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TidBITS#366/17-Fév-97
(version française)

Le Mac OS est peut-être le système d'exploitation le plus facile à utiliser, mais même les débutants réalisent trés vite qu'il recèle un potentiel plus important qu'il n'y parait à première vue. Un livre de David Pogue et Joseph Schorr explore ce potentiel caché. Geoff Duncan rend compte des derniers Macintosh annoncés par Apple, Matt Neuburg examine Canvas 5.0.1 et Jeff Carlson explore Internet à partir de son bistrot préféré, grâce au modem sans fil Ricochet.

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<http://www .dartmouth.edu/pages/TidBITS/issues/TidBITS-366.html>

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MailBITS/17-Fév-97

QuickTake 200 -- Apple a annoncé la QuickTake 200, pour se replacer dans le l'industrie de la photographie numérique. La QuickTake 200 dispose d'un écran LCD de 1,8 pouces qui servira de "viewfinder" et à visualiser ses photos, d'une sortie vidéo NTSC et a été étudié pour servir éventuellement de caméra de vidéo-conférence. Les images sont enregistrées sur des cartes amovibles, la carte de 2 Mo livrée avec l'appareil pouvant stockées jusqu'à une vingtaine d'image de haute qualité. L'appareil photo est fourni avec Adobe PhotoDeluxe et PageMill, et serait disponible début mars pour environ 600 dollars US. [GD]

<http://product.info.apple.com/pr/press.releases/1997/q2/970217.pr.rel.quicktake200.html>

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Apple livre de nouveaux Macs

par Geoff Duncan <geoff@tidbits.com>

A l'occasion du Salon Macworld de Toky, Apple a annoncé une nouvelle série de Macs. Certains donnent un surcroit de puissance aux modèles existants et un nouveau design : l'un d'entre eux vise le marché des clones alors qu'un autre rendra les utilisateurs de PowerBook verts d'envie.

<http://product.info.apple.com/pr/press.releases/1997/q2/970217.pr.rel.products.html>

Power Macs -- Le haut de gamme est désormais constitué du Power Macintosh 9600/233 et du 9600/200MP, qui renforcent la série des 9500 avec des versions plus rapides du 604e. Les nouveaux 9600 disposent de lecteurs de CD-ROM 12x, de disques durs de 4 Go, de 32 Mo de mémoire vive, de 512 K de cache Niveau 2, de six connecteurs PCI, d'une sortie Ethernet 10Base-T, et de carte vidée haute vitesse IMS Twin Turbo 128 M4A. De même, le nouveau Power Mac 8600/200 est une version revigorée du 8500, avec un lecteur de CD-ROM 12x, 32 Mo de mémoire vive, les capacités vidéo d'entrée-sortie du 8500, et un lecteur de ZIP intégré. Le 9600/233 devrait être disponible en mai, pour 4 250 dollars US: le 9600/200MP et le 8600/200 seront disponibles en mars pour environ 4750 et 3250 dollars US respectivement.

Plus proche du terrain, le Power Mac 7300, placé entre 2300 et 2800 dollars US, remplace les 7200 et 7600 dans le milieu de gamme. Il abrite un processeur 604e cadencé à 180 ou à 200 MHz, 16 ou 32 Mo de mémoire vive, un lecteur de CD-ROM 12x, un disque dur de 2 Go, trois connecteurs PCI et une sortie Ethernet 10Base-T. Le 7300 dispose également d'une fonction de sécurité pour controler l'accés à ses entrailles, simplifié par le design même de la série 7000: il semblerait que ses composants aient été trop facilement accessibles. Apparement, un problème thermique sur certaine cartes-mère aurait retardé la livraison des 7300, bien qu'Apple ait dit aux revendeurs que ces modèles seraient disponibles début mars.

<http://www.macweek.com/mw_1107/nw_delay.html>

Si l'on considère que les 9600, 8600 et 7300 sont des variations autour d'un même thème, le Power Mac 4000 se présente comme un nouveauté de la part d'Apple. Conçu pour être en concurrence directe avec les cloneurs, le 4400 héberge un processeur 603e à 200 MHz, 16 Mo de RAM EDO, un lecteur de CD-ROM 8x, un disque dure IDE de 2 Go, deux connecteurs PCI, un cache Niveau 2 de 256 K et une sortie Ethernet 10Base-T (via une carte dans le connecteur Comm II). Le 4400 est aussi la première machine Apple basée sur la carte-mère Tanzania utilisée par les cloneurs et (comme les clones), il se sert de composants moins chers provenant du monde PC, dont un boitier pour la plupart non-Apple et un boitier d'alimentation sans basculement. Contrairement aux autres modèles, le 4400 est livré sans un tas de logiciels ou presque, mais à un prix situé aux alentours de 1700 dollars et des performances équivalentes aux clones Mac de configuration similaire, le 4400 pourrait bien se vendre.

Les Power Mac 9600 and 8600 ont un nouveau design provenant d'un boitier entièrement "dépliable", qui rend l'accés aux composants internes particulièrement facile. Les 9600, 8600 et 7300 utilisent tous trois des processeurs sur cartes-filles remplaçables, ce qui permettra de mettre à jour le processeur sans avoir à remplacer toute la machine. Ces modèles sont livrés avec le Système 7.5.5, à l'exception du Power Mac 4400 qui est livré avec le 7.5.3. Apple affirme que toutes ces machines tourneront sous Mac OS 7.6.1, qui devrait être disponible en avril. Ces modèles sont livrés avec un clavier et une souris.

PowerBook 3400c -- Apple a également son portable haut de gamme, le PowerBook 3400c. La gamme du 3400c comprend un processeur 603e allant de 180 à 240 MHz, 16 Mo de RAM, un cache Niveau 2 de 256 K, des disques durs IDE allant de 1,3 à 3 Go, des lecteurs de CD-ROM 6x et 12x en option, un fax-modem 33.6 Kbps intégré et une sortie Ethernet 10 Base-T intégrés, et un magnifique écran à matrice active de 12,1 pouces. Le 3400c dispose également d'une baie d'expansion capable de changer de modules au vol (lecteur de disquettes, de CD-ROM et autres périphériques), suffisamment d'espace pour deux carte PC Type II ou une carte PC Type III, d'un port infra-rouge, et d'un système de rendu du son doté de quatre hauts-parleurs. Le 3400c serait une machine particulièrement nerveuse, grâce à sa grande vitesse d'horloge, son bus PCI 32-bit et une vidéo trés réactive. Toutefois, avec un poids avoisinant les 4 kg, et des prix situés entre 4500 et 6500 dollars US, le PowerBook 3400 n'est pas fait pour M. Tout le monde. Les version à 180 et à 200 MHZ seraient disponibles cette semaine, le 240 MHz arrivant, quant à lui, en avril.

La riposte -- Les cloneurs Mac vont ils laisser Apple leur voler la vedette, avec ces nouvelles machines? C'est peu probable. Attendez vous à ce qu'ils baissent leurs prix rapidement pour répliquer aux nouveaux modèles d'Apple, tout en introduisant de nouveaux modèles. Enfin, pendant que la dernière gamme d'Apple arrivera dans les canaux de distribution, gardez un oeil sur les baisses de prix qui affecteront les modèles exclus de la gamme, à savoir les 7600, 8500 et les 9500.

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Macworld Mac Secrets, Quatrième Edition

par John Nemerovski <johnemer@tmug.com>

Chaque fois que j'examine un nouveau livre sur le Macintosh, je détermine sa valeur en fonction du temps qu'il me faut pour trouver des informations utiles que je peux utiliser immédiatement. La quatrième édition de Macworld Mac Secrets, Fourth Edition, de David Pogue et Joseph Schorr, m'a recompensé en m'offrant les joyaux suivants:

Le mot "secrets" concerne juste environ un tiers des informations contenues dans cet ouvrage. Les deux autres tiers contiennent des informations générales bien utiles concernant divers aspects du Macintosh, ainsi que des trucs et astuces bien pratiques qui vous permetteront d'augmenter votre productivité et votre plaisir lorsque vous utilisez votre Mac.

On en a pour son argent -- Mac Secrets comprend trois composants: un gros livre (1208 pages),un CD-ROM raisonnablement bien rempli (550 MO) et un site Web proposant des mises à jour du livre et des logiciels du CD-ROM. La présente édition est bien à jour, puisqu'elle contient une référence au nouveau logiciel d'installation du système 7.6, ainsi que, ironiquement, une référence aux rumeurs de rachat de Be, Inc.

<http://www.idgbooks.com/idgbooksonline/macsecrets/>

La description que les auteurs donnent de la quatrième édition de leur livre affirme que "tout est différent, mais que rien n'a changé". Le format et l'aspect sont analogues à ceux des éditions antérieures, mais l'ouvrage est plus "propre" et plus facile à lire. Les icônes des dossiers contenus dans le CD, qui étaient auparavant des icônes spécialement dessinées, ont été remplacées par des icônes génériques "simples, ordinaires, monotones", de façon à ce que les fichiers soient plus rapides d'accès.

Pogue et Schorr offrent une présentation diversifiée, avec du texte conventionnel et occasionnellement des dialogues, des encadrés de "secrets", de faits authentiques, des études de cas et des solutions du genre "Monsieur répond". Le livre est agrémenté de plus mis en relief, comme "Tuyaux rapides", "Exclusivités", "sur le CD", "curieux mais vrai", "vaut la peine d'apprendre". Par exemple, un tuyau qui mérite d'être examiné est "La règle d'or du dépannage: Une installation propre", qui explique les avantages d'installer tout système Mac en partant de zéro, au lieu de l'installer au-dessus d'un système existant.

Le chapitre 4 est une mini-encyclopédie sur les tableaux de bord et les extensions, qui comprend le "Ultimate Extension-Linking Guide". Un chapitre de 30 pages donne des tuyaux à utiliser en cas de panne. Un glossaire et un index longs aident les lecteurs à retrouver et à comprendre des termes, des conceps et les secrets eux-mêmes.

Plus qu'un simple livre -- Alors, s'agit-il d'un livre ou d'un lot de logiciels? Pogue et Schorr comprennent que "malgré les innombrables heures de recherches que nous avons consacré dans la bonne humeur à ce livre, vour pouvez considérer les logiciels inclus comme le plat principal". Ce n'est pas une plaisanterie: vous trouverez 110 programmes de domaine public, de graticiels , de logiciels commerciaux et de démos sur le CD-ROM, et le livre consacre 58 pages pour expliquer tout ces logiciels.

Parmi les titres complètement fonctionnels, figurent : CanOpener, Claris Emailer, DiskFit Direct, TechTool, TypeIt4Me, Remember?, Cyberdog, OpenDoc et QuickTime. Le CD-ROM est une véritable bibliothèque, qui peut être tenue à jour via le site Web du livre. (Il y a également plusieurs coupons de réductions pour des programmes commerciaux et des mises à jour).

Sur le CD-ROM, les programmes sont pertinemment classés par chapitre, par catégorie, par auteur etc., la plupart du temps sous forme d'alias. Le livre est également disponible en texte intégral sur le CéDéROM au format Adobe Acrobat et l'on peut y effectuer des recherches.

Macworld Mac Secrets est un livre très complet, bien que certains secrets n'ont pas atteint le manuscrit. D'ailleurs, les auteurs organisent en 1997 un concours pour les 50 meilleurs secrets Mac non-documentés, avec comme premier prix $500 et pour les autres, 50 livres gratuits.

<http://www.idgbooks.com/idgbooksonline/macsecrets/secretscontest.html>

Macworld Mac Secrets est un livre qui vaut son prix, tant pour son utilité que comme idée de cadeau. Je recommende vraiment ce livre, surtout pour des utilisateurs de niveau moyen.

Macworld Mac Secrets, 4ème édition, David Pogue et Joseph
Schorr, ISBN 0-7645-4006-8. $44.95, $Cad.62.99.

IDG Books Worldwide, Inc. -- 800/762-2974 -- 800-667-1115
(Canada) -- <international@www.idgbooks.com> (international)

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Plus de boulet au pied: le modem sans-fil Ricochet

par Jeff Carlson <jeffc@tidbits.com>

J'aime beaucoup faire du "cyber-computing". Je ne parle pas des Cybercafés où des ordinateurs tâchés de cafés attendent patiemment des utilisateurs mais une de ces chaînes populaires de cafés où un portatif ouvert est synonyme avec intello-ordino. Vu que je passe une bonne partie de chaque journée assis en avant d'un ordinateur, je trouve rafraîchissant de changer de décor en allant m'asseoir dans un de mes cafés préférés avec mon Powerbook pour écrire un peu.

J'ai donc été incapable de cacher ma joie lorsque j'ai entendu parler du modem sans-fil Le Ricochet de Metricom. Finalement libéré des prises de téléphones et des fils, je pourrais passer toute mes journées dans un café à recevoir et envoyer du courrier électronique ou contacter le serveur au boulot via Apple Remote Access. Est-ce que j'avais finalement atteint le nirvana? Presque.

<http://www.ricochet.net/>

Brisez vos chaînes -- Le modem Ricochet est un petit appareil noir pesant moins de 375 g avec un fil qui se connecte dans le port en série du Macintosh. Le fil mesure seulement 30 cm, longueur idéale dans la plupart des cas. Si vous planifiez utiliser Ricochet avec une machine stationnaire, je recommanderai acheter l'extension de 3 m. Vous pouvez installer ce modem sur le boîtier du Powerbook avec des attaches velcro (incluses avec le modem). Vu que je suis le type de personne qui stresse de perdre les autocollants collés sur le pare-choc arrière de ma voiture, j'ai mis de coté ces attaches. Le kit comprend aussi un adapteur AC, deux disquettes comprenant les utilitaires pour Ricochet, MacPPP et la version 2.0 du Navigator de Netscape et, en plus, un manuel de l'usager.

Pour un coût mensuel de $29.95 (Service mensuel de base) vous obtenez un accès illimité à l'Internet et un compte de courrier électronique POP via les serveurs de Metricom. La location du modem coûte $12.50 par mois en plus. Il est aussi possible d'acheter le modem pour $299 (avec un contrat de service de 12 mois), soit pour $599 (si vous avez de besoin du modem mais pas du service Internet, pour communiquer avec un LAN compatible avec Ricochet ou avec d'autres modems Ricochet dans une même pièce). Il y a aussi un système de location-vente, qui coûte $25 par mois. J'ai choisi le système de location mensuelle de base, vu que je suis certain que les modems Ricochet deviendront de plus en plus petits et légers. Metricom offre aussi d'autres services à frais additionnels: L'option Préférentielle inclut un accès au modem par téléphone (TMA) qui permet de communiquer avec des serveurs accessibles uniquement une ligne téléphonique (tel d'autres serveurs Internet ou des BBS). L'option Élite comprend un compte et le logiciel cc:Mail (en remplacement du compte de courrier POP), l'accés TMA, la possibilité d'accéder par téléphone à une boite au lettres située à l'extérieur de la zone couverte par Ricochet et d'envoyer des Fax (au frais exorbitant de $0.50 par page).

<http://www.ricochet.net/order/pricing/metro.html>

La principale limitation de Ricochet est la zone couverte. Présentement seuls Seattle, une bonne partie de la baie de San Francisco et Washington DC sont couverts. Je suis certain que Metricom travaille très fort pour augmenter la zone couverte pour répondre à la demande.

<http://www.ricochet.net/coverage/index.html>

Mais augmenter la zone couverte n'est pas simple. Il faut ajouter beaucoup d'infrastructure et obtenir la coopération du gouvernement de chaque ville. Si vous habitez dans une des villes couvertes, vous remarquerez que plusieurs réverbères ont été dotés de petits boîtiers. Ces boîtiers ("microcell radios") captent les signaux de modems Ricochet et les transfèrent à d'autres boîtiers sous une fréquence non réglementée (902 - 928 MHz) en utilisant une méthode appelée sauts de fréquence. Les paquets de fréquences sont finalement réunis à un WAP (Wired Access Point ou Point d'Accès en ligne) qui transmet le tout à un des serveurs Ricochet via un liaison T1. Chaque boitier est distant d'environ 400 m des autres pour former un damier. Ils sont installés sur des réverbères et des poteaux électriques. L'installation de chaque unité requiert l'autorisation de la ville, ce qui n'est pas un problème dans la plupart des cas. Mais présentement une bonne partie de San Francisco n'a rien car Metricom attend l'autorisation de la ville.

Le Ricochet à l'usage -- L' installation du logiciel fut étonnamment facile. Bien que j'aie d'abord sauvegardé mes préférences TCP/IP, l'installateur de Ricochet me fit remarquer que c'était une manipulation vaine: les paramétrages TCP/IP furent stockés dans une nouvelle configuration et activés. Un redémarrage et j'étais prêt.

L'interrupteur d'alimentation du Ricochet se situe sur un coté du boîtier, ce qui implique une rotation de l'antenne pour allumer le modem - une bonne idée dans la mesure où cela écarte considérablement les risques de mises en marche accidentelles qui pourraient mettre à plat la batterie. L'interrupteur comporte trois positions: arrêt, marche/silencieux, et marche/sonore. Si vous aviez pris l'habitude des cris perçants à la R2D2-sous-acide de la plupart des modems, le discret gazouillis du Ricochet risque d'améliorer votre condition. Après la mise en marche, un voyant rouge se met à clignoter pour indiquer que le Ricochet est en train de chercher le signal de la zone de couverture; si la lumière devient verte cela signifie que tout est prêt pour lancer PPP; une fois la connexion établie, le voyant devient jaune clignotant.

En pratique, la communication Internet est comparable à une celle qu'on obtient avec une connexion par RTC. Metricom annonce (avec raison) que le Ricochet fonctionne entre 14.4Kbps et 28.8Kbps, pas spécialement véloce, mais c'est plutôt bon comparé à des connexions par téléphone/modem cellulaire. Les personnes ayant besoin d'un accès à l'internet tout en étant loin du bureau devraient pouvoir tirer profit du Ricochet, malgré sa vitesse. J'ai remarqué que le débit variait selon selon l'endroit où l'on se trouve. Le mode d'emploi recommande un usage à l'extérieur ou près d'une fenêtre, et loin de tout objet pouvant créer des interférences, comme des enceintes stéréo.

La batterie du Ricochet a duré entre quatre et six heures, comme promis. Je fus malencontreusement à court de jus deux fois, avant de découvrir une astuce sur le site Web de Metricom: il est possible de mettre le modem en sommeil en tapant la commande "ATS327=3" dans un émulateur de terminal comme Zterm. Il est également possible de préciser la durée maximum d'inactivité avant la mise en sommeil par la commande "ATS326=x" (x étant le nombre de minutes, fixé à défaut à 10).

Sentiers sauvages et déchaînés -- Après avoir utilisé le Ricochet pendant quelques heures, j'ai complètement adhéré au concept d'informatique mobile. Soudainement, l'idée de jouer le jeu des compagnies de téléphone et d'accès câblé me paraissait dépassée. Internet par les ondes est ce à quoi devrait ressembler tout type d'accès, bien que je soit sûr qu'il faudra des années avant qu'on se remémore le passé en rigolant à l'évocation de réseaux filaires. Entretemps, les utilisateurs exigeant un accès Internet itinérant trouveront que le Ricochet est un ajout inestimable à l'arsenal de l'informatique mobile.

Paradoxalement, bien que j'ai apprécié l'usage du Ricochet, je suis bien forcé de préciser qu'il ne m'accompagne plus lors de mes déplacements. La raison principale qui m'avait motivé pour en acquérir un, était de m'en servir comme une seconde ligne à la fois à la maison et au travail, avec en plus la possibilité d'utilisation dans un café. Mais comme le débit était constamment faible chez moi (et qu'une ligne ISDN va être installée à mon travail), j'ai opté pour une solution légèrement plus économique en demandant une deuxième ligne de téléphone dans mon appartement. Et puis franchement, 42.50$/mois c'était du luxe, alors j'ai rapporté le Ricochet. Malgré tout, je suis un défendeur de l'informatique mobile, alors je n'hésiterai pas à en acquérir un dans le futur. Pour le moment, je me contenterai de jalouser les personnes avec un Ricochet dans mon café favori.

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La Microsoftisation de Deneba: Canvas 5.0.1

par Matt Neuburg <matt@tidbits.com>

Même si je ne suis pas un artiste, j'ai quand même besoin de faire des diagrammes et des dessins à l'occasion, et la surprise et le plaisir de découvrir MacPaint et MacDraw m'ont aidé à aller vers le Macintosh. J'ai été un fan de SuperPaint pendant des années (TidBITS-112_), qui combine les deux programmes, mais il a évolué en devenant lent, et quand je l'ai utilisé pour le diagramme de mon jardin de la Nouvelle Zelande, il était bogué, il ne pouvait pas imprimer et la mise à jour de l'écran était lente. C'est à ce moment-là que j'ai commencé à utiliser Canvas 3.5 de Deneba.

Mettez moi sur la photo -- Canvas, qui est apparu en 1987, a généré un genre de culte par la suite. Il peut dessiner et peindre, et il dépassait SuperPaint dans ses documents "multi-layered" et de précision et dans tout les trucs qu'il pouvait faire grâce à son architecture modulaire, qui permet l'intégration de nouveaux outils comme d'intégrer du texte à un chemin, ou ajouter la cote des dimensions. Il était rapide et solide. Et surtout, il pouvait gérer plusieurs types de formats graphiques.

Quand Denebas a annoncé que Canvas serait tellement modifié qu'il lui fallait passer à la version 5.0, nous, les fans étions fous de joie. Cette fois-ci, nous avions parié sur le bon cheval! Mais notre attente a été de plus en plus longue. Canvas était annoncé mois après mois, la mise à jour était présenté au Macworld Expo d'août 1995 et à celui de janvier 1996 mais toujours pas de produit. Finalement, il a commencé à être livré au Macwold d'août 1996 : de fait, les utilisateurs ont commencé à recevoir leur copie à la fin septembre - début octobre.

Un cri collectif de désespoir se fit entendre sur les réseaux. Les utilisateurs se plaignaient de plantages, de rafraichissement d'écran lent, de fichiers trop gros, de ne plus pouvoir imprimer, de ne pas pouvoir exporter des fichiers en format PICT ou importer des fichiers de Canvas 3.5. Mon premier projet en Canvas 5.0, un diagramme de maison, a été un échec lamentable; les cotes des dimensions n'avaient pas de sens et le texte rotatif ne s'imprimait pas sur ma StyleWriter (je suis retourné dans Canvas 3.5 et j'ai réussi mon diagramme sans problèmes). Le serveur de support aux clients de Deneba était débordé, les message électronique provoquaient une réponse automatique après quelques jours, les réponses humaines arrivaient aprés plusieurs semaines, voire jamais. C'était clair, malgré toute notre patience, la version 5.0 n'était pas la bonne version.

Une mise à jour, 5.0.1, est apparue en novembre. De plus, un nouveau CD-ROM d'installation est apparu en janvier. Mes problèmes d'impression ont disparu quand j'ai utilisé le pilote de la Color StyleWriter d'Apple (aucun remerciement aux gens de Deneba).

Analyse de graphique -- Comme promis, Canvas 5.0.1 va beaucoup plus loin que son prédécesseur en intégrant dans un seul programme, les capacités qui pourraient épargner aux usagers l'achat d'applications unidimensionnelles.

Triste comme la peinture -- Malheureusement, Deneba a créé une bien mauvaise interface utilisateur. A chaque pas, on a l'impression que le programme vient d'une autre plate-forme: le fichier d'aide ressemble à celui de Microsoft; les boîtes à dialogue ont une sensation et une apparence non-Mac; une barre de statut couvre la partie inférieure de l'écran; la scriptabilité de la 3.5 a disparu; et l'on voit occasionnellement des messages d'erreur absurdes. L'installation est un cauchemar avec une douzaine de fichiers non documentés placés dans le Dossier Système. Le manuel, tout en ayant rétréci de manière impressionnante par rapport à la brique de 900 pages de la version 3.5, est fastidieux et une référence répétitive, qui a un doublage d'illustrations et d'instructions pour les versions Mac et Windows.

Un certain nombre de problèmes proviennent de la vitesse, ou de son absence. Sur mon ordinateur, l'utilisation de Canvas 5.0.1 est d'une lenteur à pleurer. Oui, je n'ai qu'un LC 475. Mais il a quand même un processeur 68040, même s'il est démuni de co-processeur. Il est rapide avec la version 3.5 et les commentaires faits sur le réseau suggèrent que même les usagers de PowerMac trouve la version 5.0.1 poussive.

L'écran prend trés longtemps à se rafraîchir - il choisit de le faire souvent, aux moments les moins compréhensibles: après la visualisation d'une palette; après une opération quelconque sur un simple objet; même après avoir défilé dans une fenêtre flottante qui ne couvre aucune partie du dessin. Lorsqu'on bascule à partir d'une autre application, l'écran se rafraîchit parfois partiellement, puis c'est le tour des palettes flottantes (aussi une opération ennuyante), puis l'écran remet à se rafraîchir (lentement!) à nouveau. Aussi, l'écran disparaît parfois tout bonnement, sans raison, au cours d'une opération ou se rafraîchit incorrectement, ce qui vous force à le rafraichir de nouveau - et à prendre votre mal en patience.

Certaines opérations mettent mon ordinateur dans un coma profond: pas de message à la barre de statut, pas d'horloge, pas de changement dans l'horloge de la barre menu, pas de réponse aux clics, pas moyen de changer de programmes, rien. Dans ces cas, je pensais l'ordinateur avait gelé et je le redémarrais; mais il semble que la plupart du temps, il faisait des calculs. Une indication sur ceci serait très apprécié.

Mauvaise amélioration -- Dans l'ensemble, les outils de base n'ont pas été grandement améliorés. Leur utilisation autant sur le plan physique que mental, n'est pas fontionnelle et est même gauche.

Par exemple, les outils de sélection sont faibles. Il est ardu de choisir un vecteur spécifique, car les seules options sont: cliquer ou dessiner un rectangle.

Avec l'outil de courbes Bézier, il est difficile de savoir ce qui se passe, même avec le nez collé à l'écran. La création de courbes Bézier est trop difficile. Après avoir créé le premier point et la première tangeante, celle-ci disparaît, ne laissant que le point (difficile à voir d'ailleurs), ce qui enlève toutes possibilités d'avoir une vision globale de ce que donnera la deuxième tangeante et le deuxième point de repère. Il est vrai toutefois que par la suite, les points et tangeantes apparaîssent toutes les deux....alors pourquoi pas entre la première et deuxième tangeantes? Il n'existe aucun raccourci de clavier pour choisir les points de repères et tangeantes; vous devez les repérer visuellement (pas très simple) et cliquer directement dessus. Certaines améliorations sont à noter pour ces outils, comme un nouveau PopUp menu qui remplace enfin toutes les combinaisons ( touches clavier-souris) qui devaient autrefois être mémorisées, permettant ainsi de modifier les points et tangeantes. Toutefois, ces améliorations ne compensent pas pour les problèmes décrits ci-haut.

Quand vous utilisez un pinceau, vous ne pouvez voir exactement ce qui se produit, l'icône restant de la même grosseur quelque soit la grosseur du pinceau utilisé. Vous en êtes réduit à peindre avec un pinceau invisible, ce qui vous oblige à imaginer ce que votre action produira. Ceci est à mon avis un pas en arrière par rapport à la version 3.5.

Il est aussi difficile de se rendre compte des configurations attribuées concernant un outil précis. Par exemple, après avoir choisi un objet et ensuite l'outil "ligne", la largeur des lignes de l'objet n'est pas disponible. Vous devez, pour en avoir le coeur net, retirer la palette de l'outil de son point d'ancrage et naviguer dans les choix, à la recherche de votre information. A noter aussi que la couleur ou l'outil crayon ne sont pas plus sélectionnés dans la palette d'encre. La distinction entre les configurations normales et celles reliées à l'objet provoquent, elles aussi, une certaine confusion .

Conclusion -- La version 5.0 de Canvas comportait un nombre éhonté de bugs et d'erreurs. Juste un coup d'oeil à la liste des changements effectués par Denaba avec la version 5.0.1 (à noter qu'une telle liste n'est par définition jamais exhaustive) vous convaincra de ce fait.

<http://www.deneba.com/dazroot/softlibs/canvas5/resolved.html>
<http://www.deneba.com/dazroot/softlibs/canvas5/changes.html>

Canvas 5.0.1 fonctionne mieux, mais toujours d'une façon brouillonne et non fonctionnelle qui vous met souvent des bâtons dans les roues. En particulier la vitesse avec laquelle le programme redessine l'écran est inadmissible, même si je possède assez de RAM pour permettre au programme de mettre en cache la totalité de mon écran (cependant, l'inscription sur disque et la récupération subséquente seraient quand même plus rapide que ce qui se produit présentement). Aussi, je ne comprend pas pourquoi tous les objets de mon dessin doivent être redessinés alors que seule la couleur d'un objet a été modifiée. La vitesse à laquelle l'écran se redessine (y compris sa logique) ainsi que l'interface de travail avec les vecteurs simples ou les outils de dessin doivent être entièrement repensés à leur base même, pour permettre une utilisation efficiente de cette version.

Entre temps, Denaba conserve la version 3.5 à son catalogue de vente. Sage décision.

<http://www.deneba.com/dazroot/prodinfo/canvas5/cv5main.html>

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