Vous aimeriez pouvoir accéder à votre courrier électronique et au Net où que vous vous trouviez depuis un organiseur de petite taille ? Nous aussi, et Jeff Carlson nous explique pourquoi le nouveau Palm i705 représente un pas dans cette direction. Adam revient de la 17ème conférence MacHack des développeurs avec quelques nouveautés pour le futur du monde Mac, et Matt Neuburg nous fait faire le tour du puissant gestionnaire de signets URL Manager Pro.
Sommaire :
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Les problèmes du serveur TidBITS. -- Je voulais juste vous faire remarquer que depuis quelques jours nous avons des problèmes sur notre serveur principal (web et email), et nous n'avons pas encore décelé ce qui cloche, donc ça peut durer encore un petit moment. En bref, soyez assuré que si vous n'arrivez pas à joindre notre site ou si vos emails se perdent temporairement, nous sommes au courant et travaillons dessus d'arrache-pied, aussi plus la peine de nous contacter pour cela. [ACE]
par Matt Neuburg matt@tidbits.com
Après quelques années de surf intense sur le Web, la plupart d'entre nous ont amassé un nombre, plutôt un grand nombre d'URL que nous avons conservé dans un coin pour un classement futur selon nos intérêts ou nos habitudes. On appelle le plus souvent ces URL sauvegardés des "signets". En 1996, Adam a écrit un article en trois parties sur les différents techniques et les logiciels pour organiser ses signets. Je n'y avais pas vraiment prêté attention à l'époque car mon navigateur favori, Internet Explorer, les organisait impeccablement en un excellent menu hiérarchique pour choisir ses URLs "favoris" et le tout enveloppé dans une très bonne interface pour les modifier. Tout cela a bien changé (encore que...) avec le portage sur MacOS X. Le problème était de pouvoir conserver mes réglages sur OS 9 tout en les utilisant sur OS X au cas où je revienne sur OS 9. Mais encore plus important, je n'ai plus un navigateur de prédilection - dans ce nouveau monde encore naissant, je dois encore tester bon nombre de navigateurs (Internet Explorer, Mozilla, OmniWeb et bien d'autres encore) qui réclament mon attention à corps et à cris. Dans un éclair de lumière je fus converti à l'utilisation nécessaire et irrémédiable d'un logiciel séparé pour organiser mes URL.
http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbser=1132
Dans ces moments de disette, URL Manager Pro de Alco Blom fut la manne que j'attendais. Cela fait des mois que je l'utilise dans des pré-versions, mais ça y est enfin la version finale est sortie, ce qui fait une bonne occasion pour vous la recommander. Et je vous la recommande de tout coeur. Pour parler clairement, si j'ai à faire un podium des meilleurs utilitaires sans lesquels on ne pourrait pas passer sur MacOS X, URL Manager Pro serait l'un d'entre eux.
http://www.url-manager.com/version300.html
Cultivez vos signets. -- Une fenêtre d'URL Manager Pro représente un fichier de signets ; vous n'êtes pas limités à ce seul fichier, mais je préfère n'en avoir qu'un seul d'ouvert au lancement d'URL Manager Pro. La fenêtre présente une liste de dossiers (représentant des catégories) qui contiennent des URL ; vous pouvez bien sûr modifier l'organisation des dossiers comme bon vous semble. Vous pouvez ajouter une note à chaque URL, et modifier quelques autres options. Un double-clic sur une URL l'ouvre dans votre navigateur ; vous pouvez aussi la faire glisser dans votre navigateur. Mais vous n'êtes pas obligé de mettre URL Manager Pro au premier plan pour ouvrir une URL ; le fichier de signets peut en effet être affiché de manière hiérarchique dans le sous-menu de l'application dans le Dock, ou même dans un menu normal ("partagé") dans votre navigateur, s'il s'agit d'Internet Explorer, Opera, ou iCab. (Un "menulet" appelé Mondriaan est livré avec l'application et permet d'accéder à un ensemble limité et déterminé séparément d'URLs, même quand URL Manager Pro n'est pas lancé.)De la même manière, il y a plusieurs façons d'ajouter une URL à votre fichier de signets depuis votre navigateur. Vous pouvez le faire par glisser-déposer du navigateur vers la fenêtre de signets, ou choisir "Ajouter Signet" depuis le menu d'URL Manager Pro dans le dock quand le navigateur est au premier plan. Vous pouvez aussi cliquer sur "Ajouter signet" dans le menu partagé du navigateur s'il gère celui-ci ; et dans certain navigateurs vous pouvez même faire un contrôle-clic sur un lien et choisir "Ajouter lien à URL Manager Pro" dans le menu contextuel.
Encore trop de mauvaises herbes. -- Le défaut d'URL Manager Pro est l'inconsistance de son implémentation dans les différentes applications Internet. La faute en incombe, bien sûr, à ces applications qui ne gèrent pas toutes le menu partagé, les "Apple events" ou que sais-je encore. C'est déroutant, et cela rend URL Manager Pro brouillon. On ne sait jamais exactement ce que va faire une commande car des termes prennent des sens différents selon les situations. Par exemple, "Ajouter signet" depuis le menu partagé fait apparaître une boîte de dialogue pour modifier les informations sur le signet avant de le sauvegarder, ce que ne fait pas la même commande depuis le Dock, tandis que "Ajouter signet" depuis URL Manager Pro crée une URL vierge ; pour finir cette commande est inexistante dans Mondriaan. À ce propos, pourquoi Mondriaan est-il aussi différent, plutôt que d'être simplement un "menulet" d'URL Manager Pro lui-même, qui aurait pu donner accès au fichier de signets, comme une alternative au Dock et au menu partagé ? D'une manière générale, la façon d'accéder aux fonctionnalités (comme le nom des éléments de menu) devrait être repensée. Enfin le manuel est vague, peu structuré et pas toujours complet, ce qui n'arrange rien.
Néanmoins, URL Manager Pro est un logiciel puissant, plein de surprises et qui anticipe bien les besoins de l'utilisateur ; la plupart des utilisateurs n'utiliseront sans doute qu'une fraction de ses possibilités. Il peut être réglé de manière à observer et enregistrer votre navigation dans l'historique, ce qui permet de retrouver plus tard une URL que l'on avait oublié de rajouter précédemment. Il peut importer tous les liens d'une page web ou d'un e-mail. Il peut valider des liens. Je pourrais continuer longtemps ainsi, ses possibilités sont trop nombreuses pour être listées ici. Essayez et voyez vous-même.
URL Manager Pro tourne en natif sous MacOS 8 ou supérieur (téléchargement de 2,4 Mo), y compris MacOS X (téléchargement de 2,2 Mo). Il vous en coûtera 25 US$, ou bien 11 US$ pour une mise à jour à partir de la version 2. Pour 37 US$ vous pourrez enregistrer URL Manager Pro et l'autre utilitaire d'Alco Blom, à savoir Web Confidential, que j'utilise intensivement pour stocker et retrouver les noms d'utilisateurs et mots de passe (voir l'article d'Adam : " Web Confidential : Sécuriser les informations de toutes sortes " dans TidBITS-441).
http://db.tidbits.com/
getbits.acgi?tbart=05020
http://www.web-confidential.com/
par Adam C. Engst ace@tidbits.com
La conférence des développeurs Mac Hack, dont la 17ème édition a eu lieu la semaine dernière à Dearborn, Michigan, est incroyablement peu commune. La keynote débute à minuit, un accès Ethernet sans fil (mais aussi avec fil) est disponible à travers le hall du lieu de rencontre (le Holiday Inn de Fairlane), et l'âge de l'assistance va de l'écolier au retraité. Mais malgré tout cela, le trait le plus frappant de MacHack pour le non-développeur est que cette conférence indique vers où va l'industrie du Macintosh. En quelque sorte, Macworld Expo est le fantôme du présent du Macintosh, alors que MacHack est le fantôme du futur du Macintosh (et bien qu'il soit amusant de jouer avec les vétilles historiques, il n'y aura pas de conférence fantôme du passé du Macintosh tant que le monde Macintosh reste viable et continue d'aller de l'avant).
People. -- Pour ceux d'entre nous qui sont venus aux quelques dernières éditions de MacHack, les absences d'autres participants de longue date étaient initialement dérangeante. Développeur bien connu après développeur ne se sont pas montrés, mais quand les raisons en furent connues, il apparut que la plupart des gens absents avaient été retenus par les échéances de travail, et non par manque d'intérêt à propos du Mac ou bascule sur une autre plateforme. L'ambiance en général était morose - pas surprenant dans ce climat économique - mais un grand nombre de nouveaux venus aidèrent à les chiffres à grossir à un total d'environ 270 participants. Un bon nombre de ces gens étaient des utilisateurs Unix, et bien que l'impact de MacOS X sur la base totale des utilisateurs Mac soit encore dans une phase préliminaire, il est clair que d'ici quelques années, la migration d'utilisateurs Unix et Windows vers le Mac rendra la communauté Mac éminemment plus diverse. Que ce soit le cas ou non, elle sera aussi plus importante par rapport à l'ensemble du monde informatique dans une proportion encore incertaine, mais il ne fait aucun doute que MacOS X augmente les chances d'Apple d'améliorer sa part de marché.
Relatives à l'influx d'utilisateurs Unix, les deux keynotes - la première de l'éditeur Tim O'Reilly de O'Reilly and Associates et la seconde de Rob Malda de Slashdot (connu sur la toile comme le CmdrTaco). Tim est récemment devenu utilisateur Mac grâce à MacOS X et un PowerBook G4 Titanium qui lui a été offert par Apple, et O'Reilly publie toujours plus d'ouvrages Macintosh au fur et à mesure que leur public principal de geeks Unix s'intéresse de façon croissante à MacOS X. O'Reilly organise même une conférence MacOS X fin septembre 2002 - à laquelle je participerai.
http://www.oreilly.com/
http://slashdot.org/
http://conferences.orei
llynet.com/macosx2002/
Un autre signe positif pour le futur était la présence de beaucoup d'étudiants "yoot" - étudiants à tous les stades de l'éducation qui assistaient aux sessions, networked avec les plus vieux développeurs, et participaient au concours de hack. Bien que certains aient participé à plus de MacHack que je ne l'ai fait, beaucoup d'autres n'en étaient qu'à leur premier MacHack. C'est ça qui est génial - il n'y a pas d'autre événement dans l'industrie que je connaisse où des gamins ne sont pas seulement encouragés à assister, mais sont considérés commes des pairs par le gratin de la profession. Parlez moi d'investir dans votre futur.
Bien sûr, les jeunes qui assistent à MacHack sont, comme pour les enfants du lac Woebegon de Garrison Keillor, au-dessus de la moyenne, avec un niveau de connaissances important de Macintosh et d'Unix. Cela sautait aux yeux en voyant Adam Atlas, un garçon âgé de douze ans qui a pris la seconde place dans le concours de la meilleure bidouille (on en dira plus là-dessus la semaine prochaine) et a présenté une session sur RealBasic, et Andy Furnas, un garçon de 14 ans de notre ville natale d'Ithaca qui est un membre du comité d'organisation de MacHack. Ces enfants brillants et communicatifs créent leur propre futur, on espère dans le monde Macintosh, et si MacHack peut y jouer un rôle, ce sera d'autant mieux.
Enfin, j'ai été encouragé en constatant que, quel que soit le futur du Macintosh, si MacHack peut être une indication, la communauté restera importante. Le Macintosh lui-même a de nombreuses fonctionnalités distinctes, mais une communauté forte, vitale est difficile ou impossible à créer de manière intentionnelle, assurons-nous que nous ne perdrons pas celle que nous avons.
Matériel. -- La sélection du matériel était aussi indicative de la direction que nous prenons, au moins de certaines manières. Les Powerbook G4 Titanium et iBooks ont dominé, avec quelques PowerBook G3 éparpillés et des iBooks colorés introduits pour faire bonne mesure. Évidemment, les ordinateurs portables sont bien plus susceptibles d'être pris à une conférence qu'une machine de bureau (bien que Jorg Brown ait apporté un nouvel iMac qui fut utilisé pour le concours de bidouille), mais un certain nombre des programmeurs ont déclaré que leur PowerBook G4 Titanium était aussi leur machine principale. De plus, un certain d'utilisateur d'Unix qui sont passés au Mac ont déclaré que leur décision était due au fait que, après MacOS X lui-même, Apple faisait des ordinateurs portables cools. L'utilisation de l'ordinateur devient de plus en plus portable, et bien qu'il y ait un compromis constant entre les avantages de taille et la surface de l'écran, cela vaut la peine de garder un oeil sur tout ce qui améliore la pratique de l'ordinateur portable.
Les cartes AirPort offraient pratiquement le don d'ubiquité, bien que les volontaires qui avaient installé le réseau MacHack fournissaient encore des hubs Ethernet à beaucoup de tables de la réception de l'hôtel pour les gens dotés des plus anciens modèles de PowerBook Titanium G4 qui avaient une terrible limitation de portée AirPort (qui s'est, parait-il, quelque peu améliorée sur les modèles les plus récents). Les connexions sans fil ont bénéficié d'une courbe d'apprentissage rapide depuis qu'Apple a introduit AirPort il y a quelques années. Elles sont apparues à de nombreuses occasions, telles que les expositions commerciales, les bibliothèques et les aéroports, et au train où vont les choses, l'absence de connexion Internet sans fil deviendra, dans quelques années, plus surprenante que sa présence. Peut-être les verra-t-on dans les avions, les supermarchés et les parkings de ville - c'est pratiquement sans limites, mais en fait, les facteurs limitant pour les réseaux sans fil sont plus physiques et politiques (voir TidBITS-612 pour mes pronostics dans ce domaine).
http://db.tidbits.com/g
etbits.acgi?tbser=1210
http://db.tidbits.com/
getbits.acgi?tbart=06688
Logiciel. -- Du point de vue logiciel, MacOS X était aussi répandu que les plus récents des portables Apple. Peu de gens utilisaient encore MacOS 9, et un brave entre les braves avait même apporté un PowerBook Duo 280c doté d'un système 7.6 pour montrer ses développements (qui modifiait l'affichage des serveurs du sélecteur de telle façon que vous pouviez déterminer ceux configurés en AppleShare sous TCP/IP plutôt qu'en AppleTalk), mais il était clair que les développeurs avaient compris l'allusion plus qu'appuyée d'Apple clamant qu'il n'y a plus d'avenir dans le développement sous Mac OS 9.
Le statut de MacOS 9 pour les développeurs fut martelé durant une session très ironique par Keith Stattenfield d'Apple, qui était le leader du développement sous MacOS 9. Sa session, dont le titre était : "Le futur de MacOS 9" consista principalement en diapositives listant des euphémismes du mot "mort". Keith termina avec un emphatique :"Il est mort !" et un ridicule : "Vraiment ?" qui déclencha l'hilarité de l'assistance. Sur une note plus sérieuse, Keith assura à nouveau les développeurs que Classic vivrait encore des années, et que les bugs de MacOS 9 devaient encore être corrigés pour améliorer Classic, QuickTime, d'autres composants et même MacOS 9 lui-même si un problème suffisamment sérieux était découvert. De plus, Apple examine les façons d'améliorer Classic - j'espère qu'ils envisagent que l'utilisateur puisse sauver l'état de Classic comme vous pouvez le faire dans Virtual PC de Connectix plutôt que d'être obligé de le démarrer et de l'arrêter tout le temps.
On peut remarquer que bien que les développeurs utilisent effectivement MacOS X, j'ai entendu peu de plaintes relatives aux bases du système d'exploitation mais beaucoup sur des détails spécifiques de MacOS X. Dans la plupart des cas, il était clair que Apple connaît ces problèmes et travaille activement à les résoudre. MacOS X est un énorme projet et cela prend du temps de développer, tester et intégrer des corrections. La prochaine mise à jour de MacOS X, nom de code Jaguar, devrait inclure un grand nombre d'améliorations lors de sa prochaine sortie.
En conclusion. -- Pour finir, j'aimerais vous communiquer la liste des filtres que Tom O'Reilly m'a dit être utilisée par les éditeurs de O'Reilly & Associates pour déterminer quand ils doivent parler d'une nouvelle technologie. Pour attirer leur intérêt, une technologie devrait :
Pour aider à la décision, cette technologie doit également être :
On voit bien comment ces critères correspondaient à Internet dans les années 90. Tim déclara que la prochaine grande étape sera de voir Internet comme une plateforme plus que comme un réseau (c'est ce que pensent ceux qui parlent de services Internet). Maintenant, voyons comment ces filtres pourraient s'appliquer à MacOS X. La plupart des critères sont satisfaits, quoique je ne pense pas qu'il s'agisse pour le moment d'une rupture de technologies (au moins au sens où O'Reilly l'entend - c'est certainement une rupture pour bien des gens, au sens usuel du terme).
Si nous poussions l'esprit de MacHack à l'extrême, nous passerions notre temps en groupes d'amis et de collègues à inventer continuellement l'avenir, avec de petits Macs tournant sous MacOS X, existant sur Internet autant que dans le monde réel. Science-fiction ? Certainement, mais il n'y a pas si longtemps, on disait la même chose de notre situation actuelle.
par Jeff Carlson jeffc@tidbits.com
Comme dit l'un de mes amis : "C'est génial de vivre dans l'avenir". Dans mon cas, cette phrase s'est concrétisée depuis quelques semaines dans un Palm i705 : un organiseur sans fil. Le i705 succède au Palm VII, un appareil innovant, mais d'aspect plus grossier. Il donne accès à Internet à peu près n'importe où, mais il est seulement légèrement plus volumineux que mon assistant numérique précédent, le palm Vx. Quand j'attends dans la voiture que ma femme sorte du travail, je peux consulter les séances des cinémas du coin, ou lire mon courrier électronique sans devoir chercher un café équipé d'un réseau WiFi. Toutefois, comme tout ce que nous attendons de l'avenir (par exemple, des voitures volantes, silencieuses, non-polluantes et guidées par ordinateur), le i705 est enraciné dans les réalités matérielles du présent, particulièrement en matière de vitesse (ou plutôt de lenteur) de connexion.
http://www.palm.com/products/palmi705/
Du VII au i705. -- Dans l'ensemble, je suis plutôt impressionné par la taille de l'i705. Le Palm VII n'était qu'un Palm III modifié, avec la partie haute surdéveloppée pour contenir la radio sans fil. Pour activer la connexion sans fil, il fallait en plus déployer une antenne, ce qui rajoutait encore 5 pouces aux dimensions de l'appareil. En comparaison, l'i705 n'est guère plus épais qu'un Palm m500. L'antenne se réduit à une excroissance incurvée à son sommet - juste un sourcil en comparaison du front de Frankenstein du Palm VII.
L'i705 possède un écran à niveaux de gris, 8 Mo de mémoire, un port infrarouge et une baie de connexion pour cartes de stockage amovibles ou pour des extensions comme la carte Bluetooth. La batterie rechargeable intégrée est étonnamment robuste : même après une journée d'activation continue de la radio, la consommation était négligeable. D'autre part, une utilisation régulière de l'appareil n'a pas non plus entamé la vie de la batterie (contrairement à celle de mon Palm Vx, dont la charge n'est plus ce qu'elle était). L'i705 tourne sous Palm OS 4.1, ce qui vous donne accès à toute la panoplie des programmes d'organisation, tels que l'agenda, le carnet d'adresses, la liste à cocher, les mémos et le carnet de notes.
http://www.palm.com/wireless/bluetooth/
Nouveauté dans les Palm récents : l'horloge. On peut ainsi afficher la date et l'heure en cliquant sur l'icône correspondante dans la zone sensitive. C'est assez pratique, même si on peut rêver mieux comme méthode d'activation. Les Palm m100 font une bien meilleure utilisation de ce programme : quand l'appareil est éteint, une pression sur le bouton de défilement vertical suffit pour afficher l'heure. Sur l'i705 (comme sur la série m500), à moins d'être doué avec les ongles, vous devez décrocher le stylet pour tapoter la minuscule horloge. D'un autre côté, c'est quand-même pratique de ne plus encombrer mon agenda avec des rendez-vous appelés "réveille-toi" au milieu de la journée.
le bouton Calculator a été remplacé par une icône en forme d'étoile, ce qui peut perturber, jusqu'à ce qu'on apprenne qu'en appuyant dessus on peut démarrer n'importe quelle application. Cette capacité à affecter au choix une fonction à un bouton n'est pas nouvelle chez Palm, mais je crois que comme les gens ne s'en rendaient pas compte, la société a décidé de créer ce bouton d'application favorite. (Pour changer son affectation, allez dans Préférences, choisissez Boutons dans le menu déroulant dans le coin droit supérieur, puis choisissez une application dans le menu déroulant à droite du bouton Étoile.)
D'autres modifications concernent les deux boutons plastiques à droite et qui lancent des applications. Auparavant leur fonction était de lancer la liste des choses à faire ou d'ouvrir un carnet de notes. A présent ils sont en charge du lancement des applications MyPalm et MultiMail. Comme je suis un vieil utiliateur de Palm, je me suis fait avoir une ou deux fois, mais je crois que je réussirai à modifier mes habitudes. J'ai trouvé un compromis provisoire qui a consisté à réaffecter au bouton MyPalm la fonction de Liste ( toujours en me servant des Préférences, mais je n'ai pas changé la fonction du bouton MultiMail
Sans Fil mais pas Sans Problèmes. -- L'usage du Palm i705 sans tirer parti de la connexion sans fil reviendrait à laisser une voiture de sport au garage. Cependant il faut tenir compte du surcoût que représente l'accès au service, en plus des US$450 de l'achat du Palm. Il existe deux tarifications pour les services Palm.Net.
Le Plan Associé coûte 20 US$ par mois et inclut jusqu'à 100 Kb de données transférées sur le mois, plus 0,20 US$ par Kb supplémentaire. À moins que vous ne soyiez vraiment à l'étroit avec votre accès sans fil actuel, ce plan est ridicule. Je n'ai pas essayé délibérément de pousser mon utilisation sans fil et pourtant, j'ai bouffé jusqu'à 441 Kb pendant un mois d'utilisation. Avec le Plan Associé, cela m'aurait coûté 68,32 US$ en plus des 20 US$ d'abonnement mensuel. Ouille !
Le Plan Associé peut très bien être le moyen que Palm a trouvé pour inciter les utilisateurs à prendre le meilleur (mais toujours onéreux) Plan Executif Illimité qui, pour 40 US$ par mois offre un forfait global pour autant de kilobits désirés. Palm propose aussi un Plan Executif Annuel Illimité, qui revient à 35 US$ par mois si vous payez d'avance pour l'année.
http://www.palm.c om/products/palmi705/wireless.html
Vous aurez aussi à tenir compte de la disponibilité géographique de Palm.Net. Si vous résidez dans une zone urbaine importante des États-Unis, vous aurez des chances d'avoir une couverture (voyez la carte Palm au lien ci-dessous pour avoir plus de détails). Par contre, comme avec un téléphone cellulaire, l'accès à Palm.Net. est parfois aléatoire. Un après-midi, ma femme et moi cherchions un restaurant où je n'avais pas été depuis des années, donc nous nous arrêtâmes sur un parking et fîmes une recherche sur Google. Pas de connexion. Donc je changeais de place pendant qu'elle tenait le Palm, essayant d'améliorer la réception, jusqu'à ce qu'elle demande avec un sourire en coin : "Pourrions-nous aller dans une zone où il y a un accès sans fil, s'il te plait ?" Je ne pouvais que répondre : "Oui, je pense qu'il y en a une plus avant." Au bout d'un kilomètre environ, le signal se renforça et nous avons pu trouver l'adresse du restaurant.
http://www.palm.com/cgi-b in/coveragemap.cgi
Web Clipping. -- Quand le Palm VII fut lancé, la seule option de service disponible était basée sur une utilisation "au kilobit". Pour réduire la quantité de données transférées, Palm avait développé ce qu'ils appellent le "Web Clipping", une méthode innovante pour ne télécharger que l'information dont vous avez besoin. Au lieu de télécharger une page Web qui a été conçue pour une visualisation sur un écran d'ordinateur (c'est à dire pleine d'images et de pubs), Web Clipping utilise Palm Query Applications (PQA : des Applications de Recherche Palm) pour envoyer et recevoir les données. Pour l'essentiel, ce sont de petits programmes qui vous laissent entrer des recherches spécifiques, comme trouver des horaires de cinéma, (en utilisant MovieFone) dans une zone géographique particulière, ou bien vous permettent de lister les gros titres de nouvelles (via CNN, ABC News, USA Today et le PR Newswire), ou bien un certain nombre de petits condensés d'informations, par exemple. Les PQA sont juste, à la base, des formulaires web qui collectent des infos spécifiques. Sur l'i705, Palm avait inclus un certain nombre de PQA en une seule MyPalm application, de façon à offrir un portail Internet. Vous pouvez aussi en télécharger d'autres sur le Web - PalmGear lient toutes sortes de logiciels Palm, et ils ont créé une PQA qui peut télécharger et installer d'autres PQA via la liaison sans fil de l'i705.
http://www.palmgear.com/software/
Malgré les efforts de Palm pour utiliser la bande passante de manière rationnelle, j'ai trouvé i705 étonnamment lent. Vous pouvez accéder aux PQA internes via l'application MyPalm et même le simple fait de sélectionner un thème dans l'écran principal relance une nouvelle connexion et le transfert de données ; je n'arrive pas à comprendre les raisons de cela étant donné qu'il ne fait que charger le formulaire Web. Ainsi, entre le moment où j'ai tapoté le lien "News" et le moment où 4 PQA se sont affichés, 18 secondes se sont écoulées. Le fait de tapoter le lien vers CNN a entraîné une pause de 10 secondes avant d'afficher une page avec les principaux liens de CNN. Je tape le lien "A la Une" et attends encore 14 seconds pour qu'une page de titres d'info s'affiche. Je tape un titre, attends encore 25 secondes et recois finalement 2 ko de texte. En tout et pour tout plus d'une minute pour obtenir un petit bout d'info.
L'application MyPalm intègre également un navigateur Internet qui permet d'affiche des pages Web normales, mais c'est tellement lent que c'en est douloureux. Quand le Palm est entrain de télécharger du texte, il est impossible de faire autre chose, il ne vous reste donc rien d'autre à faire que de contempler la pulsation hypnotique de l'indicateur de transfert (qui fait également office de bouton d'interruption de transfert) tandis que les données arrivent au compte-goutte. A plusieurs reprises, le i705 a perdu le contact avec le serveur avant de pouvoir afficher la page au complet. Cela peut paraître incroyable mais il n'y a pas de fonction "Recharger la page" ce qui vous oblige à revenir à la page précédente, tapoter le lien et croiser les doigts dans l'espoir que ça va marcher cette fois ci. Si vous avez tenté de charger une page en saisissant un OTL, celui ci n'est pas gardé en mémoire, il vous faudra donc le resaisir.
Malheureusement il semblerait que MyPalm soit l'unique option en matière de navigation Web depuis un Palm ; les autres logiciels de navigation Web pour Palm OS tel que Handspring Blazer n'ont pas fonctionné lors de mes tests de PalmNet.
http://www.h andspring.com/software/blazer_overview.jhtml
Courrier électronique. -- L'application MultiMail est bien plus puissante, vous pouvez vous en servir pour consulter votre courrier PalmNet ou n'importe quel autre compte de courrier POP ou IMAP. Quand vous tapotez le bouton "Get Mail", vous avez le choix entre télécharger l'intégralité des messages ou bien simplement les informations "expéditeur" et "objet". Vous pouvez également demander de ne pas recevoir les messages dépassant une certaine taille (par défaut la limite est de 50 Ko - ce qui équivaut à la moitié de votre limite de réception de données mensuelles si vous utilisez la formule Palm.Net à 20 US$). Vous pouvez enfin demander à ne recevoir que les messages non lus et ignorer les pièces jointes. (NDT : je conseille vivement PalmNet à tous les jeunes utilisateurs du Net qui n'ont jamais connus les affres de Mosaic, CalvaCom et des connexion à 9800 bauds - cela leur donnera une idée de ce que nous les "anciens" avons dû endurer - pour ma part je me passerais très bien de tout cela, merci).
Par défaut, les messages restent sur le serveur, et donc tout ce que vous avez lu réapparaitra plus tard - marqué comme lu - dans votre logiciel de courrier sur le Mac. Si vous effacez un message sur le Palm, vous avez le choix entre le laisser ou l'effacer sur le serveur, ce qui vous garanti de ne pas être obligé de lire le même message de spam une deuxième fois.
L'i705 offre également une option de déclenchement automatique de la liaison radio, ce qui est pratique pour vérifier le courrier à intervalles réguliers : on peut sélectionner une liaison permanente, une sélection manuelle ou définir une période d'activité comme de 8 heures du matin à 6 heures du soir. En remplissant un formulaire sur le site my.palm.net, vous pouvez ordonner au serveur Palm de vérifier vos comptes de courrier chaque jour ou chaque heure, puis de transférer vos messages sur votre Palm. Quand du courrier arrive, le Palm peut sonner, vibrer, clignoter ou faire les trois à la fois.
On peut aussi mettre en place des filtres pour spécifier quels types de message doivent être téléchargés, bien que la mise en place de ces filtres soit compliquée et généralement inefficaces. Contrairement aux filtres que l'on trouve dans la plupart des logiciels de courrier, on ne peut indiquer quels messages le logiciel doit ignorer (comme les messages de spam). On peut simplement indiquer quels messages le logiciel doit accepter. Je pourrai donc créer un filtre qui accepte tout message d'Adam ou de Geoff, mais pas un filtre qui refuse un message de spam qui aurait le mot "viagra" dans son en-tête. Je suis quand même arrivé à vérifier mon courrier de manière efficace, et à sélectionner les messages importants à partir d'une liste de titres.
Il est utile de noter aussi que l'i705 comprend un logiciel de messagerie instantanée d'AOL (Instant Messenger), mais honnêtement la vitesse de transfert du Palm rend l'adjectif "instantané" assez risible et je ne l'ai donc pas testé.
Le futur est à notre porte. -- Si vous avez besoin d'un accès Internet sans fil dans un format très réduit, le Palm i705 vous conviendra ; en plus il garde toutes ses fonctions d'organiseur, et si la vitesse de transfert n'est pas votre souci majeur, vous en serez content. Et si ce lien à la Toile vous fait oublier les petits défauts des logiciels du Palm, vous serez satisfait de votre machine.
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