents (comme le rapport entre élève et classes dans la gestion scolaire, par exemple, où un même élève peut faire partie de plusieurs classes différentes selon les cours optionnels qu'il suit). D'une certaine façon, on peut comparer une base de données relationnelle à une série de bases de données mono-fichier qui partagent des informations entre elles.
Il est assez facile de voir que les bases de données peuvent servir d'aide au fonctionnement d'un large éventail de programmes. ListSTAR, par exemple, est très souple sur le plan du traitement du courrier électronique reçu et expédié, mais il stocke les listes de diffusion sous la forme de simples fichiers texte sans même trier les données. Si on veut trouver une adresse précise dans une grosse liste, comme notre liste de diffusion de DealBITS, par exemple, qui contient plus de 7000 adresses, cela peut prendre plusieurs minutes. La même recherche effectuée dans une base de données correctement conçue serait quasiment instantanée. C'est l'une des raisons pour lesquelles nous gérons nos listes de diffusion à l'aide d'une base de données FileMaker Pro spécialement conçue à cet effet. Il y a, par exemple, un grand nombre d'adresses qui sont communes aux listes DealBITS et TidBITS, de sorte qu'il serait un peu idiot gérer deux listes d'abonnés séparées alors qu'on peut très facilement indiquer, dans une base de données relationnelle, qu'une personne est abonnée soit à la fois à TidBITS et à DealBITS, soit à DealBITS seulement, soit encore à TidBITS seulement. Et toutes les listes de diffusion que nous mettrons en place à l'avenir pourront tirer profit de ce système.
J'ai entendu parler d'autres programmes de gestion de liste de diffusion qui fonctionnent à partir d'une base de données et, si ce fonctionnement est bien intégré dans le programme, ces nouvelles applications pourraient faire sérieusement concurrence à ListSTAR, à moins que Quarterdeck soit capable de greffer une base de données sur son programme.
Si on convient qu'avoir une base de données en arrière-plan est une solution tout à fait logique pour un certain nombre de programmes, alors je vois plusieurs façons dont un programme donné pourrait tirer profit de la technologie d'une base de données. Les concepteurs d'un programme donné, par exemple, pourraient créer leur propre base de données, ce qui représenterait sans aucun doute une tâche colossale, mais c'est la solution qui leur donnerait le plus de contrôle. Ou bien, une méthode plus efficace consisterait à acheter d'une autre société un permis d'utilisation des codes génériques de leur programme de base de données (je suppose que ce genre d'arrangement existe déjà, mais je n'en connais pas les détails.)
La façon la plus intéressante d'intégrer une base de données dans un produit est d'avoir une base de données au niveau du système lui-même et que toutes les applications pourraient utiliser. Il y a bien eu quelques pas faits dans cette direction, mais personne n'est encore allé jusqu'au bout.
Je rêve de voir ce qui se passerait si quelqu'un, peut-être même Apple, créait une base de données de universelle au niveau du système où n'importe qu'elle application pouvait stocker des données. En fait, c'est peut-être déjà le cas. Même si j'utilise le terme <<base de données>> dans son acception commune, Apple va bientôt offrir une technologie appelée V-Twin qui permettra l'indexation et la recherche très rapide de texte. Il est concevable que quelque chose comme V-Twin, qui est utilisé dans Apple e.g. et pour faire des recherches dans le courrier électronique de Cyberdog, pourrait servir de machine de base de données universelle.
<http://cybertech.apple.com/Appleeg.html>
<http://cyberdog.apple.com/>
Bien qu'Apple semble être le choix logique pour définir les fonctions d'une telle base de données, je pense que de petits concepteurs pourraient s'unir et définir la fonctionnalité générale d'une telle base de données; ils pourraient ensuite produire un logiciel beaucoup plus rapidement que Apple. Je ne suis pas un expert des bases de données mais voici quelques caractéristiques qui, je crois, serait requise par une telle base de données.
Évidemment la mise en place de ces caractéristiques demanderait une intégration énorme. Cependant, Apple nous a déjà donné une technologie qui résout certains de ces problèmes d'intégration : OpenDoc. Cela signifie peut-être que la manière de créer une base de données au niveau du système est de créer un ensemble de Live Objects (le nouveau nom donné aux parties d'OpenDoc) et laisser tous le monde en bénéficier.
Avec ou sans OpenDoc, je ne crois pas qu'un tel projet soit facile à réaliser, mais je pense que si tous les logiciels pouvait se servir d'une telle fonctionnalité, ils deviendraient plus puissants et leur interface serait plus transparente. L'exemple du BeOS (qui tourne sur les machines BeBox de Jean-Louis Gassée et probablement sur les futurs Power Macintosh) est intéressant puisque le système de fichier du BeOS est une base de données relationnelle. Il peut tenir lieu de système de fichiers classique ou de base de données, et un objet de cette base de données n'a pas à être un fichier, ni même à être stocké sur le disque. Il serait difficile de modifier ainsi le système d'exploitation actuel du Mac tout en assurant la compatibilité avec les systèmes précédents, mais le fait que le système de fichiers de Be a été conçu de cette façon en dit long. La question qui se pose est : <<Qui est prêt à écouter?>>
<http://www.be.com/aboutbe/pressreleases/96-08-06_BePower.html>
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par Tonya Engst <tonya@tidbits.com>
Lors de l'exposition MacWorld de l'été dernier, la version de prédistribution de PageMill 1.0 était présentée comme l'Outil HTML du commun des mortels, le logiciel qui laissait à l'utilisateur le plaisir de travailler en mode tel écran, tel écrit sans avoir à se soucier des aléas aussi rigides que complexes du code HTML brut. Quand Adobe a acheté puis commercialisé PageMill, elle a redéfini la norme en matière de conception HTML tel écran, tel écrit et, depuis, nous avons vu apparaître plusieurs émules de PageMill, dont golive (et maintenant golive Pro) de gonet, Tapestry de Concept 1 et Navigator Gold de Netscape. Le dernier venu est Home Page de Claris qui, bien que reprenant les idées déjà exploitées par ses cousins, les surpasse pour la plupart en termes de fonctions et de fluidité de l'interface.
Home Page 1.0 est disponible en version Windows et Macintosh au prix de 99 $. Claris offre jusqu'au 31 octobre un rabais de 20 $ aux gens qui utilisent un logiciel de la concurrence. Pour faire tourner Home Page sur un Macintosh, il est nécessaire de disposer d'au moins un processeur 68020, du système 7.1 et de 2,5 à 5,5 Mo de RAM disponible pour l'application (si vous utilisez un grand nombre de graphiques, la demande de mémoire se situera plus près de 5,5 Mo; si vous n'allouez pas assez de mémoire, Home Page fonctionnera mais les images n'apparaîtront pas à l'écran.)
Introduction -- Jetons un coup d'oeil au processus de création d'une page Web dans Home Page. Nous commencerons par la boîte de dialogue <<Document Options>>, qui permet de régler tous les principaux paramètres de votre page (titre, couleur de fond, etc.). Si vous pensez être un concepteur HTML confirmé, vous apprécierez la pléthore d'options ésotériques vous permettant de personnaliser la section <<Head>> de votre page. Si vous n'avez pas la moindre idée de ce que doit contenir cette section, vous risquez par contre de trouver bien obscures certaines des options de cette boîte de dialogue.
Après avoir défini les différentes options du document, viens le temps de saisir et de formater le texte. Si vous avez une certaine expérience du Mac, vous n'aurez aucun problème à utiliser les options de formattage situées dans la barre d'outils et les menus. J'apprécierais toutefois des boutons un peu plus gros et moins rapprochés les uns des autres, ainsi que davantage d'équivalents clavier. Il vous est possible de choisir entre les options traditionnelles de HTML 2.0 et celles, plus récentes, de HTML 3.2 telles que la mise en exposant, la taille des fontes et la couleur du texte. Malheureusement, les options <<Strong>> et <<Emphasis>> se trouvent au bas d'un menu hiérarchique, comme s'il s'agissait d'un ajout de dernière minute. Ceci éloigne davantage l'utilisateur du concept que sous-tend le HTML, c.-à-d. un langage qui permet d'indiquer de manière contextuelle l'apparence que devrait avoir le contenu d'un document dans un fureteur et non un langage qui dicte l'apparence de ce contenu.
Cette même distance est établie par l'utilisation obligatoire de la fonte Times 12 points pour le corps du texte. Bien que cette fonte soit implicite dans Netscape, bien des gens ont adopté des fontes plus appropriées à la lecture à l'écran. C'est une honte de la part de Claris ne n'avoir pas prévu plus de souplesse à cet égard.
La création de liens de toute sorte fonctionne bien. En effet, Home Page stocke dans un menu les URL récemment liés pour que vous n'ayez pas à les saisir ou à les coller de nouveau. Il est également possible de faire glisser les liens directement depuis une page de Netscape Navigator ou de Internet Explorer.
Images -- Pour insérer des images dans un document Home Page, vous pouvez tout simplement les faire glisser depuis le Finder (bien qu'il soit possible de procéder par le biais d'une boîte de dialogue traditionnelle). Home Page importe les images en format GIF, JPEG et PICT (ces dernières sont converties au format GIF) puis crée automatiquement les symboles de dimension de l'image (pour qu'elles soient affichées d'une manière plus ordonnée).
Si vous ne vous sentez pas l'âme d'un graphiste, vous pouvez utiliser la collection d'images graphiques dimensionnables fournies avec le logiciel. Un ensemble d'images valables et utiles vous est offert par Claris, mais Home Page comprend aussi un fantastique fichier échantillon d'images graphiques produit par Little Men Studio Library. Dans les deux cas, le thème des images graphiques fournies se rapporte au Web : lignes horizontales, flèches, motifs de fond, etc.
< http://members.aol.com/lmenstudio/index.html>
Après avoir importé une image, vous pouvez la faire glisser à votre guise dans le document. Une palette d'outils d'édition graphiques vous permet de modifier certains attributs de l'image ou de changer cette dernière en carte image. Bizarrement, les outils qui permettent l'<<entrelacement>> d'une image ou sa mise en transparence se trouvent dans l'éditeur de cartes images.
Vous pouvez contrôler la taille des images à l'aide de la boîte de dialogue <<Statistics>>, qui affiche, pour le document entier ou pour une section de celui-ci, la taille (en Ko) des images ainsi que les temps minimaux de téléchargement par modem 14,4 ou 28,8 relatifs à ces images. Cette boîte de dialogue présente aussi le compte des mots et des caractères. Il est à prévoir que cette fonction fera son apparition dans la plupart des outils de conception HTML sous peu.
Tableaux simplifiés -- La création de tableaux dans Home Page est très facile; vous pouvez même tabuler d'une cellule à l'autre au moment de la saisie de données. Contrairement à la plupart des autres éditeurs HTML, vous n'aurez pas de problèmes de retraçage d'écran ou d'affichage. Dans Home Page, une bordure foncée indique la cellule active. Cette bordure comporte des poignées de sélection qui permettent à l'utilisateur de faire couvrir à la cellule plus d'une rangée ou plus d'une colonne; mais soyez prudent, car une cellule étendue de la sorte efface le contenu des cellules qu'elle couvre. Vous pouvez configurer une cellule sélectionnée par le biais de la boîte de dialogue <<Table>>, mais vous vous prendrez peut-être à souhaiter qu'il y ait une façon de sélectionner plusieurs cellules à la fois.
Texte -- A cette étape, vous voudrez peut-être vérifier les codes HTML générés par Home Page, ou encore insérer vos propres codes. L'option Text View permet cette opération mais la qualité de ce que vous verrez est très pauvre. Il semble que les créateurs de Home Page ont voulu justifié l'importance des programmes HTML tel écran, tel écrit en compliquant inutilement l'éditeur de texte. Celui-ci ne permet pas le mise en couleur des étiquettes ni bouclage des lignes. Si vous entrez du texte sans utiliser le retour de chariot, la ligne de texte entrée disparaîtra dans la marge de droite sur une bonne distance. De plus, aucune commande de mise en page ne fonctionne en mode Text View, ce qui oblige l'utilisateur à insérer les étiquettes manuellement.
Sur une note plus positive, l'éditeur de texte indente les étiquettes HTML, ce qui permet de visualiser plus facilement la structure d'un document, surtout au niveau du texte dans les tableaux. Les changements apportés depuis l'éditeur de texte apparaissent dans la vue tel écran, tel écrit si Home Page les reconnaît. En mode Text View, Home Page affiche les étiquettes inconnues en rouge .
Cadres (frames en anglais) -- Après avoir créé un certain nombre de pages, vous voudrez peut-être les disposer de façon à ce qu'un utilisateur puisse y naviguer par le biais de cadres. Si vous choisissez cette option, vous devez définir clairement votre mise en page car, bien qu'impressionnant, les sites Web utilisant des cadres se plante souvent au point de vue de la fonctionnalité.
Pour construire des cadres avec Home Page, il faut créer une page maîtresse (appelée document de cadres) où sera indiqué le nombre de cadres désirés ainsi que la disposition de ceux-ci. La page maîtresse affiche alors les cadres, mais pas les pages secondaires à l'intérieur de ces cadres. Elle peut indiquer le nom de chaque cadre ainsi que son lien avec la page d'origine. Afin de bien visualiser la page maîtresse, vous devez l'afficher dans un fureteur, opération qui est simplifiée par la présence d'un bouton Preview. Vous aurez peut-être des problèmes avec cette méthode de visualisation (je devais toujours sauvegarder mes divers fichiers de documents de cadres Home Page et les recharger dans le fureteur); habituellement, ces deux étapes sont inutiles. Si vous n'êtes pas familier avec les codes HTML requis pour la création de cadres, vous trouverez peut-être cette fonction frustrante.
Formulaires -- Les formulaires permettent de poser des questions aux utilisateurs, qu'on leur demande leur nom, leur opinion, leur taille de t-shirt, etc. Home Page permet d'insérer les éléments requis et facilite la mise en place de ceux-ci, mais il ne génère pas les CGI qui permettent à votre serveur Web de traiter les renseignements saisis par le biais de ces formulaires. L'interface tel écran, tel écrit de Home Page se complique davantage lorsqu'il s'agit de donner des noms et des valeurs aux éléments d'un formulaire, et lorsqu'il faut leur ajouter des attributs. Il n'y a rien de particulièrement mauvais avec l'éditeur de formulaires de Home Page, mais il n'y a rien de spécial non plus. La limite est d'un formulaire par page.
La touche finale -- Si vous vous souvenez de la controverse entourant les codes HTML produits par PageMill 1.0, vous vous demandez sans doute si Home Page produit des fichiers HTML acceptables. Lors de essais que j'ai effectués, les codes HTML générés par Home Page étaient correct et je n'ai entendu parler d'aucun problème d'importance à ce sujet. Vous pouvez demander à Home Page d'utiliser soit l'étiquette <CENTER>, soit l'attribut ALIGN=CENTER. Vous pouvez également lui demander d'insérer automatiquement les étiquettes de fermeture de paragraphe (</P>). Pour Home Page, la touche Retour signifie la fin d'un paragraphe et la combinaison Option-Retour, la fin d'une ligne. Dans le cas des paragraphes vides, Home Page insère un espace insécable entre les étiquettes de création de paragraphe.
Maintenant que vous avez vérifié vos codes HTML, il est temps de télécharger sur votre site Web la page et les dossiers qui lui sont reliés. Vous constaterez que Home Page ne fait rien pour vous aider, à moins que vous ne connaissiez la clé de l'énigme. C'est comme si vous arriviez à l'aéroport avec votre billet et vos bagages et que vous constatiez que vous ne pouvez trouver votre avion parce qu'on ne vous a pas informé d'avance que, pour trouver la bonne porte d'embarquement, il fallait connaître un mot de passe spécial.
En fait, si vous appuyez sur la touche Option et que vous regardez dans le menu File, le menu hiérarchique Remote apparaît; il offre des options pour ouvrir et sauvegarder des fichiers situés sur un serveur FTP éloigné. Pourquoi tout ce secret? Selon Marianne du soutien technique chez Claris, (elle semblait bien connaître Home Page et la conception de page Web), cette fonction est non documentée et non supportée pour deux raisons. Premièrement, elle n'est pas offerte dans la version Windows et, deuxièmement, cette fonction est occasionnellement inopérante dans la version Macintosh. Si ça ne fonctionne pas, vous le saurez parce que le branchement ne se fera tout simplement pas. Marianne m'a garantit que votre Mac ne plantera pas et que votre document restera intact.
Si vous n'avez pas votre propre site Web, Home Page offre un essai gratuit de trois à six mois si vous utilisez un serveur hôte chez HoloNet. Il est facile de s'abonner si vous parvenez à trouver le bon numéro sur le dépliant.
Travaillons avec méthode -- Home Page propose une fonction de bibliothèque (Library) aux gens qui veulent utiliser des macros, des feuilles de style et des insertions rapides de codes HTML ésotériques. Un fichier de bibliothèque peut stocker des bouts de texte ou des graphiques que l'utilisateur peut éditer en utilisant toute la panoplie d'outils offerte dans Home Page. L'utilisateur peut faire glisser les données de la bibliothèque dans un document Home Page, mais il ne peut leur attribuer de raccourcis-clavier. Il n'y a aussi aucune façon d'accélérer la saisie des étiquettes HTML que Home Page ne reconnaît pas.
La collection d'images graphiques fournie avec Home Page est disponible dans une série de fichiers de bibliothèque. Vous pouvez faire glisser l'image du fichier bibliothèque à votre page, mais les liens ne fonctionneront pas à moins que l'ordinateur sur lequel vous travaillez soit aussi votre serveur Web.
En conclusion -- Ceux et celles qui ont lu l'article d'Adam dans TidBITS-340 de la semaine dernière se rappellent qu'Adam déplorait le manque de pertinence de bon nombre de logiciels pour Internet. Essentiellement, Home Page est pertinent parce qu'il résout un problème, c'est-à-dire qu'il fournit un éditeur HTML tel écran, tel écrit pratique que les débutants apprécieront aussi bien que les experts. Il n'en demeure pas moins que Home Page procure un sentiment de floue.
Si Home Page est supposé aider les débutants à créer facilement des pages Web, alors pourquoi ne peut-il pas préserver correctement des liens relatifs et pourquoi un manuel plus détaillé n'est-il pas fourni? De même, pourquoi certaines fonctions compliquées telles que les cadres et les interfaces de formulaire ne sont-elles pas rendues moins accessible, de sorte que l'utilisateur découvre progressivement toutes les fonctions du programme, un peu comme une poupée russe?
Par contre, si Home Page se veut un excellent outil que les experts peuvent utiliser pour la mise en page et le prototypage, comment expliquer l'absence de raccourcis-clavier permettant d'accéder plus rapidement aux éléments de formulaires? Pourquoi l'éditeur de texte est-il si repoussant? Où sont les fonctions d'annulations multiples et celles de <<Recherche/Remplace>> dans plusieurs fichiers? Au lieu d'offrir un outil de conception HTML solide et cohérent, dans le plus pur style Claris, ceux-ci on expédié un méli-mélo de fonctions utiles certes, mais étonnamment confuses. Ce manque de vision n'est pas surprenant si on considère le désastreux convertisseur HTML de ClarisWorks (voir le TidBITS 295 ) et le fait que Claris a attendu à cette année seulement pour acheter de quelqu'un d'autre un programme HTML. À la vue de Home Page, je me demande combien de gens chez Claris gèrent leur propre site Web.
Je crois que beaucoup de gens aimeront utiliser Home Page, et je crois qu'il vaut bien 99 $; je crois également que les débutants trouveront Home Page frustrant s'ils n'obtiennent pas l'aide d'un amical gourou du langage HTML. J'espère que la version 2.0 de Claris Home Page sera plus innovatrice et qu'elle montrera le chemin à suivre.
Pour discuter de Home Page, vous pouvez joindre la liste officielle de discussion de Home Page.
<http://www.blueworld.com/lists/homepage/>
Le site de Claris affiche une page sur Home Page, mais celle-ci ne vous apprendra rien de plus que ce que qui a déjà été dit dans les lignes précédentes. Il y a aussi une page pour le soutien de Home Page qui pourrait vous intéresser :
<http://www.claris.com/products/clarispage/clarispage.html>
<http://www.claris.com/support/clarishomepage/>
Claris -- 800/331-6187, poste 311 -- 408/727-8227.
800/800-8954 et 408/987-3900 (lignes de réponse fax)
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