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C'est l'été ! Il est grand temps de vous arracher des griffes de votre ordi et de sortir au grand air ! Et quoi de mieux pour ce faire qu'une partie de géocaching ? Mariva H. Aviram présente ce loisir, lié au Net, qui fait de plus en plus d'adeptes et consiste à utiliser un GPS pour chercher un trésor caché. Nous analysons par ailleurs l'annonce du rachat par Palm de son concurrent Handspring, examinons QuickTime 6.3, et faisons état des sorties de WebSTAR 5.3, Spring Cleaning 6.0, et d'After Dark pour Mac OS X, qu'accompagnent les sorties par Apple d'iMovie 3.0.3, iSync 1.1, et Keynote 1.1.
Sommaire:
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<editors@tidbits.com>
Ce numéro a été traduit de l'américain
par les traducteurs bénévoles, membres de TidBITS-FR,
dont les noms suivent : Philippe Cols -- Jean-Louis Delauney --
Jean-Marc Gargantiel -- Sylvie Koullen -- Thierry Lesnik -- Patrick
Mpondo Dicka -- Jean-Philippe Muthelet -- Olivier Pellerin --
Grégoire Seither
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d'améliorer votre anglais et d'augmenter votre karma
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iMovie 3.0.3 améliore enfin ses performances -- La semaine dernière (voir les détails plus loin dans ce numéro), peu après avoir sorti la version 6.3 de QuickTime, Apple a aussi rendu disponible iMovie 3.0.3, sous forme d'une mise à jour gratuite. Étant donné qu'iMovie est architecturé autour de QuickTime, l'une des améliorations les plus notables consiste en une meilleure synchronisation du son et de l'image lors de l'export de films au format QuickTime. iMovie 3.0.3 est aussi sensiblement plus réactif, une amélioration bienvenue, et propose aussi une option permettant d'activer ou de désactiver les effets Ken Burns; auparavant, l'effet "pan-and-zoom" était appliqué à toutes les images fixes importées dans iMovie. La possibilité de rogner les images en utilisant les Effets Ken Burns est juste effleurée par Apple dans la documentation qui accompagne la mise à jour : cliquez sur le bouton-radio "Finir" tout en enfonçant la touche Option pour appliquer le même réglage de zoom que celui paramétré au "Départ". (ceci permettra aussi d'éviter de désagréables artefacts sur les photos fixes, qui pouvaient subir des décalages de pixels si les réglages de "Départ" et de "Fin" étaient légèrement différents). Un autre changement bienvenu est une option dans les préférences permettant d'assigner le format NTSC ou PAL à tout nouveau projet. Bien que cette mise à jour ne corrige pas tous les problèmes incroyables de la version 3 - par exemple, des utilisateurs font toujours état de fréquents plantages - iMovie 3.0.3 apporte une amélioration significative. La mise à jour est un fichier téléchargeable de 12,1 Mo; un installateur complet est aussi disponible sous la forme d'un fichier téléchargeable de 82,3 Mo. iMovie 3.0.3 nécessite Mac OS X - 10.1.5 ou suivant et QuickTime 6.3; Il est recommandé de disposer de 256 Mo de RAM ou plus.[JLC]
<http://www.apple.com/imovie/>
<http://www.apple.com/imovie/dow
nload/>
iSync 1.1 sait gérer les signets Safari et davantage de téléphones portables -- Apple a sorti iSync 1.1, sa technologie de synchronisation des contacts, calendriers et autres informations au travers de plusieurs ordinateurs et autres périphériques, spécifique à OS X (voir "Jaguar, iCal and iSync Appear" dans TidBITS-639). La version 1.1 reconnaît de nombreux nouveaux téléphones mobiles et peut aussi synchroniser les signets Safari entre plusieurs machines via un compte .mac (une fonctionnalité que vous pouvez émuler avec le gratuiciel JeepSafari si, pour une raison qui vous appartient, vous ne désirez pas installer iSync). iSync 1.1 nécessite Mac OS X 10.2 ou suivant et iCal 1.0.2 ou plus récent; pour synchroniser vers des Palm, vous devez utiliser un conduit spécifique, dénommé iSync Palm Conduit 1.1, disponible par lien sur la page de téléchargement d'iSync. [GD]
<http://www.apple.com/isync/>
<http://db.tidbits.com/
getbits.acgi?tbart=06880>
<http://www.apple.com/isync/de
vices.html>
<http://www.apple.com/safari/>
<http://homepage.ma
c.com/sweetcocoa/jeepsafari.html>
<http://www.apple.com/isync/downl
oad/>
Keynote 1.1 amélioré -- Apple a sorti la version 1.1 de son nouveau logiciel de présentation Keynote, fonctionnant seulement sous Mac OS X. La mise à jour améliore les fonctions d'importation et d'exportation de présentations PowerPoint, intègre la possibilité d'atteindre une page spécifique pendant le diaporama, l'option de ne pas inclure les transitions 3D dans le fichier, améliore le feedback et les possibilités d'intervention pendant l'édition dans le navigateur, optimise les fichiers QuickTime exportés, réduit la taille des fichiers des thèmes et des présentations et améliore globalement le rendement de la vidéo QuickTime. La mise à jour 1.1 de Keynote est un fichier de 30,3 Mo à télécharger (gratuitement pour les utilisateurs actuels du logiciel). Le prix du programme complet est de 100 US$. [GD]
<http://www.apple.com/keynote/ A>>
<http://www.apple.com/
keynote/download/>
After Dark revient pour Mac OS X -- Tonya porte toujours son sweat-shirt aux grille-pains volants qui date de l'époque où After Dark, l'économiseur d'écran édité par Berke ley Systems, était si populaire que deux livres avaient été écrits à son sujet (voir "After Dark : The Books" dans TidBITS-150). En fait, le tout premier titre du tout premier numéro de TidBITS traitait d'une mise à jour mineure d'After Dark ! Au cas où vous ne vous souviendriez pas d'After Dark, je vous rappelle que cet économiseur est apparu en 1989, puis a été mis en veille en 1999. After Dark comportait d'autres modules que les grille-pains volants, entre autres une simulation d'aquarium, un générateur de fractales Mandelbrot, ainsi qu'un jardinier façon Sisyphe, qui n'en finissait pas de tondre sa pelouse (mais ne semblait jamais à cours d'essence). Il y eut de nombreux modules créés par des développeurs indépendants ou dans le cadre d'un concours de programmation annuel; cela dit personne n'a jamais voulu développer mon idée de simuler un de ces panneaux de sable avec des grains de couleur qui tombent et créent un beau paysage irréel chaque fois que le panneau est retourné.
<http://
db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=02854>
<http://
db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=03912>
Malheureusement, le moteur d'After Dark était incompatible avec Mac OS 9, ce qui lui valut de disparaître dans les oubliettes logicielles. Infinisys, le distributeur japonais de l'After Dark original, a décidé de ramener ce programme à la vie. After Dark X + Fish d'Infinisys s'appuie sur le moteur de l'économiseur d'écran de Mac OS X, et tire parti des aptitudes 3D de Mac OS X, que lui confère sa compatibilité avec OpenGL, pour ne pas se limiter à un portage pur et simple des anciens modules; au contraire, il propose de nouveaux affichages et des fonctionnalités inédites. After Dark X + Fish coûte seulement 10 US$ et nécessite Mac OS X 10.0.4 au minimum (mais j'espère que tout le monde utilise au moins Mac OS X 10.1.5). Certains modules peuvent ne pas fonctionner avec des configurations à plusieurs moniteurs. [ACE]
<http:// en.infinisys.co.jp/product/adx/>
Spring Cleaning 6.0 enlève la saleté -- C'est le printemps (au moins dans cet hémisphère, alors ne m'en veuillez pas si vous vous trouvez au sud de l'équateur), et voilà nos jeunes infomaniaques pris de l'envie irrépressible d'enlever les fichiers inutiles de leur disque dur, d'améliorer les performances, et de s'assurer que personne ne viendra fureter incognito pour voir où leur système hormonal en ébullition les a conduits. Pour rester de saison, Aladdin Systems a sorti Spring Cleaning 6.0, la dernière version de son désinstallateur, qui croque les cookies, recycle les dossiers vides, vide les caches Internet compromettants, bazarde les préférences orphelines, et plein d'autres choses. Les nouveautés de la version 6.0 consistent à pouvoir se débarrasser des cookies de Sherlock et des fichiers de localisation de l'OS inutiles (non, laisser l'option <insert language here> - précisez ici la langue de votre choix - active sur votre Mac ne vous aidera pas à l'apprendre), et à travailler avec Opera et Safari. Disponible en anglais, allemand, français et japonais, Spring Cleaning marche avec Mac OS 9.1 et suivant, ou Mac OS X 10.1.5 et plus récent. Il coûte 50$ neuf, et vous pouvez faire la mise à jour à partir d'une version précédente ou d'un produit concurrent pour 20 US$, ou de tout autre produit Aladdin pour 30 US$.[ACE]
<http://www.aladdinsys.com/springcleaning/ >
WebSTAR V 5.3 désormais compatible avec iCal -- 4D a sorti la version 5.3 de son progiciel Webstar V Server, qui ajoute au module WebMail Pro la capacité d'afficher, publier, et souscrire aux calendriers iCal. Maintenant plus rapide, le moteur de recherche de Webstar a lui aussi été amélioré, manipule les ensembles de caractères internationaux, et supporte l'indexation de page illimitée sans licence supplémentaire. Pour finir, Webstar 5.3 s'enorgueillit d'un module externe de sécurité, offrant plus de finesse dans la gestion des autorisations d'accès aux parties spécifiques d'un site. Le passage à la version 5.3 est gratuite pour les utilisateurs enregistrés de Webstar V; elle coûte 200 US$ pour les utilisateurs de Webstar 4, 300 US$ pour les utilisateurs de Webstar 3 et de Mac OS X Server, tandis que la version 5.3 complète coûte 400 US$.[ACE]
par Geoff Duncan <geoff@tidbits.com>
Apple vient de sortir QuickTime 6.3, la dernière version de sa technologie de base de gestion desmédias numériques. La version 6.3 offre une amélioration de la synchronisation audio et vidéo DV (utile pour les applications de création vidéo), ainsi que des améliorations spécifiques pour Keynote, iMovie, et iDVD. La version 6.3 inclue également "la détection automatique des émissions en continu", ce qui veut probablement dire, bien que ça ne soit pas spécifié, que QuickTime gérera mieux les médias accessibles en réseau, sous forme de flux, que ceux accessibles en local.
<http://www.apple.com/quicktime/>
Ce qui est peut-être plus significatif, c'est l'introduction de la gestion des médias au standard 3GPP, une extension du standard MPEG-4, dont le but est de délivrer du rich media, à travers la bande passante d'un réseau sans fil (comme Airport), à une variété de machines sans fil (3GPP est l'acronyme de 3rd Generation Partnership Project - Projet de Partenariat de 3e génération, NdT; Apple a collecté sur son site quelques informations basiques et des liens à propos de 3GPP. Le format semble être, en Asie et en Europe, d'utilisation de plus en plus courante chez les utilisateurs de téléphones portables et d'ordinateurs de poche). La gestion du 3GPP dans QuickTime 6.3 incorpore un codec vidéo H.263 (souvent utilisé en vidéo conférence), un codec audio AMR (Adaptative Multi-Rate, en français Multi-Débit Adaptable, NdT), un codec à bande étroite très utile pour la parole, et la gestion du 3G Text (TX3G), une plage de texte qui peut être synchronisée avec de l'audio ou de la vidéo. L'idée de base sous-jacente à la gestion du 3GPP est que les gens qui créent du contenu en QuickTime puissent déployer ce contenu vers les appareils sans fil comme les téléphones cellulaire, les PDA, et les ordinateurs, et disposer d'un média qui s'adapte automatiquement aux capacités de l'appareil, tout en utilisant un seul format.
<http://www.apple.com/mpeg4/3gpp/>
QuickTime 6.3 est disponible sous la forme d'un fichier de 20 Mo à télécharger via la Mise à jour de logiciels; un installateur autonome, séparé, est aussi disponible. La lecture et la création au format 3GPP requiert le composant 3GPP, qui doit être téléchargé séparément. QuickTime 6.3 est disponible pour Mac OS X 10.2.3 ou plus récent, Mac OS X 10.1.5, Mac OS 8.6 ou 9.x, et Windows 98/Me/200/XP; la gestion du 3GPP n'est pas disponible pour Classic. La mise à jour vers QuickTime Pro - qui débloque des fonctions de créations dans les applications QuickTime - coûte toujours 30 US$.
<http://www.apple.com/quicktime/download/standalone/>
<http://www.apple.com/quicktime/download/3gpp/>
par Jeff Carlson <jeffc@tidbits.com>
Il y a cinq ans, les fondateurs de Palm, Inc. s'étaient enfuis de leur maison mère pour s'en aller fonder une société concurrente, Handspring, Inc. Aujourd'hui, ils ont été rattrapés par Maman puisque Palm vient d'annoncer le rachat de Handspring au prix de 192 millions de US$, réglés par échange d'actions. Par ailleurs, le conseil d'administration de Palm a approuvé le détachement de la filiale PalmSource - chargée du développement informatique de Palm OS et de la gestion des licences - pour former une nouvelle société. Aux dires de Palm, l'acquisition de Handspring sera finalisée après la séparation de PalmSource, probablement lors du 3è trimestre 2003.
<http://www.palm.com/>
<http://www.handspring.com/>
<http://www.pal
m.com/us/entry/news_palm-handspring.html>
La nouvelle société issue de la fusion - et dont le nom sera annoncé plus tard dans l'année (pourquoi pas PalmSpring ?), maintient à leur poste les trois fondateurs Handspring en charge des agendas électroniques Palm : l'inventeur Jeff Hawkins sera Chief Technical Officer, Ed Colligan, l'actuel président du CA de Handspring et Chief Operation Officer, va prendre en charge une équipe de développement d'un combiné PDA/Téléphone tandis que l'actuel PDG de Handspring, Donna Dubinsky, siègera au CA de la nouvelle société. Todd Bradley, le Président du CA et PDG de Palm Solutions Group (chargé de la fabrication, développement et vente des agendas), reste en poste, tandis qu'un groupe de travail sur les agendas électroniques en général sera dirigé par Ken Wirt, l'actuel vice président du marketing et des ventes chez Palm.
Bien que la fusion ait surpris bon nombre d'observateurs, surtout quand on sait que Hawkins et son équipe ont quitté Palm parce qu'ils s'y sentaient à l'étroit (à l'époque Palm appartenait à 3Com), la décision est assez cohérente au vu de la situation actuelle du marché. Handspring n'a plus vraiment évolué ou annoncé de nouveautés depuis la sortie (très bien accueillie) de sa gamme Treo de combinés téléphone cellulaire/PDA (bien qu'ils aient consacré beaucoup d'énergie à améliorer la zone de couverture des Treo, notamment sur les marchés internationaux). De son côté, Palm a enfin commencé à se conformer aux attentes que l'on peut avoir vis à vis d'une société de ce genre, notamment à travers la sortie de la gamme Zire 71 et Tungsten, qui apportent des nouvelles fonctions aux modèles basiques proposés jusqu'ici.
<http://www.handspri
ng.com/products/communicators/>
<http://www.palm.com/products/
handhelds/>
Les deux sociétés ont néanmoins du faire face à une nette régression des ventes. Les agendas électroniques Palm actuels répondent aux besoins de base de la majorité des utilisateurs : gestion du carnet d'adresses et d'un calendrier. Pour l'utilisateur, c'est tout bénéfice, étant donné qu'un PDA acheté il y a quelques années faite encore parfaitement l'affaire. Par contre, pour les fabricants qui ont besoin de vendre des appareils pour survivre, une telle situation est terrible. C'est la raison pour laquelle les nouveaux modèles offrent une foultitude d'améliorations (pas toujours indispensables d'ailleurs, NdT) tel que des écrans couleur, des fonctionnalités multimédia, plus de mémoire vive, connexion sans fil et des processeurs plus rapides.
En ce sens, le rachat de Handspring est une bonne chose pour Palm, qui entre ainsi de plein pied dans le marché émergeant des appareils combinés téléphone cellulaire/PDA (un marché dont l'analyste IDC pense qu'il va tripler de taille cette année). Plus important encore est le fait que Palm va profiter de l'expérience durement acquise par Handspring au cours des négociations avec des fournisseurs de téléphonie mobile à travers le monde. La fusion va également renforcer les positions de Palm face au marché Microsoft Pocket PC, en nette expansion. Par ailleurs, elle met fin à la rumeur d'un rachat de HandSpring par Apple qui aurait pu, par ce biais, prendre pied dans l'industrie des combinés PDA/téléphone.
<http://www.microsoft.com/mo bile/pocketpc/>
Sur le plan financier, Palm et Handspring estiment que la fusion leur fera économiser 25 millions US$ par an, en combinant leurs opérations et en éliminant des programmes similaires. La vente du siège de Handspring, ainsi que la destruction de 125 emplois, permettra également de dégager des liquidités. Dans le cadre de la fusion, Palm va octroyer un crédit de 10 millions US$ à HandSpring, ligne de crédit pouvant être portée à 20 millions US$ si nécessaire, afin de lui permettre de faire face aux dépenses, dans l'attente de la finalisation de l'acquisition.
par Mariva H. Aviram <mariva@yahoo.com>
Assis devant un écran éblouissant durant des heures sans - ou presque - interagir, face à face, avec un être humain : vous êtes sur Internet. Mais certaines zones de l'Internet contraignent l'utilisateur à laisser tomber le clavier, sortir et se confronter au monde réel. Cette catégorie de sites web, extrêmement populaire et généralement sans visée commerciale, n'a pas encore de nom. Parce que ces sites font la promotion d'une activité ou d'un hobby - voire d'un style de vie - hors de la Toile, ils sont plus qu'un phénomène en ligne/hors ligne. J'ai baptisé ces associations de sites web "Internet-Guided Offline Recreation" (IGOR, "loisirs hors ligne assistés par Internet"). Un IGOR diffère des sites qui ne font que parler d'un loisir hors ligne, comme la voile ou le tricot, au sens où les activités sont déterminées et suivies par - et essentiellement indissociables de - leurs sites web.
Le GPS ludique -- Le 1er mai 2000, l'administration Clinton mettait fin à la politique du gouvernement américain dite de disponibilité sélective, la dégradation intentionnelle des signaux GPS (Global Positioning System - Système de Positionnement Mondial [SPM] ou Planétaire [SPP : synonyme français], NdT). La nouvelle disponibilité du GPS pour la population civile a eu des applications pratiques dans le domaine des télécommunications, de l'assistance d'urgence, des transports et de l'industrie. Il a aussi lancé une nouvelle forme de loisirs.
<http://www.ngs.noaa.gov/FGCS/info/sans_SA/docs/statement.html>
Deux jours seulement après la fin de la disponibilité sélective, quelqu'un dissimula un journal de bord dans un container près de Portland (Oregon) et en publia les coordonnées GPS sur le forum sci.geo.satellite-nav. Trois jours plus tard seulement, le container, appelé "cache", avait été visité deux fois, et lesdites visites consignées dans le journal et en ligne. À partir de l'immense curiosité, des sentiments d'immédiateté et de nouveauté que cela générât, un jeu de cache-cache high-tech était né : le géocaching.
<http://www.geocaching.com/about/credits.asp>
<news:sci.geo.satellite-nav>
Geocaching.com, le premier et le plus fréquenté des sites web dédiés au géocaching, facilite la recherche et la création de nouvelles caches. Les caches sont enregistrées dans la base de données de Geocaching.com sous forme de "points de route", abréviations qui identifient chacune d'entre elles. Chaque point de route est associé à des coordonnées GPS qui repèrent exactement la cache.
<http://www.geocaching.com/>
<http://www.trimble.com/gps/>
<http://www.pbs.org/wgbh/nova/longitude/gps.html>
<http://www.groundspeak.com/>
Le site Geocaching.com permet d'effectuer des recherches selon différents critères : code postal (dans un rayon déterminé par l'utilisateur), lieu, coordonnées, mot-clé, code régional, point de route, nom d'utilisateur Geocaching. Par exemple, si vous recherchez le point de route GC78A5, vous trouverez une géocache appelée "Stock Market CrACHE in Twin Peaks". La page d'information indiquera les coordonnées de ce lieu, les difficultés prévisibles, les estimations du terrain, des notes et des indices codés (facilement décryptables via le lien des "tricheurs"), des cartes du terrain offrant des possibilités de zoom, ainsi que des extraits du journal de bord et des photos d'autres géocacheurs.
<http://www .geocaching.com/seek/cache_details.aspx?ID=30885>
La plupart des caches sont dissimulées dans des parcs, des endroits déserts ou des espaces publics. Lorsque vous vous mettez en chasse, il est bien utile d'avoir sous la main les coordonnées GPS ainsi que les indices. Mais ayez également à l'oeil des indicateurs très précieux comme de l'herbe piétinée, susceptible de trahir la cachette.
Certaines caches sont si bien dissimulées qu'il peut vous falloir plusieurs essais avant de les découvrir. La précision des coordonnées est au mieux de l'ordre de 15 pieds (4,6 m). Si vous multipliez par deux cette valeur d'erreur (en raison de l'erreur initiale, de celles de votre GPS et de la vôtre propre), elle se monte alors à 30 pieds, et à partir de là, c'est tout droit... Après une première recherche infructueuse, j'ai dû retourner à la cache "Sounds of the Bay" pour la dénicher, elle pouvait se trouver dans n'importe quelle anfractuosité du quai, et même les photos qu'en avait faites son propriétaire ne m'ont pas aidée.
<http://www .geocaching.com/seek/cache_details.aspx?ID=12491>
Une géocache "traditionnelle" (marquée par une icône générique) est un récipient hermétique contenant un carnet de notes et un stylo pour les commentaires, un appareil photo jetable et quelques sucreries. L'idée est que les géocacheurs se servent en sucreries et les remplacent par de nouvelles. N'espérez pas trouver de l'argent ou des bijoux, mais au contraire de vieux jouets, des pièces de monnaie, des coquillages ou des bibelots. Mais récupérer des objets n'est pas le but principal du géocacheur : la vraie récompense est la découverte de la cachette, et admirer le point de vue une fois qu'on l'a trouvée.
La cache "multi-caches" est un autre type de géocache qui contient un indice, conduisant le géocacheur à une deuxième cache, et d'autres encore après, éventuellement. Ces caches, incluant indices, puzzles et devinettes, peuvent parfois vous occuper à plein temps. Seuls les géocacheurs vraiment accros disposent du temps et de la patience nécessaires pour leur découverte. (Le site web geocaching.com, auparavant dévolu tout entier à la cause sans visée commerciale, propose depuis peu des fonctionnalités avancées payantes pour les géocacheurs de ce calibre.)
dans certains cas, vous ne remporterez pas de prix - du moins, pas de prix dans le genre de ceux que vous pouvez emporter sous le bras. Une "cache virtuelle" ne renferme pas de container : la découverte de son emplacement constitue la récompense en elle-même. (La page de détails peut vous demander de répondre à une question spécifique au sujet de la localisation ou d'accomplir une certaine tâche.) Une "cache événement" implique à la fois l'espace et le temps; les géocacheurs se rendent à un certain endroit, à un certain moment, pour rencontrer d'autres géocacheurs. Les fanas consultent régulièrement le calendrier des événements pour voir quand une "cache événement" a lieu dans leur région.
<http://www.geocaching.com/about/cache_types.asp>
<http://www.geocaching.com/about/calendar.asp>
"Chercher et cacher -- Bien sûr, vous pouvez ne pas vous borner à chercher - vous pouvez aussi créer votre propre cache. Je vous conseille de trouver au moins une géocache avant d'établir la vôtre, pour voir ce qui marche bien et ce que les meilleures caches ont à offrir. Vous êtes responsable des caches que vous créez, ce qui signifie les visiter à l'occasion, les nettoyer, remplacer les appareils photo lorsque les films sont terminés, et y ajouter de nouveaux trucs. Si vous avez la flemme ou n'avez pas le temps de visiter votre géocache, cachez-la près de votre domicile afin de ne pas avoir à voyager trop loin pour aller voir si tout est en ordre. Et documentez-vous ! J'ai établi une cache par étourderie dans le Land's End, qui fait non seulement partie du parc national du Golden Gate, mais est de surcroît propriété fédérale - doublement perdu donc pour la cause du géocaching. Bien qu'elle soit de l'autre côté de la ville, encore dois-je la retrouver. Usez, qui plus est, du bon sens que vous procure votre connaissance du terrain. J'ai caché une géocache contenant un beau journal de bord, relié à la main, et un sac de bonbons dans ce que je croyais être la cachette parfaite : le tronc d'un grand arbre toujours vert. Mais parce que l'arbre se trouvait à San Francisco, un SDF s'est installé sous ses branches, et ma cache a disparu pas-si-mystérieusement-que-ça.
J'ai commencé avec trois géocaches, et maintenant il ne m'en reste plus qu'une seule, qui me donne toute satisfaction. Située dans un beau coin facilement accessible, elle est souvent visitée. J'ai fait faire des tirages, et un photo-CD du film pris avec le premier appareil photo jetable dont elle était dotée. J'ai téléchargé ces photos sur la page d'information de la géocache. Avant que je ne vois les tirages, je n'avais pas tout à fait réalisé quel merveilleux hobby pouvait être le géocaching. Il n'y a pas deux photographies pareilles. Sur plusieurs d'entre elles, on y voit un homme seul, fixant sur certaines un point hors du cadre parce qu'il se prend lui-même en photo. D'autres photos montrent des couples et des groupes d'amis, souriant ou tirant la langue. Un jeune père pose avec son bébé, qu'il porte assis dans un siège-sac à dos. Un chien frissonne dans le vent, une montre-bracelet tenue trop près de l'objectif donne l'heure dans un flou artistique, et un jouet gît sur l'herbe. Les photos ont été prises dans différentes directions et sous différents angles, à des moments différents de la journée (y compris de nuit par un type explosé), en différentes saisons et par tous les temps (clair et ensoleillé parfois, brumeux d'autres jours). J'ai glissé les tirages dans un album photo de poche bon marché que j'ai intitulé "Ils vous ont précédé !" et l'ai mis dans la cache.
Émules -- Preuve de sa popularité, Geocaching.com a fait des émules. Navicache.com offre la même chose que Geocaching.com, mais dans un style plus amateur et moins de caches enregistrées. Geocaching Worldwide ne concernait que les Australiens au départ pour inclure ensuite des caches partout dans le monde. Geodashing a transformé la chasse aux géocaches en une course dont le but est la découverte d'une cache après l'autre, téléchargement de photos à l'appui, et a renommé adéquatement les "points de passage" en "points par où se ruer"; Très comme il faut en ces temps de regain patriotique, CacheAcrossAmerica a réussi à tendre une chaîne de géocaches d'un bout à l'autre du continent, suivant à peu près le tracé de l'Interstate 80 (NdT : l'Interstate 80 suit grosso modo la piste de trappeurs le long de laquelle s'est faite la colonisation vers l'ouest). Le tout récent EcoScavenger encourage les géocacheurs à "partager des endroits plutôt que des trucs" - Une idée sympa, mais déjà exploitée par Geocaching.com et ses caches virtuelles. Inspiré par le classique baril de singes Hasbro en plastique bon marché, un couple de plaisantins a monté un site web très sérieux qui invite les géocacheurs à "chercher le singe" dans le parc Linn Run de l'état de Pennsylvanie.
<http://www.navicache.com/>
<http://www.geocachingworldwide.com/>
<http://geodashing.home.attbi.com/>
<http://groups.yahoo.com/group/CacheAcrossAmerica/>
<http://www.ecoscavenger.com/>
<http://www.monkeycache.com/>
<http://www.geocaching.com/seek/cache_details.asp?ID=2716>
<http://www.hasbro.com/games/pl/page.viewproduct/product_id.8616/dn/>
Les fanas du géocaching apprécieront le "Buxley's Geocaching Waypoint", un guide rempli jusqu'à la gueule d'infos intéressantes. Il y a une carte du monde où l'on voit les lieux de ballade prévisibles de la techno-élite (autrement dit, vous et moi) : la grande majorité des caches se trouve aux États-Unis (ainsi que dans le sud du Canada) et en Europe occidentale. Le reste est situé dans les zones côtières de l'Australie, de l'Amérique centrale et de l'Amérique du Sud, les principales villes d'Asie et les îles du Pacifique. En d'autres termes, et bien que le géocaching soit un loisir relativement économique, ceux qui s'y adonnent vivent et se déplacent dans les parties "riches" du monde. Manifestement, ils y ont suffisamment de nourriture, de protection et de revenus pour pouvoir disposer de GPS et d'ordinateurs reliés à Internet. Buxley tient également un journal d'infos sur les dernières nouvelles du géocaching et les caches spéciales où l'on trouve plus que de simples points de passage et un container.
<http://www.brillig.com/ geocaching/>
Comment démarrer dans le géocaching -- Un des intérêts majeurs du géocaching est que c'est un loisir relativement économique et facile d'accès. Tout ce dont vous avez besoin pour démarrer et lancer votre première géocache est un GPS, que vous pouvez vous offrir pour environ 100 US$. À ce prix, l'engin recevra les signaux satellitaires et fera les triangulations de manière assez précise. À 350 US$, vous aurez un GPS haut de gamme, incluant des cartes téléchargeables, la mémorisation de points de passage, un altimètre et toutes sortes de gadgets des plus utiles. Certains appareils sont spécialement adaptés à l'utilisation en voiture, tandis que d'autres combinent la capacité d'un GPS avec celle d'un sonar et autres outils d'aide à la navigation.
Les jeux à base de GPS sont un moyen innovateur de combiner le pandémonium informatique et l'aventure en plein air. Ils ne coûtent presque rien et incitent des novices déchaînés à rejoindre la "société secrète" des géocacheurs. C'est assez facile d'y devenir accro (certains géocacheurs se font quelques centaines de caches par an) mais, dans l'échelle des vices, celui-là n'est pas bien méchant.
Dans la seconde partie de cet article, nous explorerons différentes variations du géocaching. En particulier : le traçage des devises, l'échange de carnets de notes et plus encore. Rendez-vous au prochain point de passage !
[Mariva H. Aviram est l'auteur de plusieurs livres et de nombreux articles. Elle est passionnée par le plein air, l'art, les livres, les films, la culture et la satire. Plus d'information sur son site web.]
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