Quel modèle économique pour les contenus en-ligne? Sans vouloir abandonner l'idéal de la gratuité des débuts d'Internet et face à l'effondrement de la solution "payé par la pub", nous sommes à la recherche d'une solution qui permettrait aux créateurs de contenu sur Internet de vivre de leur travail. Joignez vous à nous pour l'expérience "PayBITS" - c'est vous qui décidez combien vaut une information. Par ailleurs, Adam nous livre quelques astuces pour contourner certaines limitations d'iPhoto. Nous jetons également un coup d'oeil aux nouveaux modèles Power Mac G4s ainsi qu'aux modifications mineurs apportées à la gamme eMac et vous annonçons la sortie d'une mise à jour pour Retrospect Client. Enfin, notre article de la semaine dernière sur les attaques des lobbyistes d'Hollywood contre le concept de "plate-forme numérique" a suscité bon nombre de réactions dont vous nous proposons une sélection, accompagnée de commentaires de l'auteur.
Sommaire:
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Ce numéro est traduit de l'américain par l'équipe de traducteurs bénévoles de TidBITS-FR.
NOUS CHERCHONS DES TRADUCTEURS !!!!! ça ne vous prendra que 20 minutes par semaine, vous permettra d'améliorer votre anglais et d'augmenter votre Karma Macintoshien ! Venez rejoindre une bande de joyeux drilles amateurs de bonnes bouffes, bons vins et discussions éclairées ! Jetez un coup d'oeil aux consignes de traduction et contactez le coordinateur de la traduction: Grégoire Seither.
De nouveaux lecteurs pour les eMac; Prix à la baisse pour les iMac -- La semaine dernière, Apple a annoncé quelques modifications de moindre importance à sa gamme Macintosh. La modèle eMac, qui n'était, au départ, équipé que d'un lecteur CD-RW est maintenant proposé avec un lecteur Combo (DVD-ROM/CD-RW) au prix de 1,100 US$, ou bien avec un Apple SuperDrive (DVD-R/CD-RW) au prix de 1,500 US$ - les différences entre les deux configurations ne s'arrèttent pas là - le modèle doté d'un SuperDrive est équipé d'un processeur plus rapide, dispose de plus de mémoire vive (RAM) et d'un disque dur plus volumineux. Si votre préférence va aux nouveaux iMac et leur "look" novateur, alors Apple a fait un geste à votre égard en baissant le prix des modèles dotés d'un lecteur CD-RW et Combo de 100 US$, les prix tombant à 1,300 US$ et 1,500 respectivement. (Cette baisse de prix ne concerne que les modèles dotés d'un écran LCD 15 pouces; le modèle 15 pouces SuperDrive reste à 1,800 US$ et le modèle doté d'un écran 17 pouces n'existe qu'en version SuperDrive et coûte 2,000 US$.) Bien que ces modifications sont mineures, elles contribuent à rendre le iMac et le eMac encore plus attractif en cette période de rentrée universitaire. [ACE]
<http://www.apple.com/pr/library/2002/aug/13consumer.html>
<http://www.apple.com/emac/>
<http://www.apple.com/imac/>
Le client Retrospect est désormais compatible Xserve et Jaguar. -- Dantz Development a sorti cette semaine un client Retrospect pour Mac OS X et a publié une série de notes techniques traitant de la compatibilité entre leur logiciel de sauvegarde Retrospect et le nouveau serveur Apple, Xserve ainsi qu'avec Mac OS X 10.2 Jaguar - qui devrait sortir la semaine prochaine. Le nouveau client Retrospect, version 5.0.536, est d'ores et déjà compatible Jaguar mais règle également quelques autres problèmes. Il élimine ainsi un bogue qui provoquait l'arrêt de l'application après environ 17 minutes. Autre bogue résolu: le bouton "Plus tard" (Defer) dans la fenêtre d'alerte du serveur de sauvegarde fonctionne enfin sous Mac OS X 10.1.x (par contre cela ne marche toujours pas sous in Jaguar).Retrospect Client 5.0.536 pèse 2.4 Mo en téléchargement et est gratuit pour les utilisateurs enregistrés de Retrospect.
<ftp://ftp.dantz.com/pub/updates/client_mac_50536_installer.sit>
Dantz a également annoncé que Retrospect est compatible avec Xserve sous Mac OS X Server 10.1.5 (par contre la compatibilité n'est pas encore assurée avec Mac OS X Server 10.2). Retrospect reconnaît la carte ATTO UL3S-66 SCSI fournie en option avec Xserve et utilise le port Ethernet doté de la plus haute priorité. Si ce port est occupé il passe automatiquement à l'autre port disponible. En comparaison, Retrospect Client ne peut changer de port réseau que si vous l'éteignez (en faisant un "Commande (Pomme)-click" sur le bouton "Off") et que vous le rallumiez ensuite. Enfin, bien que vous puissiez dores et déjà faire une sauvegarde avec Retrospect Client d'une machine sous Jaguar ( à condition de disposer pour cela sur votre réseau d'une machine Mac OS 9 ou Mac OS X 10.1.x (ou bien, depuis un PC, "Retrospect 6.0" pour Windows), Dantz a promis que la future mise à jour Retrospect compatible 100% Jaguar sera gratuite; en attendant cette mise à jour, Retrospect ne se lance pas sous Jaguar et bon nombre de cartes SCSI devront passer à des pilotes plus récents. [ACE]
<http://www.dantz.com/index.php3?SCREEN=kbase&ACTION=KBASE&id=27638>
par Adam C. Engst <ace@tidbits.com>
On l'attendait le mois dernier, lors de Macworld Expo, mais finalement ce n'est que la semaine dernière qu'Apple à présenté ses deux derniers modèles de Power Mac G4. Ces deux nouveaux appareils apportent de très nettes améliorations à la gamme des stations de travail professionnelles d'Apple, couplées à un "design" élégant avec notamment une façade avant redessinée. C'est d'ailleurs cette nouvelle façade qui donne son nom à ces deux nouveaux modèles, désignés par Apple sous lĠappellation alambiquée de "Power Mac G4 (Mirrored Drive Doors)" - Power Mac G4 aux trappes réfléchissantes (NdT. va falloir trouver une lĠappellation française plus courte parce que ça fait un peu long à taper à chaque fois).
<http://www.apple.com/pr/library/2002/aug/13pmg4.html>
<http://www.apple.com/powermac/>
Les nouveaux modèles sont équipés de bi-processeur PowerPC G4 cadencés à 867 MHz, 1 GHz, ou 1.25 GHz; les deux premiers modèles étant dotés d'un Gigaoctet dĠantémémoire L3 ("backside L3 cache") tandis que le modèle à 1.25 GHz en porte 2 Mo. Vous avez le choix entre trois types de carte vidéo, toutes dotées de connecteurs ADC et DVI et capables de gérer deux moniteurs: vous pouvez opter pour la Nvidia GeForce4 MX dotée de 32 Mo de DDR-SDRAM, ou bien la ATI Radeon 9000 Pro avec 64 Mo de DDR-SD-RAM ou enfin la Nvidia GeForce4 Ti dotée d'une mémoire tampon de 128 Mo de DDR-SDRAM vous permettant un rafraîchissement d'affichage digne des plus grands Pros. La mémoire vive de l'unité centrale est également composée de barrettes DDR-SDRAM, deux fois plus rapide que les barrettes RAM mono-flux habituelles. Les disques durs sont des modèles Ultra ATA/100 tournant à 7200 rpm et disposent d'une capacité respective de 60 Go, 80 Go, ou 120 Go. Par ailleurs vous pouvez opter pour un lecteur Combo (DVD-ROM/CD-RW) ou bien pour un SuperDrive (DVD-R/CD-RW). Si vous avez besoin de plus d'espace de stockage vous disposez de trois baies d'expansion 3.5 pouces pour des disques-durs internes supplémentaires ainsi qu'une baie d'expansion générale pour un autre type de lecteur. Vous disposez par ailleurs de quatre ports PCI 64-bit 33 MHz et un port AGP 4x. Une fois énoncés tous ces superlatifs le reste des caractéristiques est plus banal: les nouveaux modèles comportent également deux ports FireWire, quatre ports USB, un port Gigabit Ethernet, un emplacement pour carte AirPort, clavier, souris, etc.
<http://www.apple.com/powermac/specs.html>
Les nouveaux Power Mac ne tournent que sous Mac OS X 10.2 Jaguar (et démarrent sous cet OS par défaut) bien qu'ils soient aussi équipés de Mac OS 9.2.2. Parmi les autres logiciels fournis on trouver Graphic Converter (Lemke Software), OmniGraffle et OmniOutliner de Omni Group, PixelNhance de Caffeine Software ainsi que Snapz Pro X (Ambrosia) sans oublier bien sur la gamme complète des iApps d'Apple.
Le modèle bi-processeur G4 à 867 MHz est vendu à partir de 1,700 US$, le modèle bi-processeur à 1 GHz démarre à 2,500 US$ tandis que le bi-processeur à 1.25 GHz est vendu 3,300 US$. Les modèles à 867 MHz et 1 GHz sont disponibles de suite; le modèle à 1.25 GHz ne devrait pas être disponible avant la deuxième moitié de septembre.
par Adam C. Engst <ace@tidbits.com>
L'article de Cory Doctorow, la semaine dernière, sur le fait de savoir si le concept de "plate-forme numérique" cher à Apple pouvait survivre à la machination politique d'Hollywood a engendré une sacrée levée de boucliers, en partie du au fait que l'article à été cité sur "Slashdot", le célèbre site d'informations pour bidouilleurs. A l'instar de bon nombre de sites web ayant été "Slashdottés" (être cité sur Slashdot entraîne inévitablement une multiplication par 100 des visiteurs), nous n'étions absolument pas préparés à encaisser l'incroyable lame de fond de visiteurs qui nous tomba dessus. Après quelques heures, nous avons réussi à déménager l'article depuis la mémoire tampon de notre serveur de données (hébergé derrière une ligne ISDN 128K) vers celui de notre serveur principal sur digital.forest (où ils ont une énorme connexion Internet OC-12); ça a aidé, mais même ce serveur principal était saturé, servant près de 100 connections simultanées, sans aucun répit, jusqu'à ce que les connexions commencent à baisser dans l'après-midi. Nous n'allons pas pour autant mettre en place un système capable d'encaisser ce genre de foules, étant donné l'aspect anecdotique de la chose... par contre je pense que notre migration prévue vers Mac OS X Serveur devrait améliorer la situation à l'avenir.
<http://db.tidbits.com/ getbits.acgi?tbart=06901>
De son coté Cory a envoyé une clarification à propos du passage de son article dans lequel il dit que la FCC avait annoncé "qu'il allait lancer les procédures pour mandater la proposition du BPDG, faisant de cette "norme" une loi du pays". Il écrit:
"Dans le processus législatif de la FCC, les représentants de la FCC et les parlementaires ont clarifié ceci, affirmant que la procédure entamée par la FCC cherchait des avis sur quelle sorte de mandat "Broadcast Flag" serait le plus approprié, en admettant même que cela soit possible. Plus même, ils affirment que la proposition du BPDG ne recevrait aucune considération particulière. Pour toute information vous permettant de soumissionner vos propres commentaires et avis, à la FCC, sur cette démarche, vous pouvez visiter le lien ci-dessous et vous enregistrer en ligne pour recevoir automatiquement les mises à jour régulières de ce dossier."
Pour terminer je vous encourage, comme toujours, à aller jeter un oeil à la section du forum en ligne "TidBITS Talk", traitant de ce sujet. Aux Etats Unis, d'un point de vue législatif, l'avenir paraît sombre pour le fameux "mode de vie numérique" qu'Apple aimerait promouvoir et dont le Mac veut être le centre. Mais il n'en reste pas moins que les efforts de chacun d'entre nous peuvent faire la différence. Faisons entendre notre voix tant auprès des entreprises technologiques dont nous sommes les clients qu'auprès des élus politiques dont nous sommes les électeurs pour les convaincre de se dresser contre ce projet de loi inique.
<http://db.tidbits.com /getbits.acgi?tlkthrd=1702>
par Adam C. Engst <ace@tidbits.com>
Il est temps de repenser à la valeur que nous accordons à une information donnée et j'aimerais vous proposer une méthode pour quantifier cette valeur et la traduire en termes financiers.
Certaines informations changent de valeur à une vitesse vertigineuse - pensez aux récompenses associées à l'arrestation de certains criminels. Plus couramment, nous avons des consultants qui facturent 100 US$ et plus de l'heure pour communiquer des informations à leurs clients, sans parler des lettres d'informations spécialisées dont l'abonnement coûte des centaines voire des milliers de dollars par an. En quoi les informations de ces consultants ou de ces lettres d'informations sont elles différentes des contenus qui apparaissent dans TidBITS, MacWorld ou même sur de nombreux sites web ?
Dans bien des cas, il y a peu ou pas de différence. Nous avons été conditionnés à valoriser le message à partir de son support. Par exemple, nous payons les consultants à des taux horaires très élevés parce qu'ils digèrent l'information à notre place et nous la présentent sous une forme personnalisée. Les lettres d'information spécialisées promettent un bénéfice similaire, en présentant souvent le point de vue d'une unique personne sur un sujet très spécifique. Un livre broché coûte moins cher qu'un livre en reliure, même si le contenu est le même. Nous payons plus cher le privilège de pouvoir lire un livre en avant première (avec un petit supplément pour le prix d'une meilleure matière). Nous payons pour nous abonner à des magazines imprimés, mais beaucoup d'entre nous s'attendent à trouver gratuitement le même contenu en ligne, accessible même à des personnes qui ne sont pas abonnées. Nous achetons des CD de musique, mais il y a des millions de gens qui téléchargent gratuitement les mêmes morceaux grâce aux services de partage de fichiers.
Je suis tout à fait favorable aux modèles économiques variés, mais aucune des approches traditionnelles actuelles ne laisse au lecteur le soin de juger de la valeur du contenu. A la place, la valeur est déterminée arbitrairement en fonction d'une variété de caractéristiques qui n'ont rien à voir avec l'information en soi. Bien qu'on nous ait répété de longue date que l'habit ne fait pas le moine, nous continuons néanmoins à juger la qualité d'un livre à sa couverture. Il est temps de cesser de se préoccuper de la forme du flacon et de juger la valeur de la bouteille en se basant sur le contenant.
Un modèle économique fragmenté -- Depuis plusieurs siècles l'information nous est essentiellement livrée groupée par lots - le journal, le magazine, le disque, le forfait pour la télévision câblée. Ce type de diffusion était nécessaire entre autres à cause des coûts inhérents à la distribution de l'information. Le seul moyen de rendre ses coûts acceptables est de les répartir sur une grande quantité d'éléments d'information. Distribuer un seul article imprimé sur une feuille de papier n'est qu'un tout petit peu moins cher que de distribuer toute une série d'articles sous forme de journal. Ajoutez à cela le concept de la production industrielle pour une diffusion de masse - beaucoup d'exemplaires identiques d'un même article sont vendus à beaucoup de personnes - et on peut voir comment nous en sommes arrivés aux modèles économiques de rentabilité habituels pour la distribution de l'information: la vente à l'exemplaire, la publicité et les abonnements. Lorsque le nombre des ventes est grand, le prix à l'exemplaire peut être bas, ce qui rend possible l'achat d'un magazine pour quelques dollars ou un abonnement annuel à un prix modeste. Si les lecteurs sont assez nombreux ou bien choisis, les ventes publicitaires peuvent permettre de donner gratuitement le contenu.
Ca n'a pas toujours été comme ça, et dans certains cas, ça ne l'est pas encore. Une bonne partie de l'art et de la musique de la Renaissance doit son existence à un système de mécénat vis à vis des artistes de l'époque. Encore aujourd'hui, les notes d'analystes peuvent coûter des milliers de dollars. Les mécènes d'antan et les gens d'aujourd'hui qui achètent ces notes coûteuses aujourd'hui ont ceci en commun - la valeur de ce qu'ils achètent réside dans le contenu.
A mon avis, il nous faudrait un compromis - un modèle économique qui mettrait en valeur le contenu sans égard à sa méthode de distribution ou à sa forme physique tout en conservant sa disponibilité libre et son prix abordable. Beaucoup de gens ont dit qu'ils aimeraient pouvoir rembourser les musiciens directement pour les chansons téléchargées; nous voudrions tenter une expérience similaire avec les auteurs d'articles TidBITS. Nous avons appelé ce projet PayBITS. En deux mots, PayBITS devrait permettre à un lecteur de rémunérer directement un auteur pour un article TidBITS donné, lui même fixant le montant de cette rémunération en fonction de ce qu'il estime être la valeur de l'information obtenue par cet article.
L'expérience PayBITS -- Bien que TidBITS soit une publication gratuite et dont les contenus sont accessibles à tous, nous avons déjà par le passé expérimenté différentes méthodes pour valoriser financièrement les contenus que nous produisons. En 1992, quand il est devenu clair que nous ne pourrions pas continuer à faire TidBITS si cela ne nous rapportait un peu d'argent, nous avons mis en place notre programme de mécénat d'entreprise, inspiré du modèle en vigueur à la télévision publique aux Etats Unis (l'émission de ce soir vous est présentée par l'entreprise machin). Aussi loin que nous avons pu chercher, il semblerait que cette initiative fut parmi les premiers programmes publicitaire sur Internet - nous marchions sur des oeufs à l'époque car en ces temps là le Net était encore régi tacitement par l'idéal non-commercial énoncé dans le code de bonne conduite dicté par la "National Science Foundation" (la Fondation nationale américaine pour les sciences - "National Science Foundation Acceptable Use Policies"). Puis, en 1999, à l'instigation de nos fidèles lecteurs de TidBITS Talk (le forum des lecteurs de TidBITS), nous avons mis en place le programme de contribution volontaire, qui a pour résultat la participation directe de 850 lecteurs à la survie financière de TidBITS, dont plus de 200 personnes sont des soutiens permanents.
<http://db.tidbits.com/ getbits.acgi?tbart=02995>
<http://db.tidbits.com/ getbits.acgi?tbart=05565>
<http://www.tid bits.com/about/support/contributors.html>
Le programme de mécénat nous a permis de continuer à faire TidBITS, bien que nous continuions à "subventionner" TidBITS en ne comptant pas les heures que nous lui consacrons - chacun de nous pourrait gagner bien plus d'argent s'il consacrait ce temps à d'autres boulots. Et le programme de contributions volontaires, bien qu'il ne puisse pas remplacer le mécénat, a également fourni des rentrées d'argent extrêmement bienvenues. En conséquence, bien que la désaffection des publicitaires pour Internet nous a fait du mal, nous nous arrangeons pour rester à flot.
Ce nous avons toujours été incapable de faire, c'est de résoudre le problème du paiement de nos auteurs. Déjà que les membres de la rédaction gagnent beaucoup moins que dans des postes comparables dans le domaine de l'édition mais en plus il n'y a pas d'argent pour rémunérer le travail des auteurs. Le seul bénéfice qu'ils tirent de leur participation à TidBITS sont des bénéfices dérivés tel qu'une certaine notoriété. Certains auteurs se sont prévalus de leur participation à TidBITS (parfois avec notre aide) pour obtenir des piges dans des magazines ou pour se voir proposer des contrats de rédaction ou de co-rédaction d'ouvrages; mais ce sont des bénéfices qu'on ne peut planifier à l'avance.
Voilà où PayBITS entre en scène. A la fin de certains articles de TidBITS, nous placerons quelques lignes de texte et un lien vers un service de paiement sur Internet affin que les lecteurs puissent, s'ils le veulent, apporter une contribution directement à l'auteur de l'article. Il incombera aux auteurs de rédiger le texte appelant à contribution et de suggérer la somme éventuelle ainsi que le service de paiement à utiliser (vraisemblablement Paypal ou Kagi) . Pour notre part nous nous contenterons d'insérer un bref texte explicatif de la méthode PayBITS à l'intention des lecteurs qui n'auront pas lu le présent article.
<http://www.paypal.com/>
<http://www.kagi.com/>
Si vous trouvez qu'un article de TidBITS est particulièrement intéressant, qu'il vous a apporté une valeur ajoutée (résolution de problème, gain de temps ou d'argent...) alors vous pouvez traduire cette reconnaissance en termes financiers en cliquant sur le lien PayBITS de l'auteur et en lui versant le montant de la valeur que vous associez à l'information qu'il vous a fournie. Vous contribuez ainsi à renforcer le concept selon lequel l'information a une valeur réelle. L'auteur peut suggérer un montant à payer mais c'est vous qui décidez de ce que vous donnez, en fonction de la valeur qu'a l'information pour vous.
Dans mes prévisions seulement un très petit pourcentage des lecteurs de TidBITS trouvera un article suffisamment valable ou intéressant pour vouloir jeter une pièce dans le chapeau de l'auteur. Cela n'est pas gênant puisque, en théorie, notre lectorat est suffisamment nombreux pour que même un petit pourcentage représente un nombre conséquent de personnes et donc de dons. Et bien sûr, comme les auteurs ne sont de toute façon pas payés par ailleurs pour les articles qu'ils contribuent, tout montant versé sera bon à prendre. Nous demanderons aux auteurs de nous faire savoir combien de paiements ils reçoivent et le montant total - ceci affin de nous aider à évaluer quels sont les auteurs et les articles que les lecteurs trouvent les plus utiles et/ou intéressants.
Soucis et Confusion - J'ai présenté cette idée sur le forum TidBits Talk et la réaction a été fabuleuse (c'est d'ailleurs sur le forum qu'a été trouvé le nom du service, merci à Maarten Festen). La majorité des participants a accueilli l'idée de manière tout à fait positive, bien que certains ont exprimé des doutes.
<http://db.tidbits.com /getbits.acgi?tlkthrd=1696>
Quelques auteurs ont répondu qu'ils ne souhaitaient pas être payés. Cela ne pose pas de problème. Nous ne forcerons certainement pas nos auteurs à participer à PayBITS, bien qu'ils puissent aussi choisir d'orienter les paiements sur d'autres organisations ou causes charitables. Il aurait été facile, par exemple, de faire réorienter les paiements relatifs à l'article de Cory Doctorow sur les oukases d'Hollywood vers la Electronic Frontier Foundation, une cause qui vaut certainement la peine d'être soutenue financièrement.
<http://db.tidbits.com/ getbits.acgi?tbart=06901>
D'autres membres du forum ont carrément pété les boulons et nous ont monté des usines à gaz technologiques censées nous permettre de servir des pages PayBITS aux lecteurs, le clic final faisant le lien avec un service de paiement approprié. D'autres nous suggéraient de mettre en place notre propre système de micropaiements. Bien que j'apprécie l'élégance potentielle et l'utilité éventuelle de tels systèmes, je veux garder cette phase initiale de PayBITS aussi simple que possible car nous sommes déjà surchargés de travail. Tout changement d'infrastructure doit être planifié, conçu, codé, entretenu et adapté pour s'intégrer à notre système existant. C'est plus que nous ne pouvons assumer pour l'instant, mais il n'est pas dit que nous y revenions pas dans un avenir proche.
Certains ont exprimé le souci que PayBITS pourrait influencer nos choix rédactionnels, mais je ne vois pas de danger de ce côté là : nous ne publions que ce que nous jugeons important. De plus, même si PayBITS nous faisait publier plus d'articles susceptibles d'être utilises et particulièrement intéressants à nos lecteurs (et donc générateurs de revenus), je ne vois pas en quoi cela serait mal.
D'autres trouvaient l'idée bonne mais pensaient que cela cannibaliserait les contributions à TidBITS en général. Cela ne m'inquiète pas non plus vu que notre programme se fera sous l'égide de PayBITS. Pour les articles que nous faisons avec TidBITS (comme celui-ci) ou ceux qui ont plusieurs auteurs (comme nos articles "Superlatifs de Macworld"), nous dirigerons le lien de PayBITS vers notre programme de contribution volontaire.
Un plus grand nombre de lecteurs ne voulaient pas avoir à estimer la valeur article par article et auraient préféré donner une somme annuelle forfaitaire en nous laissant le soin de la distribuer entre les auteurs. A ceux ci, je répondrais que PayBITS est justement une expérience sur la valeur des éléments individuels d'information. Une personne pourrait trouver un article extrêmement à propos et utile, tandis qu'une autre le trouverait parfaitement dénué d'intérêt. Payer les responsables de TidBITS pour qu'ils rétribuent leurs auteurs relève d'un modèle économique classique et est ni nouveau ni passionnant. De plus, la gestion administrative nous prendrait plus de temps que nous ne pouvons nous le permettre.
Finalement, quelques personnes ont trouvé l'idée peu pratique et nous ont suggéré de tout simplement faire payer un abonnement pour TidBITS. Certains ont également suggéré que les gens utilisent d'autres sources, dont le contenu payant. Répétons ici que le système d'abonnement est dépassé; même si les sources d'information sur Internet accessibles par abonnements ont l'air de reprendre du poil de la bête ces derniers temps (un article récent du New York Times faisait état d'une telle tendance), ils n'ont néanmoins pas eu le succès escompté. Pour l'instant, je ne vois pas l'intérêt de passer à un système d'abonnement, si on en croit les chiffres communément publiés, une telle initiative nous ferait perdre 90% de notre lectorat et nous nous retrouverions, avec un peu de chance, qu'avec 10 % de nos lecteurs. Je ne peux pas me faire à l'idée de perdre des lecteurs potentiels : nous avons toujours essayé de rendre TidBITS le plus accessible. En ce qui concerne l'idée que les gens se tournent vers d'autres ressources, l'intérêt de PayBITS est justement de permettre aux gens de reconnaître la valeur d'un article qu'ils ont déjà obtenu, pas de le leur cacher tant qu'ils n'ont pas payé. Si quelqu'un ne veut pas payer, on ne lui en voudra pas.
<http://www.nytimes.com/2002/08/01/technology/01ONLI.html>
C'est parti pour PayBITS -- Il ne nous reste plus qu'à laisser de coté tous nos préjugés et idées préconçues concernant la valorisation des contenus et de voir comment PayBITS va fonctionner. Dans quelque temps, quand le système aura été rodé, je ferais le point. En attendant, si vous avez un avis sur tout cela, n'hésitez pas à prendre la parole dans TidBITS Talk.
PayBITS: Vous voulez aider à pérenniser TidBITS? Devenez un contributeur !
Cliquez --> <http://www.tidbits.com/about/support/contributors.html>
De quoi s'agit il ? Informez vous sur le système PayBITS: <http://www.tidbits.com/tb-issues/lang/fr/paybits_fr.html>
par Adam C. Engst <ace@tidbits.com>
Tout le monde sera d'accord si je dis que le logiciel iPhoto d'Apple est facile à utiliser et permet de manière simple d'importer, d'organiser, d'éditer et de publier ses photos numériques sur le Web. Mais ce serait aller vite en besogne. En effet, iPhoto est extrêmement simple, c'est vrai, mais quelquefois ce qui est trop simple peut devenir difficile à utiliser. Lors de l'écriture de mon dernier ouvrage sur iPhoto 1.1 pour Mac OS X (dans la collection Visual QuickStart) j'ai élaboré quelques trucs et astuces pour remédier aux carences d'iPhoto. S'il vous est déjà arrive de lever les bras au ciel devant le manque de finesse d'iPhoto alors je pense que les quelques petites astuces décrites ici devraient vous faire retrouver le sourire.
<http://www.amazon.com/exec/obidos/ASIN/0321121651/tidbitselectro00>
Conserver ses clichés en dehors d'iPhoto -- Beaucoup d'utilisateurs se sont inquiétés du fait qu'iPhoto organise de son propre chef votre collection de photos en copiant et rangeant les originaux selon un ordre chronologique à l'intérieur du dossier "Pictures". Cela pose un problème en cas de défaillance du logiciel. Bien sur, dans le pire des cas, si iPhoto ne fonctionnait plus, on pourrait toujours aller dans ce dossier et en extraire toutes les photos affin de les utiliser dans d'autres applications, mais cela serait assez fastidieux. Par chance il est possible d'archiver ses photos en dehors d'iPhoto et ce de plusieurs manières ; mais il faut garder en tête que cela va doubler l'espace disque occupé habituellement par vos petits clichés.
Après avoir importé vos images dans iPhoto, cliquez sur le rouleau "Dernière Importation" et faites glisser toutes les images dans un dossier du Finder pour en faire des copies identiques. Ou alors, après avoir cliqué sur le rouleau "Dernière Importation", cliquez sur le bouton "Partager", puis "Exporter". Assurez vous que vous avez bien sélectionné l'option "Original" du menu déroulant "Format" dans le panneau "Exportation de fichiers" et vérifiez que les options de taille sont réglées sur "Image en taille réelle". Puis cliquez sur le bouton "Exporter" et choisissez votre emplacement d'archivage.
Dans votre dossier Applications, vous trouverez Image Capture qui vous servait auparavant - du temps où iPhoto n'existait pas encore à télécharger vos images depuis votre appareil photo numérique vers votre Mac. Toutefois, vous pouvez importer vos images dans iPhoto tout à fait normalement et utiliser Image Capture pour les sauvegarder dans un endroit approprié sur votre disque dur (lancez Image Capture, connectez votre appareil photo, sélectionnez votre espace de téléchargement en utilisant le menu "Télécharger sur", et cliquez sur le bouton "Télécharger tout"). Soyez sûr de ne pas effacer vos images de votre appareil photo jusqu'à ce que vous ayez accompli l'ensemble de l'opération.
Au lieu de connecter votre appareil photo à votre Mac via le port USB, utilisez plutôt un lecteur de cartes mémoire et copiez vos images manuellement vers un endroit approprié de votre disque dur avant de les importer dans iPhoto.
Une fois que tous vos originaux ont été archivés en dehors d'iPhoto, c'est une bonne idée d'en faire une sauvegarde sur un CD-R affin de libérer de la place sur votre disque dur. Bien sur, si jamais vous devez revenir à ces sauvegardes en cas de défaillance d'iPhoto, vous perdrez toutes les modifications faites sur les copies archivées dans iPhoto, mais il vaut mieux cela que de perdre les originaux ou d'avoir à extraire les fichiers originaux de la hiérarchie des dossiers d'iPhoto.
Eliminez les ratés et éditez vos photos en un seul mouvement -- Un des gros avantages de la photo numérique est qu'il n'y a aucune raison de se retenir de faire des images. Le seul inconvénient, outre que cela occupe de la place sur votre carte mémoire et use la pile lors des prises de vue est le fait qu'il faille faire un tri dans vos photos pour séparer le bon grain de l'ivraie. Ce n'est pas une chose forcément facile à faire dans iPhoto mais j'ai fini par élaborer une méthode qui fonctionne bien.
Avant de faire quoi que ce soit, ouvrez les "Préférences" d'iPhoto et réglez l'option "Double-cliquer les photos les ouvre dans..." pour que les photos s'affichent en mode édition ("Edit View").
Importez vos images comme vous le feriez normalement puis assurez vous que vous êtes bien dans la Bibliothèque ("Photo Library") et non pas dans un Album. Double-cliquez la première image pour l'affiche en grandeur réelle en mode Edition. A ce stade de la consultation il n'y a généralement que deux interventions à faire sur vos photos - effacer les prises de vues sans intérêt et remettre à l'endroit les vues prises à la verticale. Bien sur, vous pourriez appliquer d'autres modifications lors de cette première consultation, mais je préfère généralement passer en revue mes prises de vue, supprimer celles qui n'ont pas d'intérêt et toutes les mettre dans le bon sens... ce n'est que plus tard, dans une deuxième passe, que je leur applique des corrections plus poussées.
Revenons à notre consultation: décidez si vous voulez garder la première image affichée. Dans le cas présent nous allons dire que vous ne voulez pas la garder. Appuyez sur la touche "Efface" (vous ne saviez probablement pas que vous pouviez faire cela en mode Edition) et confirmez l'effacement en cliquant OK dans la boite de dialogue qui s'affiche.
iPhoto affiche automatiquement la photo suivante. Mettons que la photo est bonne mais qu'elle doit être remise dans le bon sens. Cliquez le bouton "Rotation" dans l'onglet "Info" ou utilisez les raccourcis clavier appropriés. (Dans les préférences d'iPhoto vous pouvez définir le sens de rotation par défaut qui s'appliquera quand vous cliquez le bouton "Rotation" ou bien tapez "Commande (Pomme)-R"; Si vous cliquez le bouton "Rotation" tout en maintenant la touche "Option" enfoncée ou bien si vous utilisez le raccourci clavier "Commande(Pomme)-Majuscule-R" alors la rotation se fait dans l'autre sens.)
Une fois appliquée la rotation, comme vous voulez garder cette photo, cliquez le bouton "Suivant" ou bien appuyez sur la touche "Flèche droite". Si vous voulez comparer les deux images dans leur état respectif, cliquez le bouton "Précédent" ou appuyez la touche "Fléche gauche". (Si vous voulez comparer les deux images côte-à-côte, chacune dans leur fenêtre, maintenez la touche "Option" enfoncée et double-cliquez n'importe où dans l'image pour l'ouvrir dans une nouvelle fenêtre, déplacez la fenêtre, naviguez ver l'autre image, puis faites la même chose pour l'ouvrir dans sa propre fenêtre.)
Continuez à passer en revue vos photos, éliminez celles que vous ne voulez pas garder et mettez à l'endroit celles qui ont été prises à la verticale. Attention aux mouvement irréfléchis, une fois que vous avez pris le rythme il est facile de taper rapidement sur "Efface" puis "Entrée" sans faire attention et effacer ainsi une image que vous vouliez garder.
Bien qu'on puisse croire que cette méthode puisse aussi être utilisée en mode "Organisation" avec un affichage en grandes icones de prévisualisation, cela ne marche pas très bien car iPhoto perd la sélection après que vous ayez effacé une image, ce qui vous oblige à cliquer l'image suivante pour pouvoir lui appliquer une rotation ou bien l'effacer. Par ailleurs si vous voulez passer rapidement du mode "Edition" au mode "Organisation" il vous suffit de double-cliquer n'importe où dans l'image.
Comment utiliser la fonction "Mots-clés" -- Bon nombre d'utilisateurs n'ont pas bien compris quelle utilité pouvait avoir la case à cocher "mots-clés" d'iPhoto (qui ne peut être modifié). Pour ma part je m'en sers pour marquer temporairement des photos. Par exemple, quand je montre des photos à mes grand-parents, je marque par cette méthode celles dont ils veulent un tirage papier. Cela me permet de les retrouver rapidement plus tard quand j'ai le temps de faire les réglages et recadrages nécessaires et de les télécharger.
Une fois traitées les photos ainsi marquées je me suis retrouvé face à un problème. Comment supprimer le marquage de ces images ? Bien sur je pourrais manuellement parcourir la base et décocher toutes les cases, mais cela m'aurait pris pas mal de temps, d'autant que les photos sont réparties entre plusieurs bobines. Bien sur, j'aurais pu faire une recherche de tous les fichiers marqués mais dès que je ressortais de la fenêtre d'affichage des résultats, iPhoto affichait à nouveau toute la bibliothèque. Si vous avez rencontré le même problème, essayez la méthode suivante.
Pour commencer, dans les "Préférences" iPhoto assurez vous que l'option "Affecter/Rechercher" est réglée sur "Mots-clés. Ensuite, cliquez le bouton "Organiser" pour passer en mode Organisation, décochez la case "Rouleaux" et activez l'option "Mots-clés". Basculez le bouton "Affecter/Rechercher" sur "Rechercher", puis cliquez la case "Mots-clés" pour n'afficher que les photos marquées. Sélectionnez les toutes en faisant "Commande (Pomme) -A" et déplacez les vers la zone Album pour créer un nouvel album. (Si vous n'aviez pas désactivé l'affichage des "Rouleaux" le fait de faire "Commande (Pomme) -A" aurait sélectionné toutes les photos, dans tous les "Rouleaux", et non pas uniquement les photos marquées - c'est un bogue du logiciel dont on espère qu'il sera résolu dans une prochaine version.) S'il ne vous reste plus d'espace de libre dans la zone Album, créez un album manuellement et cliquez-déposez y les photos.
Maintenant cliquez sur ce nouvel album pour en afficher le contenu. Comme il ne contient que les photos marquées, vous pouvez rebasculer l'option "Affecter/Rechercher" sur "Affecter", sélectionnez toutes les photos et décocher la case "Mots-clés" pour enlever le marquage de toutes les photos. Maintenant que ceci est fait, vous pouvez supprimer cet album en le sélectionnant et en appuyant sur la touche "Effacer".
(NdT. Pouf ! Voila une méthode bien compliquée pour une fonction qui ne sert pas à grand chose... vivement la nouvelle version d'iPhoto dans Jaguar !)
Cette méthode est pratique chaque fois que vous voulez cocher ou décocher d'un coup l'option "Mots-clés" sur un ensemble de photos. Elle contourne le bogue dans iPhoto en utilisant le fait que vous pouvez facilement regrouper des photos dans des Albums et tout aussi facilement effacer ces albums - le fait de le faire n'affecte en rien les photos, les albums ne sont que des groupements temporaires.
Plusieurs utilisations pour les photos -- Le truc qui consiste à utiliser les Albums comme regroupements temporaires des photos permet également de contourner d'autres carences d'iPhoto. Si par exemple vous voulez utiliser la même image de plusieurs façons : commander des tirages papier, en faire faire un livre et les publier sur le Web. Très vite vous allez vous heurter à la question du format final - la mise en page standard des livres Apple n'admet que les photos au format proportionnel 4x3 (ce qui équivaut aux proportions de presque tous les appareils numériques du marché) par contre si vous voulez en faire des tirages papier, vous devrez retailler vos images puisque les imprimantes numériques standard n'utilisent pas le format proportionnel 4x3.
Il existe une solution bancale qui est d'opter pour un format proportionnel compatible avec le service de tirages numériques (10x15, 13x19, 20x30, etc). Ce genre de format ne s'intègre pas bien dans les modèles de mises en page que propose le service d'édition Apple mais si vous vous contentez d'utiliser le modèle de mise en page "Story Book" cela devrait fonctionner sans problème. Enfin, pour l'utilisation sur le Web, la question du format de la photo ne pose pas de problème de toute façon.
Mais il existe une solution bien plus élégante.
Pour commencer, dans les Préférences d'iPhoto assurez vous que l'option "Affecter/Rechercher" est réglée sur "Commentaires". Ensuite lancez tous les filtres et modifications (par exemple la suppression des yeux rouges) que vous pouvez appliquer globalement à toutes les photos. Sélectionnez les images que vous voulez retenir et intégrez les à un nouvel album. Affichez le contenu de ce nouvel album, sélectionnez toutes les photos en faisant "Commande (Pomme) -A" puis dupliquez les avec "Commande (Pomme) -D". Vous vous retrouvez avec deux exemplaires de chaque image dans votre album, la seule différence entre les deux étant que le mot "copie" a été ajouté au nom de chaque image. Malheureusement iPhoto ne sait pas trier correctement les images, la méthode la plus simple pour ne sélectionner que les copies est de basculer l'option "Affecter/Rechercher" en mode "Rechercher" et de taper "copie" dans le champ "Commentaire". iPhoto n'affiche que les photos comportant le mot "copie" dans leur nom ; sélectionnez les toutes, ajoutez les à un nouvel album puis retournez dans l'autre album et effacez les copies.
Vous avez donc deux albums contenant chacun les mêmes images. Je vous conseille de donner des noms évocateurs à chaque album - "Vacances à Bray-Dunes 2002 Tirages" et "Vacances à Bray-Dunes 2002 Livre" - afin d'éviter toute confusion. Passez ensuite en revue les photos dans l'album "Tirages" et recadrez les photos si nécessaire. Si vous commandez des tirages de formats différents, regroupez toutes les photos selon leur format: toutes les images 10x15 d'un coté, toutes les images 13x19 de l'autre, etc. Cela vous simplifiera la commande quand vous passerez dans la fenêtre "commandez vos épreuves".
Une fois effectués les réglages pour les tirages papier, tournez vous vers l'autre album, où sont rangés les copies des photos dont vous voulez tirer un livre. Retaillez ces photos à un format proportionnel 4x3.
Cette méthode est également pratique quand vous voulez faire des tirages des mêmes photos mais à des formats différents ou en noir et blanc. Par contre, si vous voulez effacer ces albums après usage, je vous conseille de le noter, dans le champ "Commentaires" ou bien dans le nom de la photo, pour un futur référencement.
(NdT. Pour les lecteurs qui ne sont pas familiers avec iPhoto ou qui n'ont pas lus les précédents articles d'Adam, sachez que la société Apple vous propose un service en ligne par lequel vous pouvez leur télécharger une sélection (album) de photos numériques et le service édition d'Apple les imprime en haute définition, les assemble et les relie en un ouvrage papier qu'il vous renvoie par la poste et qui sera du meilleur effet sur la table basse de votre salon, du genre "Mes vacances à Noeud les Mines - Vol. 1" ou bien "Mon chat Jules pris sous toutes les coutures". Hélas, cela ne marche pas pour les pauvres bouseux d'européens que nous sommes.
D'autres trucs et astuces... -- Je suis sur que d'autres personnes ont buté sur des carences dans iPhoto et ont trouvé des méthodes pour les contourner. Si vous voulez partager vos trucs et astuces avec d'autres ou bien si vous vous vous battez avec une limitation particulièrement irritante dans iPhoto et avez besoin d'un coup de main, envoyez un message au forum TidBITS Talk - j'y ai lancé un fil de discussion sur iPhoto. On va voir ce qu'on peut faire pour vous aider. J'ose espérer que les ingénieurs Apple ont trouvé le temps d'utiliser leur logiciel de manière intensive et de débusquer les aspects peu ergonomiques et les erreurs de conception. Avec un peu de chance, la majorité de ces problèmes sera résolue dans iPhoto 2.0.
<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tlkthrd=1706>
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