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TidBITS#614/28-Jan-02

La semaine dernière, nous avons reçu une avalanche d'infos, de la plus insipide à la un peu intéressante et ce d'entreprises comme Microsoft, Amazon, ou Palm. Lisez donc ce qu'Adam en a retenu et sur bien d'autres encore ; il y a aussi son point de vue sur l'intérêt de conserver son vieux matériel Macintosh. Une autre avalanche cette semaine, mais de sorties (on ne va quand même pas se plaindre !), avec les nouveaux Power PC boostés au gigahertz, le Palm i705 sans fil, Opera 5.0, Now Up-to-Date & Contact 4.1.1, iView MediaPro 1.4, QuarkXPress 5.0, et les derniers pilotes pour le contrôleur PowerMate de Griffin Technology.

Sommaire :

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MailBITS/28-Jan-02

Le G4 se paye enfin le gigahertz. -- Apple vient de sortir ses nouveaux Power Mac G4, mettant un peu de distance entre le haut de sa gamme professionnelle et le surprenant et puissant nouvel Imac (avec son écran plat). Le modèle le plus doté (3 000 US$, 4 259 euros sur l'Apple Store NdT.) tourne avec deux processeurs PowerPC G4 à 1 GHz. Chaque processeur est aidé en cela par une nouvelle architecture de mémoire cache de niveau 3 (cache N3) d'une capacité de 2 Mo (la mémoire cache N3 utilise de la mémoire SDRAM à double débit (DDR), cadencée jusqu'à 500 MHz). Il possède aussi 256 Ko de cache intégrée de niveau 2 (L2) fonctionnant à la vitesse du processeur, 512 Mo de RAM, et un disque dur Ultra ATA/66 de 80 Go (7 200 tr/min). La configuration juste en dessous (2 300 US$, 2 699 euros sur l'Apple Store. -- NdT) tourne avec un processeur à 933 MHz avec la même cache L2 et L3, 256 Mo de RAM, et un disque dur Ultra ATA/66 de 60 Go (7 200 tr/min). Ces deux configurations intègrent aussi un lecteur/graveur SuperDrive et une carte graphique Nvidia GeForce4 MX avec 64 Mo de mémoire SDRAM DDR. Enfin le nouveau modèle d'entrée de gamme professionnelle est proposé moins cher que l'ancien modèle d'entrée de gamme (1 600 US$, 1 899 euros sur l'Apple Store NdT.). Ce dernier tourne avec un processeur 800 MHz, 256 Ko de cache L2, 256 Mo de RAM, un disque dur Ultra ATA/66 de 40 Go (7 200 tr/min), un lecteur/graveur CD-RW, et une carte graphique ATI Radeon 7500 double écran. Un combiné lecteur DVD/graveur CD-RW est aussi disponible en option.

http://www.apple.com/powermac/
http://www.apple.com/pr/library/2002/jan/28pmg4.html

En plus des logiciels Apple livrés en standard (iPhoto, iTunes, iMovie), les nouveaux PowerMac proposent toute une panoplie de logiciels de compagnies tierces pour MacOS X, dont : GraphicConverter de Lemke Software's, Snapz Pro X d'Ambrosia, PixelNhance de Caffeine, les logiciels d'Omnigroup (OmniGraffle et OmniOutliner), PCalc 2 de James Thompson, et encore ADT (Art Director's Toolkit édité par Code Line Communications). Il est évident que Apple destine les nouveaux PowerMac au marché des professionnels du graphisme. Et l'on constate avec ravissement la présence de ces superbes utilitaires comme GraphicConverter, dans un environnement où les gros programmes comme Photoshop sont légion. Les nouveaux PowerMac devraient être disponibles à partir de février.[JLC]

http://www.apple.com/powermac/software.html

Opera 5.0, une alternative aux navigateurs Internet traditionnels (sous MacOS Classique). -- Opera Software a sorti ce mois-ci la version finale d'Opera 5.0, leur navigateur Internet fonctionnant sous les systèmes MacOS 7.5.3 à  9.2 (la version pour MacOS X est toujours en version beta). Opera permet entre autres, un affichage rapide des pages, une navigation facilitée par des raccourcis claviers, une recherche efficace depuis le navigateur lui-même, l'agrandissement des pages web et un bon paquet d'options de configuration. Bien sûr, ce programme n'est pas parfait ; par exemple, on perd facilement la liste de l'historique dans les plantages de la machine et il n'y a pas de méthode idéale pour afficher le texte trop petit de nombreux sites web (voyez "Sur le Web, Windows s'affiche en tout petit" dans TidBITS-467). Jusqu'à présent, nos tests ont montré qu'Opera est une alternative tout à fait crédible à Internet Explorer 5.1 ou Netscape 6. Si vous n'êtes pas satisfaits de l'un ou l'autre de ces navigateurs, n'hésitez donc pas à jeter un coup d'oeil à Opera. Il est gratuit en mode publicité (je n'en ai pas encore vu, grâce au sursis de 30 jours dont on bénéficie en s'inscrivant, mais je suppose qu'il affiche un bandeau publicitaire dans le genre de celui d'Eudora en mode sponsorisé). Si vous préférez soutenir Opera directement, le programme coûte 40 US$ ou seulement 20 US$ pour les étudiants et les personnes âgées. Il y a aussi des réductions si vous achetez plus de neuf copies du programme. Opera 5.0 tourne sur un Mac à base de Power PC, sous système 7.5.3 ou supérieur et ne pèse que 2 Mo à télécharger. [ACE]

http://www.opera.com/mac/
http://www.opera.com/pressreleases/en/2002/01/20020109.html
http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=05284

Le Palm i705 sans fil est disponible. -- Palm a sorti le Palm i705, un organiseur sans fil de dernière génération. L'i705 est encore bien plus petit et plus fin que son prédécesseur, le Palm VIIx ; il ne pèse que 167 grammes pour un peu plus de 12,7 millimètres d'épaisseur. Il comporte une antenne intégrée (pas comme le VIIx qui l'avait dépliable), qui peut être réglée pour rester activée ; de cette façon, on peut consulter son courrier électronique ou les messages instantanés d'AOL, au travers du service en ligne Palm.Net et ce même si l'organiseur est éteint ; vous pouvez choisir des alertes vibrantes, sonores ou flashantes pour vos courriers entrants. L'appareil embarque 8 Mo de RAM, un slot pour carte d'extension, un écran en niveaux de gris et une batterie Lithium rechargeable. Du côté des logiciels, l'i705 tourne sous PalmOS 4.1 et il est fourni avec Documents To Go de Dataviz, PhotoSuite Mobile Edition de MGI et PalmReader, le logiciel de livre électronique de Palm. Disponible dès maintenant, il coûte 450 US$ (environ 500 euros). L'abonnement au service Palm.net coûte entre 20 US$ et 40 US$ (entre 22 euros et 44 euros, environ) par mois, selon les options que vous désirez. [JLC]

http://www.palm.com/products/palmi705/
http://www.palm.com/products/palmi705/wireless.html

Now Up-to-Date & Contact 4.1.1 corrige de nombreux bogues. -- Les utilisateurs de Mac OS X utilisant Power On Software's Now Up-to-Date & Contact 4.1 sont invités à se procurer la dernière version 4.1.1. Les bogues corrigés sont ceux qui sont liés à l'impression, à l'enregistrement automatique à la fermeture, à l'export HTML (depuis les rendez-vous et contacts publics sur un serveur), au glisser-déposer des rendez-vous (depuis le calendrier vers la liste des tâches), à la désactivation de la fonction QuickDay dans la barre de menu, et bien plus encore... La mise à jour est gratuite et pèse 15 Mo au téléchargement, et, on le répète, elle est seulement nécessaire à ceux qui utilisent Now Up-to-Date & Contact 4.1 sous MacOS X - la version actuellement disponible pour MacOS 9 étant la 4.0.3. [ACE]

http://www.poweronsoftware.com/products/nudc/tour/productInfo.asp
http://www.poweronsoftware.com/products/nudc/tour/upgradeInfo.asp

iView MediaPro 1.4 ajoute les présentations de pages web. -- iView Multimedia vient de sortir iView MediaPro 1.4, la dernière version de leur surprenant programme de catalogage de medias. La version 1.4 ajoute quelques fonctionnalités bienvenues, incluant une fonction de sauvegarde incorporée (qui peut copier des fichiers vers un CD-R ou vers d'autres disques amovibles), la rotation JPEG sans perte, le support des souris à molette, le support pour les icônes de MacOS X, une option pour créer des bibliothèques en HTML, l'amélioration des performances sous MacOS X, et la correction de certains bogues. La mise à jour est gratuite pour les utilisateurs enregistrés ; vous pouvez utiliser une version d'essai (2,3 Mo en téléchargement) pendant trois semaines, qui vous coûtera ensuite 50 US$ (30 US$ pour la mise à jour depuis la dernière version d'iView Multimedia ou de PhotoRelay).

http://www.iview-multimedia.com/products/mediapro/
http://www.iview-multimedia.com/products/mediapro/mp_release.html

Alors qu'iView MediaPro et iPhoto, tout juste sorti, sembleraient répondre aux mêmes besoins, ces deux produits sont en fait complémentaires. Le glisser-déposer fonctionne parfaitement bien entre les deux : iPhoto importe volontiers les images glissées depuis iView MediaPro et ce dernier fait pareil avec les images importées de iPhoto. De plus, iView MediaPro possède des boutons pour régler la luminosité, le contraste et la définition ainsi que des outils de base pour corriger les couleurs (dans le menu Fenêtres, choisir Afficher calibration) mais il lui manque des outils tels que la suppression de l'effet "yeux rouges" ou la conversion en noir et blanc qu'on retrouve d'ailleurs chez iPhoto. [ACE]

http://www.apple.com/iphoto/
http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=06683

http://www.apple.com/iphoto/
http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=06683

QuarkXPress 5.0 maintenant disponible. -- Quark a commencé à livrer QuarkXPress 5.0, une mise à jour qui mijote depuis longtemps dans les fourneaux du chef de file des programmes de mise en page. La nouvelle version inclut une fonctionnalité nouvelle de tableaux pour travailler avec des données tabulaires, des calques pour gérer différents éléments de conception, plus un support amélioré d'AppleScript et des améliorations pour la gestion des couleurs. QuarkXPress 5.0 déploie également des fonctions d'édition web et des outils d'exportation XML permettant aux créatifs de générer des fichiers qui ne sont pas vraiment lié la mise en page. Bien que Quark ait déclaré travailler au développement de la version MacOS X, QuarkXPress 5.0 ne tourne que sous MacOS 9 ou dans l'environnement Classic de MacOS X. Le prix du programme est fixé à 900 US$ et la mise à jour pour les utilisateurs de la version 4 est de 300 US$. [JLC]

http://www.quark.com/products/xpress/

Mise à jour logicielle pour le PowerMate de Griffin. -- Si vous êtes un des nombreux visiteurs à être revenus de MacWorld Expo avec un contrôleur PowerMate USB (le beau boîtier/bouton en alu brossé), allez sur le site web de Griffin télécharger les pilotes mis à jour pour MacOS 9 et MacOS X. Les deux versions comprennent plusieurs corrections de bogues et la version MacOS X permet maintenant de régler l'éclairage de la base par AppleScript (luminosité, pulsation et fréquence de pulsation) [ACE]

http://griffintechnology.com/audio/pwrmate_driver.html
http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=06687


Une semaine d'infos vraiment "bof" !

par Adam C. Engst ace@tidbits.com

Au cours d'une semaine normale, je lis de cinquante à cent nouvelles histoires, et mes réactions vont du simple bâillement à la petite réflexion sur la manière dont l'évènement en question est susceptible de se répercuter dans l'industrie. Cependant, cette semaine, ma réaction est restée comprise entre "Ouais, c'est sûr !" à "je crois que ça me rappelle quelque chose". Une telle accumulation de nouvelles si peu intéressantes m'a nécessité un regain d'attention. Tout avait commencé avec...

Netscape poursuit en justice Microsoft. -- Holà ! qui n'a pas vu ça venir ? AOL-Time Warner, à qui appartient Netscape Communications, a collé un procès à Microsoft pour violation de la loi Antitrust. Si votre mémoire fonctionne encore, la réponse à la question "oui ou non Microsoft a-t-il violé la loi Antitrust ?" semblait pratiquement résolue après la décision en 1999 du juge Thomas Penfield Jackson qui établissait que Microsoft était coupable de fait. Ce même juge concluait en avril 2000 que Microsoft était un monopole de fait et qu'il abusait de mesures anti-compétitives pour maintenir la domination de son système d'exploitation. (Si vous voulez plus de détails sur toute cette histoire sordide, lisez notre série d'articles "Jouer au Monopoly !"). La seule question qu'on est en droit de se poser aujourd'hui, c'est pourquoi les avocats de Netscape ont mis autant de temps à remplir toute leur paperasserie d'argumentation. Netscape veut un procès avec jury et demander trois fois plus pour les dédommagements non spécifiés, et ça, c'est seulement s'ils n'ont pas la tête des responsables de Microsoft sur un plateau.

http://media.aoltimewarner.com/media/press_view.cfm?release_num=55252406
http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbser=1152

Microsoft fait de plus en plus de profits, qui l'eût cru ! -- Microsoft en retour utilisera une partie de son chiffre d'affaires record (7,74 milliards de dollars au dernier trimestre 2001 dont 2,84 milliards de bénéfice) pour mettre fin aux poursuites judiciaires de Netscape ou alors pour en minimiser les inconvénients le plus possible. Ce n'est pas la seule grande nouvelle concernant Microsoft... Bill Gates dit maintenant aux employés de Microsoft de se concentrer sur les failles de sécurité dans la réalisation des logiciels, plutôt que sur l'ajout de fonctionnalités. Le chroniqueur Robert X. Cringely a suggéré que c'était une nouvelle stratégie pour vendre plus de logiciels, puisque les gens n'ont pas besoin de davantage de fonctionnalités ; ils ont juste besoin de logiciels qui fonctionnent mieux (les experts en sécurité BruceSchneier et Adam Shostack ont émis quelques suggestions sur la façon dont Microsoft peut améliorer la sécurité de ses produits). C'est une explication intéressante, parce que Microsoft n'a peut-être pas réalisé que leur logiciel Windows a des problèmes de sécurité préoccupants. Ce qui est en train de se passer, c'est que Microsoft veut que tout le monde aie confiance en ses services.NET. Mais le réseau Microsoft étant continuellement piraté, leur logiciel client email Outlook pour Windows et leurs serveurs web IIS étant de véritables passoires, il est clair que la réputation de Microsoft pour un logiciel Windows sûr va de pair avec la réputation de l'entreprise pour l'humilité. Il est probablement trop tard, mais l'humilité aurait pu être la meilleure défense si l'entreprise n'avait pris l'habitude de rouler autant de gens et ce depuis que leurs logiciels n'attirent autant l'attention. Décidemment, c'est une habitude, genre dans lequel Microsoft excelle. (Désolé !)

http://www.microsoft.com/france/infos/presse/2002/1/info.asp?mar=/france/infos/presse/2002/1/17010202_B23.html&xmlpath=/france/infos/presse/2002/xml/1.xml&rang=12
http://www.pbs.org/cringely/pulpit/pulpit20020117.html
http://www.securityfocus.com/news/315

Amazon enregistre des profits et sort de l'enfer. -- Microsoft n'est pas la seule entreprise au nord de la côte ouest à faire des profits. Amazon.com, la compagnie.com type qui perdait de l'argent depuis un moment a finalement réussi ce que, son fondateur et PDG Jeff Bezos avait annoncé en juin : que sa compagnie dégagerait des profits à la fin de 2001. Au dernier trimestre, Amazon a annoncé un profit de 5 millions de dollars pour un montant de vente de 1,12 milliard de dollars, et, plus impressionnant encore, c'est ce qui est appelé un profit GAAP (Generally Accepted Accounting Principles). La méthode GAAP est plus rigoureuse que la comptabilité pro forma qu'Amazon avait précédemment utilisée. Celle-ci inclut des coûts qui ne sont pas pris en compte, comme les intérêts de la dette (2 milliards de dollars pour Amazon), les charges pour la gestion de stock, les restructurations, les biens non matériels et le temps perdu dans les encombrements de Seattle. Les profits d'Amazon en mode pro forma au dernier trimestre était de 35 millions de dollars. Amazon utilise ces profits pour renforcer ses filiales internationales (et oui, Virginie, il y a une économie globale !) et pour réduire ses coûts de différentes façons, notamment en commutant ses serveurs sous Linux. Ceci entraîna une merveilleuse citation d'un porte-parole de Microsoft dans un article de News.com : "avec Linux, les clients sortiront du domaine des systèmes d'exploitation, devront gérer eux-mêmes les mises à jour de logiciels, les modifications liées à la sécurité, tout en s'assurant que les différents logiciels ne rentrent pas en conflit les uns avec les autres". Mais en est-il autrement avec Windows ? Néanmoins, félicitations à Amazon pour ce trimestre profitable ; encore quelques milliards de dollars de plus et la compagnie pourrait enfin décoller.

http://www.iredge.com/iredge/footer.asp?c=002239
http://news.com.com/2100-1001-275155.html

Aimster devient Madster. -- Les avocats d'AOL-Time Warner ne sont pas resté à ne rien faire en attendant d'intenter un procès à Microsoft. Ils ont également poursuivi Aimster (les services d'échange de fichiers en réseau) à propos du nom de la société. Cela vient du fait que les trois premières lettres de Aimster sont celles de AOL Instant Messenger (AIM). Un comité indépendant (composé de trois experts) du Forum National d'Arbitrage (NAF) a statué que le nom (et plusieurs variantes) viole les droits de la marque d'AOL Instant Messenger. Le patron de Aimster, lui, a toujours affirmé que le nom venait en réalité du surnom donné à sa fille, Aimee. Mais la société a fini par céder et s'est renommée Madster, en retournant au nom réel de Aimee à savoir Madeline. Maintenant, On peut lire sur leur site web "... précédemment appelé A__ster" et "cette page n'a aucun rapport avec America Online, Inc.

http://www.madster.com/

Kazaa racheté et réouvert. -- Des grosses misères tout à fait légales celle-là s'accumulent pour les réseaux de partage de fichiers peer-to-peer (littéralement "d'égal à égal", ou "de pair à pair", un système d'échange direct de ressources entre machines connectées, mieux connus sous l'acronyme P2P. -- NdT). Fin novembre 2001, une cour de justice hollandaise a enjoint le servie Kazaa, basé aux Pays-Bas, de stopper l'échange de fichiers musicaux protégés par copyright. Mais, contrairement à Napster, Kazaa ne gère aucun serveur centralisé : il n'y avait donc rien à fermer. La réponse de Kazaa était essentiellement : "Comment voulez-vous qu'on fasse ?". L'entreprise a fini par stopper les téléchargements de son logiciel, mais la semaine dernière, une autre compagnie, australienne celle-là, Sharman Networks, a racheté les biens de Kazaa (en évitant probablement les poursuites judiciaires hollandaises et celles lancées par la Recording Industry Association of America) (la RIAA, la puissante association américaine de l'industrie du disque. --NdT). Je suis sûr que la RIAA, qui n'est pas de ceux qui laissent pousser la mauvaise herbe sous leurs pieds, va relancer l'affaire contre Sharman Networks, mais il n'y a vraiment aucune chance pour que la RIAA gagne dans ce jeu de cache-cache des temps modernes. Tout ce que doivent faire les développeurs de logiciels de partage de fichiers, c'est de réaliser leurs premières mises à jour anonymement via les réseaux P2P eux-mêmes. Étant donné que les autorités elles-mêmes sont incapables de dénicher les auteurs de virus ou de ces vers informatiques vraiment déplaisants qui causent de terribles dégâts à travers le monde ; comment vont-elles traquer les gens qui écrivent et distribuent des logiciels de partage de fichiers dont on peut légitimement défendre leur usage ?

http://www.kazaa.com/

Palm va là où Apple avait peur d'aller. -- Quand Steve Jobs rejoignit Apple, l'une de ses premières actions fût de mettre à genoux le marché des clones du Macintosh. Ce changement brutal a été sauvagement critiqué à l'époque, mais il a probablement aidé Apple à rester à flot jusqu'à la sortie de l'iMac. En effet, les fabricants de clones cannibalisaient les ventes d'Apple en n'en payant pas le prix fort (faites le calcul - les marges d'Apple sur le matériel étant de 20 % sur un système à 2 000 US$, ça faisait donc 400 US$, en sachant qu'Apple en dépensait au moins la moitié dans la licence de MacOS et le design des cartes mères).

http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbser=1016

Eh bien, pour servir la Science, Palm a décidé de reproduire l'expérience et de créer une filiale - the Platform Solutions Group - afin de vendre des licences PalmOS à des sociétés comme Handspring, HandEra, Kyocera, Samsung et Sony. Il est intéressant de noter que le communiqué de presse prévoit aussi la sortie de produits sous PalmOS chez AlphaSmart (qui produisent le clavier du même nom) et Garmin (qui vendent des GPS). La marge de Palm est à peu près de 20 % sur un prix de vente de 165 US$, ce qui dégage un bénéfice de 33 US$ par machine vendue. Pour éviter de cannibaliser leurs ventes, il leur faudra donc vendre les licences à ce prix. Pour l'instant, la vente des licences ne représente pas grand-chose dans les revenus de Palm, c'est à dire 5,5 millions US$ par rapport aux 290,6 millions du dernier trimestre (dont 274,1 millions venaient de la vente de portables et d'accessoires). Cependant, la nouvelle filiale devrait facturer des licences PalmOS à la division principale de la société, ce qui devrait augmenter largement les bénéfices du programme de licences au détriment de la vente de matériel. C'est très courageux de la part de Palm mais espérons pour eux qu'ils ont étudié leur leçon d'histoire.

http://www.prnewswire.com/cgi-bin/micro_stories.pl?&TICK=PALM&STORY=/www/story/01-21-2002/0001651720
http://www.corporate-ir.net/ireye/ir_site.zhtml?ticker=palm&script=410&layout=-6&item_id=238626
http://www.alphasmart.com/
http://www.garmin/

Le "Palm Platform Solutions Group" sera chapeauté par l'un de ceux qui ont été à l'origine chez Apple du programme de clones, David Nagel. Il fut l'un des principaux vice-présidents d'Apple et pendant qu'il était encore à la tête de la division R&D, il a dirigé le projet Copland (censé créer un nouveau système d'exploitation). Il a finalement quitté Apple pour AT&T en avril 1996. Mais juste quelques mois auparavant, Apple, sous la direction de Gil Amelio, cédait une licence du système 7.5.x et de Copland à Motorola pour démarrer le programme de clones.

http://www.palm.com/about/corporate/executive.html

Les paris sont ouverts ! -- Je parie que le procès de Netscape contre Microsoft sera long et ennuyeux, que Microsoft continuera à gagner un peu plus chaque trimestre, que l'on continuera à trouver des problèmes de sécurité, qu'Amazon retournera dans le rouge maintenant que les vacances ne sont plus là pour augmenter les ventes, que les réseaux d'échange de fichiers continueront à se développer en se moquant des procès d'une justice ignorante et que Palm va avoir des problèmes avec son programme de licences. Mais je peux me tromper...


Détrousseur de Mac

par Adam C. Engst ace@tidbits.com

Bien que l'on garde son Macintosh bien plus longtemps qu'un PC, c'est toujours difficile de le conserver lorsque se produisent des changements d'architecture majeurs. Les Macs 68k ont été bien sûr utilisés longtemps encore après l'apparition des PowerPC, mais aujourd'hui en y ajoutant les modifications des ports ADB, SCSI et Série vers les normes USB et FireWire, les conserver eux et leurs périphériques devient vraiment acrobatique à défendre. C'est particulièrement vrai lorsqu'on est confronté à des pressions extérieures, comme ce fut le cas pour nous l'an passé, lorsque nous avions décidé de déménager notre parc informatique à l'autre bout du pays. Transporter nos vieilles machines au prix moyen de 1,5 US$ le kilo !

Mais je suis là aujourd'hui pour témoigner de l'intérêt de conserver son vieux matériel, surtout quand on en a la place chez soi et rien de mieux à faire que de le garder. Ce dernier point est important car si on peut le vendre ou le donner à quelqu'un qui en aurait besoin, c'est mieux que de le garder pour une utilisation future éventuelle. Voici comment j'ai trouvé une utilité à mon vieux matériel.

Il y a quelques semaines notre fils Tristan a fêté son troisième anniversaire (NdlRelectrice : ça ne nous rajeunit pas !) et nous avons décidé qu'il était désormais assez grand pour utiliser un ordinateur. Ce n'est pas une décision que l'on prend à la légère quand il s'agit de laisser le bambin faire joujou sans surveillance avec votre bécane chérie. Mais quand il s'agit d'un vieil ordinateur, la perspective d'un verre de lait renversé sur le clavier vous laisse relativement zen. Par ailleurs, mon but était de familiariser Tristan avec les titres de la collection "Living Books" de Broderbund qui ne sont rien d'autre que des livres classiques auxquels on a ajouté un peu d'interactivité sous forme d'objets qui font certaines choses quand on les clique, de jeux de reconnaissance de formes et de couleurs, de jeux d'assemblage, etc. Ces jeux existent depuis suffisamment longtemps pour avoir été éprouvés et malgré le fait que certains n'ont pas été distribués ou mis à jour depuis des années, ils continuent à très bien faire l'affaire sur un vieux Mac. Comme la plupart des anciens logiciels éducatifs, ces jeux n'ont pas disparu, il faut juste chercher un peu. Vous en trouverez certaines sur LivingBooks.com, d'autres sur ClassSource.com (dont le catalogue n'est pas complet, téléphonez leur pour savoir si le titre que vous cherchez est disponible). Enfin, n'oubliez pas d'aller jeter un coup d'oeil au site de ventes aux enchères eBay, la référence pour trouver des jouets ou vêtements pour enfants, leur stock étant alimenté par le rapide passage des modes ou par l'apparition de nouvelles créatures numériques dont les produits dérivés chassent les anciennes stars.

http://www.livingbooks.com/
http://www.classsource.com/
http://www.ebay.com/

Je suis donc monté au grenier, repêcher mon vieux Centris 660 AV ainsi qu'un vieil écran couleur 15 pouces NEC 3FGx. Il m'a fallu farfouiller un peu dans mes tiroirs pour trouver l'adaptateur VGA nécessaire à la connexion au Mac, mais j'ai fini par le trouver... rangé au même endroit que les câbles ADB, la souris, le fil secteur etc. Après quelques essais, j'ai réussi à le configurer en résolution 832 x 624... pour découvrir que le logiciel "Living Books" ne tourne qu'en résolution 640 x 480. J'ai donc dû redémarrer pour changer la résolution... et là, damned ! le Mac ne voulait plus redémarrer ! Après quelques instants de perplexité, je me suis souvenu avoir remarqué que l'horloge de l'ordinateur indiquait l'année 1956 et que, sur certains Mac ancienne génération, quand l'écran refuse de s'allumer au démarrage, la pile interne est probablement morte (si vous utilisez encore un vieux Mac et que vous craignez la même mésaventure, installez PRAM Battery Tester de Polar Orbit Software, un petit logiciel qui surveille l'état de votre pile interne et vous prévient si elle montre des signes de faiblesse). J'ai passé un coup de fil au magasin de fournitures électroniques Radio Shack le plus près de chez moi et ils m'ont dit qu'ils avaient ce type de pile en vente. Malheureusement, quand j'y suis allé, il s'est avéré qu'ils m'avaient menti. Cela m'a mis en rogne car maintenant j'allais devoir expliquer à Tristan qu'il ne pourrait pas jouer avec son ordinateur pendant une semaine, le temps de recevoir la nouvelle pile commandée dans un autre magasin. (Avis aux lecteurs français. La chaîne de magasins "1001 Piles" vous fournira sans problème tout modèle de pile interne pour Mac, même pour les plus anciens. -- NdT).

http://www.polar-orbit.com/
http://www.1001piles.com/

Mais je me suis souvenu que dans le grenier traînait un vieux serveur Apple 6150. C'est essentiellement un Power Mac 6100. Il possède le même boîtier que le Centris 660 AV. Son lecteur CD-ROM était HS (Ce qui explique pourquoi je n'y avais pas pensé pour ma collection de cd-rom Living Books !) et son disque dur de 700 Mo un peu trop nerveux. Je pensais donc lui piquer sa pile interne. Quand je fus en bas des escaliers, je réalisais alors qu'il fallait inverser le procédé. Au lieu de changer la pile du vieux Mac, il valait mieux mettre un lecteur de cd-rom sur ce modèle moins ancien. Ce qui fût fait et roula parfaitement.

Le seul problème était que le disque dur était vraiment bruyant, et bien que je ne me sois jamais rendu compte de ce problème à l'époque où il était notre premier serveur de listes de distribution à digital.forest, perdu dans une salle d'informatique vraiment très bruyante, je ne voulais pas soumettre à Tristan cet univers sonore pour sa première approche du Macintosh. Une autre expédition au grenier rapporta un disque dur externe de 1 Go, mais quand je dévissai le boîtier, je découvris alors que sa capacité ne correspondait pas vraiment à ce qui était indiqué ; je me retrouvais donc avec un disque dur de 2 Go. Et moins d'une heure après, je savourais mon plaisir en démarrant mon oeuvre suite à une installation système Mac OS 8.1 (puis-je vous faire remarquer qu'il est toujours utile de conserver les anciens systèmes !).

Je ne voudrais paraître trop ennuyeux à vous rabâcher une méthode pour démonter et remonter tel ou tel appareil, mais je vous conseillerais, si vous vous embarquez dans un tel projet, de conserver avec attention tous les détails de vos montages/démontages sur des notes. Il est si facile d'oublier comment tout cela se remonte, particulièrement quand vous avez des pièces minuscules à manipuler, par exemple, sur les disques durs. Si vous n'êtes pas habitué à reconnaître telle ou telle partie d'électronique de votre machine (où tout simplement vous ne vous en souvenez plus) une recherche sur la toile avec le moteur Google vous donnera facilement l'information nécessaire.

http://www.google.com/

Quand tout fut achevé, je n'avais finalement rien déboursé pour voir un serveur Apple 6150 avec un disque dur de 2 Go faire tourner relativement bien un cd-rom de la collection Living Books (et bientôt sûrement d'autres logiciels éducatifs pour un montant raisonnable). Le 660 AV est encore moins fonctionnel qu'avant, dû au lecteur hors service hérité du 6150, et je n'aurais jamais parié un sou que le vieux disque dur de 700 Mo du 6150 marcherait si bien comme lecteur externe (surtout parce que je n'avais pas pu régler le sélecteur SCSI), mais somme toute, la combinaison de cet assemblage n'a fait que l'améliorer. Nous sommes partis de deux ordinateurs, d'un moniteur et d'un disque dur externe qui prenaient de la place dans mon grenier à un super système pour Tristan qui peut l'utiliser sans une constante supervision de notre part (et un peu plus de cartons dans notre espace de vie !). Alors que tout ce matériel était fort cher quand nous l'avions acheté, et qu'il a été constamment utilisé pendant des années, toutes les choses qu'il peut amener aujourd'hui seraient l'équivalent d'une super sauce cuisinée après un long mijotage de vieux matériaux électroniques.

Hum, je devrais mieux lire ce que j'écris - avec un enfant de trois ans, de la sauce sur l'ordinateur n'est pas impossible ! Mais bon, la moralité de cette histoire est qu'en conservant son vieux matériel Macintosh (dans son emballage d'origine si possible), vous pouvez toujours avoir l'utilité un jour - même pour une utilisation non programmée - de ses composants électroniques apparemment inutiles.


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