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Les nouveaux PowerBook ont suscité des Ah et des Oh dans l'audience de Macworld Expo San Francisco 2003, mais depuis, les forums dédiés au Mac bruissent surtout de commentaires sur le nouveau navigateur Internet d'Apple. Adam s'est donc muni d'une moustiquaire et d'un casque colonial pour partir explorer Safari. Nous terminons par ailleurs notre palmarès des nouveautés Macworld, recensant ce qui a attiré notre attention lors du Salon. A la rubrique nouveautés, nous notons un retard dans la sortie de iLife et une mise à jour attendue pour PowerMail 4.1.1
Sommaire:
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Information : <info@tidbits.com> Commentaires : <editors@tidbits.com>
Ce numéro est traduit de l'américain par les traducteurs bénévoles de TidBITS-FR : Chaigne Aimery -- Delauney Jean-Louis -- Denonne Fréderic -- Durand Jeanne -- Furiet Bernard -- Gargantiel Jean-Marc -- Koullen Sylvie -- Lesnik Thierry -- Lortal Alain -- M'Pondo Dicka Patrick -- Mantel Bernard -- Mentzel Henri -- Muthelet Jean-Philippe -- Roux Philippe -- Ravaux Jacques -- Seither Grégoire -- Staub Michel -- Vigneron Christophe
NOUS CHERCHONS DES TRADUCTEURS !!!!! Ca ne vous prendra que 30 minutes chaque semaine, vous permettra d'améliorer votre anglais et d'augmenter votre karma macintoshien ! Venez rejoindre une bande de joyeux drilles amateurs de bonnes bouffes, bons vins et discussions éclairées ! Jetez un coup d'oeil aux consignes de traduction et contactez le coordinateur de la traduction: Grégoire Seither (gregoire@pobox.com).
< http://www.tidbits.com/tb-issues/lang/fr/consignes.html>
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iLife reporté au 31 janvier -- Parfois, il arrive que le bébé ne veuille pas sortir... A l'expo MacWorld, Apple avait annoncé la naissance du pack iLife, sa suite logicielle comprenant iTunes 3, iPhoto 2, iMovie 3 et iDVD 3 pour le 25 janvier et tout cela pour 49 US$ (58,6 Euros, 79 CHF et 75 CA$ sur les différents AppleStore. NdT). Aujourd'hui elle vient de repousser cette date au 31 janvier sans donner de raison particulière. [JLC]
<A HREF="http://www.apple.com/fr/ilife/>
<A HREF="http://www.apple.com/chfr/ilife>
<A HREF="http://www.apple.com/ca/fr/ilife/>
PowerMail 4.1.1 intègre les dernières technologies d'Apple -- CTM Development vient tout juste de sortir PowerMail 4.1.1 (Un petit bogue a été corrigé depuis la version 4.1 sortie quelques semaines auparavant). De nouvelles fonctionnalités bienvenues font leur apparitions depuis la version 4 : l'intégration du carnet d'adresse de Mac OS X, la compatibilité avec la correction orthographique en ligne intégré à Mac OS X et la possibilité d'annulation multiples quand on édite un texte. Pour les utilisateurs de Power Mail 4, cette mise à jour est totalement gratuite ; pour les autres versions, il vous en coûtera 30 US$ pour un téléchargement de 4.7 Mo. [ACE]
<http://www.ctmdev.com/powermail4.shtml>
par l'équipe de TidBITS <editors@tidbits.com>
C'est toujours significatif quand nous n'avons pas assez de place pour publier notre traditionnel palmarès Macworld Expo en un seul article. Bien qu'Apple ait fait la plupart des unes de l'expo, l'équipe de TidBITS n'a pas eu de mal à trouver d'autres produits dignes d'intérêt parmi ceux exposés.
<http://db.tidbits.com/ getbits.acgi?tbart=07046>
Meilleur usage du doigt : 1er prix -- Être obligé de s'identifier à tout bout de champ sous Mac OS X est fastidieux, même si le but poursuivi, la sécurité, est louable. Ne serait-ce pas le rêve si votre micro vous reconnaissait automatiquement ? Nous n'en sommes pas encore tout à fait là, mais avec l'unité de reconnaissance d'empreintes digitales et son logiciel, proposés par Sony, et répondant au curieux nom de baptême Suite "Puppy" (NdT : Puppy : chiot, jeune chien) pour Mac OS X, vous connecter en touchant du doigt un capteur devient possible. Vous apprenez au logiciel à reconnaître un doigt en particulier (avec la possibilité de sauvegarder jusqu'à neuf empreintes digitales pour contourner le problème des brûlures et pansements) et partant de là, toucher du doigt l'unité de reconnaissance revient à taper son mot de passe. Au moment où j'ai voulu l'essayer, Sony travaillait toujours à ce que Mac OS X reconnaisse votre empreinte digitale en lieu et place de votre mot de passe administrateur. Le bébé s'est bien tiré de la démonstration, reconnaissant le doigt avec lequel je l'avais entraîné, tout en rejetant à la fois mes autres doigts et ceux du représentant de Sony. Il en coûtera 200 US$ pour se procurer l'unité, à partir de mars 2003, auprès de Pacific Software Publishing qui le distribuera en Amérique du Nord. Contactez Sony pour obtenir les coordonnées des distributeurs pour les autres pays. [ACE]
<http://www.puppysuite.com/>
<http://www.sony.com/puppy>
<http://www.secureco
mputing.com/index.cfm?sKey=838>
Meilleur usage du même doigt : 2ème prix -- Un collègue me faisait remarquer que les périphériques de stockage USB au format de poche (ces cartes mémoire équipées d'un connecteur USB) avaient remplacé les disquettes. L'inconvénient de ces minuscules objets est qu'ils peuvent facilement être perdus, permettant à qui les trouve d'accéder à vos données. Le BioSlimDisk, une carte mémoire USB dotée d'un lecteur intégré d'empreintes digitales, destiné à protéger vos octets, était vendu sur le stand de DevDepot. Vos données ne sont accessibles que si vous mettez d'abord votre doigt en contact avec le capteur de la carte (vous pouvez enregistrer jusqu'à six empreintes digitales). La version 128 Mo coûte 120 US$ sur le site Web de DevDepot, tandis qu'il vous en coûtera 100 US$ pour la version 64 Mo. [JLC]
<http://www.devdepot.com/tidbits-fingerprint/>
<http://www.bioslimdisk.com/>
L'accessoire le mieux pensé -- L'iceStation de chez MacAlly est une idée simple mais géniale pour améliorer votre usage de l'ordinateur portable. Il s'agit d'un support en plastique à 20 US$, composé d'une sorte de rainure que l'on pose sur la table et d'un plan incliné presque vertical. Il suffit de coincer la partie inférieure de votre iBook ou de votre PowerBook dans la rainure et d'appuyer le bas de la machine (la partie qui supporte le clavier) contre le plan incliné. Vous ouvrez ensuite votre portable selon un angle proche de la verticale. Le clavier devient pratiquement inutilisable et il faut donc brancher un clavier et une souris externes. Cette configuration permet de résoudre deux problèmes qu'Adam avait évoqué dans son article récent sur les supports pour ordinateurs portables : l'écran est placé à hauteur des yeux et l'encombrement de l'ordinateur est grandement diminué, ce qui laisse de la place sur votre bureau pour y placer le clavier additionnel. Comme le PowerBook G3 est mon ordinateur de tous les jours et que je déteste son clavier, j'ai vraiment été emballé par cette possibilité de résoudre mon dilemme. J'ai immédiatement acheté le clavier iceKey de chez MacAlly, un petit clavier très sensible. Malheureusement, je n'ai pas pu acheter l'iceStation parce qu'elle n'était pas encore disponible. Mais l'impatience étant la mère de l'invention, j'ai découvert en rentrant chez moi qu'un pupitre d'un vendeur de matériels de bureau faisait aussi bien l'affaire pour un cinquième du prix. [MAN]
<http://macally.com/spec/specialites/accessories/icestation.html>
<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=07011>
<http://macally.com/spec/usb/input_device/icekey.html>
<http://www.officequarters.com/product.php/prod_id/2012041.html>
Nettoyage de bureau -- Si vous n'avez pas l'intention de remplacer votre Mac de bureau par un PowerBook G4 17 pouces dans un futur proche, mais que vous aimeriez bien un peu plus d'espace sur votre bureau, allez donc jeter un coup d'oeil au Computer's Deskmount de Marathon. Il s'agit d'un kit à monter sous le bureau, prévu pour accueillir les minitours des Power Macs G3 et G4 en les suspendant solidement, tout en vous laissant la possibilité de les ouvrir pour y ajouter de la mémoire, ou de les glisser facilement hors de leur support. Le prix du kit est de 60 US$, hors vis pour le bureau. [MHA]
<http://www.marathoncomputer.com/deskmount.html>
Nouveaux clics : premier prix -- Adesso nous avait déjà impressionné avec son offre de claviers et de souris, mais nous sommes excités par la nouvelle façon de cliquer qu'inaugure la souris optique PowerScroll. Disponible en noir ou en blanc, cette souris vendue 40 US$ peut être inclinée d'un côté ou de l'autre pour effectuer un clic droit ou un clic gauche. La molette de défilement est très agréable pour faire défiler de longs documents et elle peut être utilisée comme un troisième bouton. [MHA]
<http://www.adessoinc.com/product_detail.cfm?productid=81>
Assis à l’arrière du disque -- La gamme des produits DriveDock de WiebeTech remporte à nouveau le prix du plus petit disque en éliminant ces maudites boîtes et même parfois l’alimentation électrique. Les DriveDocks sont de petits adaptateurs FireWire pour disques durs IDE enfichables à l’arrière du disque, fournissant un connecteur FireWire, et si nécessaire, un connecteur d'alimentation. Le DriveDock FireWire coûte 140 US$ et fonctionne avec des disques de 3,5 pouces, tout comme le Super DriveDock à 160 US $, ce dernier pouvant alimenter la plupart des disques au travers du bus FireWire au lieu de nécessiter un adaptateur externe d’alimentation. Il y a aussi le DriveDock Notebook FireWire à 140 US $ qui fonctionne avec les disques de portables de 2,5 pouces et ne requiert pas d’alimentation externe. Enfin, pour des situations particulières de récupération de données, le DriveDock Forensic à 300 US$ fonctionne en lecture seule avec des disques 3,5”.[ACE]
A l’écoute des iPod -- Nous avons vu beaucoup d’accessoires de sociétés tierces pour l'iPod d’Apple, et il y a bien entendu des milliers d’écouteurs sur le marché (Dan Frakes en a testé beaucoup dans son article "Music to Your Ears: 2002" dans TidBITS-658). Les écouteurs à réduction du bruit ambiant (70 US$) et les écouteurs rétractables (20 US$) de MacAlly sont du même blanc que le iPod, élégamment conçus, et leur prix est intéressant. Les écouteurs à réduction du bruit ambiant sont aussi bons que mes Aiwa et sont équipés d’un adaptateur pour l'avion qui vous permet d’écouter la bande son d’un film projeté en vol sans avoir à payer la “taxe de loisirs” de 5 US$. Les écouteurs rétractables ont une portion de câble en spirale qui se branche sur l'iPod, ce qui vous permet de garder l'enrouleur dans votre poche avec les écouteurs dans vos oreilles. [MHA]
<http://www.macally.com/spec/specialites/accessories/podiopro.html>
<http://www.macally.com/spec/specialites/accessories/podio.html>
<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=07012>
Le top du top, mais inaccessible -- Eggplant, de Redstone Software, est le meilleur produit que j'ai vu à MacWorld Expo, point-barre. C'est pour les développeurs, ça tombe bien j'en suis un, et j'aurais aimé pouvoir m'en servir pendant les cinq derniers mois alors que j'étais en train d'écrire une application Cocoa pour une société cliente. Allez, je vous donne le scoop : alors que vous écrivez une application comportant une interface graphique, vous devez vous préoccuper, à chaque étape, du risque de casser une fonctionnalité déjà implémentée, ce qui fait que vous avez besoin de tester tout le temps, et le seul moyen de le faire efficacement est d'utiliser le logiciel comme tout un chacun le ferait : au travers de l'interface - choisir un élément d'un menu, taper un texte dans un champ, presser un bouton de validation, ce qui doit aboutir à l'affichage de certaines fenêtres de dialogue avec certaines informations. Pour être rigoureux et exhaustif, tout en gagnant du temps, vous aimeriez avoir un moyen d'automatiser ce genre de test d'interface. Eggplant est la solution, et très intelligente qui plus est. Il travaille au travers de VNC, un système à la Timbuktu permettant de voir le contenu d'un écran distant sur son propre écran local et de travailler ainsi sur le poste distant, à travers le réseau. Donc, Eggplant a besoin de deux ordinateurs, l'un pour tester l'application en développement, l'autre contenant Eggplant lui-même. Eggplant voit alors réellement l'écran contenant le logiciel en test: il peut y chercher des infos, un bouton spécifique ou un élément de fenêtre, et il peut cliquer partout où il veut, sélectionner des éléments de menus, taper du texte, etc. Ces tests d'actions peuvent se combiner en séquences en utilisant un langage de scripts ressemblant à HyperTalk. Les résultats et les copies d'écrans sont sauvegardées dans un fichier (log) de façon à ce que si un test échoue, vous pouvez savoir ce qui n'a pas fonctionné et à quoi ressemblait l'écran au moment où l'erreur s'est produite. Par contre, l'inconvénient, c'est qu'à 3400 US$ l'exemplaire, je ne risque pas de pouvoir jamais m'en payer une copie.[MAN]
<http://redstonesoftware.com/pro
ducts/>
<http://www.uk.research.att.com/vn
c/>
Meilleure application commerciale verticale -- Je ne suis pas un commercial, mais si je l'étais, ce que j'aimerais vraiment avoir (à part un autre boulot) serait DayLite, de Marketcircle, qui coûte 150 US$. Ce programme a réellement la plus belle interface OS X que j'ai jamais vue, la plus intuitive aussi, et en plus, il fait tout, je dis bien tout, ce dont pourrait avoir besoin un commercial, ou une équipe commerciale, pour un prix étonnamment raisonnable : c'est un gestionnaire de contacts, calendrier, une liste de tâches, composeur téléphonique, gestionnaire d'envoi de courriers en nombres, grapheur spécialisé en courbes de revenus et de ventes, base de données multi-utilisateurs, et encore bien plus, tout cela superbement et intuitivement intégré. Les mots me manquent, vous devez le voir par vous-même. Une démonstration de ce logiciel me laissa sans voix, " Purée, mais où vont-ils chercher tout ça ?!" [MAN]
<http://www.marketci rcle.com/daylite/overview.html>
A moins que vous n'écrivez des chansons... -- Daylite peut être cool pour les vendeurs, mais si vous avez toujours pensé que vous pouviez poser votre stylo sur le papier et en sortir quelques tubes, oubliez le stylo et allumez votre Mac à la place. MasterWriter écrit dans l'environnement de développement de l'application 4D, offre une collection impressionnante d'outils d'écriture pour les paroliers, y compris un dictionnaire de rimes, un dictionnaire d'allitérations, un dictionnaire de phrases rimées, un dictionnaire de culture pop, un dictionnaire standard et un dictionnaire de noms propres, et plus encore. MasterWriter vous aide à trouver les mots que vous cherchez et à les assembler en un tout cohérent (et on espère agréable à entendre). Il s'agit à la base d'une bonne interface sur une immense base de données de mots et de phrases ; d'où la présence de 4D. Il fonctionne sous Mac OS 9 ou Mac OS X et doit être disponible sous peu. [ACE]
<http://www.masterwriter.com/>
<http://www.4d.com/>
Meilleurs accessoires d'ordinateur portable -- Un grand nombre de firmes offrent des batteries additionnelles, des adaptateurs de voiture ou aériens, et des lecteurs de média USB. MadsonLine nous a impressionné avec sa large gamme d'adaptateurs attractifs, utiles et abordables, entre autres gadgets. Leur Protecteur de modem (Modem Saver LT - 36 US$) vous permet de tester une prise de téléphone inconnue pour sa conformité avant que vous ne branchiez votre modem d'ordinateur portable, puis reste en place pour servir de protection de surtension du modem. L'adaptateur de prise mondial (Worldwide Plug Adapter - 28 US$) se connecte à la plupart des prises électriques existantes dans le monde. Et puis il y a le petit adaptateur IrDA USB à 52 US$, qui fournit un port infrarouge aux Macs qui n'en disposent pas. Utilisez l'infrarouge pour synchroniser votre ordinateur portable et votre Palm, ou pour utiliser votre téléphone cellulaire comme modem si vous ne faites pas encore partie du monde Bluetooth. [MHA]
Périphérique éducatif le plus prometteur -- Nous avions déjà noté la présence de tableaux blancs électroniques dans le passé (tel que le Mimio de Virtual Ink), mais le nouveau venu GTCO mérite une mention pour son Interwrite School Suite. Elle comprend quatre composants : un ordinateur avec le logiciel, un projecteur, un tableau blanc et un tablette graphique sans fil. L'ordinateur élabore et conserve l'image, puis le projecteur l'affiche à tout le monde sur le panneau blanc. On peut "dessiner" (ce qui signifie ici communiquer avec l'ordinateur par l'intermédiaire du logiciel) sur le tableau, sur l'ordinateur, ou sur la tablette graphique, sachant que jusqu'à sept tablettes peuvent être utilisés simultanément. Imaginez l'enseignant faisant son cours et dessinant depuis n'importe quel endroit de la pièce, et enregistrant puis effaçant écran après écran les diagrammes, tout en distribuant des tablettes additionnelles qui permettent aux étudiants de poser des questions et de travailler ensemble. L'intégration annoncée des ordinateurs dans l'éducation ne s'est pas encore faite, en grande partie parce-que les sociétés informatiques n'écoutent pas les bons enseignants. Ces tableaux blancs électroniques sont probablement trop petits et requièrent trop de réglages high-tech pour beaucoup d'endroits ; mais quand j'étais professeur au collège, la nécessité de rester debout devant le tableau et la perte des schémas que je créais spontanément me faisaient rêver de quelque chose comme InterWrite.[MAN]
<http://
www.gtco.com/int
erwriteschoolsuite.htm>
<http://www.mimio.com/>
L'équipe la plus communicante -- J'ai explosé de rire quand j'ai vu MacWarehouse à Macworld Expo. Au lieu d'avoir un stand dans le Salon, MacWarehouse a mis en places plusieurs petites stations sur l'aire de l'atrium entre les deux halls du Moscone Center. Chaque station était équipée d'une connexion Internet haut-débit et d'un point d'accès sans fil, permettant un accès libre à l'Internet à toute personne qui se trouvait à portée. Pour alerter les promeneurs-passants sur ce service, MacWarehouse a habillé ses employés en survêtements gris sombre ornés du symbole "warchalking" indiquant un réseau sans fil accessible. Et contrairement à l'homme-papillon de MSN de Microsoft mentionné la semaine dernière, ils semblaient passer du bon temps, comme vous pouvez le voir sur l'image dont le lien figure ci-dessous. [ACE]
<http://www.macwarehouse.com/>
<http://www.tidbits.com/resources/664/macwarehouse.jpg>
<http://www.warchalking.org/>
PayBITS: Vous avez apprécié d'avoir pu découvrir le meilleur de MacWorld sans avoir eu à affronter la foule ? Remerciez nos vaillants reporters en leur versant une petit obole :
<http://www..tid bits.com/about/support/contributors.html>
En savoir plus sur PayBITS: <http://www.tidbits.com/paybits/&g t;
par Adam C. Engst <ace@tidbits.com>
Comme je l'avais noté dans "Apple Reduces Its Microsoft Dependency" (Apple réduit sa dépendance vis-à-vis de Microsoft) dans TidBITS-fr-662, la sortie, lors de MacWorld, de la version bêta du navigateur Web Safari est un indice qu'Apple s'attaque à un gros gibier, c'est-à-dire Microsoft. Mais Safari est-il une arme assez lourde pour descendre le mastodonte poussif qu'est Internet Explorer? Ou bien le svelte et alerte Safari pourra-t-il seulement égratigner le coriace Microsoft? Impossible d'en décider avant la sortie de Safari 1.0, mais il est déjà évident que Safari est assez bon pour que vous devriez rejoindre les plus d'un million de personnes qui ont téléchargé des exemplaires du programme la semaine dernière, et que vous y jetiez un coup d'œil.
Pour être clair, Safari est une application Cocoa qui nécessite Mac OS X 10.2 Jaguar ou postérieur, et Apple affirme qu'il est optimisé pour Mac OS X 10.2.3. Il ne se lance pas et ne se lancera jamais sous Mac OS 9, ce qui veut dire que les Mac qui n'ont pas été mis à jour en Mac OS X ou qui ne peuvent l'être devront rester liés au navigateurs qu'ils utilisaient jusqu'à présent. Safari ne pèse que 2,9 Mo au téléchargement, un poids bienvenu pour un navigateur moderne.
Sous le capot -- Avec Safari, Apple a choisi de ne pas réinventer la roue, mais plutôt que de racheter un autre navigateur, ils ont préféré continuer dans la veine de Mac OS X en choisissant pour base à Safari un projet Open Source, le moteur de rendu KHTML qui est sous-jacent au navigateur Konqueror, sous Linux. Bien que j'avais parié qu'Apple utiliserait Gecko, le moteur de rendu Open Source de Netscape, Mozilla et Chimera, KHTML est plus rapide et demande beaucoup moins de lignes de code pour sa compréhension et sa maintenance.
<http://developer.kde.org/documentation/library/kdeqt/kde3arch/khtml/>
<http://www.konqueror.org/>
Cela dit, bien que KHTML affiche relativement bien les pages, il (ou du moins la version adaptée par Apple - les évolutions ont déjà été transmis aux équipes de maintenance de KHTML) ne gère pas aussi bien les standards du web que les autres moteurs de rendu. Mais que KHTML soit meilleur ou pire en terme de respect des standards, il constitue un nouvel outil que les développeurs de pages web doivent prendre en compte, puisqu'il affiche à l'évidence beaucoup de pages légèrement différemment que les autres navigateurs.
D'après ce que je peux voir dans les rapports concernant les standards du web, et en dépit des affirmations sur une meilleur intégration de ces standards, Apple a vraiment encore du pain sur la planche. Certes les bugs doivent être signalés, mais le jugement final doit être reporté jusqu'à ce qu'Apple publie la version 1.0 de Safari (et honnêtement, avant la sortie de cette version, les gens ne devraient pas trop se presser de modifier leurs pages web par égard pour Safari). Quoi qu'il en soit, à l'heure actuelle Safari n'est nullement ridicule en version bêta, et l'un de ses développeurs principaux, Dave Hyatt (qui lança aussi le projet Chimera), entretient un site web sur lequel il a placé toutes les mises à jour concernant les problèmes qu'il a déjà corrigés dans le code source. Cela vaut vraiment le coup de le lire.
<http:/
/diveintomark.org/archives/2003/01/07/safari_review.html>
<htt
p://www.mozillazine.org/weblogs/hyatt/archives/cat_safari.html>
Une interface rapide et fluide -- Après avoir essayé Safari la première journée, Tonya a été instantanément convertie, et ce uniquement à cause de la vitesse d'affichage de Safari. Elle déteste attendre et a fait savoir à de nombreuses occasions que depuis qu'elle a changé de navigateur, elle trouve un certain nombre de sites moins frustrants à consulter, simplement parce que les pages s'affichent plus rapidement qu'avec Internet Explorer. Apple a effectué des tests comparatifs qui montrent que Safari affiche les pages plus de trois fois plus rapidement qu'Internet Explorer. Bien que tous les tests doivent être considérés avec circonspection, parce que le code peut être adapté pour produire un bon résultat, Safari gagne sans conteste ne serait-ce qu'au niveau de la perception. Il paraît qu'une partie de la vitesse incroyable de Safari serait due à l'utilisation de routines non encore documentées apparues avec Jaguar ; j'espère que d'autres navigateurs seront capables de tirer profit de ces routines pour améliorer les performances molles de Mac OS X dans l'affichage du texte.
Cette vitesse perceptible est sans aucun doute aidée par l'interface Aqua claire et élégante de Safari qui se distingue par l'absence des nombreuses commandes qui encombrent les fenêtres de la plupart des autres navigateurs. Bien qu'il ne me dérange pas, l'aspect métal brossé (dans la terminologie Apple l' « apparence texturée de la fenêtre ») a suscité certaines critiques, en partie parce qu'il n'est pas conforme au directives d'Apple sur l'interface (Human Interface Guidelines). Les fenêtres à apparence texturée doivent normalement être réservées à des applications qui gèrent des appareils de l'univers numérique comme les appareils photo, lecteurs MP3 ou calculatrices. Safari viole manifestement cette règle, et sa fenêtre de téléchargement, elle aussi texturée, viole la directive selon laquelle dans une application, seule la première fenêtre doit avoir une apparente texturée. Dans ce contexte, l'utilisation de cette apparence texturée paraît particulièrement bizarre quand elle est utilisée avec les feuilles de style Aqua (par exemple quand vous créez un favori ou quand vous sauvegardez une page).
De nombreux programmes comme SafarIcon et Safari Enhancer sont apparus pour permettre de passer de l'aspect texturé à un style Aqua, et SafarIcon vous permet même de remplacer les icônes Safari par un jeu d'icônes thématiques de votre choix. Safari Enhancer va plus loin encore en activant un menu Debug qui propose des fonctionnalités intéressantes, comme par exemple celle qui permet à Safari de prétendre qu'il est un autre navigateur.
<http://homepage.mac.com/reinholdpenner/>
<http://gordon.sourcecod.com/sites/safari_enhancer.php>
Favoris améliorés -- Durant la keynote, Steve Jobs a beaucoup insisté sur la meilleure organisation des favoris dans Safari par rapport aux autres navigateurs. A vrai dire, j'utilise rarement les favoris, probablement parce que leur organisation est tellement compliquée, mais peut-être aussi parce que Google est si rapide. Je conserve certes quelques favoris dans Internet Explorer, mais je les utilise en priorité sur la Barre des favoris ou avec l'auto-remplissage des URL qui est très performant dans Internet Explorer.
Safari peut compléter les URL si vous commencez à taper un mot du nom de domaine. Par contre, Internet Explorer effectue le même auto-remplissage à partir de bouts de mots qui font partie de l'URL ou à partir du titre des pages que vous avez visitées récemment ou ajoutées aux favoris. Safari ferait bien d'imiter cette fonction, car il n'est pas raisonnable de demander aux utilisateurs de se souvenir des noms de domaine, alors qu'il est bien plus facile de se souvenir d'un bout de l'URL ou du titre de la page recherchée.
L'interface des favoris de Safari est simple et bien faite, et, grâce au fait qu'elle occupe l'ensemble de la fenêtre de navigation du programme quand elle s'affiche, elle ressemble beaucoup à iTunes. D'ailleurs, de même que pour les listes de lecture de iTunes et les albums de iPhoto, les dossiers de favoris de Safari ne peuvent être hiérarchisés ; mais à la différence de ces deux programmes, il est possible dans Safari de placer d'autres répertoires dans un dossier de la bibliothèque des favoris.
Safari importe les favoris d'Internet Explorer, mais si vous voulez utiliser les favoris d'un autre navigateur, vous devez effectuer une recherche avec le mot-clé "Safari" sur les sites de MacUpdate ou VersionTracker pour récupérer les utilitaires d'importation de favoris correspondants (ces sites répertorient également bon nombre d'utilitaires qui permettent de localiser Safari en d'autres langues). La version 3.0.4 d'URL Manager Pro d'Alco Blom peut importer les favoris de Safari et les exporter ensuite, mais comme Safari n'est actuellement pas compatible avec le 'Shared Menus Protocol', toutes les fonctionnalités d'URL Manager Pro ne sont pas disponibles pour Safari.
<http://macupdate.com/search.php?keywords=Safari>
<http://versiontracker.com/mp/new_search.m?search=safari>
<http://www.url-manager..com/version300.html>
Pas dégooglace !Dans "Hyperspatial JavaScript Search Bypass" in TidBITS-657, j'ai parlé d'une technique simple pour faire des recherches rapides sur Google ou autres moteurs de recherche. Cette technique JavaScript fonctionne bien dans Safari, mais pour Google, elle n'est pas très utile puisqu'un champ de recherche apparaît en haut de toutes les fenêtres. En plus de fournir un accès immédiat aux résultats venus de Google, un menu déroulant permet de retrouver les 10 dernières recherches effectuées.
Ce type de fonctionnalité n'est pas nouveau - on a vu venir des tas de raccourcis de recherche, dont certains (comme dans Opera) offraient un champ quasiment identique. Cependant Apple s'illustre ici par son choix de Google et par sa mise en oeuvre. Le raccourci de recherche caché d'Internet Explorer (taper ? suivi du sujet de recherche) est desservi par sa dépendance du moteur de recherche de MSN. D'autre butineurs ont choisi de s'adresser à plusieurs moteurs de recherche, une solution apparemment logique, mais qui n'a pa l'élégance de fournir une fonctionnalité bien ciblée qui répond aux besoins de la majorité des utilisateurs sans encombrer l'interface.
Un petit détail ajouté à la recherche Google selon Apple est la fonction SnapBack, qui résout un problème de recherche très courant. On fait une recherche, on a ses résultats, on suit un lien vers un autre site, puis quelques autres avant de décider qu'on a besoin de revoir l'ensemble des résultats. Au lieu de devoir cliquer 5 ou 6 fois sur le bouton de retour, on n'a qu'à cliquer sur le bouton orange de SnapBack dans le champ de recherche de Google pour revenir instantanément à la page des résultats.
Un autre bouton SnapBack apparaît dans la barre d'adresse dès qu'on entre dans un site au-delà de la première page. On s'est laissé aller trop loin ? Il suffit de cliquer sur le bouton SnapBack pour se retrouver au point de départ.
Safari chasse le pop-up -- L'équipe Apple de Safari a fait du bon travail en gardant Safari compact tout en prenant en compte les réalités souvent déplaisantes du Web d'aujourd'hui. Pour tous ceux qui sont exaspérés par des sites comme Yahoo qui activent une fenêtre pop-up publicitaire à chaque visite, Safari propose une commande dans le menu d'application Safari (et aussi comme option dans son panneau de préférences "Security") pour bloquer ces pop-ups. Je ne comprends pas pourquoi ça se trouve dans le menu Safari plutôt que dans le menu "View" ou le menu "Windows", mais comme ces fenêtres non sollicitées me rendaient fou avec Internet Explorer, j'apprécie vraiment cette fonctionnalité ! Et si jamais vous devez consulter des sites qui requièrent ce genre de fenêtre pop-up pour fonctionner correctement, vous pouvez la désactiver rapidement avec un raccourci clavier.
La fonction que je préfère avec Safari est peut-être le bouton "Bug" que vous pouvez activer dans le menu "View". Si vous vous trouvez sur une page que Safari ne restitue pas correctement, vous pouvez (vous devez !) cliquer sur le bouton "Bug" pour signaler le problème à Apple. Mieux même ! Si vous effacez le contenu du champ d'adresse de la page, le bouton "Bug" est un bon moyen pour dire à Apple ce que vous pensez de Safari. Tous les logiciels d'Apple devraient offrir le même service et beaucoup de développeurs tireraient avantage d'ajouter cette fonctionnalité dans leurs programmes. Les développeurs de Safari vont consulter tous ces retours et je suis certain qu'un nombre suffisant de gens demandant une correction ou même une nouvelle fonctionnalité permettra qu'elle soit sérieusement prise en compte.
Apple a mis en ligne une poignée de scripts AppleScript pour Safari qui s'avèrent utiles malgré une implémentation de scriptage encore primitive et non standard. Un document contenant le code source en HTLM ou en texte est accepté. Vous pouvez scripter le navigateur de façon à ce qu'il charge des URL (mais vous le faites en entrant simplement les propriétés du document URL en question, plutôt qu'au travers des habituelles commandes GetURL et OpenURL). Les préférences de l'application ne sont toutefois pas accessibles, et vous ne pouvez pas contrôler les favoris, les cookies, l'historique ou d'autres objets utilisant des scripts.
<http://www.apple.com/applesc ript/safari/>
Pour finir, certains se sont plaints de la façon dont Safari s'imposerait comme navigateur par défaut. Quand le sujet apparut dans les forums TidBITS, d'autres ont fait remarquer qu'il n'avait pas remplacé leur navigateur et après quelques tests effectués par plusieurs membres, le groupe est arrivé à la conclusion que Safari prenait la place du navigateur par défaut à condition de n'avoir jamais changé le réglage qui définit Internet Explorer. Si vous avez déjà changé pour Chimera ou autres, Safari ne touche pas au réglage du navigateur par défaut.
Manquant, mais néanmoins désirable -- Même si Safari que nous utilisons aujourd'hui est encore une version bêta publique, il semble probable que l'état actuel des fonctionnalités soit gelé pour la version 1.0. Cela laisse une grande latitude à Apple pour l'améliorer, car bien que Safari soit rapide et facile à utiliser, il lui manque de nombreuses fonctionnalités qui sont appréciées dans les autres navigateurs. Cela dit, il ne faut pas s'attendre à ce qu'Apple implémente forcément ces fonctions, car la priorité de l'équipe de développement est bien que Safari reste simple, léger, et très rapide. Il auront à trancher entre le maintien de cet objectif et les quelques fonctionnalités clé qui pourraient retenir beaucoup d'utilisateurs à se servir exclusivement de Safari.
La fonctionnalité qui me manque le plus dans Safari est l'auto-complétion (AutoComplete) et l'auto-remplissage (AutoFill) des formulaires, introduits par Internet Explorer. L'auto-complétion complète automatiquement les mots que vous saisissez dans les champs de texte, et l'auto-remplissage remplit pour vous les champs qu'il reconnaît dans les formulaires d'identification.
Internet Explorer permet également de s'abonner à des pages web, après quoi le programme surveille leur mise à jour et vous prévient le cas échéant selon différentes manières. Cette fonctionnalité peut être extrêmement pratique pour suivre les pages mises à jour fréquemment mais irrégulièrement.
Les navigateurs de la famille de Netscape et certains autres proposent une interface appelée "navigation par onglets" grâce à laquelle vous pouvez créer un onglet dans la fenêtre principale pour afficher une nouvelle page sans pour autant l'ouvrir dans une autre fenêtre. La navigation par onglets est particulièrement efficace pour ceux dont la taille de l'écran est limitée, et permet de passer facilement d'une page à l'autre.
Très utile pour imprimer depuis le Web, Internet Explorer propose un aperçu avant impression pour pouvoir prévisualiser la sortie papier d'une page Web et permet de réduire la taille du texte afin d'utiliser moins de papier. Avec Safari (ou toute autre application de Mac OS X), il est facile de prévisualiser une impression via PDF pour éviter l'impression de pages inutiles, mais Safari n'a aucun moyen de réduire le nombre de pages nécessaires.
Internet Explorer propose aussi deux outils, peu communs, dans la barre verticale gauche du navigateur : l'album et le garde-pages. Le premier est très utile pour conserver des pages Web, comme des reçus de transactions électroniques, pour une consultation future sans pour autant encombrer les dossiers. Le second permet de copier une page dans le volet du navigateur et d'en ouvrir les liens dans la fenêtre principale. Aussi pratiques que puissent être ces fonctions, j'aurais été surpris de les voir apparaître dans Safari, vu qu'elles ne semblent pas conformes à l'esprit du nouveau logiciel d'Apple. Mais la possibilité d'enregistrer tous les éléments d'une page web en un seul fichier, comme le propose Internet Explorer au travers de la création d'un fichiers archive web, aurait été pratique. A propos de l'enregistrement de fichiers, il aurait été appréciable de pouvoir télécharger des fichiers vers un dossier de son choix et pas uniquement dans le dossier par défaut.
Scruter la savane -- L'évolution de Safari sera passionnante à suivre. Actuellement, Apple concentre manifestement ses efforts sur la rapidité et l'interface, choix judicieux pour une première version. Mais j'espère que les éditions suivantes intègreront des fonctionnalités supplémentaires qui simplifieront la navigation sur le web, comme le faisaient par le passé notamment le remplissage automatique des champs ou les onglets. Cela dit, j'espère que Safari ne se bornera pas à simplement recopier ces fonctionnalités, mais qu'il nous surprendra avec de nouvelles façons innovantes de naviguer sur le web.
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