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Changer de programme de courrier électronique est une décision plus difficile à prendre que de remplacer tout autre genre de programme. Matt Neuburg expliquera pourquoi Mailsmith 2.0 est le client de messagerie qui lui convient. Adam pointe du doigt la décision prise par IDG, la société organisatrice de Macworld Expo à New York, d'en interdire l'accès aux enfants de moins de 13 ans, et Jeff Carlson révèle comment utiliser iDVD 3 sans posséder de SuperDrive. Nous prenons également acte des sorties du Palm Tungsten T2, de l'iTrip Station Finder par Griffin, de la version 7.0.4 de BBEdit, et de la présentation à la presse du réseau sans fil wOzNet par son instigateur, Steve Wozniak en personne.
[Walter Van Lerberghe, coordinateur de l'édition néerlandaise de TidBITS, est décédé récemment. Nous avons tenu à ce que l'article paru en son hommage dans le numéro 689 de l'édition américaine (non encore traduit à ce jour), figure néanmoins dans le présent numéro.]
Sommaire :
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Ce numéro a été traduit de l'américain par les traducteurs bénévoles, membres de TidBITS-FR, dont les noms suivent par ordre alpha : Jean-Louis Delauney -- Frédéric Denonne -- Jean-Marc Gargantiel -- Jean-Christophe Helary -- Fabrice Jaffre -- Sylvie Koullen -- Thierry Lesnik -- Alain Lortal -- Jean-Philippe Muthelet -- Jacques Ravaux -- Philippe Roux
NOUS CHERCHONS des TRADUCTEURS !!!!! Ca ne vous prendra que 30 minutes par semaine, vous permettra d'améliorer votre anglais et d'augmenter votre karma macintoshien ! Venez rejoindre une bande de joyeux drilles amateurs de bonnes bouffes, bons vins et discussions éclairées ! Jetez un coup d'oeil aux consignes de traduction et contactez le coordinateur de la traduction: Grégoire Seither (gregoire@pobox.com).
<http://www.tidbits.com/tb-issues/lang/fr/consignes.html>
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<http://www..tidbits.com/about/support/contributors.html>
Tiens ! Il n'y a plus les publicités ? Ben non, vu qu'elles ne concernent que le lectorat états-unien, on s'est dit qu'on pourrait aussi bien ne pas les mettre... en attendant de trouver des annonceurs francophones éventuels.
Si vraiment cela vous dérange, faites le nous savoir.
Le Palm T2 améliore le Tungsten T original -- La sortie du Palm Tungsten T, en novembre dernier, avait fait prendre un nouveau départ au fabricant d'assistants personnels. La fréquence du processeur, élevée, les couleurs de l'écran, saturées, et la mémoire de grande capacité du Tungsten T, ainsi que Palm OS 5, apportaient la preuve que Palm pouvait encore innover après plusieurs années d'activité sans panache (voir "Tungsten T Marks New Beginning for Palm" in TidBITS-655). Or Palm vient de sortir le Tungsten T2, qui devrait brillamment assurer la relève de son prédécesseur, pourtant talentueux. La mémoire interne a été doublée pour atteindre 32 MB, et la mémoire flash (qui stocke le système d'exploitation et les applications standard) s'élève maintenant à 8 MB. Une partie de la mémoire flash est maintenant occupée par des logiciels qui n'étaient disponibles, précédemment, que sur le CD (clients Web et de messagerie, par exemple). Pour l'entrée de texte, le T2 propose le logiciel Graffiti 2, qui offre des combinaisons de touches légèrement différentes pour taper certaines lettres, et la possibilité d'écrire directement sur l'écran, plutôt que dans la zone dédiée à Graffiti. L'écran couleur a été également amélioré. Utilisant une matrice TFT transflective, il est plus brillant et d'une meilleure définition que l'écran du Tungsten T, déjà impressionnant. L'accès à un réseau sans fil au standard Bluetooth, le micro pour l'enregistrement de messages vocaux et d'autres fonctionnalités sont identiques au modèle original. Le Tungsten T2 est disponible dès maintenant, au prix de 350 US$. [JLC]
<http://www.palm.com/us/products/handhelds/tungsten-t/>
<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=06992>
<http://www.palm.com/us/products/handhelds/tungsten-t2/>
Sortie de BBEdit 7.0.4 -- Bare Bones Software a sorti BBEdit 7.0.4, une mise à jour de débogage que la société recommande à tous ceux qui possèdent son produit phare, l'éditeur de texte BBEdit 7.0. Les nouveautés de cette version consistent en des préférences étendues et l'implémentation de CVS (Concurrent Versions System) (système libre permettant de travailler à plusieurs intervenants sur un même projet, simultanément, tout en gardant la trace de toutes les modifications survenues, NdT). La mise à jour comporte plus de 60 modifications, qui vont des dialogues d'erreur, dont les coquilles typographiques ont été corrigées, au défilement plus rapide des documents mis en couleur d'après leur syntaxe. Pour passer à la version 7.0.4 de BBEdit, un fichier de 15 MB, à télécharger gratuitement, est disponible pour Mac OS 9 et Mac OS X. [JLC]
<http://www.barebones.com/support/bbedit/current_notes.shtml>
<http://www.barebones.com/support/bbedit/updates.shtml>
Sortie de l'iTrip Station Finder -- Quand Travis Butler a fait l'essai de l'iTrip, conçu par Griffin Technology, un transmetteur FM au prix de 35 US$ permettant de jouer sur un poste de radio la musique enregistrée sur son iPod, il avait apprécié son design et son côté ingénieux, mais noté qu'il était parfois difficile d'accrocher une fréquence libre avec cet appareil, en particulier dans les zones urbaines (voir "Transmetteurs FM : votre iPod passe à la radio" in TidBITS-681 - article traduit en français). La semaine dernière, Griffin a sorti l'iTrip Station Finder, une appli Mac OS X, gratuite, qui exploite une base de données concernant 254 villes américaines afin de sélectionner les fréquences optimales dans la zone d'influence de chacune d'elles. L'iTrip est disponible en 2 versions : l'une, destinée à l'iPod modèle 2003 (avec un dock FireWire en bas), et l'autre, conçue pour le modèle antérieur (avec un port FireWire sur le haut). [JLC]
<http://www.griffintechnology.com/products/itrip/>
<http://www.griffintechnology.com/software/software_itrip.html>
<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=07191>
wOzNet: le sans-fil à la rescousse des distraits -- Après avoir fondé Apple avec l'autre Steve (Steve Jobs), puis enseigné l'informatique aux enfants du primaire, à quoi Steve Wozniak peut-il bien occuper ses journées ? Woz a levé le voile, la semaine dernière, sur wOzNet, le projet sur lequel sa nouvelle société, Wheels of Zeus (wOz), a déjà travaillé durant 18 mois. wOzNet est un réseau sans fil composé d'appareils de traçage miniaturisés, conçus pour localiser des objets, des animaux de compagnie ou des personnes. Les appareils utilisent l'infrastructure du GPS pour déterminer leur position géographique, et un circuit d'accès à un réseau local sans fil pour transmettre leur position à une base (ou station) proche. Caractéristiques de la transmission : un tranquille 20 kb par seconde, moins que la plupart des modems, dans la bande des 900 MHz. Le circuit est de faible puissance et consomme donc peu. Les marqueurs, sorte d'étiquettes ou de colliers de chien électroniques, seront aussi capables d'adresser par téléphone, ou par courriel, des messages d'alerte personnalisables. Le maillage du terrain par des stations permettra d'étendre le traçage à tout le voisinage, le réseau étant conçu pour que le signal émis par le marqueur soit intercepté par la base la plus proche. Des contrôles optionnels, destinés à la protection de la vie privée, devraient empêcher que Big Brother ne détourne le système. wOznet est en cours de développement, mais la société prévoit la mise sur le marché grand public de ces produits en 2004. L'astuce de wOzNet est d'occuper une niche entre les étiquettes RFID (Radio Frequency Identification), bon marché mais de faible puissance, qui se répandent sur le marché de l'inventaire, et l'arsenal d'accès au réseau à haut débit de type Wi-Fi, plus coûteux et consommant davantage. [JLC]
<http://www.woz.org/>
<http://www.woz.com/about/>
par Adam C. Engst <ace@tidbits.com>
Créer et participer à une communauté soudée a son revers - l'inévitable sentiment de tristesse et de manque, quand un de ses membres disparaît. Cela vient de nous arriver la semaine dernière avec la mort de Walter Van Lerberghe, l'un des piliers de l'équipe de volontaires qui assure la version néerlandaise de TidBITS. Il y a sept ans, Walter commença par travailler à la traduction française de TidBITS; peu de temps après, il aida au démarrage de la version néerlandaise, puis la soutint, ce qu'il continua à faire en dépit de problèmes de santé qui ne firent qu'empirer ces dernières années. Nous ne savons pas de quoi Walter est mort, mais il a été hospitalisé brièvement avant son décès. Son message du 6 juillet, dans lequel il écrivait qu'il ferait savoir au reste du groupe à quel moment il serait en mesure de traduire à nouveau TidBITS, s'est avéré être le dernier que chacun d'entre nous a reçu de lui. Walter, tu vas nous manquer, comme vont nous manquer tes "coutures" en néerlandais, et les cartes postales que tu nous envoyais, où que tu sois en voyage. Walter avait 68 ans.
Bien que Walter soit irremplaçable, l'équipe néerlandaise, ainsi que les équipes française, allemande, et japonaise, constituées de longue date, pourraient embaucher quelques traducteurs supplémentaires. Si vous voulez vous joindre à une bande de Macintoshiens enthousiastes pour traduire TidBITS en néerlandais, français, allemand ou japonais, jetez un coup d'oeil aux pages ci-dessous pour plus d'informations. Et bien sûr, si vous êtes intéressé par initier ou relancer une autre version de TidBITS, faites-le moi savoir. En particulier, il se pourrait bien que la version brésilienne de TidBITS, en portugais, redémarre.
Néerlandais
<http://www.tidbits.com/tb-issues/lang/nl/over-vertalen.html>
Français
<http://www.tidbits.com/tb-issues/lang/fr/consignes.html>
Allemand
<http://www.tidbits.com/tb-issues/lang/de/trans.html>
Japonais
<http://www.tidbits.com/tb-issues/lang/jp/join_us.html>
par Jeff Carlson <jeffc@tidbits.com>
Il y a quelques semaines, Apple a sorti la version 3.0.1 d'iDVD, une rustine logicielle apparemment mineure qui fournit, d'après le bref document d'accompagnement rédigé par Apple, "des performances supérieures et assure toute la stabilité pour encoder, graver et gérer vos projets de DVD." (la mise à jour est un fichier de 4.1 MB à télécharger).
<http://www.apple.com/idvd/download/>
Apple, qui n'a pas cru bon de le mentionner sur le moment, a récemment révélé dans un article de la base de connaissances, que la mise à jour permettait de faire tourner iDVD 3 sur n'importe quel Macintosh avec un processeur PowerPC G4 ou G5 - et pas seulement sur les Mac dotés d'un SuperDrive, comme précédemment. Bien évidemment, vous ne pourrez pas graver le produit final sur DVD avec un Mac non équipé d'un SuperDrive, mais vous pouvez élaborer des projets et les encoder en préparation de l'étape de gravure sur une autre machine.
<http://docs.info.apple.com/article.html?artnum=93274>
Malheureusement, vous ne pourrez pas acheter un exemplaire d'iLife et l'installer sur votre Mac; l'installateur n'installera pas iDVD 3 en l'absence d'un SuperDrive. (Je n'ai pas pu faire de tests pour voir si l'exemplaire d'iLife présent dans une boîte récente incluait iDVD 3, ni s'il pouvait être installé sur n'importe quel Mac; depuis son introduction, la suite iLife a évolué pour inclure maintenant iTunes 4. Cependant, je doute que des copies incluant iDVD 3.0.1 soient disponibles chez les revendeurs.) Au lieu de ça, vous devrez copier le dossier de l'application iDVD 3 présent sur un Mac équipé d'un SuperDrive, puis installer la mise à jour pour faire tourner iDVD 3.
par Adam C. Engst <ace@tidbits.com>
Dans mon article de la semaine dernière qui couvrait l'expo Macworld de New York, je n'ai pas eu assez de place pour évoquer une des plus subtiles différences entre l'expo de cette année et les précédentes : l'exclusion des enfants de 12 ans et moins du parterre d'exposition. Subtile pour ceux qui n'avaient pas prévu de s'y rendre avec un enfant, mais pour ceux qui ont mis ce projet à exécution sans en avoir eu vent, la journée a été gâchée, à la fois pour l'enfant et pour l'adulte. Ainsi qu'un lecteur de TidBITS, Evan Blonder, me le dit dans un courriel : "Je me suis fait jeté de CreativePro". Un autre lecteur a été interdit d'entrée car il était accompagné de sa fille de sept mois qui dormait dans un porte-bébé.
<http://db.tidbits.com/ getbits.acgi?tbart=07279>
Lorsque j'ai vu le grand panneau indiquant à l'entrée "les enfants de 12 ans et moins sont interdits sur les lieux de l'exposition", j'ai remercié ma bonne étoile. Cette année encore, Tonya avait en effet choisi de rester à la maison avec Tristan, plutôt que de l'emmener avec elle pour rencontrer nos amis et collègues, et voir en quoi consiste mes voyages. Mais j'ai été pris par surprise. J'avais pourtant prêté plus d'attention que la plupart des gens aux détails de l'expo, du fait de nos articles concernant la saga Apple/IDG World Expo qui a précédé l'édition de cette année, mais cette pancarte fut pour moi le premier indice visible de cette politique des âges.
<http://db.tidbits.com/
getbits.acgi?tbart=06966>
<http://db.tidbits.com/
getbits.acgi?tbart=07127>
<http://db.tidbits.com/
getbits.acgi?tbart=07161>
Lorsque j'ai posé la question à Beth Wickenhiser, responsable des relations publiques et coordinatrice de l'IDG World Expo, elle admit que la première brochure de pub reconduisait les termes de l'ancienne politique des âges, qui était très raisonnable : les enfants au-dessous de 16 ans devaient être accompagnés d'un adulte inscrit, les enfants de moins de 5 ans entraient gratuitement, poussettes et landaus étant interdits par mesure de sécurité. Cependant, elle affirma que "chaque message commercial conséquent, notre site Web, les courriels envoyés aux visiteurs inscrits faisaient clairement état de cette politique des âges. De même, lors de leur inscription en ligne, les participants devaient accepter les termes et conditions de l'événement qui stipulaient clairement la nouvelle politique."
<http://www.mac worldexpo.com/macworld2003/V40/index.cvn>
Quand je suis rentré pour vérifier mes messages, j'ai effectivement pu retrouver, grâce au fait que je ne vide jamais la corbeille d'Eudora, une mention relative à cette nouvelle politique des âges (la politique... "New Age"). Elle se trouvait tout en bas d'une offre que j'étais autorisé, en tant qu'intervenant, à faire suivre à mes amis et collègues. Mais, cela dit, huit autres messages publicitaires pour le salon, envoyés à une autre de mes adresses électroniques, ne mentionnent pas du tout ce changement. Le site web en a peut-être bien parlé, mais ce n'était certainement pas suffisant pour que je puisse, moi comme beaucoup d'autres, en prendre conscience.
Avez-vous un avis sur cette nouvelle politique des âges que vous souhaiteriez partager avec les organisateurs du salon ? Envoyez un courriel à <macworld_expo@idg.com> ou appelez le 800-645-EXPO.
C'est quoi le problème exactement ? -- Telle est la question que j'ai posée à Beth, vu que je n'arrivais pas à comprendre la raison pour laquelle IDG World Expo était gêné par quelqu'un qui se promènerait sur le site avec un enfant endormi. Sa réponse m'a quelque peu surpris : "Macworld CreativePro Conference & Expo" a été conçue comme une manifestation à but pédagogique pour les professionnels de la création. Par conséquent, nos exposants entendent rencontrer un public qualifié, professionnel, à fort pouvoir d'achat. Et bien que beaucoup d'enfants de moins de 12 ans soient tout à fait à l'aise sur un Mac et ses logiciels, ils ne font pas partie des utilisateurs professionnels que recherchent ces exposants."
Je crois qu'on peut parler ici d'erreur de jugeote caractérisée ! Certes, personne ne s'attend à ce qu'un enfant de sept semaines pose des questions pertinentes sur les imprimantes haut de gamme ou qu'il envisage l'achat de programmes de modélisation 3D; mais son père, qui correspond à la cible d'IDG d'un "public qualifié, professionnel, à fort pouvoir d'achat" aurait bien posé de telles questions si on l'avait laissé entrer. Et que se passe-t-il si le parent en question est une graphiste se trouvant être une mère qui allaite, et ne peut se séparer de son enfant toute une journée ? Sans compter que la plupart des enfants ne sont pas à l'école pendant Macworld New York, qui se déroule en juillet; et vu le nombre de professionnels de l'image qui travaillent en free-lance ou avec des horaires flexibles, le fait de devoir s'occuper d'enfants est tout à fait commun pendant l'été. L'implication pratique de ce système est que les parents qui arrivent à concilier la garde d'enfants et la poursuite d'une carrière professionnelle ne sont pas bienvenus à Macworld Expo. Ces gens-là méritent des applaudissements et des médailles, pas un harcèlement qui ne dit pas son nom.
Comme m'a dit Evan Blonder, "Il faut qu'IDG World Expo comprenne que beaucoup d'entre nous, les "professionnels de la création", prenons un jour de congé pour assister à l'expo, et certains d'entre nous ont des enfants. En plus d'être PDG, designers et artistes, nous sommes aussi parents. Bien sûr, j'aurais pu laisser ma fille de 8 ans à la maison, mais elle avait envie de venir. Elle s'était bien amusée l'année dernière, et elle voulait y retourner. Se faire mettre à la porte a laissé un mauvais goût." J'ai eu du mal à convaincre Evan de ne pas résilier son abonnement à Macworld. IDG World Expo a une license d'utilisation du nom, mais la revue Macworld n'a aucun contrôle ou influence que ce soit sur l'expo.
Bien entendu, la Macworld Expo est organisée principalement pour les adultes, surtout que sans stand de jeux cette année, il n'y avait pas vraiment de raison pour que des enfants de moins de 13 ans s'intéressent au groupe des exposants. Je me demandais pourquoi la limite avait été fixée à 13 ans dans ce cas, et Beth a campé sur ses positions. "Bien que tous les enfants soient différents les uns des autres, les ados ont plus de chances d'être des clients potentiels et de tirer bénéfice de l'expo. Nos exposants savent d'ailleurs que dans quelques années ce seront des clients professionnels, ils sont donc prêts à les rencontrer." Si IDG World Expo désirait réserver l'entrée aux pros qualifiés prêts à dépenser de l'argent, un moyen plus simple aurait été d'augmenter considérablement les frais d'inscription.
La critique, ici, est d'une portée plus générale. Le fait d'inclure nos enfants dans notre vie professionnelle devrait être encouragé dans les limites du raisonnable, car cela aide à faire des parents des modèles positifs et à renforcer les rapports parent-enfant. Comment nos enfants peuvent-ils nous connaître, et savoir ce qui nous intéresse, s'ils ne nous voient jamais en situation professionnelle ? L'exemple-type de ceci est MacHack, où de nombreux lycéens - qui sont presque tous doués, intéressés, et bien élevés - peuvent travailler côte à côte avec certains des meilleurs programmeurs de l'univers Macintosh. Ce n'est pas tant MacHack en soi, mais le fait que des développeurs connus comme Jim Matthews (de Fetch), John Gotow (de Default Folder), et bien d'autres, ont si bien intégré leurs enfants dans leur vie professionnelle que ces gosses peuvent réellement participer à une convention de ce niveau. On ne peut que penser qu'il s'agit là d'un bon point de départ, grâce à l'expérience acquise et à la confiance en soi que peut donner la collaboration avec des adultes.
Je ne dis pas qu'IDG World Expo devrait avoir une journée "Venez avec votre enfant !" (bien que ça puisse être une bonne idée), mais tout simplement qu'ils ne devraient pas faire autant d'efforts pour empêcher des parents de venir, comme ça c'est produit cette année à New York.
Expos à venir -- La bonne nouvelle c'est que l'expo de San Francisco ne sera pas focalisée, comme Mac World New York, sur les professionnels de la création et Beth nous a confirmé que ce seront les anciennes mesures relatives à l'âge qui seront en vigueur. Ceux d'entre vous qui viendront avec leurs enfants, pour leur bénéfice ou pour le vôtre, peuvent se rassurer : vous aurez bien accès à l'espace d'exposition, à moins bien sûr que quelque chose ne change d'ici là.
Beth nous a dit qu'il était encore trop tôt pour faire des commentaires sur ce que seront les mesures de limite d'âge à l'avenir, donc j'encourage les personnes qui pourraient être gênées par de telles mesures à lire très attentivement les petits caractères du formulaire d'inscription, juste dans le cas où, comme à New York, ils se transforment en caractères gras sur les panneaux apposés par la sécurité. Je compte bien garder l'œil sur ces changements de politique à l'avenir. Bien sûr, personne ne se plaindra si les enfants ne sont pas acceptés à une présentation en costume 3 pièces ou s'ils sont interdits d'accès après qu'une bande d'ados ait mis à mal une exposition. Mais ici, c'est Macworld, et la communauté Macintosh. Toutes ces années aux expos Macworld je n'ai jamais vu de comportements abusifs qui justifient de tenir les enfants de tous âges à l'écart. Espérons que l'édition de cette année soit la dernière de ce type.
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par Matt Neuburg <matt@tidbits.com>
Les logiciels de messagerie ressemblent beaucoup aux chiens. Pourquoi ? Eh bien, d'une part, leurs propriétaires sont en perpétuel déni. La malheureuse passante peut bien avoir les dents du chien plantées dans le tibia, du sang coulant le long de la jambe, le propriétaire n'hésitera pas à la regarder droit dans les yeux en niant que le chien l'a mordue (oui, j'ai été réellement témoin de cette scène). D'autre part, avec le temps, un chien et son maître se ressemblent de plus en plus, et sont de plus en plus dépendants l'un de l'autre. Et personne ne peut prédire quel chien un propriétaire va choisir et aimer.
Dans le même ordre d'idée, je ne peux vous dire quel logiciel de messagerie utiliser. Vous êtes sans doute convaincu que le logiciel que vous utilisez actuellement est parfait; et le risque encouru si vous en changez, surtout si la messagerie électronique est votre vie, vous semble probablement démesuré. De plus, ce qui me convient peut ne pas vous convenir. Mais je peux vous dire ceci : un beau jour, il y a neuf mois environ, moi-même, un utilisateur et défenseur de longue date d'Eudora, je me suis lassé de ses imperfections et converti au logiciel Mailsmith de Bare Bones Software, et ne suis jamais revenu en arrière. Même après tout ce temps, je suis encore quelque peu stupéfait par ma décision. Essayer de vous l'expliquer va peut-être m'aider à la comprendre moi-même. Et peut-être vous amener à considérer Mailsmith de plus près.
<http:// db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=00800>
<http:// db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=07239>
<http:// www.barebones.com/products/mailsmith/>
De bonnes raisons d'arrêter votre lecture -- Puisque l'idée que votre logiciel de messagerie actuel pourrait être remplacé doit probablement vous effrayer, laissez-moi vous aider en vous donnant carrément de bonnes raisons d'arrêter complètement la lecture de cet article. Vous pourriez ne pas continuer si vous avez absolument besoin que votre client de messagerie soit compatible IMAP (Internet Mail Access Protocol, NdT), ou si vous aimez que votre courriel soit plus que du simple texte - code HTML, format=flowed ou images rendues correctement dans votre logiciel client. Mailsmith ne gère pas du tout l'IMAP, et affiche juste du texte : vous pouvez facilement ouvrir des documents HTML ou des images adressés en pièces jointes dans un autre programme, mais vous ne les verrez pas directement dans Mailsmith. Cela me convient parfaitement : selon moi, un courriel devrait être un simple message texte (avec si nécessaire, des documents attachés). Mais si vous avez vraiment besoin d'afficher des messages électroniques avec des images, des petits caractères, des mots soulignés ou des "barres de citation" fantaisistes, laissez tomber Mailsmith.
Vous ne devriez pas plus continuer à lire si vous êtes religieusement opposé à un un client de messagerie qui conserve les messages dans une base de données. C'est aussi ma position, vraiment; puisque qu'un courriel est seulement du texte, pourquoi se compliquer la vie avec une base de données et tous les problèmes y afférents, tels que des fichiers de taille énorme et des données que vous ne pouvez pas récupérer si les choses tournent mal ? C'est un préjugé que j'ai tenté de réprimer pour me faire à Mailsmith; Peut-être pourrez-vous faire comme moi, après quelques efforts sur vous-même.
Enfin, vous ne devriez pas continuer à lire si vous êtes piégé dans le passé. J'avais jeté un coup d'oeil à Mailsmith 1.0 lors de sa sortie, au printemps 1998, et comme la marmotte, j'avais replongé dans mon trou. Je ne me souviens pas des détails, mais je me rappelle avoir conclu presque immédiatement que le logiciel semblait ne rien comprendre à la façon dont j'utilisais le courrier électronique ou même les fenêtres.
<http:// db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=04860>
Mais quand j'ai essayé Mailsmith 1.5 en octobre dernier, je l'ai trouvé grandement changé. cette version comprenait exactement ma façon d'utiliser le courrier électronique. Je pouvais voir les trois objets fondamentaux d'un client de messagerie - la liste des boîtes aux lettres, celle des messages d'une boîte, le texte d'un message - dans une seule fenêtre tripartite, dans deux fenêtres avec à part la liste des boîtes aux lettres, ou dans trois fenêtres différentes. Je pouvais facilement répondre à l'auteur, ou à l'auteur et à quelques autres destinataires. Je pouvais avoir de multiples signatures. Je pouvais avoir de multiple serveurs avec différents réglages. Je pouvais faire suivre, rediriger, ou envoyer à nouveau. Je pouvais encoder les pièces jointes de cinq façons différentes. Après la rédaction d'un message, je pouvais le sauvegarder sous forme de brouillon, le mettre sur liste d'attente pour l'envoyer ultérieurement, ou l'envoyer immédiatement. Je pouvais regarder directement sur mon serveur POP afin d'effacer ou de télécharger des messages individuellement. En bref, la manipulation du courrier avec Mailsmith était formidable. Ajoutez à cela ses points forts, et je suis vite devenu accro.
Le triangle de fer -- Et quels sont les points forts de Mailsmith ? Naturellement, j'ai beaucoup réfléchi à cette question, et je suis arrivé à la conclusion qu'il y en avait trois principaux qui, ensemble, confèrent à Mailsmith son excellence et son caractère particulier. Les voici :
Gestion du texte. Comme je l'ai dit plus haut, le courrier électronique ne devrait pas être autre chose que du texte, d'après moi. Sous le capot, Mailsmith utilise le même moteur que BBEdit, le meilleur éditeur de texte du commerce (dû à Bare Bones aussi). Vous avez donc toute la puissance de gestion de texte de BBEdit dans votre client de messagerie, avec notamment de superbes fonctions de citation, de retour à la ligne et de remplacement de texte. Le remplacement de texte va même jusqu'à la recherche d'expressions régulières dans votre base de messages. Mailsmith 2.0 utilise pour cela PCRE, la référence en la matière (PCRE : Perl Compatible Regular Expressions ou expressions régulières compatibles Perl, NdT).
Scriptabilité. Mailsmith est entièrement pilotable par AppleScript, ou presque. Ce n'est pas un hasard, mais le résultat d'une clairvoyance hors du commun. Les fonctions de base de Mailsmith sont d'autant plus accessibles à AppleScript que ce logiciel utilise les scripts en interne pour faire communiquer l'interface et son propre noyau (il repose sur une architecture "factorisée"). Vous pouvez même écrire des scripts de démarrage et d'extinction qui tournent tous seuls, des scripts utilitaires qui apparaissent dans un menu dédié, et d'autres scripts encore qui modifient le comportement du programme lorsque vous sélectionnez une commande dans un menu.
Filtrage. Mailsmith dispose de filtres de courriel à se damner. Le système est un peu compliqué, mais d'une puissance incroyable. En plus, avec l'intégration de SpamSieve 2.0, le filtrage des messages est meilleur que jamais. (Voir "Les outils de la rédaction : SpamSieve" dans TidBITS-667 - article traduit en français). SpamSieve commence par examiner le courrier entrant et élimine ce qu'il suspecte être du spam, les filtres de la boîte de réception entrent en jeu juste après, et finalement les boîtes aux lettres individuelles scrutent les nouveaux messages pour les affecter dans la hiérarchie de votre système de classement. Bien sûr, vous avez toujours la faculté de filtrer des messages à la main quand vous le désirez. Un filtre peut contenir une infinité de tests logiques et peut aller jusqu'à déclencher lui-même des scripts. Bref, Mailsmith dispose d'une réserve de puissance plus que suffisante pour classer vos courriels entrants et sortants dans l'ordre que vous souhaitez (voir "Distributed Filtering," une série de deux articles qui commence dans TidBITS-648). Si vous achetez une copie de Mailsmith 2.0 directement chez Bare Bones avant le 31 juillet 2003, Bare Bones vous offrira SpamSieve gratuitement (valeur d'achat : 20 US$).
<http://www.barebones.com/products/mailsmith/spamsieve.shtml>
<http://www.c-command.com/spamsieve/>
<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=07076>
<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbser=1227>
Puissance de la version 2.0 -- Retour en octobre 2002 : essai de la version démo de Mailsmith 1.5. Après quatre jours d'utilisation, j'ai réalisé soudain que j'étais accro et que je ne pouvais plus me passer de Mailsmith. En même temps, je n'osais pas en parler aux autres : je restais un crypto-converti à Mailsmith. Le problème était que je ne pouvais pas recommander Mailsmith 1.5. L'interface était capricieuse : il était lent avec l'apparition fréquente de "la roue de la mort" et il plantait remarquablement souvent - une fois par jour en moyenne, en perdant au passage une partie de mes données. Je ne devrais pas vous parler de tout ça, mais je ne peux pas vous faire comprendre à quel point la version 2.0 est meilleure si je n'avoue pas les problèmes de la version 1.5.
C'est un fait, la version 2.0 est bien meilleure. Les problèmes de la 1.5 appartiennent au passé. Les gens de Bare Bones ont accompli un travail tout ce qu'il y a de professionnel en révisant le programme de fond en comble, sans ménager leur peine. Les items des menus et les éléments d'interface ont été réarrangés de façon plus élégante, les fils de discussions ont été améliorés, à peu près toutes les actions ont été accélérées, les bogues traqués et éradiqués sans pitié. Résultat : Mailsmith 2.0 a l'oeil vif, est propre sur lui, appétissant et totalement fiable. Alors que j'ai souffert des inconvénients de Mailsmith 1.5 pour pouvoir tirer bénéfice de ses atouts, la version 2.0 est un régal à tous égards.
D'autres petits trucs -- Je n'ai pas encore parlé de certaines fonctions de Mailsmith qui méritent que l'on s'y attarde. Il utilise abondamment le glisser déposer et les menus contextuels. L'intégration du nouveau PGP (Pretty Good Privacy) est excellente. L'intégration avec le Carnet d'Adresse d'Apple m'a amené à utiliser ce programme pour la première fois. Il sert de "liste blanche" pour SpamSieve et permet l'auto-remplissage des champs en tapant le nom d'un destinataire. La recherche est rapide (pas tout à fait aussi rapide que celle d'Eudora, mais du même ordre de grandeur, contrairement à Entourage que j'ai cessé d'utiliser après un week-end de flirt, il y a des années, car la recherche était vraiment trop lente; voir "Entourage: le grand tour" in TidBITS-550 - article traduit en français). Je pourrais en dire bien plus, mais ce chapitre deviendrait une liste de fonctionnalités, et pour cela, vous pouvez consulter le site de Mailsmith.
<http://db.tidbits.com/
getbits.acgi?tbart=06139>
<http://www
.barebones.com/products/mailsmith/features.shtml>
Mailsmith a quand même des trucs qui m'énervent. Vous pouvez choisir de laisser de gros messages sur le serveur POP; un "talon" correspondant au message apparaît alors dans votre boîte aux lettres, talon que vous utiliserez ensuite pour effacer ou télécharger le véritable message. C'est super : si vous le téléchargez, le talon est remplacé par le vrai message. Mais rien ne vous informe alors que le message original existe toujours sur le serveur.
Le classement des messages par date marche parfois bizarrement. Les entrées de glossaire et les signatures peuvent contenir des références à des éléments-container, dont les valeurs d'entrée seront remplacées au moment de l'envoi des messages, mais il n'y a pas d'interface pratique pour lister et insérer ces containers (vous devez consulter le manuel et les entrer à la main). Le mécanisme du glossaire lui-même n'est pas pratique; vous ne pouvez pas entrer un terme dans le glossaire en tapant son nom, comme vous pouvez le faire, en toute simplicité, dans Microsoft Word. De nombreuses actions simples et banales, comme l'effacement d'un message, ne peuvent pas être annulées.
Tout en naviguant dans la liste des boîtes aux lettres dont fait partie un message considéré, vous ne pourrez pas sélectionner le message en question, ce qui est stupide, car si vous naviguez dans cette liste, c'est certainement pour situer le message dans son contexte. Option-Commande-Effacement effacera un message de façon définitive (plutôt que de le jeter dans la boîte aux lettres Corbeille), mais pas Option-Click sur le bouton d'effacement, ce qui sera plutôt perturbant pour l'utilisateur. Il y a un correcteur orthographique, mais il n'est pas intégré, ce que la plupart des gens préfèrent en général. La fenêtre de connexion est supposée vous alerter qu'une transaction avec le serveur est en cours, mais souvent, elle n'est pas visible à l'écran.
Conclusion -- En dépit de tout ce que je viens de dire, cette version de Mailsmith fait changer le programme de catégorie. Mailsmith 1.5 était utilisable mais plein de défauts; il avait sa coterie d'utilisateurs dévoués, presque des fanatiques. De son côté, Mailsmith 2.0 est un excellent programme, tout simplement, et mérite toute votre attention. L'attente fut longue mais justifiée. Si vous vous demandiez si tout le remue-ménage autour de Mailsmith était justifié, c'est maintenant le bon moment de lui donner sa chance, voire même une deuxième chance.
Mailsmith nécessite Mac OS X 10.1.5 au moins, et certaines fonctions Mac OS X 10.2 Jaguar, la version 10.2.6 étant fortement conseillée. Une démo de 30 jours est disponible sous la forme d'un fichier de 13 Mo à télécharger, et peut devenir une version non limitée en achetant une licence. Mailsmith 2.0 coûte 100 US$, avec une remise de 20 US$ si vous effectuez la mise à jour à partir d'un autre programme ou bénéficiez du tarif éducation. Les utilisateurs de Mailsmith 1.5 peuvent faire la mise à jour gratuitement jusqu'au 15 Septembre 2003. Les possesseurs de la version 1.0 ou 1.1 peuvent passer à la version 2.0 au prix de 50 US$.
<http://www.bar
ebones.com/products/mailsmith/demo.shtml>
<http://www.barebones
.com/store/ms_upgrades.shtml>
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<https://www
.paypal.com/xclick/business=matt%40tidbits.com>
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