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TidBITS#539/17-Jul-00

Cette semaine Adam nous sert un nouvel épisode de son feuilleton "Dans les entrailles de la presse" (Hacking the Press) en nous présentant les différents genres de publications, comment elles fonctionnent et comment interagir avec elles. Jeff Carlson de son côté nous présente un nouveau site dans son Palmarès du Web - le service d'alertes automatques Mr. WakeUp de iPing. À la rubrique nouveautés, nous vous annoncons la sortie de Conflict Catcher 8.0.7, ATM Deluxe 4.6, et Default Folder 3.0.6, commentons le nombre de visiteurs à MacWorld Expo New York de la semaine dernière et enfin vous sondons sur vos lieux favoris d'achat de matériel.

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Ce numéro est traduit de l'américain par:


MailBITS/17-Jul-00

Default Folder 3.0.6 éradique les bogues. -- St. Clair Software vient de sortir Default Folder 3.0.6, nouvelle version de son Tableau de Bord en partagiciel qui ajoute des fonctionnalités supplémentaires aux fenêtress d'ouverture et d'enregistrement des fichiers de Mac OS. (voir "Les Outils de la Rédaction : Default Folder" dans TidBITS-475 pour une présentation détaillée de cet utilitaire.) La version 3.0.6 ajoute un menu contextuel dans le Finder permettant un accès rapide aux fichiers et dossiers récement utilisés. Mais elle est surtout importante par le nombre de bogues qu'elle élimine, dont une mauvaise gestion de la mémoire vive dans la fenêtres des outils de navigations et la fragilité du fichier de préférences qui avait tendance à se corrompre et provoquer des plantages. Default Folder 3.0.6 se présente sous la forme d'un téléchargement de 640K et est gratuit pour les utilisateurs d'une version 3.x ou alors les personnes qui ont enregistré leur version 2.x après le 31 janvier 1998. Sinon la mise à jour coute 15 US$ et les nouvelles licenses coûtent 25 US$ ; Il existe des version localisées en Français, Allemand et Japonais. [GD]

http://www.stclairsoft.com/DefaultFolder/release.html
http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=05341

ATM Deluxe 4.6 et Type Reunion 2.6. -- Suite à la sortie de Adobe Type Manager Light 4.6 (cf "ATM Light 4.6 Adds OpenType" dans TidBITS-538), Adobe vient de sortir ATM Deluxe 4.6 et y inclut Type Reunion 2.6.
ATM Deluxe est doté des mêmes fonctions de lissage que la version Light ainsi que de la capacité à organiser les polices de caractèrse en sous-ensembles au lieu de les stocker toutes dans le dossier Système. La version 4.6 est compatible avec les polices OpenType et est doté d'un module d'aide en ligne. De son côté, Adobe Type Reunion regroupe les polices de caractère par famille, dans des sous-menus hiérarchiques, clarifiant ainsi les menus "polices" de vos applications et facilitant la sélection de variantes d'une même typo (par exemple Helvetica Gras, Italique ou Condensé). La mise à jour est gratuite pour les utilisateurs enregistrés d'ATM Deluxe 4.5 et plus, ou bien de Type Reunion 2.5 ou mieux ; pour les autres le coût du logiciel est de 49 US$ pour les propriétaire d'une version antérieure à la 4.5 ou bien de 65 US$ pour une nouvelle license. Les deux logiciels requièrent MacOS 8.1 ou plus, 16 Mo de mémoire vive pour ATM Deluxe et 8 Mo de RAM pour Type Reunion. Le téléchargement se présente sous la forme d'un monstrueux fichier de 28,9 Mo qui comprend également quinze polices postscript. [JLC]

http://www.adobe.com/store/products/atm.html
http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=06018

Sortie de Conflict Catcher 8.0.7 -- Casady & Greene vient de sortir Conflict Catcher 8.0.7, la dernière version de leur vénérable utilitaire de gestion d'extensions, tableaux de bord ainsi que des milliards de fichiers qui ajoutent des fonctionnalités (ou fichent en l'air la productivité) à votre Mac (cf. "Nice Catch, Conflict Catcher" dans TidBITS-446 pour une présentation détaillée de Conflict Catcher 8.) La version 8.0.7 élimine quelques bogues, se dote d'ensembles de base prédéfinies pour Mac OS 9.0.2 et 9.0.4, apporte des mises à jour à la bibliothèque de descriptions de fichiers et propose de nouveaux groupes logiques pour les familles d'extensions de Apple DVD Player, QuickTime et Multiple Users. La mise à jour est gratuite pour les utilisateurs enregistrés de Conflict Catcher 8 et pèse 1,4 Mo en téléchargement ; pour les autres Conflict Catcher coûte 70 US$ en version électronique (80 US$ en version sur CD avec emballage) et nécessite un Mac 68020 au minimum ainsi que le Système 7.5 ou mieux. [GD]

http://www.casadyg.com/products/conflictcatcher/8/
http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=05086

Attention modifications ! ! ! Guide de l'informatique de poche à MacWorld Expo. -- La semaine dernière, dans mon article "Moments phares de Macworld NYC 2000" je recommendais aux utilisateurs d'ordinateurs de poche PalmOS de télécharger le guide MacWorld publié par Palmtop Publishing. Malheureusement, entre le moment où j'ai téléchargé ce guide et la publication de l'article, Palmtop Publishing a totalement remanié son mini-guide ; il s'appelle maintenant Macworld City Guide et comporte des rubriques d'informations sur les hôtels, restaurants, musées et magasins de la ville. Les détails concernant Macworld Expo se limitent aux dates des fêtes et des événements du stand Mac Publishing ; quant à la liste des exposants et le calendrier des événements, dont je vantais l'aspect pratique, ils ont disparus. [ACE]

http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=06024

Résultats de notre sondage : Qui va à l'Expo ? -- Macworld Expo New York City démarre cette semaine mais les resultats de notre sondage de la semaine dernière semblent indiquer que vous ne serez pas nombreux à vous y rendre. 50 % des sondés ont affirmé n'être jamais allé à la moindre Macworld Expo et 22 % s'y rendent moins d'une fois par an. 24 % affirment s'y rendre au moins une fois par an, 2 % y assistent deux fois par an et un tout petit 1 % s'y rend plus de deux fois par an. Ces résultats ont déclenché des discussions sur le forum TidBITS Talk à propos des raisons pour lesquelles les gens sont si peu nombreux à assister aux Salons professionnels (la première raison annoncée est la distance bien que la moitié des visiteurs de Macworld ne sont pas de New York). D'autres se sont demandés si, à l'époque d'Internet, des grandes messes du genre MacWorld Expo avaient encore leur place. [ACE]

http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbpoll=48
http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tlkthrd=1094+1095


Palmarès du Web : Mr. WakeUp de iPing

par Jeff Carlson jeffc@tidbits.com

En tant que vieux routard du Macintosh, j'ai pris des habitudes ergonomiques et je n'ai pas beaucoup de patience pour les interfaces mal foutues. Je ne parle pas des "peaux" qui permettent d'habiller vos logiciels préférés de couleurs acidulées et d'excroissances inspirées par les filtres de Kai Krause... non je pense à tous ces objets de la vie courante qui sont bien trop compliqués à manier en comparaison à la tâche simple qu'ils sont censés accomplir. J'ai une haine particulière pour les réveils-matin notamment les modèles bas de gamme qu'on trouve dans les chambres d'hôtel.

Ce n'est pas l'utilisation qui est compliquée : il suffit de lire l'affichage en grosses lettres rouges, activer l'alarme avant de se mettre au lit et le lendemain taper à bras raccourcis sur la bestiole pour la faire taire. Non, c'est le réglage d'un réveil qui m'énerve, généralement il faut maintenir un bouton enfoncé et appuyer de manière répétée sur les boutons "Heure" et "Minute" jusqu'à obtenir l'heure du réveil voulue. Malheur à vos doigts si vous ratez la bonne heure, car cela signifie que vous êtes bon pour un tour complet du cadran (un peu comme un avion qui aurait raté son atterrissage) et malheur à vos rendez-vous si vous ne faites pas attention et que vous réglez votre réveil par mégarde sur 6 heures de l'après midi (PM) au lieu de 6 heures du matin (AM)

Heureusement, la plupart des hôtels vous proposent le réveil téléphonique vous permettant ainsi de faire l'impasse sur le réveil et vous faire tirer du lit par une voix amicale... mais même le plus serviable des grooms d'hôtel refusera de vous appeler tous les matins, quel que soit le numéro où vous vous trouviez. Heureusement, une solution est disponible sur Internet. Dans le cadre de notre concours "le Palmarès du Web" nous avons donc le plaisir de vous présenter le dernier lauréat, "Mr. WakeUp" un des services d'alerte offerts par le site iPing.

Debout là-dedans ! -- Comme c'est souvent le cas avec les sites Web qui ont du succès, iPing repose sur un concept simple. Une fois enregistré, vous pouvez spécifier une heure et un numéro de téléphone auquel Mr. WakeUp peut vous joindre pour vous réveiller. Si vous avez un téléphone portable, peu importe le lieu où vous vous trouvez ou à quelle heure vous voulez qu'on vous réveille... si vous voulez faire une petite sieste mais craignez de rater votre rendez-vous, vous pouvez indiquer votre heure de réveil en deux pressions de touche.

Vous avez le choix entre tout une gamme de messages. Vous pouvez rédiger votre propre message qui vous sera lu grâce à la technologie "Text to Speech" ou bien pré-enregistrer un message qui vous sera joué. Vous pouvez aussi choisir d'entendre une sélection de titres du jour et d'informations économiques, l'horoscope du jour, des conseils de mise en forme ou bien des bons mots du comédien Tom Green. Si vous avez des numéros de téléphone fréquement utilisés (domicile, bureau, portable, etc.), vous pouvez les saisir dans votre profil d'usager et les sélectionner dans un menu déroulant quand vous vous connectez. Sinon vous pouvez saisir n'importe quel numéro de téléphone. Vous pouvez à tout moment consulter la listes de vos appels passés et futurs et apporter des modifications.

http://www.tomgreen.com/

Les appels sont bien utiles, même s'ils sont entrecoupés de publicité. L'enregistrement démarre tout de suite ce qui vous évite l'habituel et embarassant "Allo ?", et vous demande ensuite de taper 1 pour continuer ou bien 9 pour bloquer les appels de Mr. WakeUp à ce numéro. (Si vous voulez débloquer un numéro, vous devez envoyer un message par courrier électronique à l'assistance technique de iPing.) Si vous ne tapez aucune touche après trois incitations, Mr. WakeUp continue de jouer. Après 5 à 10 secondes de pub on vous joue votre message et on vous indique l'heure, la date ainsi que le bulletin météo de la zone où vous vous trouvez.

Lors de mes essais tout s'est déroulé comme prévu et j'ai été réveillé à l'heure. Je propose l'ajout d'un Monsieur Réveil Insistant : si on ne peut me joindre à un numéro, il essaye un autre numéro. Ce serait bien aussi si Mr. Wakeup était compatible avec d'autres logiciels de gestion d'agenda, cela éviterait d'avoir à tout saisir plusieurs fois.

Plein de petits lutins à votre service. -- M. WakeUp n'est pas le seul petit lutin serviable dans la maisonnée iPing. Mademoiselle Pense-Bête ("Reminder") vous propose de vous appeler pour vous rappeler vos rendez-vous, anniversaires, dates importantes et autres (tel que le pressing, le ramassage des ordures et aller chercher les gamins à la crèche) ; M. Notify vous permet d'envoyer des rappels téléphoniques à tout un ensemble de gens ; Mademoiselle FollowUp garde un oeil sur les colis que vous avez envoyé (pour l'instant uniquement s'ils voyagent avec FedEx) et vous appelle quand ils ont été remis à leur destinataire ; Dr. Dose vous appelle pour vous rappeler de prendre vos médicaments ; enfin M. Dollar vous tient informé des évolutions de la bourse.

Étant souvent sur la route, j'aime la possibilité de recevoir des rappels partout là ou il y a un téléphone. Et comme iPing est un service Internet je n'ai même pas besoin de mon PowerBook, l'ordinateur d'un ami ou un cybercafé font l'affaire. Je ne pense pas que j'aurais à me battre avec des réveils matin à l'avenir.

http://www.iping.com/


Nos amis les journalistes. -- Chapitre 2 : les différents genres de publications

par Adam C. Engst ace@tidbits.com

La semaine dernière je vous ai parlé des différentes raisons pour lesquelles on se retrouve, un jour ou l'autre à devoir fréquenter professionnellement la presse spécialisée ; que vous soyez un développeur voulant se faire connaître ou bien un organisation caritative cherchant des volontaire, il est toujours bon de savoir comment traiter avec le quatrième pouvoir. Cette semaine je vais vous parler des différents genres de publications. Étant donné les importantes différences en matière de sujets couverts et de lectorat adressé, il est important de savoir doser ses efforts de communication et les diriger vers le bon canal médiatique.

&lt ;http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=06026&gt ;

Bon nombre de publications doivent leur existence au fait que l'Internet a tellement fait baisser les coûts de réalisations d'une publications spécialisée qu'il devient possible pour un petit groupe d'intérêts de publier son propre journal. Le célèbre MacInTouch de Ric Ford est un exemple parfait de ce phénomène - Ric Ford et Rick LePage avaient démarré MacInTouch il y a bon nombre d'années sous la forme d'un petit journal sur papier, mais très vite les problèmes économiques liés à ce type de publications ont fait se métamorphose le journal MacInTouch en une rubrique régulièrement tenue dans l'hebdomadaire MacWEEK. Avec la montée en puissance d'Internet, Ric redonna son indépendance à MacInTouch mais cette fois sous la forme d'un site Web qui est devenu la première source d'informations spécialisées du monde Macintosh.

http://www.macintouch.com/

N'oubliez pas que, toujours à cause d'Internet, les frontières entre les publications imprimées et électroniques sont devenues floues. La plupart des publications traditionnelles disposent d'un site web, même si certains de ces sites sont de simples bouche-trou.

Les publications traditionnelles. -- Quand on parle de la presse spécialisée, la plupart des gens pensent aux journaux informatiques traditionnels. Dans le monde du Macintosh on en compte une poignée dont les principaux : Macworld, MacAddict et MacTech. D'autres ont des existences plus confidentielles, tel que Mac Home Journal - du moins ne me sont ils pas familiers. (Nous n'avons jamais été personnellement mêlés à l'édition d'un journal papier mais je me dois de vous informer que Tonya et moi avons contribué éditorialement à trois magazines principaux. J'ai tenu une rubrique dans MacUser (aujourd'hui disparu) et dans MacWEEK et depuis peu je suis rédacteur indépendant au journal Macworld. Les autres membres de la rédaction de TidBITS contribuent également régulièrement à divers publications.)

http://www.macworld.com/
http://www.macaddict.com/
http://www.mactech.com/

Les publications traditionnelles gagnent généralement plus d'argent que leurs consoeurs électroniques, mais elles coûtent également plus cher. Cela semble logique - il faut bien payer les rédacteurs, PAOistes et fabricants ; sans parler des coûts d'impression et de distribution de centaines de milliers d'exemplaires. Il y a quelques années, quand je m'intéressais encore à cette forme de diffusion, les économistes de la presse calculaient que les sommes rapportées par les abonnements ne couvraient guère que les coûts d'impression et les frais d'envoi. Avec l'augmentation des prix, la grande majorité des publications papier dépense plus en frais de fabrication et de diffusion que ne lui rapportent les abonnements et les ventes en kiosque.

En conséquence la majeure partie des publications se finance à l'aide de la publicité, le prorata entre pages de contenu et pages du pub variant du tout au tout. La publicité influe aussi sur le contenu éditorial - s'il n'y a pas assez de pub pour payer des journalistes, alors le magazine est moins épais - par contre trop de pub ne laisse plus assez de place au contenu. Mais l'inverse est également vrai - s'il y a beaucoup de pub les nombre de pages de contenu peut augmenter étant donné qu'une publication doit comporter moins de 70% de pages de publicité pour pouvoir prétendre aux tarifs avantageux de l'envoi en nombre de la presse.

Ces détails ont leur importance dans votre stratégie de collaboration avec la presse. La majorité des principales publications ont une équipe plus ou moins grande de rédacteurs internes, rémunèrent les piges extérieures et distinguent clairement entre information et publi-reportage. Quand ils vous demandent des informations ou bien une contribution à leur contenu ils s'attendent à recevoir une information de qualité et précise. Je n'irais pas jusqu'à dire que les grands magazines ne se trompent jamais mais ils disposent d'équipes professionnelles qui vérifient et revérifient ce qu'ils publient, ne serais-ce que pour préserver leur réputation..

Par contre ce souci de sérieux implique un bouclage de numéro très tôt. Un auteur termine généralement son papier des mois avant la sortie du numéro - la relecture, PAO, illustration, impression et distribution non seulement coûtent cher mais en plus prennent du temps. Certains articles ont des délais de bouclage plus courts - allant de quinze jours à huit semaines. Si vous êtes un développeur, il est bon de connaître la date de parution d'un article et son délai de bouclage afin que vous puissiez tenir l'auteur au courant des derniers développements. Bon nombre de magazines refusent de couvrir des versions "beta" mais les éditorialistes sont toujours intéressés d'y jeter un coup d'oeil, d'autant plus si votre produit doit sortir peu de temps avant une date de parution d'un numéro. (N'oubliez pas quela date indiquée sur la couverture du magasine ne signifie pas toujours que les lecteurs le recevront à cette date là). Communiquez un calendrier franc et honnête de sortie de vos logiciels au journaliste et à l'éditeur technique (dans la presse traditionnelle vous traitez généralement avec les deux), c'est le meilleur moyen d'éviter des commentaires acerbes dans la presse quand vous sortirez votre produit ou bien une mise à jour. Il est toujours possible de s'arranger si vous prévenez à l'avance.

Ne négligez pas la bureaucratie inhérente à toute publication - discutez des questions techniques avec le journaliste technique et des questions de délais et de diffusion avec le rédacteur en chef. NE MÉLANGEZ JAMAIS la publicité et l'information sur votre produit... vous risquez de vexer sérieusement le journaliste et son rédacteur. Je me souviens d'un cas où Neil Ticktin, éditeur de MacTech, a jeté un annonceur à la porte après que celui-ci ait menaçé de ne pas acheter d'encart publicitaire si le journal ne publiait pas un article sur son nouveau produit.

Si vous avez des questions concernant la publicité, ne les posez pas au journaliste mais demandez à rencontrer un vendeur de publicité - leurs noms et contacts sont généralement indiqués dans l'ours du magazine. Faites vous conseiller en ce qui concerne le bon placement de votre publicité : certaines publications permettent de choisir son emplacement en fonction des articles et bien que pour certaines personnes le fait de placer une publicité à côté d'un article traitant d'un sujet similaire est une collusion scandaleuse entre information et publicité, dans la plupart des cas les auteurs des articles ne sont pas prévenus des plans de placement publicitaire et ne peuvent donc en être influencés dans leur prose. Un tel placement peut s'avérer payant car il permet de faire la corrélation entre le message de l'article et votre message publicitaire et il confirme au lecteur que les articles que vous proposez sont suffisament finalisés pour que vous en fassiez la publicité par voie payante.

Précisez bien dans vos communiqués à la presse que vous êtes toujours prêt à répondre aux questions - avec un peu de chance cela vous permettra de relire l'article avant sa publication. Certaines publications (dont MacTech et TidBITS) le font systématiquement afin de s'assurer qu'ils n'ont pas commis d'erreurs ; d'autres refusent de le faire afin de ne pas tomber dans des histoires de controverse entre les journalistes et les techniciens quand les critiques ne sont pas favorables. Si on vous demande de relire un article afin de vous assurer qu'il n'y a pas d'erreur, ne faites aucune remarque en dehors des informations factuelles, surtout si les conclusions de l'article ne sont pas en votre faveur : l'unique façon de faire changer d'avis l'auteur de l'article est de lui indiquer des erreurs factuelles qui ont pu influencer son jugement. Il y a eu des cas dans l'histoire de TidBITS où des personnes ont tenté de nous faire revenir sur un avis avant publication de celui-ci, et à chaque fois cela s'est terminé par une situation désagréable pour nous et très dommageable pour la relation que nous entretenions avec cette personne.

Si vous trouvez des erreurs dans un article déjà publié, la situation est plus délicate. Si ce sont des erreurs mineures il suffit souvent d'envoyer un courriel poli à l'auteur afin que cela ne se reproduise pas... Restez poli et amical afin de ne pas gâcher votre relation avec lui. De plus cela vous permet souvent d'accéder à la rubrique "droit de réponse" si la publication en a une. Si les erreurs sont plus graves, écrivez (toujours poliment) au rédacteur en chef, et si vous pensez que le rédacteur en chef fait partie du problème, alors faites un courrier clair et bien argumenté au Courrier des Lecteurs. Si la plupart des publications reconnaissent volontiers s'être trompées sur des faits précis, il faut être très prudent avant de s'engager dans des débats d'opinion avec une rédaction, notamment quand le débat porte sur des choses aussi subjectives que le classement d'un produit. Ce qui compte c'est la relation que vous réussissez à établir avec les journalistes et les rédacteurs d'une publication : ne mettez pas cette relation en jeu en vous plaignant amèrement d'un seul article négatif.

Si vraiment vous pensez avoir été lésé de façon injuste, restez calme et poli. N'insultez jamais un journaliste ou un chef de rubrique : ceci est d'autant plus vrai que dans la presse écrite les collaborateurs ont tendance à rester en poste plus longtemps et à grimper vers des positions plus influentes. Si vous pensiez pouvoir vous essuyer les pieds sur un petit sous-fifre vous pourriez bien être surpris de découvrir un jour que le sous-fifre est devenu un interlocuteur important... Il ne vaut mieux pas hypothéquer l'avenir..

Comme vous avez dû vous en rendre compte par le passé, les publications traditionnelles sur papier ont chacunes leur propre culture et habitudes internes. Il est important de comprendre cette culture et de l'inclure dans votre stratégie... Le mieux est de poser la question au rédacteur en chef. Sans être obséquieux, demandez lui ce qui est attendu de vous et quelle est la meilleure façon pour vous les aider. Dans la plupart des cas les rédacteurs apprécient cette attitude car elle leur facilite la vie, et - j'y reviendrais plus tard - la plupart des journalistes et rédacteurs ménent une vie pleine de complications.

Publications électroniques. -- J'ai commencé mon exposé par les publications papier car elles sont le modèle sur lequel s'appuient les autres types de publications tel que les magazines en-ligne et les lettres d'information comme par exemple TidBITS. Certaines publications en ligne s'en tiennent à un délais de publication régulier (c'est le cas de TidBITS) tandis que d'autres publient de nouveaux articles sur leur site dès que l'article est rédigé. Les publications sur Internet n'ont pas les contraintes traditionnelles du bouclage et des délais d'impression, mais par contre elles ont des délais de publication beaucoup plus courts. Quand Tonya et moi nous avons démarré TidBITS nous étions trés fiers de nos délais de bouclage réduits, plus courts même que ceux de MacWEEK. Dix ans après nos délais bouclage font figure de pépères comparés à ceux de sites web d'informations qui publient des infos minute par minute.

Les faibles coûts et les délais réduits affectent considérablement votre façon de travailler avec ce type de publications. La plupart d'entre elles tournent avec des équipes réduites, il y a donc souvent peu de séparations entre le journaliste, le rédacteur, l'éditeur et le commercial. Mais si tout le monde partage plusieurs casquettes, encore une fois il vaut mieux éviter de mélanger les genres et ne parler de questions relevant de la publicité qu'avec la personne responsable de ce secteur. Chez TidBITS, nous ne sommes pas assez nombreux pour avoir un chargé de publicité, en conséquence c'est moi qui m'en charge, en plus de mes travaux d'édition et de journalisme. Mais je sépare bien les deux activités en utilisant deux adresses distinctes - l'adresse sponsors@tidbits.com - indique clairement que je porte le haut de forme du businessman plutot que le béret de l'artiste créateur.

S'il existe une date de bouclage pour une publication électronique alors celle ci sera bien plus serrée que pour une publication papier. Préparez-vous à répondre immédiatement aux éventuelles questions des journalistes, car un délai de même un jour dans votre réponse peut faire la différence entre une bonne couverture et une critique dévastatrice de votre produit.

Mais plus les délais sont serrés, plus il y a de chances que des erreurs vont se glisser dans la copie du journaliste... et à nouveau, réagir face à ces erreurs est différent selon le support auquel vous vous adressez. Pour commencer c'est à vous de repérer les erreurs - ou bien faites appel à un service professionnel de veille technologique - car généralement les publications Internet ne vous préviennent pas quand elles écrivent sur vous. Vos utilisateurs sont souvent la première source d'alertes - encore une bonne raison de garder le contact avec eux et de vous assurer qu'ils peuvent facilement vous écrire. L'avantage des publications en ligne est qu'ils peuvent modifier leur texte en ligne ou bien publier un rectificatif (nous somes partisans de la deuxième solution ; cf "The Unbearable Lightness of URLs" dans TidBITS-467 pour en lire plus sur notre avis sur la question).

http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=05283

Sites alimentés par les visiteurs. -- Il n'existe pas de classification officielle pour ce type de sites Web, généralement ils rédigent peu de contenu préférant demander à leurs lecteurs de le fournir. Ils se contentent de faire un travail éditorial en filtrant les fausses infos et en classifiant et centralisant les infos soumises. MacFixIt de Ted Landau est un des meilleurs exemples, bien que Ted consacre un temps considérable à la collecte et la sélection d'informations concernant les bogues fournies par ses lecteurs, vérifiant le plus possible les affirmations avant de les publier, organisant les contributions de facon cohérente et allant parfois jusqu'à réécrire et synthétiser des contributions afin de les rendre plus compréhensibles ou les replacer dans un contexte. Même des sites qui publient leurs propres articles font de plus en appel aux contributions des lecteurs. Ainsi, sur le site de Mac Publishing s'est doté d'une rubrique "Ce qu'en disent nos lecteurs" et le forum TidBITS-Talk remplit la même fonction chez nous.

http://www.macfixit.com/
http://www.tidbits.com/search/talk.html

D'un point de vue d'un éditeur de logiciel ou vendeur d'un produit, ce type de site n'est pas facile à gérer. N'importe qui peut y écrire un message à propos de votre produit et - à moins qu'il soit ouvertement grossier ou incohérent, il y a de fortes chances pour qu'il soit publié. Pour ma part, je passe en revue toute soumission à la liste TidBITS-Talk, mais si je reçois un message contenant des informations fausses sur un produit que je ne connais pas, je le laisserais passer. Parfois d'autres lecteurs réagissent et écrivent à leur tour pour corriger ce qui est dit, mais ce n'est pas une certitude.

Il y a deux solutions à ce problème. Pour commencer, nouez des relations personnelles avec les responsables de ce site (Vous remarquerez que c'est une remarque que je fais souvent dans ce article, mais c'est que les relations directes sont la clef du succès d'une bonne campagne de communication). Votre but est que les modérateurs de ces forums ouvrent l'oeil et pensent à vous quand arrive une contribution parlant de vos produits. S'ils vous connaissent il y a de bonnes chances qu'ils vérifieront auprès de vous la véracité des informations avant de publier un message qui vous fasse du tort injustement.

Dans un deuxième temps, en cas de dérapage - et vous pouvez être sur qu'il y en aura - il vous appartient de prendre la parole dans le méme forum. C'est du travail supplémentaire mais cela en vaut la peine. Ne perdez pas votre sang-froid et argumentez calmement et clairement, cela renforcera votre position d'autorité. Une telle réponse permet également de vous faire connaître sous un bon jour des administrateurs du site - et augmente vos chances qu'un tel dérapage ne se produise plus. Je vous conseillerais aussi de garder un oeil sur les différents forums qui traîtent de sujets vous concernant. Votre réputation (et celle de vos produits) ne peut que profiter d'interventions régulières et bien argumentées de votre part, de plus cela vous permet de désamorcer une attaque avant qu'elle ne vous fasse du tort.

Publications grand public. -- Les publications grand public sont des magazines et journaux qui ne traitent pas exclusivement de questions technologiques - même s'ils y consacrent des articles ou des rubriques de manière régulière. Ne perdez pas votre temps à tenter de vous faire couvrir par ce type de publications - si on y parle de vous, considérez que vous avez de la chance. Dans le cas où vous auriez capté leur attention, les difficultés commencent car ils constituent un interlocuteur totalement différent des habituelles publications spécialisées.

Pourquoi ? Généralement les journalistes de ces publications ne sont pas des experts dans les domaines sur lequels ils écrivent. Il y a bien sûr des exceptions qui confirment la règle, par exemple les chroniqueurs technologiques du "San Jose Mercury News" (le quotidien local de la Sillicon Valley) et la rubrique de Henry Norr, un ancien de MacWEEK passé depuis au San Francisco Chronicle. Mais d'une manière générale considérez que les journalistes des publications grand public ne sont pas des initiés et ajustez votre discours en conséquence. N'oubliez pas non plus que le lectorat de ces journaux n'est pas constitué de spécialistes non plus, tenez en compte dans vos explications.

http://www.sjmercury.com/svtech/
http://www.sfgate.com/technology/

Autres publications. -- Si le fait d'être remarqué par la presse grand public est un coup de chance, alors le fait de se retrouver cité par la télévision, le cinéma et - jusqu'à un certains degré la radio, est carrément un miracle. Il m'est souvent arrivé d'être interviewé par des chaînes de TV et j'y ai appris à distiller le message que je veux faire passer de la manière la plus courte et la plus frappante possible. La première interview que j'ai donnée à duré 45 minutes car j'y expliquais en détail le fonctionnement de l'Internet... la rédaction ne garda que 25 secondes de mes propos. Depuis lors, les journalistes prétendent tout savoir et j'ai fini par accepter cette nouvelle situation. En fait je les prépare au sujet en leur donnant des explications lors de leur installation, mais une fois que la caméra tourne je m'efforce de parler en bouts d'informations sectionnables et faciles à comprendre. J'essaie aussi de parler avec les mains pour ne pas être simplement une tête qui parle, et je me plie à toutes leurs exigences en matière de plans de coupe (même si généralement tout ce qu'ils veulent c'est un plan de mes mains sur le clavier - [NdT : essaye Tonya en maillot de bain la prochaine fois, Adam !]. Des milliers de gens regardent les journaux télevisés du soir, cela vaut donc la peine de se donner un peu de mal...

Il existe de bonnes émissions de radio qui parlent de technologie, telles que l'émission de David Lawrence "Online Tonight'" et "The Mac Show" de Shawn King. Ce sont d'excellentes émissions - les interlocuteurs savent de quoi ils parlent et on laisse s'exprimer les invités. De plus, dans une émission a caractère technologique vous pouvez parler de sujets relativement complextes sans vous aliéner le public. Mais alors le top du top c'est de vous retrouver invité à une émission grand public : il vous faudra redoubler de prudence pour ne pas utiliser des mots trop compliqués mais en échange vous toucherez un vaste public... cela vaut la peine, croyez moi.

http://www.online-tonight.com/
http://www.macshowlive.com/

Je ne sais pas trop comment cela se passe quand on veut présenter ses produits dans un film, bien que j'ai fait suffisamment de vidéo pour avoir une idée. C'est avant tout une histoire de contacts et de relations personnelles - un de vos beta-testeurs à un ami dont la soeur est l'assistante réalisatrice dans la seconde équipe d'un film en train de se faire. Mais dans la plupart des cas ne consacrez pas trop d'énergie a placer vos produits dans le film - cela se fera ou bien cela ne se fera pas, en fonction des contacts que vous avez pris. Des grandes entreprises comme Apple ont des département de placement qui travaillent étroitement avec l'industrie du cinéma pour que l'on voit des Mac dans des films et des séries télévisées - si vous finissez pas entr'apercevoir un de vos produits dans un film, mettez le sur le compte de votre ange gardien ou bien de votre bon karma.

Et après... -- Je n'ai pas abordé la question du type d'articles à soumettre aux différentes publications - les publications papier préfèrent généralement des articles plus longs avec des bancs-d'essai alors que des publications sur Internet sont plus interesés par des informations de dernière minute et ainsi de suite. La semaine prochaine je serais à Macworld Expo et je risque donc de ne pas avoir le temps de revenir sur le sujet, mais dans une prochaine édition, j'aborderais la question du type d'article approprié à chaque médium et comment écrire en conséquence.


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