Dans la dernière partie de son étude sur le travail de mise au point de documents en équipe, Adam se penche sur les solutions qui permettent de réellement collaborer en ligne, et vous allez apprendre à profiter de services gratuits disponibles sur la Toile. Joe Clark termine aussi cette semaine sa série d'articles sur les technologies adaptées aux handicapés en étudiant les problèmes liés au multimédia. Dans les nouveautés de la semaine, nous essayons les mises à jour de Default Folder 3.1 et de Web Confidential 2.2.1."
Sommaire :
Copyright 2001 TidBITS Electronic Publishing. Tous droits
réservés.
Information : info@tidbits.com Commentaires : editors@tidbits.com
Cette édition de TidBITS est rendue en partie possible grâce au soutien financier de :
DES LECTEURS COMME VOUS ! Vous pouvez aider à
pérenniser TidBITS en participant à notre programme de
donation volontaire ![]()
Cette semaine nous remercions tout particulièrement Rob Randall,
Judy Golden, et Roger Fetterman pour leur généreux soutien
financier !
http://www.tid
bits.com/about/support/contributors.html
APS Technologies -- 800/443-4199 -- sales@apstech.com --
Comment
sauvegardez-vous vos disques durs APS ? Essayez les lecteurs APS
pour bandes, cartouches, magnéto-optiques,
et
cédéroms ! http://www.apstech.com/
WinStar Northwest Nexus. Rendez nous visite à http://www.nwnexus.com/.
pour
découvrir notre offre de solutions Internet d'entreprise dans la zone
Nord-Ouest-Cô ;te Pacifique des Etats Unis.
Small Dog Electronics : MAJ PowerLogix 400 MHz G3 : 165 US$ ![]()
Epson Stylus Photo 1200
USB et Serie recond. : 269 US$
Mac OS X avec Mac OS 9.1 & pot de glace
Ben & Jerry's : 119 US$
Palm Vx : 365 US$ http://smalldog.com/ -- 802/496-7171
Aladdin Systems : Découvrez StuffIt Deluxe 6.0 ! ! !
La
solution de compactage la plus complète se dote de nouvelles
fonctions :
ArchiveSearch, ReturnReceipt et bien d'autres fonctions
indispensables !
Compatible OS X Public Beta !
Mise à jour
pour seulement 29,95 US$ ! http://www.tidbits.com/tbp/sd6.ht
ml
Découvrez WIRELESS BROADBAND GATEWAY de Proxim
(ex-Farallon).![]()
Partagez une connection Internet simultanément via un
réseau sans-fil et Ethernet.
Lauréat "BEST OF SHOW" du
Salon Macworld SF 2001
http://www.farallon.com/
tb/netline/nwbg.html
Blue World - Créez de puissants sites dynamiques en un tour de
main
à l'aide de Lasso Studio et de Lasso Web Data Engine,
le
plus populaire des moteurs de base de données pour Mac et autres.
Renseignez-vous : http://www.blueworld.com/
Bare Bones Software BBEdit 6 -- c'est pas de la gnognotte.
Quoi
de neuf dans la version 6 : compatibilité avec du texte encodé
en multi-octets (chinois, arabe, hébreu), reconnaissance de nouveaux
standards du Web tel que XHTML, WML, et CHTML, un éditeur de script
encore plus puissant et bien d'autres choses encore.
Venez le chercher
sur notre site : http://www.barebones.com/
Formation personalisée EN-LIGNE ! MacAcademy vient dans votre
![]()
entreprise et forme
vos équipes. Choisissez entre des formations
pratiques ou
théoriques, toutes concues pour répondre
précisément à vos besoins. Rendez-vous à :
at :http://www.macacademy.com/tidb
its.html 800/527-1914
ConceptDraw : créateur professionel d'arborescences et de
diagrames,
découvrez la nouvelle fonction de travail de groupe
qui permet à plusieurs personnes de travailler sur le même
graphique via Internet
Puissant, compatible MacOS X, tourne sous Mac et
PowerMac.
Version de démonstration gratuite : http://www.conceptdraw.com/
Web Crossing : vous voulez créer une communauté et
favoriser les échanges autour de votre site ? ![]()
Web Crossing est le premier logiciel au
monde pour la création de communautés en ligne
quelle que
soit la plateforme, via email et le Web !
VENEZ NOUS SOUMETTRE VOS
BESOINS http://webcrossing.com/01071
Ce numéro est traduit de l'américain par :
Sortie de Default Folder 3.1. -- St Clair Software a sorti Default Folder 3.1, qui donne de meilleures performances sous Services de navigation et dans les boîtes de dialogue Enregistrer sous, tout en corrigeant quelques bogues. La nouvelle version s'attaque à une limitation embêtante dans les boîtes de dialogue des Services de navigation Apple : dans Default Folder 3.1, appuyer sur les touches Commande et Flèche haut vous amène au prochain niveau supérieur dans la hiérarchie des dossiers, même si le clavier est fixé sur la boîte édition. On peut également modifier les commentaires Infos d'un fichier depuis l'intérieur des boîtes de dialogue d'un fichier en utilisant la commande Infos de Default Folder. D'autres correctifs comprennent une option pour accélérer le menu Récent dans les boîtes de dialogue des Services de navigation, et des rectifications de bogues dans la barre des réglages de Default Folder et dans les boîtes de dialogue Enregistrer sous du pilote d'imprimante LaserWriter 8. Default Folder est une mise à jour gratuite pour les utilisateurs enregistrés, et le fichier à télécharger pèse 1.1 Mo. [JLC]
http://www.stclairsoft.com/DefaultFolder/
Web Confidential 2.2.1 augmenté d'une fonctionnalité Importation et encore. -- Alco Blom a sorti Web Confidential 2.2.1, la dernière version de son utilitaire pour stocker les mots de passe et d'autres informations secrètes dans un fichier extrêmement sûr sur les Mac, les OP basés sur Windows et les ordinateurs de poche Palm (Voir "Web Confidential : Securing Information of All Sorts" in TidBITS-441 et "Web Confidential 2.0 Syncs with Palm Devices" in TidBITS-531.) Les modifications depuis la version 2.0 comprennent la possibilité d'importer des fichiers texte délimités par tabs, la capacité de changer la catégorie d'une carte, une option pour révéler les mots de passe en forme de texte plutôt qu'en forme de puces, un nouveau format de fichier qui est conforme au format de la version Windows de Web Confidential, et un conduit Palm mis à jour pour pouvoir gérer le nouveau format de fichier. On a également mis à jour la version Palm de Web Confidential (1.2.1), lui donnant plus d'options pour l'auto-verrouillage du fichier mots de passe, la production de mots de passe aléatoires, le transfert de données par infrarouge, et la capacité de cacher la phrase de passe au moment de l'entrer. Web Confidential 2.0.1 pèse 710 Ko par téléchargement, et Web Confidential pour Palm pèse 220 Ko ; ils sont tous les deux des partagiciels à 20 US$ séparément ou 35 US$ ensemble. Les mises à jour sont gratuites pour les utilisateurs enregistrés.
http://www.web-confidential.com/
http://db.tidbits.com/
getbits.acgi?tbart=05020
http://db.tidbits.com/
getbits.acgi?tbart=05938
Web Confidential a actuellement un concurrent qui vient de sortir chez Selznick Scientific Software. PasswordWallet 2.0.1, un partagiciel à 15 US$, propose un chiffrement aussi fort, une version Palm à 12 US$, et une interface plus simple. Il lui manque, pourtant, bon nombre des options de personnalisation de Web Confidential et il n'a pas de fonctionnalité de rangement par catégories. Toutefois, si Web Confidential, plus puissant, dépasse vos besoins, pensez à PasswordWallet. La version Mac pèse 390 Ko par téléchargement ; la version Palm, 27 Ko. [ACE]
http://www.selznick.com/products/passwordwallet/
par Joe Clark joeclark@joeclark.org
La semaine dernière, j'ai décrit ce que cela représente pour un site web d'être accessible aux personnes ayant des handicaps (voir "Web Accessibility : Surfing the Web Blind" dans TidBITS-571). Tout repose sur la manière dont les pages web sont codées et la technologie adaptative utilisée par une personne handicapée surfant sur le Web pour lire la page. Les choses s'améliorent lentement, mais les conditions ne sont pas bonnes en général. L'ergonomie appliquée au Web se réfère essentiellement à l'accès pour les aveugles ou les personnes mal-voyantes, mais peu d'auteurs web ont une notion d'ergonomie, et encore moins prennent encore le temps de faire les choses correctement. Pendant ce temps, avec un seul lecteur d'écran (un programme qui lit du texte, les menus, et le reste à haute voix) disponible pour les Mac - et qui ne fonctionne pas correctement avec les sites web - les aveugles utilisateurs d'ordinateur ont plutôt intérêt à utiliser Windows.
http://db.tidbits.com/g etbits.acgi?tbser=1189
Mais tout cela ne s'applique qu'aux sites web ne contenant que du texte et des graphismes. Qu'en est-il des sites qui s'appuient sur ces films QuickTime ou animations Flash sexy ?
Accès au Multimédia. -- Toutes sortes de vidéos en ligne posent des problèmes d'accès sèrieux en étant inaccessibles aux sourds (qui ne peuvent entendre la bande son ) et aux aveugles (qui ne peuvent voir la vidéo).
Que faire ? Il nous faut ici emprunter quelques trucs à des média plus anciens. La télévision et le cinéma se sont débattus avec l'ergonomie pendant des décades, et puisque les forces de convergence tendent à rendre Internet proche de ce qu'est la télévision, les leçons sont transposables.
Vous rendez les vidéos accessibles aux sourds et aux mal-entendants en légendant : transcription du dialogue et rendu des effets sonores pertinants. Les légendes ne sont pas la même chose que les sous-titres - entre autres différences, les sous-titres sont souvent utilisés pour les traductions de langues (les légendes sont dans la même langue que la piste audio et les sous-titres ne rendent compte que de la parole, et pas toujours dans son intégralité.
http://www.joec lark.org/understanding.html#subtitling
Si les légendes font partie du film vidéo original et ne peuvent pas être
désactivées, on dit qu'elles sont "ouvertes". Il n'y pas beaucoup de
légendes ouvertes de nos jours, alors que quasiment tous les sous-titres
sont ouverts. Il n'ya pas que la vidéo qui peut être légendée : l'opération
de légender les films en salles lors des premières est déjà mise en oeuvre, mais
encore rare. Cependant, vous pouvez rendre la vidéo accessible aux aveugles et aux
déficients visuels à travers une description auditive, dans laquelle le
narrateur, à partir d'un script très détaillé, décrit à voix haute le
mouvement des personnages, leurs caractérisques, les costumes, les titres,
et d'autres informations visuelles nécessaires pour comprendre ce qui se
passe vraiment. Les descriptions sont généralement données pendant les
pauses naturelles du dialogue. Les sources les plus importantes de
descriptions auditives sont télévisuelles - sur PBS et sur la chaîne Turner
Classic Movies, tous les deux aux États-Unis. WGBH, la chaîne publique de
Boston, et le centre Kennedy offrent un panel de descriptions auditives en
ligne. http://main.wgbh.org/
wgbh/access/dvs/dvstv.html Si vous pouvez lire des DVD zone 1, vous pourrez lire les sous-titres
et entendre les descriptions auditives des deux seuls DVD qui en aient,
Terminator 2 et Basic Instinct (ils fonctionnent correctement sur un Mac
avec lecteur DVD). Il y aura aussi en mars 2001 un coffret de trois DVD
proposé par PBS : La maison déchirée d'Abraham et Mary Lincoln(NdT,
traduction approximative d'après le titre américain "Abraham and Mary
Lincoln : A House Divided"), coffret qui proposera légendes, sous-titrage
DVD, descriptions auditives et, pour la première fois, menus audiovisuels.
http://us.imdb.com/DVD?0103064 Ça a l'air bien non ? Mais il y a quelques hics... Il n'y a pas d'expérience prolongée de production en ergonomie
multimédia. Légendes et sous-titrage DVD sont comparativement bon marché -
au vu des centaines de dollars que coûte une heure - mais si votre site
n'est pas affilié à un riche réseau télévisé ou à un studio de production,
le coût cesse d'être bon marché. La description auditive n'est bon marché
qu'en terme de budget de film, tournant autour de 10 000 US$ par film. Les
prix continuent à baisser, mais graduellement. Autre complication, le manque
de connaissance : les auteurs multimédia ne devraient pas essayer
de légender, sous-titrer, décrire et doubler leur propre production, parce
qu'ils sont virtuellement sûrs de se tromper. Les auteurs sont donc coincés :
ça ne fleure pas bon la qualité s'ils essaient le fait-maison pour pas cher,
mais les services externes coûtent pas mal d'argent, et très peu travaillent
pour les médias en ligne. Les systèmes en ligne de sous-titrage et de description audio sont mal
soutenus. Il est possible d'insérer des sous-titres dans un film QuickTime
et il y a toute une syntaxe de type HTML pour le balisage de sous-titres et
de description audio (appelé Synchronized Media Interchange Language ou
SMIL), mais les incompatibilités foisonnent. Il y a tellement de systèmes de
transfert vidéo (QuickTime, RealVideo, Windows Média, etc.), et tant de
versions différentes, qu'on ne peut pas espérer que le destinataire aura le
bon logiciel ou l'extension nécessaire. De plus, la documentation d'Apple
sur l'intégration de SMIL dans QuickTime 4.1 donne de nombreux
renseignements sur la façon d'insérer de la publicité, mais aucun sur les
programmes d'aide aux handicapés. http://www.w3.org/TR/RECsmil/ Cacher les descriptions audio (pour qu'on puisse les mettre en route ou
les arrêter à volonté) est difficile ou impossible dans les divers formats
du web. De toute façon, l'accessibilité "fermée" est inutile dans le
multimédia. Avec des technologies comme Akamai qui distribue de gros
fichiers à un grand nombre de serveurs pour accélérer les échanges et avec
l'espace disque aujourd'hui si bon marché, il vaut mieux offrir des versions
distinctes d'une vidéo en ligne, dont l'une intègre les fonctions d'accès.
On n'a plus qu'à sélectionner dans un menu la version (sous-titré, ou
décrit, ou doublé) et à regarder. http://www.akamai.com/ Un autre handicap, c'est que personne ne produit de vidéos sous-titrées
ou avec description sonore. On n'en trouve pas, un point, c'est tout.
Pratiquement tout le "contenu" disponible l'est sous forme de courtes
démonstrations. http://main.wgbh.org/wgbh/pages/ncam/richmedia/ Pourquoi pas ? Parce qu'il y a très peu d'outils. Première d'Adobe et les
programmes de création du même genre ne permettent pas de créer des
sous-titres et des descriptions sonores. (On peut bidouiller quelques
titres, mais on ne peut pas passer sa vie à bidouiller ...) Un outil
spécialisé, MAGPie, ne marche que sur Windows. http://main.wgbh.org/wgbh/pages/ncam/webaccess/magpie/ Les sociétés en place qui font du sous-titrage et du référencement
d'émissions télévisées ou de films vidéo sont généralement incapables de
faire la même chose pour les documents en-ligne. Il ne reste donc que les
services "Caption Center" et le "Descriptive Video Service" mis en place par
la chaine publique américaine WGBH. http://captioncenter.wgbh.org/ Le manque de spécialistes. -- Mais les obstacles
techniques ne sont rien comparés au fait qu'il n'y a personne formé de
manière adéquate pour faire ce travail. La transcription et la description
orale (ainsi que deux techniques voisines, le sous-titrage et le doublage)
sont des disciplines passablement difficiles. Vous trouvez que c'est
difficile de concevoir une page web ? Eh bien, essayez maintenant de la
décrire par écrit ou bien oralement. Le sous-titrage n'a rien à voir avec ce
que vous avez l'habitude de voir au cinéma ou bien la simple transcription
des dialogues... il s'agit ici de résumer par écrit en moins de cinq secondes
une scène de votre feuilleton télé préféré. Essayez pour voir. De plus, il
n'existe aucun manuel, aucune méthode, aucun cursus pour apprendre le
sous-titrage, la description, la localisation ou bien le doublage (mis à
part une formation limitée au sous-titrage proposée en Grande Bretagne). Deux technologies récentes ont mis en lumière ce manque de spécialistes.
Il s'agit de Macromedia Flash et des graveurs de DVD. Flash, un outil de création multimédia dont on retrouve les animations - souvent totalement futiles - un peu partout sur le Web est à l'origine - à
lui tout seul - d'un concept clef du Web : "Skip intro." (Sauter l'animation
d'ouverture) [NdT ; Il y a même un site qui est dédié à ce concept : http://www.skipintro.com]. Les animations Flash sont totalement inaccessibles aux aveugles. Un point
c'est tout. Aucun "lecteur d'écran", aucune technologie adaptative n'est
capable d'interpréter du contenu Flash (NdT : Aucun robot de moteur de
recherche non plus d'ailleurs). Même quand on essaie de rendre Flash
accessible - par exemple à travers les projets du groupe SNOW ("Special
Needs Opportunity Windows" - initiative en faveur des personnes à besoins
spéciaux) de l'Université de Toronto au Canada, on est obligé d'entourer ces
animations de toute une série d'avertissements et de modes d'emploi. http://snow.utoronto.ca/initiatives/flash.html Macromedia a enfin reconnu qu'il y avait un problème. On trouve
maintenant sur leur site web des pages très impressionnantes expliquant à
quel point Flash est un outil adapté aux handicapés. Malheureusement, après
avoir lu en détail tous leurs documents et discuté longuement avec le
responsable du projet "Accessibilité aux handicapés" il m'est apparu assez
clairement que Macromedia ne comprend pas vraiment les tenants et les
aboutissants de l'ergonomie informatique en direction des handicapés et ne
saisit pas la difficulté de former les auteurs d'animations Flash à cette
question. Et même si la technologie Flash offrait des options ergonomiques
efficaces et à toute épreuve, permettant de créer des versions alternatives
de sites, (avec des sous-titres par exemple), il n'en reste pas moins que
les créateurs de contenus en Flash ne disposent d'aucun support, d'aucune
méthodologie qui leur enseignerait comment créer ce genre de contenus
alternatifs. http://www.macromedia.com/macromedia/accessibility/ Deuxième exemple : la nouvelle génération de graveurs qui permet de
fabriquer ses propres disques DVD. Au début de cette année, à Macworld Expo
San Francisco 2001 Steve Jobs a crée l'événement en présentant iDVD et DVD
Studio Pro, deux logiciels Apple qui permettent aux utilisateurs de créer et
monter des films, de les sous-titrer et d'y inclure de l'interactivité avant
de les graver au format DVDs à l'aide du lecteur-graveur SuperDrive
disponible sur les derniers modèles de Power Mac G4s. DVD Studio Pro vous
permet de superposer plusieurs pistes sons et d'intégrer des sous-titres.
C'est super ! Mais ce n'est pas parceque ces fonctions existent que pour
autant les futurs contenus sur DVD seront plus accessibles aux handicapés.
Dans certains cas des sous-titres mal faits et des descriptions bâclées sont
pires que pas de sous-titres du tout. http://www.apple.com/dvdstudiopro/ Et Napster ?Naturellement, aucune
étude de contenu multimédia sur le Web ne serait
complète sans Napster, les stations de radio internet
et les autres média audio. Dans ce cas, les personnes
concernées sont les sourds et les malentendants. Bien
que les clips vidéos qui passent à la télé ou sur
cassettes vidéo en Amérique du Nord soient sous-titrés
(il s'agit de contenu audio-visuel), il n'y a aucun
moyen de rendre les fichiers musicaux qui s'échangent
sur internet accessibles aux malentendants. http://www.joeclark.org/snowcc.html Toutefois les fichiers audio en ligne qui
contiennent de l'information verbale peuvent être
transcrits. En fait, c'est la méthode la plus utilisée
pour les cours (dans les entreprises
d'apprentissage électronique) et les réunions
littéraires. On peut imaginer d'encoder le contenu
audio d'un fichier QuickTime sous forme de
sous-titres, mais personne ne le fait. (On peut aussi
encoder la transcription dans un fichier SMIL mais
avec les problèmes d'incompatibilité et d'utilisation
qui y sont liés.).
Un autre problème réside dans le contrôle des
plug-ins eux-mêmes. Par exemple, le son en streaming
intéresse pas mal les aveugles et malvoyants, mais il
faut pour cela contrôler le lecteur QuickTime,
RealAudio ou WindowsMedia, avec un lecteur d'écran et
des commandes au clavier. Sous QuickTime, les
équivalents clavier sont minables et le contrôle des
fichiers QuickTime nécessite souvent la manipulation
directe d'images qu'un malvoyant de voit pas
forcément. Les raccourcis clavier de RealPlayer Plus
permettent de contrôler de nombreuses fonctions,
surtout sous Windows. Quant à Windows Media Player,
s'il possède des raccourcis clavier, on n'en parle pas
dans la documentation en ligne. http://www.apple.com/quicktime/resources/qt4/us/help/sc/pgs/scShrtct.htm
Rien que des ennuis. -- Tout n'est
donc pas rose dans le monde des technologies adaptées.
Où que vous regardiez - programmes et matériel
adaptés, soutien direct d'Apple, efforts des
développeurs, conception de sites web, de navigateurs
et de contenu multimédia - tout est toujours un peu
moins mauvais sous Windows et parfois même vraiment
meilleur. Décourageant tout cela. Mais, on ne doit pas raisonner de cette
façon. Après vingt ans à observer la télévision sous-titrée, expliquée
et doublée, à écrire sur elle, à faire des conférences sur elle,
à l'avoir rudoyée, et en avoir été obsédé, je sais par expérience
qu'une certaine minorité de personnes non handicapées utilisent
réellement les médias assistés. Essayez-le vous même : regardez votre télévision et votre home
cinema avec les sous-titres en la laissant allumée pendant deux
bonnes semaines. (sans tricher). Deux semaines. Presque tous les
télévisions récentes sont équipées de puces de décodage des sous-titres
en Amérique du Nord, en Europe et ailleurs. Vous découvrirez rapidement
que vous avez développé une habilité nouvelle à lire, écouter et
regarder simultanément. C'est une évidence expérimentale que même
les personnes entièrement nouvelle au sous-titrage deviennent habiles
à comprendre la télévision même avec cette nouvelle source d'information. http://www.joeclark.org/research-roundup.html#eye Evidemment, en Amérique du Nord, les lecteurs de sous-titres pour sourd
sont minoritaires. Même avec la faible qualité typographique des
sous-titres,
et les nombreuses limitations techniques, regarder une émission de
télévision
avec des sous-titres est une expérience plus riche. http://www.joeclark.org/hearing-maj.html Mais savez-vous ce qui serait d'une grande aide ? Quelques éclairs de
Steve Jobs. Qu'est-ce que vous pariez que Steve Jobs est le type de personne
qui a réellement des médias assistés, ou qui les acquièrerait si on les lui
présentait correctement ? Jobs est déjà un homme important des médias et un
évangéliste des films au bureau sur un Mac. Il a besoin de quelques
démonstrations de ce que les médias assistés - et dans cette matière les
technologies adaptées - peuvent faire avec un Mac. Pourrait-il s'en
faire une religion et mettre toute sa puissance d'expression pour les
développer en les rendant simples ? Avec cette sorte d'officialisation, ne verrions-nous pas finalement
quelques actions réelles pour le développement de l'assistance sur
Macintosh ? [Joe Clark est un ancien journaliste de Toronto qui a suivi,
travaillé et écrit sur les problèmes de handicap depuis 20 ans.
Découvrez ses nombreux écrits sur l'accessibilité en visitant son site
web.] by Adam C. Engst ace@tidbits.com La semaine dernière, j'ai examiné un certain nombre de systèmes de
collaborations inter-documents que j'ai utilisé par le passé et je vous ai
donné quelques conseils pour vous en sortir vous-même avec un système
identique. Mais, tous les systèmes dont je vous ai parlé correspondaient à
l'envoi de fichiers -habituellement des documents Microsoft Word- au
travers d'internet. Cette semaine, je m'en vais vous parler d'un ou deux
systèmes collaboratifs de ce genre qui existent complètement sur internet :
QuickTopic et WikiWikiWebs. Quelques autres systèmes similaires que je n'ai
jamais utilisé ont aussi été mentionné dans la liste TidBITS donc n'hésitez
pas à aller les consulter aussi. http://db.tidbits.com/
getbits.acgi?tbart=06349 le système QuickTopic -- Le premier des ces systèmes
collaboratifs est le nouveau site web : QuickTopic Document Review (NDT :
"vérificateur de document QuickTopic"). Au départ, QuickTopic est un espace
de discussion dédié, basé sur un site web minimum. Ce n'est pas
complètement privé - la seule sécurité passe au travers de l'obscurité
(l'URL pointant sur votre espace de discussion comporte une partie
aléatoire de chiffres et de lettres) - mais il peut être très pratique pour
de rapides discussions. Il affiche des messages les uns au-dessus des
autres sur la page web et il peut vous les envoyer par courriel si vous
préférez. C'est une idée astucieuse, mais je préfère dans ce cas utiliser
Eudora, qui propose un environnement de lecture et d'écriture des messages
plus souple, et qui archive tout ce que vous voulez pour la postérité. J'ai trouvé QuickTopic Document Review plus intéressant car il offre une
façon simple de laisser lire et commenter un document par un nombre
aléatoire de personnes sans se préoccuper du format de fichiers, du système
d'échange de ces fichiers, ou de conventions d'annotations spécifiques. Un
simple navigateur est nécessaire. http://www.quicktopic.com/newfeature.html Voici comment cela fonctionne. Premièrement, quelqu'un place un document
HTML, et QuickTopic Document Review préfixe chaque paragraphe avec un
"point de commentaire" et un lien numéroté séquentiellement. Pour faire un
commentaire, il suffit de cliquer sur le point ou le lien numéroté, puis
d'entrer votre commentaire dans le champs texte qui apparaît sur la page
suivante. Quand vous cliquez sur le bouton d'envoi du commentaire,
QuickTopic crée un nouveau message lié au document et l'affiche. Les
paragraphes qui sont ainsi commentés affichent alors une icône de loupe
juste à côté du point de commentaire. Vous pouvez aussi consulter
uniquement les commentaires ou bien les consulter en même temps que le
document original auquel il est associé, et vous pouvez les trier par les
noms des envoyeurs ou par leurs numéros de paragraphe, tout ceci pouvant
être assez utile lorsque vous désirez intégrer vos commentaires dans vos
documents originaux (ce que vous devez faire manuellement vous-même
évidemment). Le groupe de travail sur la communication de XNSORG a récemment essayé le
système de révision de document de QuickTopic pour parfaire un long livre
blanc.
Cela a bien fonctionné, malgré quelques désagréments.
Par exemple, pour écrire et soumettre un commentaire vous êtes envoyé vers
une nouvelle page, alors vous devez soit créer vos commentaires dans une
nouvelle fenêtre, soit cliquer deux fois sur l'icône de retour.
Mais le développeur de QuickTopic est constamment en train d'améliorer son
système, alors je n'ai pas de soucis pour son avenir. Pour avoir une idée du fonctionnement du système de QuickTopic, essayez
de commenter cet article en cliquant sur le lien ci-dessous. http://www.quicktopic.com/6/D/saEbesdoTmcH.html Wikis. -- QuickTopic permet de faire des revues de documents, mais qu'en est-il lorsque plusieurs personnes doivent
modifier le même document en ligne ?
Pour cela, vous pouvez vous tourner vers une autre technologie appelée
WikiWikiWeb (cela vient du mot Hawaiien signifiant "rapide" souvent abrégé
par "wiki"). Un wiki est une application web qui permet d'édition en ligne de
documents.
En fait, un wiki permet l'édition de sites web complets, grâce à un système
de création de page automatique.
Ce niveau de liberté peut paraître inquiétant lorsqu'on est habitué au
laborieux processus de création, d'édition, de téléchargement et de mise à
jour de pages web.
Cela est encore plus déroutant lorsqu'on pense que n'importe qui pourrait
modifier ou même effacer votre texte.
Cependant, d'après les témoignages que j'ai pu recueillir en lisant des
wikis et en parlant à des gens l'utilisant sérieusement, de tels vandalismes
textuels arrivent rarement. Parce que, tout comme dans le logiciel libre, la pression sociale empêche
les écarts.
Mais d'autres mécanismes de protection existent aussi.
Chaque version d'une page wiki est conservée (par un système efficace qui ne
stocke en fait que les différences entre deux versions) alors il est
toujours possible de revenir à une version antérieure au vandalisme.
Et, certains wiki permettent de limiter l'accès à des pages selon l'adresse
IP ou via une identification, et par exemple, faire en sorte que tout le
monde puisse lire une page, mais que seuls quelques-uns puissent la
modifier.
Une autre option permet d'interdire les modifications de la page aux
personnes non autorisées, mais laisse la possibilité de faire des
commentaires en fin de page à n'importe qui. Utiliser les Wikis. -- Le WikiWikiWeb originel fur
créé par Ward Cunningham, mais je trouve les explications de ce site
excessivement abstraites et inorganisées. Il est intéressant de
naviguer dans le wiki originel de Ward, mais je vous préviens qu'il
est aisé de s'y noyer. http://www.c2.com/cgi/wiki?Wik
iWikiWeb Le logiciel wiki lui-même étant en Open Source, un vaste nombre de
clones wiki sont apparus, écrits dans de multiples langages et
tournant sur de multiples plateformes. Quelques-uns offrent même de
l'espace libre aux visiteurs, ce qui permet de mettre en place son
propre wiki pour tester ou collaborer sur des documents, comme sur le
site WikiWeb (où des logiciels wiki sont également vendus pour des
intranets). http://www.c2.com/cgi/wiki?WikiWikiClones J'ai utilisé le site WikiWeb pour collationner des questions pour
le Netters Dinner Survey de la MacWorld Expo de cette année. On
pouvait y lire les questions existantes, puis soit les modifier (pour
y ajouter de nouvelles réponses, par exemple) soit ajouter de
nouvelles questions. Cela a relativement bien fonctionné pour
rassembler des questions quand j'ai présidé la rituelle séance de
votes à main levée. J'ai également créé une autre page sur WikiWeb où
j'ai invité les gens de TidBITS Talk à explorer et commenter - cela
m'a montré que les wikis sont trop informels pour les discussions,
car les commentaires peuvent y être ajoutés n'importe où, et il n'y a
aucune indication sur leurs dates ou (parfois) leurs auteurs. Le
point fort des wikis est la création et la modification de documents,
et pour que vous puissiez voir à quoi cela ressemble, j'ai également
chargé l'ensemble de cet article sur le site WikiWeb. http://www.wikiweb.com/~NettersDinnerSurvey Le wiki que je connais c'est celui de XNSORG (il est interne pour le
moment, nous espérons l'ouvrir rapidement au reste du monde) pour le
développement et la vérification du contenu (developing and reviewing
content). Les pages débutent soit entièrement vides, soit relativement
complètes. Par exemple, nous parlons surtout du nouveau contenu de notre
page d'accueil, aussi j'ai créé une page (en fait la création d'une page
consiste simplement à lui donner un nom et à cliquer sur un lien) et rédigé
une ébauche de texte. Mon but n'est pas de faire tout le travail moi-même
lors de la première version, mais d'y proposer suffisamment de matière pour
que les autres soient incités à ajouter du texte, faire des modifications ou
alors simplement écrire des commentaires, lorsque je leur envoie l'adresse
de la page. De plus, je peux faire autant de modification que je veux, et
quand je veux, sans avoir à redistribuer les nouvelles versions. Cette
démarche fonctionne quand désespérément personne ne veut démarrer la
rédaction d'un document puisque cela permet de répartir le travail
(since it spreads the workload). Dans ce cas, il y a toujours quelqu'un
qui finit par prendre la responsabilité du document, c'est-à-dire faire les
corrections, vérifier les liens et arranger la mise en forme. À d'autres moments, il est plus malin d'utiliser un document beaucoup
plus complet et le proposer sur une page wiki pour les relectures et
corrections. Cette démarche peut faire gagner beaucoup de temps à la
personne qui est à l'origine responsable du document, puisque ceux qui vont
relire vont souvent trouver et corriger des petites erreurs, et peuvent
ajouter ou modifier des explications appropriées. Cela n'évite pas à
l'auteur de faire la relecture final, mais ça reste une manière souple de
recueillir des commentaires et des modifications sans mettre à jour et
distribuer un tas de versions du document. Nous avons trouvé d'autres utilisations de wiki dont voici quelques
exemples : la publication les compte-rendus d'un groupe de travail sans
avoir besoin de créer et poster des pages web traditionnelles. Mais aussi un
agenda ouvert dans lequel chaque membre d'un groupe de travail peut ajouter
des questions à l'ordre du jour, une "feuille de route" qui change très
souvent, une liste de choses à faire par les membres du groupe de travail.
Globalement, je dirais que wiki est un grand succès, et nous n'arrêtons pas
de penser aux différentes manières de l'utiliser. Lorsque nous pourrons
l'ouvrir au public, nous l'utiliserons par exemple pour les FAQ, ainsi les
gens pourront poser des questions et nous pourrons leur répondre directement
sur la même page, en évitant la lenteur de la démarche habituelle quiconsiste à revoir et envoyer les document HTML. Wiki sur sur Mac. -- Même si j'ai trouvé le site public
de WikiWeb, j'aurais aimé voir comment cela tournait sur Mac. La plupart des
wikis ont été écrits dans des langages soi-disant multiplates-formes comme Java ou Perl, mais je n'ai ni le temps, ni l'expertise pour les faire
tourner sur un Mac. C'est alors que j'ai été prévenu de l'existence de Swiki, qui a été écrit dans une variante de SmallTalk appelée Squeak,
développé initialement en tant que projet de recherche chez Apple (à ce qu'il paraît, les développeurs suivirent Alan Kay chez Disney). Swiki (je ne peux pas croire qu'ils ont loupé les noms SqWiki ou "squeaky") requiert son
propre serveur web, appelé Comanche. Le téléchargement et l'installation
complète sont entièrement gratuits. Celle-ci n'est pas compliquée - il
suffit de suivre les indications du second lien en bas de page (puisque les
instructions elles-mêmes se trouve sur un Wiki, j'ai procédé à quelques
éditions que j'ai trouvé quelque peu confuses). http://pbl.cc.gatech.edu/myswiki Sans l'avoir testé à l'extrême, il semble fonctionner sur mon PowerBook G3 (sauf les avertissements par courriels et le changement de pages). J'ai
également été impressionné par les fonctionnalités - même si je ne suis en
aucune façon expérimenté avec les wikis. Swiki semble offrir énormément
plus d'options de mise en page et de contrôles d'accès que plusieurs autres
implémentations. Si vous aimez jouer avec des serveurs Internet, Swiki vaut
largement le coup d'oeil. Bien que le PowerBook représente une machine serveur pouilleuse pour la
simple raison que je la débranche à l'occasion, je me demande si Swiki ne
constituerait pas un bon outil pour collaborer avec les auteurs sur des
ébauches d'articles de TidBITS. Les deux principaux inconvénients sont les
outils primitifs d'édition dans le champ texte d'un navigateur web. De plus,
on perdrait notre système de code couleurs si nous reprenons le texte de
Nisus Writer. Cependant, je pense pouvoir solutionner cette critique avec
une macro qui utiliserait l'environnement d'édition de Nisus Writer et qui
traduirait le texte de Nisus Writer en un balisage Swiki. Nous verrons comment cela fonctionne, et peut-être cela finira-t-il en un
moyen supplémentaire dans mon arsenal d'outil d'édition collaborative pour
de futurs projets. En même temps, j'espère que cette série a été utile en
donnant quelques idées pour vos propres besoins de collaboration, et
n'hésitez pas à partager d'autres approches que vous avez expérimentées sur
le TidBITS Talk.
http://main.wgbh.or
g/wgbh/access/dvs/dvsclip.html
http://kennedy-center.org/multimedia/surface/home.html
http://us.imdb.com/DVD?0103772
http://main.wgbh.org/wgbh/access/dvs/presspage.html
http://www.w3.org/TR/SMIL-access/
http://www.alistapart.com/stories/smil/
http://www.contenu.nu/200008.html#access
http://dvs.wgbh.org/
http://www.alistapart.com/stories/unclear/
http://www.joeclark.org/dvdsubs.html
http://www.joeclark.org/vibecc.html
http://www.joeclark.org/slogancc.html
http://service.real.com/help/player/plus_manual.8/htmfiles/k
eyboardshtcuts.htm#14791
Tous ensemble ! Collaborer à plusieurs sur un document via Internet, chapitre 3
http://db.tidbits.com
/getbits.acgi?tlkthrd=1312
http://www.wikiweb.com/
http://www.wikiweb.com/~TidBITSWiki/TidBITSWikiComments
http://www.wikiweb.com/~TidBITSWiki/DocumentCollaborationArticle
http://minnow.cc.gatech.edu/swiki/16
Les publications et les sites web sans but lucratif peuvent
réimprimer ou créer des liens vers nos articles en
référençant leur origine. Pour les autres,
contactez-nous, SVP. Nous ne garantissons pas l'exactitude de nos articles.
Caveat lector. Les noms de publication, de produit et de compagnie peuvent
être des marques déposées. TidBITS ISSN
1090-7017.