Vous avez écrit un logiciel génial mais vous n'arrivez pas à le vendre. Votre petit utilitaire permettrait de faciliter la vie à des millions d'utilisateurs mais les foules ne se pressent pas pour l'acheter. Votre développeur informatique favori vient de vous annoncer qu'il s'est inscrit au RMI. Il va falloir sérieusement vous pencher sur le marketing de vos logiciels. Dans la deuxième partie de son article sur le Marketing Logiciel, Mike Diege vous apprend à bien communiquer autour de votre produit afin de capter des prospects et de les transformer en acheteurs. De son coté Matt Neuburg passe en revue WorkStrip X, un lanceur d'applications fort intéressant qui regroupe des documents associés et des applications dans des 'espaces de travail'. Pour finir quelques conseils aux possesseurs d'un compte .Mac afin de faciliter la transition du gratuit au payant.
Sommaire:
Copyright 2001 TidBITS Electronic Publishing. Tous droits réservés.
Information: <info@tidbits.com> Commentaires: <editors@tidbits.com>
Cette édition de TidBITS est rendue en partie possible grâce au soutien financier de :
Les publicités ci dessous s'adressant au marché américain et canadien, il a été décidé par commun accord de ne plus prendre la peine de les traduire en français. Si vraiment cela vous dérange, merci de nous le faire savoir.
SMALL DOG ELECTRONICS: iBook G3/600 128/20/CD: $1,095! ![]()
23-Inch High Definition Cinema Display Refurbs or Demo: $2,999
New iPods for Windows 5 GB: $294; 10 GB: $394; 20 GB: $494
8 MB PCI Video: $89! <http://smalldog.com/> 802/496-7171
DEALMAC: 256 MB PC133 SDRAM DIMMs for $29 each. ![]()
<http://dealmac.com/articles/40592.html?ref=tb>
DEALMAC: Kodak DX3900 3.1M digital camera for $205.
<http://dealmac.com/articles/40739.html?ref=tb>
SIX DEGREES puts your email back to work for you. It eliminates ![]()
the need to refile email or search for that elusive message.
Your email isn't going away, so you may as well put it to work.
========> <http://www.creo.com/sixdegrees/index.asp?id=tidbits>
Ce numéro est traduit de l'américain par l'équipe de traducteurs bénévoles de TidBITS-FR. (http://www.tidbits.com/tb-issues/lang/fr/equipe.html)
NOUS CHERCHONS DES TRADUCTEURS !!!!! Ca ne vous prendra que 20 minutes par semaine, vous permettra d'améliorer votre anglais et d'augmenter votre Karma Macintoshien ! Venez rejoindre une bande de joyeux drilles amateurs de bonnes bouffes, bons vins et discussions éclairées ! Jetez un coup d'oeil aux consignes de traduction et contactez le coordinateur de la traduction: Grégoire Seither (gregoire@pobox.com).
< http://www.tidbits.com/tb-issues/lang/fr/consignes.html>
.Mac gratuit c'est fini - ne vous retrouvez pas le bec dans l'eau ! -- Nous publions cet article comme un petit rappel pour la communauté Mac . Conformément aux information d'Apple, si vous n'avez pas opté pour l'abonnement payant, votre compte iTools (jadis gratuit), a été automatiquement converti en compte .Mac. Ce compte sera supprimés le 30 sept 2002 et tous vos fichiers stockés sur votre iDisk seront effacès. C'est une bonne idée d'envoyer un petit mot à toutes les personnes qui se trouvent dans votre carnet d'adresses et qui utilisent une adresse de courrier Mac.com pour leur demander s'ils vont garder cette adresse ou bien s'ils vont désormais en utiliser une autre.
IMPORTANT : Si vous êtes abonné aux différentes liste TidBITS sous votre adresse Mac.com et que vous n'optez pas pour l'abonnement payant, alors pensez à modifier vos abonnements avant que votre adresse .mac ne soit supprimée (depuis votre adresse Mac.com envoyez un message de désinscription et depuis votre nouvelle adresse envoyez un message d'abonnement - regardez les en-têtes de chaque édition de TidBITS pour trouver les liens permettant de le faire d'un simple click).
Communiquez votre nouvelle adresse à vos correspondants réguliers. Enfin, faites le tour de vos favoris et signets dans votre navigateur web et visitez ceux renvoyant vers une adresse Mac.com pour vérifier si le propriétaire y indique l'éventuelle nouvelle adresse de son site. Si par contre vous avez décidé de renoncer à votre site sur .Mac, nous vous recommandons d'y publier une annonce pour informer les visiteur de la nouvelle adresse où ils pourront désormais trouver vos pages et fichiers. Si votre site est entièrement personnel, par ex. des albums photo crées avec iPhoto et publiés sur le web, n'oubliez pas de communiquer la nouvelle adresse de vos photos à vos parents et amis qui se sont rendus sur le site. En vous y prenant un peu à l'avance vous vous faciliterez la transition ! [ACE]
par Matt Neuburg <matt@tidbits.com>
Au temps du Système 6, je n'aurais pas pu me passer de "Now Utilities", et en particulier des "Now Menus" et de leur faculté à se rappeler non seulement des dernières applications et documents que j'avais utilisés mais aussi des liens entre les documents et les programmes capables de les ouvrir. Dans la liste des applications récemment utilisées de "Now Menus", les documents apparaissent dans le sous-menu de l'application correspondante. C'était vraiment la façon la plus facile et naturelle de retrouver rapidement ce sur quoi j'avais travaillé récemment. Apple avait fini par imiter cette fonction en plaçant "Applications récentes" et "Documents récents" dans le menu pomme, mais cette adaptation ne permettait pas d'associer les documents aux applications correspondantes.
<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbser=1225>
Pour comprendre l'importance de ce lien entre fichiers et applications, faisons un peu de statistiques. Chaque application est reliée à plusieurs documents. Une liste des trente dernières applications que j'ai utilisées est peut-être intéressante, mais une liste des trente derniers fichiers ouverts est probablement inutile. Ce qu'il me faut, c'est une liste des trente derniers documents ouverts par chaque programme! Cependant, une liste qui contiendrait tous ces documents, classés par ordre alphabétique, serait très désordonnée. En effet, on pense le plus souvent en termes d'application. De plus, avec ses 900 entrées, cette liste serait également très peu pratique.
Dans "Now Menus", la solution était parfaite. J'y suis donc resté fidèle lors de la transition vers le Système 7 avant de me tourner vers les "Action Menus" de Power On Software quand "Now" a disparu. J'ai pu ainsi survivre jusqu'à Mac OS 9.
<http://poweronsoftware.com/products/actionUtilities/>
Malheureusement, à l'avènement de Mac OS X il a fallu dire adieu à cette fonction. Les Eléments récents qu'Apple a implémenté sous Mac OS X n'associent toujours pas les documents aux applications, même si avec Jaguar on peut enfin augmenter jusqu'à 50 le nombre d'éléments à garder. Action Menu n'ayant pas fait la transition vers Mac OS X et MaxMenus de Proteron, le programme qui ressemble le plus à Now Menus sous Mac OS X ne faisant pas mieux que les Eléments récents d'Apple, que faire ? Ce fut terrible jusqu'au Macworld Expo de San Francisco où WorkStrip de Softchaos me redonna espoir. Si cet utilitaire tournant sous Mac OS 9 migrait vers Mac OS X, j'étais sauvé.
<http://www.proteron.com/maxmenus/>
<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=06687>
,WorkStrip a finalement réalisé la transition ; mais la première version sous Mac OS X était très gourmande et monopolisait le processeur. Quant à la seconde, elle avait se comportait de façon plutôt irrégulière avec les documents ouverts par un navigateur. Malgré tout ceci, Matt Gough, le directeur technique de chez Softchaos, fut extrêmement réactif face à ces problèmes, et avec la version 2.02 récemment diffusée, ils sont dépassés. WorkStrip X est maintenant prêt à entrer en scène.
<http:// www.softchaos.com/products/overview_wsx.html>
Un bon observatoire -- WorkStrip X est principalement un commutateur et un lanceur d'applications, de documents et de dossiers. Il en est de même, bien sûr, du Dock, et vous pouvez définir WorkStrip comme un complément du Dock. Vous auriez tort, pourtant, de le considérer comme un remplacement du Dock ; un vrai remplacement du Dock est impossible, parce que le Dock possède quelques connaissances et fonctions secrètes dont Apple n'a divulgué aucun élément. Ainsi le Dock est le seul à savoir la liste des fenêtres ouvertes par chaque application, à avoir possibilité de passer dans une fenêtre particulière, la capacité de faire apparaître des icônes spéciales pour certaines applications, comme l'affichage de la date du jour dans l'icône de iCal, etc.
WorkStrip X est une application d'arrière-plan, sans menus ni emplacement dans le Dock. Elle est représentée par une rangée d'icônes sur l'un des bords de l'écran ; ce que vous voyez pour chaque icône est un espace rectangulaire blanc, que j'aurai tendance à appeler "piedestal", calé sur le bord de l'écran. En surimpression partielle sur ce rectangle blanc, et s'avançant vers l'intérieur de l'écran, l'icône elle-même. L'icône n'est pas encadrée par un rectangle ; le contour est la forme de l'icône elle-même, et ce contour projette son ombre sur le rectangle blanc. L'effet produit est celui d'une rangée de petites statues d'icônes, chacune sur son propre petit piédestal, et c'est absolument remarquable. Il existe diverses façons d'afficher et de rappeler WorkStrip ; j'aime en particulier celle où l'on ne voit qu'une seule icône qui flotte quelque part dans un coin, au-dessus de toutes vos applications. Quand vous amenez la souris dessus, toutes les autres icônes apparaissent.
Actuellement, il y a comme un petit défaut dans le Dock et son unique rangée d'icônes ; celui-ci fonctionne autant comme un lanceur (des différents éléments que vous avez glissés dessus) que comme un sélecteur (entre les différentes application ouvertes). WorkStrip fonctionne un peu pareil, mais il résout ce défaut par l'aménagement possible de différents "Environnements". Un Environnement est simplement un ensemble d'éléments que vous aurez glissés dans WorkStrip. Dans chaque Environnement, vous organisez selon vos goûts et votre façon de travailler tous ses éléments ; ça peut être une catégorie d'applications spécifiques, tels que des programmes pour Internet ou des jeux, ou encore ça peut être des applications et des dossiers dont on a besoin pour une tâche précise, par exemple pour écrire un certain livre. WorkStrip affiche toujours un seul Environnement à la fois, mais accompagné toujours de l'environnement global "tout le système" dont les éléments sont toujours affichés.
Voici ce qui est affiché dans WorkStrip X : l'icône de WorkStrip, sur lequel vous pouvez faire glisser vos éléments pour les rajouter à l'environnement global "tout le système" ; l'icône de l'Environnement en cours, sur lequel vous faites glisser vos éléments pour les rajouter à l'Environnement en cours, et par lequel on peut choisir par un menu contextuel un autre Environnement ; les icônes des éléments de l'environnement "tout le système"; les icônes des éléments de l'environnement en cours ; et enfin les différentes applications ouvertes. L'aspect des icônes et de leur languette varient selon leur activité : par exemple, si l'élément est ouvert, s'il est ouvert et au premier niveau, s'il est ouvert et fait partie de l'environnement en cours, et ainsi de suite. Mais il n'y a pas la possibilité de voir si un icône fait parti de l'environnement "tout le système" ou de celui en cours ; et c'est bien dommage.
C'est fou tout ce qu'on peut faire avec un icône dans Workstrip. Cliquez sur l'icône d'une application, d'un document ou d'un dossier pour le lancer, l'ouvrir ou le sélectionner (un peu comme dans le Dock). Contrôle-clic sur un icône fait apparaître son menu contextuel. Si c'est un dossier, le menu contextuel montre le contenu du dossier d'une manière hiérarchique en cascade, et avec un grand talent : à chaque niveau les éléments sont triés, montrant d'abord les dossiers, puis les applications et enfin les documents - eux-mêmes triés par type. Un autre truc super à propos de ces menus hiérarchiques est que vous pouvez choisir soit un dossier soit un fichier. Une fois que vous aurez navigué le contenu de votre disque dur de cette manière, vous ne pourrez plus jamais vous en passer ; c'est trop de la bonne !
Les documents dans la valise -- WorkStrip X liste les documents récemment ouverts comme éléments du menu "Eléments récents", qui est lui-même un sous menu hiérarchique pouvant apparaître dans trois endroits:
dans le menu contextuel des icônes de WorkStrip;
dans l'espace de travail du menu contextuel, si cet espace de travail était actif quand vous avez ouvert le document ; et
dans le menu contextuel de l'icône de l'application, si cette application était visible dans WorkStrip quand vous avez ouvert le document.
Dans le cas du Finder, dont l'icône est bien sûr toujours présente, ces "documents" sont des dossiers; WorkStrip peut alors gérer les dossiers récents aussi bien que des fichiers.
Mac OS X n'offre à des utilitaires comme WorkStrip X aucun moyen d'intervenir directement dans le système comme "Now Utilities" le faisait sous des versions précédentes de MacOS, WorkStrip X ne peut donc pas "détecter" quand vous ouvrez un document en le double-cliquant dans le Finder, ou en utilisant un dialogue d'ouverture d'application. WorkStrip X peut par contre "voir" ce que vous faites au sein de WorkStrip X; en d'autres termes, les seuls documents que WorkStrip X peut repérer sont ceux que vous ouvrez en utilisant WorkStrip X. Cela peut vouloir dire glisser un document sur une icône d'application dans WorkStrip X, ou naviguer au sein d'un menu hiérarchique d'un icône de dossier WorkStrip X, pour trouver et ouvrir un document.
WorkStrip se souvient seulement des 100 derniers éléments que vous avez ouvert. Cette limitation mineure est masqué, cependant, par le fait qu'un élément dans la liste "Eléments récents" peut être promu d'un statut temporaire à persistant. L'interface pour cela est ingénieuse ; vous cliquez non sur l'icône de l'application, mais sur son piédestal, à la suite de quoi, un tiroir s'ouvre vous montrant une liste des documents associées aux applications, à la fois temporaires (Éléments récents) et persistants. Ici, vous pouvez effectuer des taches de gestion de document, telles que déplacer le statut d'un document entre temporaire et persistant, naviguer le long de son chemin, l'afficher dans le Finder, l'enlever de la liste, et même le supprimer.
Conclusions sur WorkStrip -- WorkStrip X est très agréable à regarder et une perle d'ingéniosité de programmation. Il est accompagné d'une documentation de qualité. Si je n'ai pas décrit toutes les possibilités de WorkStrip X, ce que j'ai mentionné donne une idée de l'essentiel de ses possibilités comme lanceur d'applications et particulièrement comme gestionnaire de documents en liaison avec des applications. Cette gestion peut être effectivement très bonne, mais elle requiert un minimum de pratique et une remise en question de vos habitudes - comme de se souvenir d'ouvrir vos fichiers avec WorkStrip plutôt qu'avec le Finder. Vous pourriez aussi avoir à changer un peu votre mode de pensée pour apprécier la puissance de WorkStrip.
Par exemple, on peut être déçu par le fait que WorkStrip n'associe pas un document à une application qui se trouve à cet instant précis dans un autre Espace de Travail. Cela m'a aussi déplu dans un premier temps. Puis j'ai commencé à comprendre : l'unité de base de WorkStrip n'est pas l'application mais l'Espace de travail. WorkStrip a pour fonction de vous aider à gérer des applications et documents pour une tâche particulière. Pour illustrer cela, je vous suggère de penser à ce qui arriverait si une application comme BBEdit apparaissait dans deux Espaces de travail différents, mettons Ecriture et Programmation. Que devrait-il se passer si un document était déposé sur l'icône BBEdit dans l'Espace de travail Ecriture, puis plus tard un autre document sur l'icône BBEdit de l'Espace de travail Programmation ? Visiblement il est présumé que cela sont deux contextes de travail très différents, et du coup BBEdit doit être traité comme deux programmes distincts. Les documents associés à BBEdit logiciel d'écriture ne doivent pas être autorisés à frayer avec ceux associés à BBEdit logiciel de programmation. C'est ainsi que se comporte WorkStrip et cela est très sensé. Et si vous ne souhaitez pas que WorkStrip gère BBEdit de cette manière, vous le rangez simplement dans l'Espace de travail Système
Je dois admettre que WorksStrip X n'est pas mon interface favorite comme lanceur; je le trouve trop orienté souris et peu pratique, et un peu limité. Mon lanceur de choix reste Drag Thing de James Thomson. Le paradigme de Drag Thing est superbement simple : n'importe quel nombre de docks, chacun rempli par glisser-déposer avec n'importe quel nombre d'articles, où chaque article peut être une application, un fichier, un dossier ou un script, et supporté par un ensemble complet de raccourcis clavier et de menus contextuels. Franchement, si Drag Thing pouvait mémoriser les documents ouverts dans chaque application, je ne souhaiterais probablement pas du tout utiliser WokStrip.
Mais DragThing n'offre pas cette possibilité, et WorkStrip le fait. Le résultat est que bien que je n'utilise pas WorkStrip tout le temps, quand je suis engagé sur un ou plusieurs projets particuliers, comme l'application Cocoa que je suis en train d'écrire, WorkStrip est un sauveteur absolu, rassemblant et organisant la constellation toujours changeante des applications, documents et dossiers impliqués. En bref, même si ce n'est pas un programme qui utilise la souris et le clavier à ma manière, c'est un programme, qui pense à ma manière. En même temps, aussi, les goûts varient; vous pouvez en fait trouver que l'interface similaire au Dock, orientée souris de WorkStrip est tout simplement votre tasse de thé. Dans tous les cas, il ne vous coûte rien de chercher à le savoir; une version d'essai de 30 jours est à votre disposition pour le téléchargement (4,8 Mo).
<http:// www.softchaos.com/downloads/downloadform.html>
WorkStrip coûte environ 40 US$, le prix pouvant varier avec le taux de change de la livre anglaise. Il nécessite Mac OS X mais il existe aussi une version pour Mac OS 9 que je n'ai pas essayée, mais qui offre vraisemblablement des possibilités similaires, avec une interface un peu différente.
PayBITS: Ce banc d'essai de WorkStrip vous a-t-il été utile dans votre travail?
Pourquoi ne pas remercier Matt avec une petite donation via PayPal ?
<http://www.paypal.com/xclick/business=matt%40tidbits.com>
De quoi s'agit il? Découvrez notre programme PayBITS:
<http://www.tidbits.com/tb-issues/lang/fr/paybits_fr.html/>
par Mike Diegel <MDiegel@emortals.com>
Avez vous fait vos devoirs, comme on vous le demandait à la fin de l'article de la semaine dernière? En prévision de la commercialisation de votre logiciel, avez vous mené des recherches, préparé le produit, mis en forme votre message commercial ? C'est bien. Aujourd'hui nous allons donc parler de la façon de délivrer votre message et de provoquer la vente.
<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=06933>
Je me n'aborderais ici que la distribution directe ou la vente en ligne, car, à moins d'être prêt a investir une somme à six ou sept chiffres, ça risque d'être très difficile pour vous de mettre votre logiciel dans un emballage et d'aller le poser dans les linéaires des grands magasins informatiques. Donc, vous avez d'abord besoin d'un site Web où l'on peut apprendre l'existence de votre produit, le télécharger et l'acheter. Même si une discussion complète sur ce qui fait un site Web efficace dépasse le cadre de cet article, il y a quelques principes directeurs à avoir à l'esprit.
Simple et efficace -- En premier lieu, vous devez déterminer le propos de votre site. Bien que le Web offre des tas de possibilités, vous voulez faire trois choses, et trois choses seulement: attirer les visiteurs, transformer ces visiteurs en prospects, et faire de ces prospects des acheteurs. C'est tout. Tout ce que vous faites autour de votre site doit contribuer à atteindre ces buts; sinon, c'est une perte de temps.
Faites de votre mieux pour réaliser un site simple et clair. Votre page d'accueil doit énoncer de manière immédiate ce que le visiteur trouvera sur ce site et comment il le trouvera. Analysez les statistiques de fréquentation de votre site pour vérifier comment vos visiteurs se déplacent dans votre site et si votre système de navigation est efficace. Par exemple, j'ai un client dont le site était simple et net, mais pas clair. En regardant les statistiques, j'ai pu voir que la page d'accueil était presque la page d'entrée la plus fréquentée, mais qu'elle était aussi dans le top 10 des pages de sortie. C'est assez mauvais. Combiné à d'autres informations, ça veut dire que les visiteurs accèdent à la page d'accueil et ne vont pas plus loin sur le site.
Une autre considération importante à garder en tête dans la conception de votre site est le défilement. Plus de 90 pour cent des visiteurs n'utilisent pas les barres de défilement horizontales pour voir le contenu d'une page, et environ 30 pour cent refusent de défiler vers le bas pour voir le contenu au delà de la limite inférieure de la fenêtre du navigateur. Une partie importante de vos visiteurs pourraient donc manquer des renseignements ou des liens importants qui se trouvent à ces endroits - des liens tels que le bouton "Acheter", par exemple.
Cultiver la conscience publique -- Pour attirer les clients à votre site, il faut les amener à la première phase du processus de décision qui conduit à l'achat que nous avons discuté la semaine dernière : la prise de conscience initiale. A cette étape, les mass-média semblent être le moyen le plus efficace pour communiquer avec le public. Ce n'est pas nier l'importance de la communication de bouche à oreille. Ça veut dire tout simplement que l'effet de la publicité de bouche à oreille prend plus d'ampleur plus tard.
Pour la plupart des gens, les trois méthodes les plus fréquentes pour attirer du trafic à votre site sont les moteurs de recherche, les publicités payées (y compris l'affichage de votre URL sur votre papier en-tête, sur des bibelots distribués, etc) et la mention gratuite dans les médias, c'est-à-dire, les reportages dans la presse. Vous pouvez également piocher dans toute la panoplie de moyens inventifs pour attirer de la clientèle vers des sites tels que Trafficology ou MarketingSherpa (NdT. ou bien le fort efficace VSE Be Found ).
<http://www.trafficology.com/ A>>
<http://www.marketingsherpa.com/ >
<http://www.vse-online.com/ >
Pour les moteurs de recherche, la clé est d'être sûr que les mots-clés que vous choisissez sont bien ceux que vos clients sont susceptibles d'utiliser. Trop souvent, on est pris par l'habitude d'utiliser le jargon de l'industrie et on présume à tort que c'est le vocabulaire utilisé par tout le monde. Testez vos mots-clés en les entrant dans des moteurs de recherche. Vos concurrents sont-ils référencés? Est-ce que les résultats font paraître le genre de sites avec lesquels vous désirez être identifié dans l'esprit du client? Sinon, il faudra peut-être réviser vos mots-clés.
La publicité en ligne payée comprend les messages publicitaires ou les mécénats dans des lettres électroniques tel que TidBITS, les bandeaux publicitaires sur des sites, et les publicités payées au click, qui dépendent, elles aussi, des mots-clés. J'ai travaillé comme consultant pendant presqu'un an et demi pour Sustainable Softworks et chez eux la méthode "paiement au click" s'est avérée être la forme la plus efficace de publicité payée, en deuxième place venaient les lettres d'informations électroniques et papier qui ciblent un public bien précis . De nouveau, il faut bien cibler son public et tester qu'on atteint bien la clientèle voulue.
Si vous achetez un mot-clé chez Google ou Overture, il est probable que vous attirerez des utilisateurs Windows à votre site. Si vous êtes un développeur uniquement Mac comme Sustainable Softworks, vous payez pour un client qui n'utilisera peut-être jamais votre produit ; il ne faut pourtant pas oublier que pas mal d'utilisateurs Windows vont télécharger un logiciel au travail pour l'utiliser sur des Mac chez eux.
En dehors des mises à jour diffusées, ce que je vous conseille de faire environ toutes les 6 semaines, la méthode la plus simple que j'ai trouvée pour augmenter le trafic, c'est d'être mentionné dans la presse. C'est particulièrement vrai pour les médias en ligne pour lesquels une connexion directe à votre site est possible. A chaque fois que nous diffusons un article de presse sur un produit de Sustainable Softworks, nous observons un pic significatif dans le nombre de chargement de logiciels, même si seulement un média a repris l'information.
La question du bon usage des médias mériterait un article à lui tout seul, mais sachez au moins que la communauté Mac est bénie avec un grand nombre de sites Web et ses publications traditionnelles dévouées à l'information des utilisateurs de Mac sur les derniers et les meilleurs des produits. Utilisez ces ressources. Commencez déjà par lire la série d'articles d'Adam "Nos amis les journalistes" (Hacking The Press) dans TidBITS-539 et suivants.
Article en anglais : <http:// db.tidbits.com/getbits.acgi?tbser=1172>
Traduction française: <http://www.tidbits.com/tb-issues/lang/fr/TidBITS-fr-539.html#lnk3>
Apprenez à rédiger un bon article de presse. Vous avez peut-être entendu parler des cinq questions du journalisme : qui, quoi, quand, où et pourquoi ? Mais de plus en plus de rédacteurs en chef veulent connaître également le "pourquoi" d'une histoire. Et qui d'autre que vous pourrait mieux en parler ? Il existe des cours pas chers pour apprendre à écrire pour la presse (généralement ces cours sont proposés dans le cadre de la Formation Continue, les Programmes de Formation pour adultes ou par le biais d'associations de formation publiques - renseignez vous dans votre mairie ou à l'Agence pour l'Emploi). Ailleurs ce sont souvent les Chambres de Commerce qui proposent des séminaires sur le sujet. Si vous prenez le temps d'apprendre quelque chose sur la profession de journaliste, et si vous montrez aux rédacteurs en chef vos publications, et la façon dont vous respectez ce qu'ils font il y a de fortes chances pour que en retour la couverture de votre produit soit à la hauteur de vos espérances.
Devenez prospecteur d'or -- Maintenant que vous attiré l'attention sur votre existence et que vous avez dirigé les visiteurs vers votre site, vous êtes prêt à les convertir en futurs clients. A ce point, le client rassemble de la documentation, évalue la valeur que votre logiciel peut avoir pour lui/elle. Armé de tout cela il entre dans la phase de décision.
Arrivé à ce stade, vous devez rassurer le clients sur la justesse de son choix : insistez sur tous les lauriers que vous avez récoltés pour votre travail. Incluez des liens vers des articles ou des revues de presse, même s'ils correspondent à d'autres produits que vous avez réalisés. Publiez également les avis des beta testeurs (à condition qu'ils soient d'accord, naturellement); souvent, quand il s'agit d'un nouveau produit, ces avis sont les seuls jugements dont vous disposez pour vanter votre produit.
Prévoyez un espace où vos prospects et clients peuvent donner leur avis (un sujet sur lequel je reviendrai dans quelques minutes), et profitez en pour leur demander la permission de publier les commentaires les plus positifs, sur votre site. Psychologiquement, il très important pour un client potentiel de savoir ce que pensent les autres et ce qu'ils ont le plus apprécié dans votre produit.
Quel forme devez-vous donnez à votre logiciel pour ces clients potentiels? De mon expérience, une démo entièrement fonctionnelle est encore le mieux. Je n'ai rien contre les partagiciels - c'est une super idée et l'une de celle qui ont amené à la création de programmes vraiment sympas qui n'auraient jamais pu voir le jour autrement, spécialement aux tous débuts de l'informatique personnelle. Mais en tant que développer, peut-être avez-vous envie de maximiser vos ventes de façon à pouvoir créer encore plus de super-logiciels. Alors faites un peu d'ingéniérie sociale et évitez le mot "partagiciel." Trop de gens pensent qu'il est synonyme de "gratuiciel."
Résistez à l'envie de brider votre démo en désactivant quelques fonctions. Donnez à vos prospects une chance de télécharger une version complète de ce super logiciel dont vous êtes l'auteur. Après tout, pourquoi ne voudriez-vous pas qu'un client potentiel puisse voir tout ce que votre produit propose? À la place, introduisez une limite temporelle sur trois ou quatre semaines, après quoi l'application quittera et ne fonctionnera plus si on n'achète pas une clef d'enregistrement. Éventuellement, vous pouvez préférer limiter le nombre total de lancement de votre programme - cela éliminera un stress potentiel ou une irritation à la fin de la période de démo tout en restant sûr que personne ne pourra utiliser votre programme sans l'acheter.
De l'essai à l'achat -- Maintenant que l'application est installée sur le disque dur de votre prospect, comment transformer ce dernier en un acheteur? Ne le lâchez pas. Chez Sustainable Softworks, nous avons créé un système qui demande aux clients des informations - volontaires - et les stocke dans une base de données. Chaque jour, je vais lire les enregistrements de la semaine passée et envoie à ces personnes un courriel de suivi.
Le message n'est pas agressif commercialement, il demande simplement si l'application fonctionne correctement et s'il y a quoi que ce soit que nous pouvons faire pour l'aider (même si le prospect n'a pas acheté l'application). Nous incluons un rappel sur le temps limité de la démo et un lien vers notre page d'enregistrement.
Après avoir envoyé quelques milliers de courriels, nous avons eu des réponses incroyablement positives. Du genre " je suis impressionné par votre désir de satisfaire le consommateur " ou " c'est la première fois que je reçois un courriel d'un éditeur qui est à la fois sympathique et utile au lieu d'être récriminateur ". C'était la preuve que ce système améliore l'image de l'entreprise grâce à un bon service client. C'était aussi le meilleur moyen que nous ayons trouvé pour recevoir des commentaires d'utilisateurs que nous pourrions utiliser à des fins promotionnelles.
Mais surtout, le plus grand gain de ce système fut la transformation du prospect en acheteur. Nous avons augmenté le taux de conversion de la démo en version achetée de 25 à 40 %, selon le produit. En fait, nous avons atteint des taux de conversion bien supérieurs au traditionnel 1% souvent cité. Ces chiffres ont directement contribué à nos excellents résultats financiers.
Nous avons conçu un système similaire destiné aux consommateurs qui avaient essayé d'enregistrer un produit, mais qui, pour une raison quelconque, n'étaient pas arrivés au terme du processus. Nous avons réussi à sauver un certain nombre de ventes qui, autrement, auraient été perdues.
Ne vous arrêtez pas en si bon chemin ! -- Vous voici avez une vision globale d'un marketing intégré et d'un programme de relations publiques qui permettent des ventes à faible coût. Encore un détail : maintenant que vous lu ceci, recommencez, encore et encore. Posez-vous des questions. Interrogez-vous sur vos réponses. Et gardez un ¦il sur d'autres sources d'information telles que Trafficology et MarketingSherpa, dont j'ai parlé plus haut, ainsi que sur la liste de discussion et la section ressources de Netpreneur.org. Vous pouvez aussi m'envoyer un courriel à <mdiegel@emortals.com>. Je vous enverrai un exemplaire gratuit (NdT : en américain, n'oubliez pas que vous lisez une traduction) au format électronique de "Media Relations Made Simple,", un court document que j'ai écrit et qui vous explique comment mettre en place, sans grands frais, un bon Plan Médias.
Un dernier conseil : intégrez complètement ce processus à votre entreprise. Le marché change constamment et, si vous voulez réussir, vous devez changer avec lui.
[Mike Diegel est un consultant en marketing stratégique et en relations publiques. Il est spécialisé dans l'aide aux petites entreprises et autres organisations pour qu'elles utilisent mieux internet. il est joignable à <MDiegel@emortals.com>.]
PayBITS: Les conseils de Mike vous ont ils aidés à mieux commercialiser vos producutions ? Si c'est le cas, pourquoi ne pas le remercier avec une petite donation via PayPal ? <http://www.paypal.com/xclick/business=mdiegel%40emortals.com>
De quoi s'agit il? Découvrez notre programme PayBITS:
<http://www.tidbits.com/tb-issues/lang/fr/paybits_fr.html/>
Les publications et les sites web sans but lucratif peuvent réimprimer ou créer des liens vers nos articles en référençant leur origine. Pour les autres, contactez-nous, SVP. Nous ne garantissons pas l'exactitude de nos articles. Caveat lector. Les noms de publication, de produit et de société peuvent être des marques déposées. TidBITS ISSN 1090-7017.
| Accueil | Archives francophones de TidBITS | Sommaire des quatre derniers TidBITS traduits | L'Equipe francophone de TidBITS