| Accueil | Archives francophones de TidBITS | Sommaire des quatre derniers TidBITS traduits | L'Equipe francophone de TidBITS | Consignes pour traduire TidBITS | LexBITS | Tronchoscope des traducteurs |


logo de TidBITS

TidBITS#667/17-Feb-03

La façon dont vous travaillez avec votre Macintosh est fortement influençée par les utilitaires que vous choisissez d'utiliser. Pour illustrer ce point de vue, Adam nous présente cette semaine le filtre anti-pourriels SpamSieve et ses filtres Bayesiens tandis que Matt Neuburg compare trois utilitaires Mac OS X qui permettent de disposer de Presse-papiers multiples - PTHPasteboard, Keyboard Maestro et CopyPaste X. Nous vous parlons par ailleurs d'un centre ressources sur Internet pour tous les Bayesiens du Mac. Au chapitre des nouveautés : Mac OS X 10.2.4, Safari v60, Final Cut Express 1.0.1, ainsi que USB Overdrive 10.2.1.

Sommaire:

Copyright 2002 TidBITS Electronic Publishing. Tous droits réservés.
Information : <info@tidbits.com> Commentaires : <editors@tidbits.com>


Ce numéro est traduit de l'américain par les traducteurs bénévoles de TidBITS-FR : Bayesiens Charles -- Chaigne Bayesiens -- Delauney Jean-Louis -- Denonne Fréderic -- Durand Jeanne -- Furiet Bernard -- Gargantiel Jean-Marc -- Koullen Sylvie -- Lesnik Thierry -- Lortal Alain -- M'Pondo Dicka Patrick -- Mantel Bernard -- Mentzel Henri -- Muthelet Jean-Philippe -- Ravaux Jacques -- Seither Grégoire

NOUS CHERCHONS DES TRADUCTEURS !!!!! Ca ne vous prendra que 30 minutes chaque semaine, vous permettra d'améliorer votre anglais et d'augmenter votre karma macintoshien ! Venez rejoindre une bande de joyeux drilles amateurs de bonnes bouffes, bons vins et discussions éclairées ! Jetez un coup d'oeil aux consignes de traduction et contactez le coordinateur de la traduction: Grégoire Seither (gregoire@pobox.com).
< http://www.tidbits.com/tb-issues/lang/fr/consignes.html>


Cette édition de TidBITS est rendue en partie possible grâce au soutien financier de :


MailBITS/17-Feb-03

Apple sort la mise à jour Mac OS X 10.2.4 -- Mac OS X 10.2.4 améliore les performances de réseau pour les fonctions SMo et AFP et optimise le fonctionnement des applications audio sous Classic ainsi que celui des appareils audio raccordés en FireWire sous Mac OS X. La mise à jour corrige également plusieurs bogues du Finder, du mode Classic, de l'impression et du carnet d'adresses, et renforce la sécurité de certaines fonctions Unix utilisées par Mac OS X. La mise à jour est accessible via le panneau du même nom dans les préférences système de Mac OS X's ou alors sous la forme d'une archive auto-extractible.Le fichier pèse 40.1 Mo pour Mac OS X 10.2.3 et 76 Mo pour toutes les versions de Mac OS X 10.2. [GD]

<http://www.info.apple.com/kbn um/n107362>
<http://www.info.apple.com/kbnu m/n61798>
<http://www.info.apple.com/kbnu m/n70167>
<http://www.info.apple.com/kbnu m/n70168>

Sortie de la nouvelle version beta (v60) de Safari le 12/02/03 -- Selon Apple, qui fait état de plus d'un million de téléchargements de Safari, les utilisateurs de Mac OS X ont accueilli son nouveau navigateur de web à bras ouverts. Ce succès justifie sans doute une exception à la règle qui veut que nous n'annoncions pas dans ces colonnes les révisions des versions beta. Sachez donc que, toujours selon Apple, la dernière mise à jour, Safari v60, est 30% plus rapide, améliore l'affichage des contenus conçus sous flash, accepte le XML et marche mieux avec CSS1. La mise à jour est accessible via le panneau Mise à jour de logiciels ou en téléchargement (2.9 Mo). [JLC]

<http://www.info.apple.com/kbn um/n120182>

Final Cut Express 1.0.1 vient de sortir -- Le nom du logiciel de montage vidéo semi-professionnel Final Cut Express s'allonge d'un chiffre, Apple ayant sorti la version 1.0.1 la semaine dernière. La révision améliore la performance et la stabilité, relie les paramètres d'image-clé à l'onglet Mouvement et possède une option de connexion simplifiée pour certains appareils NTSC ou PAL non réglables. Mise à jour téléchargeable (12.2 Mo). [JLC]

<http://www.info.apple.com/kbnum/n120190>

Utilisez-vous "Mise à jour de logiciels"? L'utilitaire de mise à jour de logiciels d'Apple, qui permet de télécharger et installer les mises à jours de Mac OS et d'autres programmes Apple, fonctionne plutôt bien en général. Cependant certains utilisateurs ont choisi de ne pas s'en servir à cause de son attitude légèrement têtue lorsque vous avez entendu qu'une mise à jour était instable et que vous voulez rétrograder vers une version précédente. De plus, pour ceux qui se connectent à Internet via une ligne téléphonique, la taille de la plupart des mises à jour d'Apple peut rendre les téléchargements avec cet utilitaire très peu pratiques. Et pourtant, ce programme est sans conteste le plus rapide et le plus facile pour mettre à jour son Mac, ce qui nous a conduit à lancer un sondage cette semaine sur ce sujet. Nous aimerions savoir si nos brèves à propos des mises à jour Apple vous sont utiles, même si nous n'écrivons rien de plus qu'un résumé des changements apportés. Donc, à quelle fréquence demandez-vous à "Mise à jour de logiciels" de vérifier si du nouveau est arrivé? Votez cette semaine sur notre page d'accueil!

<http://www.tidbits.com/>

USB Overdrive X 10.2.1 franchit la ligne d'arrivée -- Alessandro Levi Montalcini a sorti USB Overdrive X 10.2.1, un pilote USB universel qui gère toutes sortes de périphériques USB tels que des souris, boules de commande, joysticks et autres manettes de jeu (voir "Top des utilitaires pour Mac OS X : Retrouver les fonctionnalités de Mac OS 9" paru dans TidBITS-625). Avec USB Overdrive, vous pouvez configurer les réglages de multiples périphériques afin d'effectuer des actions complexes comme le lancement d'applications, en plus de choses plus basiques comme les clics. Pour certains, USB Overdrive X est indispensable pour utiliser des périphériques dont les fabricants n'ont pas développé de pilote pour Mac OS X. USB Overdrive X 10.2.1 coûte 20 US$ et pèse 476 Ko au téléchargement. [JLC]

<http://www.usboverdrive.com/>
<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=06779>


Les outils de la rédaction : Spam Sieve

par Adam C. Engst <ace@tidbits.com>

Le pollupostage (spam) déferle sur nos boites à lettres et il est de plus en plus désagréable d'avoir à faire le tri entre messages légitimes et pourriels. Il existe pourtant des méthodes pour limiter cette marée noire sur son adresse email, notamment les systèmes de filtrage : les filtres booléens, les filtres d'estimation (point-base filters) et les filtres statistiques appelés aussi Bayesiens (de la formule de Bayes. NdT). Quelle est la différence ? En deux mots : un filtre booléen recherche une chaîne de caractères dans les messages entrants et, s'il le trouve, classe le message dans une catégorie - dont celle de "spam". Les filtres d'estimation affinent cette approche en attribuant ou enlevant un nombre de points à chaque critère d'une liste rencontré dans un message. En fonction de la "note" finale obtenue, le message est alors classé comme étant un pourriel ou un message légitime.Les filtres statistiques (ou Bayesiens) se basent sur des statistiques de probabilité de la présence d'un mot ou d'une chaîne de texte (les implémentations varient) pour décider si un message est un pollupostage u non.Cette approché a été rendu populaire par Paul Graham dans un article publié en Août 2002 (revu et corrigé le mois dernier).

<http://www.paulgraham.com/spam.html>
<http://www.paulgraham.com/better.html>

Filtres Bayesiens -- L'intérêt du filtre Bayesien est qu'il se base sur le contenu du message, contenu qui varie d'un utilisateur à l'autre. C'est pourquoi vous devez "éduquer" le filtre à faire la distinction entre des messages légitimes et des pourriels en lui présentant pendant un certain temps des échantillons des deux. Mais ce processus d'éducation permanente du filtre à l'avantage de lui permettre de s'adapter à votre situation particulière et au type de messages que vous recevez, bons ou mauvais.

Les filtres Bayesiens ne sont pas parfaits.Le courrier légitime, comme les messages promotionnels expédiés par les sociétés dont vous avez été client dans le passé, peut, de prime abord, fortement ressembler à du pollupostage. Il est par ailleurs difficile d'identifier avec précision comme étant du pollupostage les messages qui contiennent peu de texte. Le pollupostage peut encore passer au travers des filtres quand il est en rapport étroit avec votre profession. Je reçois par exemple, à cause de TidBITS, des pourriels faisant la promotion de services de traduction en ligne. Les pollueurs peuvent aussi pervertir votre corpus de "bons" et "mauvais" mots en incluant une suite de mots "positifs" dans un message, réduisant ainsi la pertinence du filtre avec le temps. Le bon côté de la chose, c'est que des algorithmes améliorés peuvent résoudre ces problèmes.

Il y a 2 implémentations principales des filtres statistiques Bayesiens pour Mac OS X : Mail d'Apple et SpamSieve de Michael Tsai, dont je teste depuis quelques mois la version la plus récente avec Eudora 5.2.

SpamSieve -- Outre le fait qu'il intègre des filtres bayesiens, j'apprécie tout particulièrement que SpamSieve s'intègre étroitement à Eudora, ainsi qu'à de nombreux autres logiciels de messagerie, dont Entourage, Mailsmith et PowerMail. Bien qu'il ne soit pas disponible pour Mac OS 9, il fonctionne aussi avec Emailer en mode Classic.Le logiciel de courrier Mail ne m'intéresse pas et je ne suis pas un adepte des autres utilitaires de lutte contre le pollupostage (tel que Spamfire de Matterform Media, qui utlise la méthode des points et a de nombreux utilisateurs), ceux-ci fonctionnant en dehors de votre logiciel de messagerie, vous obligeant à traiter les messages séparément en utilisant une autre interface. SpamSieve fonctionne avec l'ensemble de vos comptes de messagerie et tient compte de vos règles de filtrage de courrier créés avec votre logiciel de messagerie. Une fois qu'il a identifié les messages indésirables, il peut les marquer et les déplacer. Dans certains logiciels de messagerie, vous pouvez même appliquer ensuite vos propres règles de filtrage aux messages marqués.

<http://www.matterform.com/>

SpamSieve fait appel aux bibliothèques AppleScript des clients email afin d'échanger les informations avec le programme de filtrage lui-même. L'intégration est à peu près transparente, sauf avec Eudora, dont la dernière version ne permet que le filtrage de la boîte de réception ("in"), et pas celui des autres dossiers. Comme la communication est basée sur des scripts AppleScript, on peut modifier les scripts fournis pour les personnaliser. En attendant la prochaine version d'Eudora qui me laissera filtrer autre chose que la boite de réception, j'ai déjà trouvé que SpamSieve était une application qui valait la peine qu'on s'y intéresse.

J'ai commencé par éduquer SpamSieve en lui présentant 600 messages de ma répugnante collection de pollupostage puis autant de messages légitimes provenant de ma boîte de réception (si, si, ma boite à lettres contenait bien 1200 messages, même si je l'ai réduite de moitié depuis). Si vous n'avez pas de pollupostage qui traîne pour l'instant, vous pouvez entraîner SpamSieve au fur et à mesure (avec assez peu de pertinence au début), ou alors attendre d'avoir reçu assez de messages indésirables pour vous constituer une collection représentative. J'ai moi-même demandé à SpamSieve de poursuivre son apprentissage sur de nouveaux messages. Depuis la mi-janvier, SpamSieve a filtré plus de 2 600 messages, dont 55 % de pollupostage. Durant ce laps de temps, la précision flirtait avec les 88 %, avec un taux de 11 % pour les faux négatifs et de 1 % pour les faux positifs. Une autre façon de vérifier l'exactitude a donné des chiffres plus faibles: 80 % d'exactitude et 19 % de faux négatifs. Je suis en contact avec Michael Tsai pour déterminer d'où vient cet écart. La plupart des faux positifs proviennent de messages commerciaux légitimes ou de messages qu'on m'a fait suivre, à moi et à un grand nombre d'autres destinataires. Ces deux types de messages constituent les deux pierres d'achoppement typiques de SpamSieve, à moins de l'entraîner sur un grand nombre de messages similaires. Etant donné que SpamSieve se base sur le contenu de vos boites-aux-lettres, son comportement peut varier, comme c'est le cas chez d'autres membres de l'équipe TidBITS, pour lesquels les résultats se sont avérés moins bons.

La version 1.3 de SpamSieve résiste mieux aux dernières techniques utilisées par les polluposteurs pour camoufler des mots courants. Autres nouveautés, la possibilité d'établir, à partir des carnets d'adresse Apple, des listes de correspondants dont les messages ne seront pas stoppés, d'éditer le corpus de mots avec lequel travaille SpamSieve, d'y chercher un mot en tapant ses premières lettres ou encore d'obtenir des statistiques sur l'activité de SpamSieve à partir d'une date donnée.

Si vous rêvez du filtre bayesien d'Apple Mail, mais pas au point de renoncer pour autant à votre logiciel de courrier préféré, je ne saurais trop vous encourager à regarder ce que SpamSieve sait faire. Michael Tsai l'améliore constamment et se montre toujours très réactif aux commentaires et suggestions.

SpamSieve 1.3 est un partagiciel à 25 US$ (les mises à jour de versions antérieures sont gratuites) et représente un téléchargement de 1,5 Mo.

<http://www.c-command.com/spamsiev e/>

PayBITS: L'article d'Adam vous a fait connaître SpamSieve et a fait chuter le volume de messages indésirables dans votre boîte ? Remerciez-nous via PayBITS!
<https://www. paypal.com/xclick/business=ace%40tidbits.com>
<http://www.amazon.com/pa ypage/P2HI4FNQWZA9U0>
De quoi s'agit il? Découvrez notre programme PayBITS:
<http://www.tidbits.com/tb-issues/lang/fr/paybits_fr.html/>


Quelques arguments en faveur du Macintosh

par Adam C. Engst <ace@tidbits.com>

Dans l’équipe TidBITS nous essayons généralement d’éviter de nous empêtrer dans la confusion des guerres de religion d’ordinateurs, en particulier la vieille bataille entre Mac et Windows. Nous sommes plus ou moins opérationnels en Windows, mais nous préférons utiliser des Mac, principalement parce que nous jugeons l’emploi du Mac à la fois plus agréable et plus productif.Du fait de notre préférence évidente et ancienne pour le Macintosh, et en dépit de notre désir de rester au-dessus de la mêlée, les gens nous demandent souvent de les aider à argumenter pourquoi leur école, leur employeur ou des membres de leur famille devrait acheter des Mac au lieu de PC.

C’est un sacré problème parce que nous aimons aider les gens qui en ont besoin, et nous pensons généralement que le Mac est presque toujours une alternative valable, sinon meilleure, à un compatible PC. Mais en même temps, nous nous sommes laissé entraîner contre notre volonté dans toute cette sordide discussion, nous ne sommes pas des fanatiques, et tout simplement nous n’avons pas l’énergie pour participer à de nombreux efforts individuels pour ménager une petite place au Mac dans un monde largement dominé par Windows.

Sur ce sujet nous avons depuis longtemps le même avis que feu notre collègue et ami, Cary Lu, qui recommandait toujours d’acheter le même ordinateur que celui de votre plus proche ami bidouilleur, le genre de personne qu'on peut appeler à l'aide tard dans la nuit. Cary faisait également remarquer que les gens avaient tort de se braquer - au nom de la préparation des enfants à leur future vie professionnelle, sur le type d'ordinateur à installer dans les écoles primaires. Etant donné la rapidité d'évolution de l'informatique, entre le moment où un enfant est initié à l'informatique au primaire et le moment où cet enfant quitte l'université, les ordinateurs auront fort probablement changé du tout au tout. En 1995 nous avons publié un article de Cary sur l’état de la guerre sainte entre Mac et PC, il est amusant de constater, en le relisant, à quel point certains détails sont dépassés, mais l’article est encore plein de piquant.

<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=01431>
<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=04169>

Aussi sensés que soient les arguments de Cary, pas mal de personnes tentant d'en convaincre d'autres sur les avantages du Macintosh pensent qu'elles se doivent de trouver un peu plus de munitions. Un paquet d'articles et d'enquêtes ont affirmé la position des pro-Mac depuis des années, mais il est quasiment impossible de les trouver ou d'en retrouver les éléments déterminants quand nous en avons besoin.

Heureusement, il existe désormais un "guichet unique" pour tous vos besoins d'arguments pro-Mac. John Droz et un groupe de contribuables du comté de Carteret, en Caroline du Nord, ont crée un site Internet dans le but de contrer une commission d'Education locale qui voulait remplacer les Mac des écoles du comté par des PC. Ce site contient une compilation massive d'éléments, d'articles et de faits permettant de faire un choix entre Mac et PC. .

<http://macvspc.info/>

John admet sans problème qu'il n'est pas web designer, donc chacune des pages, toutes remplies de liens en grand nombre, peut sembler quelque peu rébarbative. (Il apprécierait d'avoir une assistance quant au design, si vous avez envie de l'aider). Dans tous les cas, si vous vous retrouvez à devoir vanter les mérites du Mac lord d'une discussion, les plus de 400 références d'études, rapports et articles que John a compilé vous seront utiles. Dans certains cas, la meilleure approche pourrait être de télécharger le MégaOctet que représente la version PDF du site complet, vu qu'il est plus simple ainsi de chercher l'élément spécifique qui pourrait aider votre argumentation. Il contient de très nombreux liens et signets internes, aussi bien que de liens externes vers le Web lorsque nécessaire. Le cas échéant, il peut être aussi utile d'imprimer les 112 pages du document pour avoir une grosse pile de papier à brandir lors de votre argumentation.

<http://forgetcomputers.com/~jdroz/websitePDFs/MACvsPCCombined.pdf>

L'effort que représente la collecte et compilation de ces ressources par John est impressionnante et il est important de noter que beaucoup de ces documents sont datés de 2002 ce qui fait que les infos sont encore assez actuelles, par rapport à beaucoup d'infos obsolètes que l'on peut trouver sur le Net. Si vous vous retrouvez donc dans la situation où vous avez à défendre l'utilisation d'un Mac, vous trouverez les efforts de John réellement bienvenus.

PayBITS: Cet article vous a-t-il aidé dans votre travail d'évangélisation du Macintosh ?
Pourquoi ne pas remercier John Droz en lui envoyant un peu d'argent via PayPal?
<https://www.paypal.com/xclick/business=aaprjohn%40northnet.org
De quoi s'agit il? Découvrez notre programme PayBITS:
<http://www.tidbits.com/tb-issues/lang/fr/paybits_fr.html/>


Presse Papiers multiples sous Mac OS X

par Matt Neuburg <matt@tidbits.com>

Nous copions et collons tous sans y penser. Est ce que vous vous souvenez de vos premiers pas sur Mac, quand vous avez appris les notions de copier et coller, et découvert l'invisible mais omniprésent "Presse-papiers" ? A l'époque vous avez probablement compris le principe assez rapidement, vous êtes dit "c'est pas mal ça", et n'y avez plus pensé. Au bout d'un ou deux "Ah Zut!" vous avez également compris à ce moment là que chaque fois que vous copiez quelque chose, vous effacez dans le Presse-papier ce que vous y aviez copié précédemment.

Ce fait est probablement à présent si profondément intériorisé que vous ne réalisez plus combien il dicte vos habitudes. Vous êtes inconsciemment attentif, après avoir copié (ou, même plus critique, après avoir coupé, ce qui place les données dans le Presse-papiers et nulle part ailleurs) de ne pas appuyer sur Commande-C tant que vous n'avez pas collé le contenu du Presse-papiers actuel pour le conserver. Néanmoins, je parie que vous avez fait cette erreur à l'occasion, en maudissant à chaque fois la perte des données précédemment copiées.

Une autre situation fréquente est que vous avez plus d'une chose à déplacer d'un endroit à l'autre, soit dans la même application soit entre applications. Vous êtes probablement si habitués à des situation inadaptées de faire face à cette nécessité que vous n'y pensez même pas en termes de solutions. Par exemple, sachant que vous devez déplacer trois phrases de divers endroits dans un paragraphe, vous copiez et collez l'ensemble du paragraphe et coupez les résultats collés ensuite. Mais il y a aussi des situations où cette stratégie échoue, et vous vous êtes probablement trouvé vous-même résigné à devoir faire la navette entre deux applications pour copier et coller.

De nombreuses applications individuelles permettent de contourner ces difficultés. Beaucoup d'applications vous laissent partager une fenêtre si bien que vous pouvez voir les deux parties d'un document simultanément, ce qui facilite le déplacement de morceaux d'une partie générale à une autre. Et de plus en plus d'applications fournissent maintenant des Presse-papiers internes, ou quelque chose d'équivalent : Nisus Writer, BBEdit, et Microsoft Word, par exemple, font cela. Mais ce qui est réellement nécessaire, c'est le Presse-papiers multiple au niveau du système, et ce n'est pas faire honneur à Apple que de constater que le Presse-papiers de 2003 ressemble furieusement à celui de 1984.

La situation est particulièrement surprenante si l'on considère le fait que les soubassements du Presse-papiers de MacOS X sont considérablement plus sophistiqués que dans les systèmes précédents. Le Presse-papiers est maintenant du ressort d'un démon (NdT : non, non, inutile de sortir les gousse d'ail et l'eau bénite. Un démon est en fait un DAEMON « Disk and Execution MONitor ». Programme réalisant des tâches de fond du système, sous Unix) tournant en tâche de fond et appelé "pbs" (pour "Pasteboards Server"). Ce démon est parfaitement apte à fournir des extraits multiples (Presse-papiers), et, en fait, le fait déjà. Vous avez peut-être noté, par exemple, que le texte que vous tapez dans le dialogue Rechercher dans Safari s'affiche également dans le dialogue de BBEdit; c'est parce que pbs a un Presse-papiers de recherche séparé. En fait, "pbs" gère cinq Presse-papiers, et les applications sont libres d'en ajouter d'autres. Si vous étiez le développeur de deux applications, vous pourriez autoriser chacune d'elles à copier et à coller des données par le biais d'un sixième Presse-papiers, que les autres applications pourraient utiliser. A présent, cependant, seul un de ces Presse-papiers est le Presse-Papiers général, celui que toutes les applications connaissent et partagent durant les opérations de copier-coller. Implémenter des Presse-papiers multiples au niveau du système serait simplement l'affaire de l'ajout de plus de Presse-papiers généraux et de leur fournir une interface utilisateur. (jetez un coup d'oeil à BBEdit pour voir comment une telle interface pourrait fonctionner.)

Si Apple se désintéresse de la question, il existe heureusement dès à présent des utilitaires crées par d'autres éditeurs qui permettent de disposer de plusieurs Presse-papiers. Nous allons nous pencher sur trois d'entre eux: PTHPasteboard, Keyboard Maestro, et CopyPaste X .

PTHPasteboard -- La première vertu de PTHPasteboard est sa simplicité et son prix (gratuit!). C'est une application ordinaire qui travaille en tâche de fond, elle n'a pas d'icône dans le Dock, mais elle apparaît sous la forme d'une icône dans la barre de menus. Régulièrement (je pense que c'est toute les demi secondes), elle scrute le Presse-papiers, et si son contenu a changé, elle l'ajoute à une liste. Ainsi, dès lors que vous ne copiez pas trop fréquemment, toutes vos données copiées (vous pouvez en déterminer le nombre) sont ajoutées cette liste, d'où elles peuvent être récupérées et copiées.

Pour voir la liste, vous avez trois possibilités. Vous pouvez cliquer sur l'icône de PTHPasteboard dans la barre de menus; vous pouvez taper une combinaison de touche paramétrable; ou vous pouvez passer par le menu Services, pour les applications qui compatibles avec les Services. Par l'un de ces moyens vous ouvrez une fenêtre flottante qui liste les données sauvegardées du Presse-papiers; cliquez sur l'une d'entre elles, elle est copiée au point d'insertion de l'application courante, ou bien appuyez sur la touche Esc pour fermer la fenêtre.

PTHPasteboard ne fonctionne pas correctement avec les applications Classic - Il ne colle pas du tout, bien qu'il semble vraiment copier correctement les objets, et il peut, au minimum, modifier le contenu du Presse-papier malgré qu'il ne peut faire apparaître ces objets dans un document. L'un des choix du menu Services utilise le raccourci clavier Majuscule-Commande-V, et il ne peut être changé - un point mineur puisqu'il n'interfère avec aucune utilisation dans une autre application, mais cela signifie qu'une telle application inhibera toute utilisation de ce raccourci par PTHPasteboard. Mais dans tous les cas, une possibilité de configuration par l'utilisateur serait appréciable. Sa représentation par une icône dans la barre des menus est souvent inutile pour moi, puisque, typiquement ma barre de menu est trop encombrée pour recevoir d'autres icônes, et cela n'est pas nécessaire parce que la fenêtre flottante peut aussi être appelée par un raccourci clavier. L'icône dans la barre des menus peut être masquée, mais alors vous devez garder la fenêtre flottante toujours visible, je n'ai pas bien compris le sens de ce choix ergonomique.

Mais ce n'est là qu'ergotage. PTHPasteboard est solide, il est simple, il possède une empreinte modeste en mémoire et en temps de calcul, il fait le travail, et il est gratuit. Que demande le peuple ?

<http://www.pth.com/PTHPasteboard/>

Keyboard Maestro -- Keyboard Maestro, par Michael Kamprath, s'apparente à une sorte de macro utilitaire. Il fonctionne par association de raccourcis clavier à une action ou une séquence d'actions; Ces actions peuvent inclure des choses telles que le masquage d'application, l'ouverture de fichiers ou de dossiers particuliers, le lancement d'un script Unix ou Bayesiens, la saisie d'un texte, la modification du volume du son ou de la brillance de l'écran. C'est aussi un commutateur d'application. Et il fonctionne également comme un utilitaire de Presse-papiers multiples, ce qui explique pourquoi il a trouvé son chemin dans cet article ..

L'interface multi-Presse-papiers de Keyboard Maestro est quelque peu similaire à celle de PTHPasteboard, et elle rappelle aussi QuickScrap de John V. Holder, que je me souviens avoir utilisé il y a quelques années sous Mac OS 9. Il répond à des raccourcis clavier configurables par l'utilisateur pour couper, copier et coller. Lorsque vous coupez ou copiez avec l'un de ces raccourcis clavier, à la place des commandes standards Commande-X et Commande-C, Keyboard Maestro affiche une fenêtre avec une liste de Presse-papiers; A ce stade, vous choisissez d'ajouter un nouveau Presse-papier à la liste existante ou de réutiliser l'un d'eux. Il est possible d'assigner des noms aux Presse-papiers et vous pouvez avoir une idée de ce qu'ils contiennent grâce à une note qui apparaît lorsque la souris survole l'un d'eux. Keyboard Maestro réalise le couper et le copier en retour dans l'application d'où vous veniez, colle tout dans le Presse-papier normal et dans sa propre liste de Presse-papiers, et vous renvoie à ce que vous faisiez auparavant. Le collage fonctionne de façon similaire; Keyboard Maestro vous montre la liste de Presse-papiers, et vous sélectionnez celui dans lequel vous voulez coller.

<http://www.johnvholder.com/qsd esc.html>

L'un des gros avantages de Keyboard Maestro est d'être extrêmement simple d'utilisation. Il est gratuit tant que vous n'avez pas besoin de plus de quatre Presse-papiers (Il ne vous en coûte que 20 US$ pour en disposer d'autant que vous voulez). En plus, bien sûr, vous obtenez les autres macros et bascules d'applications de Keyboard Maestro, que vous pouvez utiliser ou désactiver à votre guise. Cela ne marche pas très bien avec Classic ; dans mes tentatives, le fait de copier ou de coller avec Keyboard Maestro dans une application Classic a changé la sélection que j'avais faite, et c'est donc une sélection différente qui a été copiée ou remplacée dans le document. Mais, d'un autre coté, PTHPasteboard ne fonctionne pas très bien non plus avec Classic, et donc le choix entre les deux se réduit largement à celui d'interfaces et d'approches très différents l'un de l'autre.

PTHPasteboard ne requiert aucun effort spécial de votre part afin de se souvenir de ce que vous copiez ; il se contente simplement de garder en mémoire tout ce qui est passé dans les Presse-papiers du système. C'est quelque chose de magnifique quand vous vous rendez compte après coup que vous avez besoin de certains éléments copiés plus tôt, mais cela veut aussi dire que tout ce que vous copiez restera en mémoire que vous le vouliez ou non. Ainsi, si votre choix de Presse-papiers est de dix, et que vous vous rendez compte que vous avez besoin de certains éléments copiés onze fois précédemment, vous n'avez vraiment pas de chance, car cette onzième copie a été poussée dans le vide. Vous n'avez aucun choix entre copier via PTHPasteboard et copier normalement. D'un autre coté, Keyboard Maestro vous propose exactement ce choix. C'est très bien, mais alors, vous vous trouvez face au problème contraire, c'est-à-dire que si vous n'effectuez pas la copie explicitement avec Keyboard Maestro, la copie n'apparaîtra pas dans la liste. Le fait d'avoir à passer par une fenêtre chaque fois que vous voulez copier dans la liste de Keyboard Maestro peut vous sembler digne d'intérêt ou vous rebuter au point de ne plus l'utiliser. Tout ceci est fonction de vos besoins personnels ainsi que de vos propres mécanismes psychologiques. La meilleure façon de savoir ce que vous ressentez avec cet interface est encore de l'essayer.

<http://www.keyboardmaestro.com/>

CopyPaste X -- CopyPaste X est le descendant d'une extension 'Classic' que j'avais analysée en 1997 dans TidBITS-364. Sous Mac OS X, l'ancienne extension est devenue une application ordinaire, ce qui signifie qu'elle est plus compatible et fiable que jamais. Et cela signifie aussi que vous n'êtes plus obligé de laisser le logiciel tourner en permanence ; pour ma part, je le lance en cas de besoin à l'aide un élément dédié du menu contextuel, qu'il m'a proposé d'installer préalablement.

<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=00751>

CopyPaste fournit dix Presse-papier accessible très simplement par des raccourcis-clavier qui marchent avec tous les programmes : Command-C-1, Command-V-1, Command-C-2, Command-V-2, etc. (la seule astuce consiste a garder le doigt sur la touche de Commande quand on tape d’abord la lettre, puis le numéro). Ces dix Presse-papier constituent un “set”, et on peut sauter d’un set à un autre soit, ici encore en utilisant un menu contextuel, soit le menu de CopyPaste dans le Dock, soit à l’aide d’une palette flottante. De Plus, à chaque fois que l’on fait un couper ou un copier de la façon habituelle, les données se retrouvent dans une liste d’enregistrement du Presse-papier (de la même façon que PTHPasteboard), accessible aussi par les 3 mêmes méthodes.

Ces fonctionnalités doivent théoriquement s’appliquer aussi sous Classic, grâce à l’extension CopyPaste (version 4.5). Quand cette coopération fonctionne, on obtient les résultats attendus: ce qui est copié par Command-C1 d’un côté de la barrière X-Classic peut être copié par Command-V1 de l’autre côté, et tout ce qui est copié par la procédure habituelle se retrouve dans la liste d’enregistrement du Presse-papier de l’autre côté. D’autre part, on peut utiliser les palettes de CopyPaste pour faire des copier-coller dans les programmes Classic. Mais pour moi, cette coopération a été plutôt aléatoire. Il faut démarrer CopyPaste X avant de démarrer Classic, et l’extension dans Classic ne sait pas conserver la hiérarchie dans l’affichage des dix Presse-papier dans le menu Editer. Ce qui est plus grave, quelquefois Classic plante, et souvent CopyPaste X “gèle” et cesse complètement de fonctionner (et là, il peut même empêcher le bon fonctionnement du copier-coller traditionnel). Pour des raisons de stabilité, je préfère donc ne pas utiliser CopyPaste Classic, ce qui est bien dommage.

CopyPaste contient aussi un surprenant et puissant traitement de texte ("l'éditeur de Presse-papier"), et assure un certain nombre de fonctions de manipulation de texte (changer la casse, par exemple). Je considère que ces fonctionnalités confine à l'obésité inutile. Ces manipulations de texte serait mieux réalisées séparément, peut-être comme un service; A franchement parler, cela n'a rien à faire du tout avec le Presse-papier. La manipulation des textes devrait être laissée au choix de l'utilisateur via un logiciel de traitement de texte spécialisé. A la place de ces caractéristiques auxiliaires, j'aurais préféré voir dédier plus d'attention à une meilleure fiabilité dans la coopération entre les versions Mac OS X et Classic.

Le manuel est vraiment bien, mais il requiert le traitement de texte intégré, et il n'a pas toujours été, ni correctement, ni complètement traduit à partir de l'allemand original. Ceci conforte l'opinion largement répandue que beaucoup de zones de CopyPaste souffrent d'une qualité un peu amateur. Néanmoins, à 20 $ CopyPaste reste une affaire, et son implémentation sous Mac OS X est une réelle réussite. Personnellement, ce que je préfère est son interface, particulièrement les raccourcis clavier Pomme-C-1 et Pomme-V-1 et ainsi de suite, qui me permettent de communiquer avec chacun des Presse-papiers spécifiques numériquement grâce à la seule utilisation du clavier.

<http:// www.scriptsoftware.co m/copypaste/>

Choisir son pot de colle -- Quel que soit l'utilitaire que vous choisissez, vous vous devez de tester les Presse-papiers multiples. Vous vous demanderez alors comment vous avez pu faire du travail sérieux sans lui. N'avoir qu'un presse-papier c'est comme n'être capable de n'utiliser qu'une seule application à la fois; C'est très primitif, le genre de chose que vous devriez avoir abandonné à l'époque du système 6. Grâce à cet utilitaire, vous pouvez sauver votre machine Mac OS X de ce résidu d'un âge barbare.

PayBITS: Cet article vous a t'il apporté quelque chose ? Copiez-collez
l'URL ci-dessous dans votre navigateur Web et faites une contribution à Matt via PayPal!
<https://www.paypal.com/xclick/business=matt%40tidbits.com>>
De quoi s'agit il? Découvrez notre programme PayBITS:
<http://www.tidbits.com/tb-issues/lang/fr/paybits_fr.html/>


Les publications et les sites web sans but lucratif peuvent réimprimer ou créer des liens vers nos articles en référençant leur origine. Pour les autres, contactez-nous, SVP. Nous ne garantissons pas l'exactitude de nos articles. Caveat lector. Les noms de publication, de produit et de sociétés peuvent être des marques déposées. TidBITS ISSN 1090-7017.

| Accueil | Archives francophones de TidBITS | Sommaire des quatre derniers TidBITS traduits | L'Equipe francophone de TidBITS | Consignes pour traduire TidBITS | LexBITS | Tronchoscope des traducteurs |