| Accueil | Archives francophones de TidBITS | Sommaire des quatre derniers TidBITS traduits | L'Equipe francophone de TidBITS | Consignes pour traduire TidBITS | LexBITS | Tronchoscope des traducteurs |


logo de TidBITS

TidBITS#711/05-Jan-04

Bienvenue dans la nouvelle année ! Quelles surprises nous réserve le Macintosh pour 2004 ? Adam tire quelques plans sur la comète mais surtout désigne les pistes qu'Apple ferait bien d'explorer afin d'améliorer encore l'expérience Mac. D'un point de vue interne, nous vous informons des changements dans la gestion de votre abonnement dus au fait que nous migrons TidBITS vers Web Crossing. Coté nouveautés nous jetons un coup d'oeil aux mises à jour de Mac OS X, QuickTime, et iTunes ainsi que de Tinderbox 2.1. Sur une note plus grave, nous avons appris avec tristesse le décès de Phil Goldman, un des visionnaires du Macintosh. Enfin, si vous êtes dans la région de San Francisco, venez nous faire un petit coucou sur notre stand à la Macworld Expo San Francisco.

Sommaire:

Copyright 2003 TidBITS Electronic Publishing. Tous droits réservés.
Information : <info@tidbits.com> Commentaires : <editors@tidbits.com>


Ce numéro a été traduit de l'américain par les traducteurs bénévoles, de TidBITS-FR : Alain Lortal - Fabrice Jaffré - Frederic Denonne - Grégoire Seither - Harold J. Benjamin - Jean Philippe Muthelet - Jacques Ravaux - Jean-Christophe Helary - Jean-Marc Gargantiel - John Howland - Luc Saint-Elie - Nicolas Navelot - Sylvie Koullen - Patrick Mpondo Dicka - Philippe Cols - Thierry Lesnik - Vincent Nonnenmacher

NOUS CHERCHONS des TRADUCTEURS !!!!! Ca ne vous prendra que 30 minutes par semaine, vous permettra d'améliorer votre anglais et d'augmenter votre karma macintoshien ! Venez rejoindre une bande de joyeux drilles amateurs de bonnes bouffes, bons vins et discussions éclairées ! Jetez un coup d'oeil aux consignes de traduction et contactez le coordinateur de la traduction : Grégoire Seither (gregoire@pobox.com).

<http://www.tidbits.com/tb-issues/lang/fr/consignes.html>


Cette édition de TidBITS est rendue en partie possible grâce au soutien financier de :


MailBITS/05-Jan-04

Tinderbox 2.1 améliore les fonction d'exportation HTML Export et l'affichage Texte -- Eastgate Systems vient de sortir une mise à jour mineure de leur gestionnaire d'informations personnelles Tinderbox (cf "TinderBox allume le feu..." dans TidBITS-651). Les nouvelles fonctions de Tinderbox 2.1 comprennent une fonction de macro-commandes pour automatiser les rechercher-remplacer, une fonction d'exportation HTML plus souple, une meilleure compatibilité avec le lissage des caractères etc. Tinderbox 2.1 est vendu 145 USD dont un an de mise à jour gratuite; ensuite les mises à jours coûtent 70 USD par an. Le fichier de mise à jours se présente sous la forme d'un téléchargement de 4.4 Mo. [ACE]

<http://www.eastgate.com/Tinderbox/>
<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=06959>
<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=07292>


Une hotte du Père Noël pleine de mises à jour

par Adam C. Engst <ace@tidbits.com>

Nous n'avons pas été les seuls à faire un dernier sprint de boulot avant les fêtes et il est probable qu'un certain nombre d'ingénieurs informatiques chez Apple ont d'autant plus apprécié les vacances de Noël qu'ils ont mis le paquet pour sortir des mises à jour de Mac OS X 10.3.2, iTunes 4.2, QuickTime 6.5, et Battery Update 1.1.

La mise à jour la plus attendue est Mac OS X 10.3.2, qui annonce des améliorations dans le partage de fichiers et les services gestionnaires sur les réseaux hybrides Mac et PC, des fonctions d'impression Postscript plus robustes, une meilleure gestion des polices de caractère, des versions mises à jour de Mail et du Carnet d'Adresses ainsi que l'incorporation de nouveaux pilotes graphiques ATI et Nvidia. Apple a publié une liste exhaustive des changements contenus dans cette MAJ sur son site Web. Si vous n'avez pas fait la mise à jour précédente 10.3.1 ainsi que les MAJ mineures intermédiaires, elles sont toutes incluses dans la 10.3.2. Malheureusement Apple est toujours aussi peu loquace en ce qui concerne le problème avec les disques dur FireWire 400 branchés sous Panther, elle se contente de répéter l'information de la MAJ 10.3.1 qui conseille aux propriétaires de disques dur FireWire 800 de faire la mise à jour du logiciel interne (firmware). Mac OS X 10.3.2 is est disponible via Mise à jour de logiciels sous la forme d'un téléchargement de 38.2 Mo mais également sous la forme d'un fichier d'installation à télécharger et pesant 36.4 Mo.

<http://docs.info.apple.com/article.html?artnum=25652>
<http://www.info.apple.com/kbnum/n120288>

La mise à jour iTunes 4.2 semble assez mineure à première vue (et peu intéressante pour le public européen qui n'a toujours pas accès à l'IMTS ndt.) - elle améliore la gestion du iTunes Music Store pour les utilisateurs d'AOL. Vous pouvez maintenant visualiser les listes de l'iTunes Music Store dans une fenêtre à part (ce qui est pratique quand vous voulez vérifier que vous n'avez pas déjà acheté un certain morceau). iTunes 4.2 semble par ailleurs tourner un peu plus vite. La mise à jour pèse 6.4 Mo à télécharger via Mise à jour de logiciels; le logiciel ne fonctionne que sous Mac OS X 10.1.5 ou mieux, et Mac OS X 10.2.4 ou mieux est requis pour activer les fonctions de partage. Par ailleurs, lors de MacWorld, Apple et AOL ont annoncé un partenariat qui permet aux utilisateurs AOL de prévisualiser, acheter et télécharger des chansons via AOL Music en cliquant sur le bouton iTunes qui s'affiche à coté de chaque morceau. Cette initiative devrait encore renforcer les ventes de l'iTunes Music Store sales, qui ont dépassé les 25 million d'unités à la fin du mois de décembre 2003.

<http://www.apple.com/itunes/>
<http://www.apple.com/pr/library/2003/dec/18aol.html>
<http://www.apple.com/pr/library/2003/dec/15itunes.html>

QuickTime 6.5, un téléchargement de 18.2 Mo Mise à jour de logiciels, est compatible avec les formats "mobile multimedia" 3GPP2 et AMC, améliore le tracking des balises texte et les options de lecture DV. Par ailleurs l'inter compatibilité avec iMovie, iDVD, et Final Cut Pro est encore améliorée. QuickTime 6.5 tourne sous Mac OS X 10.2.5 au minimum.

<http://www.apple.com/quicktime/>

Enfin, les propriétaires de iBook blancs et de PowerBook Alu peuvent télécharger Battery Update 1.1 via Mise à jour de logiciels (un téléchargement de 520K - ou bien 160K en fichier indépendant). Battery Update 1.1 affirme améliorer les performances de la batterie du portable. Sur le forum TidBITS Talk certains utilisateurs ont rapporté que l'installation de la mise à jour Battery Update 1.1 et Mac OS X 10.3.2 à pour conséquences un redoublement d'activité du ventilateur interne; reportez vous au fil de discussion TidBITS Talk en bas de cette page (en anglais). Si vous téléchargez cette mise à jour alors que votre ordinateur n'en a pas besoin, un message d'alerte vous en avertit. De toute façon, pour ce genre de mise à jour techniques, il vaut mieux faire confiance au panneau Mise à jour de logiciels.

<http://docs.info.apple.com/article.html?artnum=120281>
<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tlkthrd=2133>


In Memoriam: Phil Goldman, 1964-2003

par Jorg Brown <jbx@macgroup.com>

J'ai la tristesse de vous annoncer le décès, le lendemain de Noël, de Phil Goldman, qui avait démarré sa carrière chez Apple et était un des co-auteurs, avec Erich Ringewald du MultiFinder sous Système 6. Si vous êtes trop jeune pour vous rappeler avoir son nom dans la fenêtre "A Propos de..." du MultiFinder, vous devriez par contre avoir entendu parler de son dernier bébé, WebTV, l'entreprise dont il est un de fondateurs. L'an dernier Phil avait crée la société Mailblocks, qui vous propose des comptes de courriel garanti sans pollupostage à l'aide d'un système d'authentification de l'expéditeur.

Les nécrologies publiées dans la presse parlent de sa carrière chez Apple et ailleurs, mentionnent sa femme et ses deux enfants, mettent l'accent sur son engagement charitable à travers de l'association Brave Kids, qui aide les familles d'enfants très malades en leur fournissant des outils informatiques pour communiquer via Internet (en leur donnant des WebTV par exemple).

Pour ma part, je voudrais me souvenir d'un homme qui faisait partie d'un tout petit groupe de personnes capable de comprendre les implications d'un outil logiciel jusqu'au niveau le plus avancé. Il pouvait passer des heures à vous parler passionnément de sujets tel que la simplification des interfaces utilisateurs ou le fait de rendre les logiciels plus simple d'accès mais aussi de la gestion des échanges de données entre les bus dans Mac OS... tout en vous faisant une démonstration de ce qu'il expliquait à l'aide de logiciels arcanes tel que MacsBug. Par ailleurs c'était la crème des hommes; quand il travaillait chez WebTV il avait souvent des billets gratuits pour les matches de l'équipe de San Francisco, les 49ers. Il envoyait alors un mail à toute la boite qui disait: "le premier qui arrive dans mon bureau, c'est pour lui" . Le décès de Phil laisse un vide dans la vie de nombreux d'entre nous dans l'industrie informatique et la perte de son intélligence, sa perspicacité et sa passion rendent l'avenir plus pauvre.

<http://biz.yahoo.com/ao/031230/obit_goldman_1.html>
<http://nytimes.com/2003/12/31/technology/31GOLD.html>
<http://www.mercurynews.com/mld/mercurynews/business/7597357.htm>
<http://about.mailblocks.com/press_1228_2003_goldman.asp>


Web Crossing : c’est parti !

par Adam C. Engst <ace@tidbits.com>

Ces dernières semaines, j’ai essayé de penser à autre chose qu’à des montagnes de dragées pour me plonger dans les profonds mystères d’un logiciel serveur entièrement nouveau. Comme je l’avais écrit il y a quelques mois dans l’article de TidBITS-700, nous sommes engagés dans une opération longue qui consiste à basculer tous nos services Internet vers le poids lourd Web Crossing qui tourne sur un Xserve bi-processeur hébergé chez digital.forest.

<http://www.webcrossing.com/>
<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=07385>

Procéder à un tel basculement sans perturber le fonctionnement de l’ensemble n’est pas évident, mais j’ai commencé par transférer la plupart de nos utilisateurs de courriel locaux et à convertir certaines de nos listes de diffusion internes vers le Web Crossing. Tout ceci n’est qu’un prélude au transfert de nos grosses listes de diffusion, en commençant par les listes de traduction et TidBITS Talk pour finir avec les listes principales de TidBITS, après quoi nous entamerons les services Web

Il y a deux raisons pour lesquelles je vous parle de ceci. D’abord, il n’est pas exclu que je commette une erreur à la suite de laquelle le courrier électronique se verrait renvoyé, dupliqué, ou que sais-je encore. Cela ne doit pas vous inquiéter et, à moins que cela ne dure, rassurez-vous, je serai au courant.

Ensuite, et surtout, l’un des gros avantages de Web Crossing est que vous pourrez gérer vous-mêmes vos abonnements, ce qui bien sûr nécessitera l’ouverture d’un compte. À chaque fois que je transférerai une liste de diffusion depuis l’ancien logiciel serveur vers Web Crossing, le gestionnaire de la liste vous fera parvenir un message vous informant de votre inscription sur une liste. Soyez particulièrement attentif au tout premier message car en bas de la fenêtre, il vous signalera votre nom d’utilisateur Web Crossing (qui sera probablement composé de votre nom d’utilisateur suivi d’un nombre aléatoire pour éviter les doublons), un mot de passe généré de manière aléatoire, et un lien vers notre serveur Web Crossing. Muni de ces éléments, vous pourrez vous connecter à Web Crossing pour choisir un mot de passe plus mnémotechnique, gérer vos abonnements et modifier votre adresse de courriel. Si vous oubliez votre mot de passe, Web Crossing pourra en générer un nouveau et vous le communiquer par courriel.

<http://emperor.tidbits.com/>

Je prends mon temps pour procéder à ce basculement, car il apprendre et configurer un logiciel aussi puissant que Web Crossing est une tâche longue et ardue (qui vient en plus de tout mon travail habituel), mais aussi parce que les techniciens de chez Web Crossing procèdent à des modifications à la demande au fur et à mesure que je progresse. Je peux dire que jusqu’ici l’apprentissage a été gratifiant. Pourvu que ça dure !


Apple Computer, en route pour 2004

par Adam C. Engst <ace@tidbits.com>

Dans les numéros de nouvel an des années passées, j’essayais de prédire les grands événements des mois à venir, avec plus ou moins de réussite. Vous pouvez d’ailleurs vérifier mes scores par vous même ; mais pour 2004 je voudrais changer légèrement de cap et m'intéresser à ce qu’Apple devrait idéalement faire.

<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=07035>
<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=06688>

Certaines de ces idées proviennent d’une conférence que j’ai donné lors d'une conférence sur Mac OS X organisée par O’Reilly en octobre dernier ; après le discours, Tim O’Reilly et moi-même avons évoqué le manque de cohérence d'Apple, qui met en avant une technologie ou fonctionnalité sur un produit donné, tout en l'oubliant complètement pour d'autres. Tim a raison, iTunes a des fonctionnalités épatantes, comme la reconnaissance de la musique partagée sur le réseau, basée sur Rendezvous ; ne serait il pas utile qu’iPhoto gère cette même reconnaissance pour des photos partagées ? (NdT : Apple a entendu Tim, iPhoto 4.0 qui vient d'être annoncé intègre bien cette fonction). En d’autres termes, vu de l’extérieur, on a l’impression que le syndrome du « pas inventé ici » (toute technologie qui n’a pas été inventée chez nous est nulle) est descendu au niveau des départements Produits.

Voyons dans quels secteurs spécifiques Apple pourrait et devrait concentrer ses efforts pour améliorer à la fois les produits et l’expérience Macintosh pour nous autres utilisateurs.

Tests matériels proactifs -- Mac OS X a amélioré de manière significative la stabilité du Macintosh, bien que j’ai trouvé Panther un peu moins solide que Jaguar, avec quelques plantages inexplicables sur mon Power Mac G4 1 GHz Bipro. D’autres personnes chez TidBITS ont eu des plantages répétés sous Panther avec des modules de RAM de sociétés tierces qui fonctionnaient pourtant bien avec Jaguar.

Les problèmes spécifiques viennent et disparaissent ; mais tant que l’on continue globalement à aller vers plus de stabilité, je ne me plaindrai pas trop fort. Mon inquiétude concerne plutôt le manque de mécanismes de diagnostic et de reporting qui permettraient d’identifier et d’isoler des pièces de hardware défaillantes avant qu’elles ne créent des soucis. Par exemple, comment voir aujourd’hui si un périphérique FireWire ou USB ne fonctionne pas ? Il n'y a que la procédure des tests et de débusquage d'erreurs, comme au bon vieux temps.

Apple va dans la bonne direction. Utilitaire de Disque, dans Panther, sait lire les données SMART (Self-Monitoring Analysis and Reporting) des disques durs. Cette technologie, incorporée à la plupart des DD modernes, contrôle de nombreuses variables de fonctionnement du disque, et peut donc théoriquement prédire quand un disque est sur le point de lâcher. Elle ne permet pas de prévoir les pannes subites, mais contrôler les petits problèmes cumulatifs annonciateurs d'une panne est un bon début. Il suffit d'ouvrir Utilitaire de disque, de sélectionner un disque (pas un volume) dans la colonne de gauche et de vérifier en bas de la fenêtre quel est l'état SMART du disque.

<http://www.storagereview.com/guide2000/ref/hdd/perf/qual/featuresSMART.html>

De même, Panther indique maintenant quel est l'état réel du réseau dans le panneau Réseau des Préférences Système, et indique même si un câble est déconnecté ou si on a une adresse IP auto déclarée (??), deux choses qui peuvent faire gagner un temps considérable en dépannage. Enfin, une initiative louable de la part d'Apple, celle de fournir (au moins avec certains nouveaux modèles, à ma connaissance) l'utilitaire Apple Hardware Test, qui vérifie tous les sous-systèmes matériels installés du Mac. Il se trouve parmi les disques d'installation qui viennent avec l'ordinateur; Pour mon Powerbook G4 12", il se trouve sur le DVD d'installation et de restauration de logiciels, et on le lance en appuyant sur la touche Option au démarrage et en le sélectionnant au lieu d'un disque d'installation.

J'aimerais qu'Apple regroupe tous ces éléments et trouve le moyen de les faire tourner automatiquement. Je n'ai découvert l'existence de l'utilitaire Apple Hardware Test que quand les techniciens de Small Dog Electronics m'ont demandé de le lancer pour essayer de déterminer la cause des "kernel panics" et des blocages système incessants de mon Powerbook (qui étaient dus à une mauvaise barrette mémoire). Une meilleure solution serait d'avoir un programme, le logiciel interne, par exemple, qui vérifie dès le démarrage tout changement matériel et propose de tester le nouvel élément, et qui fasse également tourner le test automatiquement en même temps que les tâches d'entretien Unix qui se déclenchent quand l'ordinateur est inactif.

Ce genre de fonctionnalité n'est pas très excitant, mais je crois qu'Apple pourrait facilement le justifier du point de vue marketing, sans compter la diminution des coûts de SAV et la satisfaction accrue des clients. On peut lui donner le nom de "Test Previsionnel" et le distribuer comme une technologie que le Mac utilise pour effectuer une vérification de base sur tout ce que l'utilisateur ajoute à son ordinateur, mémoire, disque dur interne ou externe, ou périphérique USB. Tout le monde s'accorde à penser que les ordinateurs sont totalement frustrants quand ils ne fonctionnent pas comme ils le doivent, et la possibilité d'identifier un matériel défectueux avant même qu'il ne puisse causer de dégât serait une belle victoire pour Apple.

Mettre l'accent sur la gestion de l'identité -- A part les projets tel que Terascan, la grappe d'ordinateurs (cluster) regroupant 1 100 Power Mac G5 et travaillant de concert qu'à mis en place l'université Virginia Tech, le Mac s'est toujours concentré plus sur la communication que sur le calcul. Depuis le premier jour, le Macintosh a été un outil de communication avec les autres, avec MacWrite et MacPaint dans les premiers temps, et, plus récemment, via l'Internet avec une série d'applications comme iChat AV, iTunes et iPhoto. Apple a réalisé un beau travail avec la plupart de ces applications, fournissant de meilleures interfaces, en intégrant des technologies de communication dans Mac OS X, et en redéfinissant le genre en inventant des périphériques plus compacts tels que l'iPod et l'iSight.

<http://computing.vt.edu/research_computing/terascale/>

A quoi pourrait-on maintenant s'attendre ? A un effort sur la gestion de l'identité utilisateur. Le concept d'identité est central à toute communication, mais les logiciels d'Apple et les services sont extrêmement flous en ce qui concerne l'identité en ce moment. Pensez à tous les occasions d'identification personnelle : à l'invite de login de votre Mac, lors de connexions aux serveurs de fichiers, lors d'envoi de courriels, lors de la connexion à beaucoup de sites (y compris votre ..mac chez Apple et l'Apple Store), avec iChat, lors de partage de musique via iTunes, etc. Pour chacune de ces occasions, vous avez probablement une façon différente de vous identifier, et pourtant vous êtes la même personne à chaque fois.

Pourquoi dois-je m'identifier de façon répétée pour accéder à mes propres comptes sur d'autres Mac de mon réseau ? Pourquoi, lorsque j'accède à ma propre musique partagée dans iTunes avec d'autres Mac, n'ai-je pas davantage de privilèges pour créer des listes de lecture ou pour manipuler des chansons que n'importe quel autre utilisateur ? Pourquoi dois-je me rappeler les différents noms d'utilisateur et mots de passe, non seulement ceux de nombreux sites Web, mais également ceux de nombreux services proposés par Apple en personne ? Où est l'intégration du matériel, des logiciels et des services Web vantés par Apple, en matière d'identité ?

L'identité ainsi que le concept associé de gestions des autorisations, sera la clé des communications dans le futur. Nous avons besoin à la fois de nous identifier nous-mêmes vis a vis des autres, et d'identifier les gens souhaitant communiquer avec nous. Plus important encore, nous avons besoin de moyens permettant de déterminer exactement ce que chaque personne est autorisé à faire dans un schéma de communication donné. Apple dispose des briques nécessaires pour donner aux utilisateurs Mac l'opportunité de créer et d'utiliser une seule identité électronique, et Apple a plus de chances de consacrer un standard. que pratiquement toute autre société aux alentours (Si Microsoft avait une meilleure réputation en matière de sécurité informatique et avait choisi de faire du Passeport .NET un standard ouvert, je pense qu'il aurait eu un impact beaucoup plus important).

J'ai longtemps cru que l'Identité serait un problème majeur ; c'est pourquoi j'ai investi beaucoup d'efforts dans le projet de standard XNS (eXtensible Name Service) il y a quelques années. Malheureusement, XNS souffrait de son bagage de propriété intellectuelle et d'un partage confus des responsabilités de gestion et de moyens entre XNSORG (l'organisation sans but lucratif que je présidais) et OneName Corporation (la société qui développait XNS et en a donné la licence à XNSORG). Un autre point critique était la difficulté de OneName dans la recherche de financements; la société a survécu, mais n'a plus que la peau sur les os, et est actuellement en train d'être restructurée sous le chapitre 11 des procédure des faillites . XNSORG est resté dans les limbes durant la majorité de cette période aussi.

<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=06133>
<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=06485>
<http://www.onename.com/>
<http://www.xns.org/>

En dépit de ces signes décourageants, et grâce pratiquement uniquement aux efforts de Drummond Reed, XNS est resté vivant, et une grande partie des spécifications techniques ont été transférées sous la gestion d'OASIS, un consortium de standards non lucratifs. les spécifications de l' Extensible Resource Identifier ont été approuvées le mois dernier par le Comité Technique d''OASIS XRI, et la Charte pour un second comité technique d'OASIS pour la spécification du XDI (XRI Data Interchange)a aussi été soumise à examen le mois dernier. Avec de la chance, le fait d'avoir ces spécifications techniques à OASIS rendra plus facile pour d'autres organisations, comme Apple, de commencer à développer des services d'identité basés sur ces standards ouverts.

<http://www.oasis-open.org/committees/tc_home.php?wg_abbrev=xri>
<http://www.onename.com/standards.html>

Trouver l'équilibre entre "Logiciel libre" et "Logiciel propriétaire" -- Mac OS X est une super expérience en ce qui concerne le mélange du meilleur du monde "Logiciel libre / Sources ouvertes" avec l'univers du "Logiciel propriétaire / Sources fermées", construisant ainsi la légendaire facilité d'utilisation d'Apple au-dessus de la non moins légendaire puissance de l'implémentation ouverte d'Unix. Même à des niveaux supérieurs, Apple a fait un super boulot en créant des espaces de travail (frameworks) ouverts qui permettent aux développeurs de créer des applications rapidement et facilement. Quelques une sont assez bien connues, comme le WebKit qui simplifie très sensiblement l'intégration de possibilités Web au sein d'applications. D'autres exemples sont moins connus, comme le Carnet d'Adresses, la base de données ouverte au Système entier (system wide) d'Apple.

Pour les utilisateurs, le Carnet d'Adresses apparaît comme une relativement simple application permettant de gérer ses contacts, mais en fait il ne s'agit que d'une interface pour l'espace de travail entier du Carnet et lui-même n'est qu'un moyen de dialoguer avec une base de données "ouverte" appelée MetaKit. Le résultat est que n'importe quelle application peut lire et écrire dans ou à partir de la base de donnée Carnet d'Adresses, sélectionnant le(s) champs qui l'intéresse(nt), ajoutant des champs personnalisés et même, marquer certain champs comme en provenance d'une application spécifique. De plus en plus d'applications tirent avantages de ces capacités de nos jours.

<http://www.equi4.com/metakit.html>

Il y a au moins deux énormes bénéfices à tirer de cette création d'espaces de travail. Les développeurs ont plus de puissance à leur disposition et autant il peut paraître difficile de concurrencer Safari, l'envie de s'y frotter requièrt nettement moins d'effort, grâce à la suite logicielle WebKit. (De fait, OmniWeb 5, une pré-version qui sera dévoilée à la MacWorld Expo cette semaine, utilise le WebKit pour copier le rendu de Safari tout en offrant au développeurs d'Omni les éléments d'une bonne interface de navigateur Web). Mais le bénéfice le plus évident est que vous n'avez pas à avoir peur de ce que vos données risqueraient d'être prises en otages. Avec Carnet d'Adresses, par exemple, si vous n'aimez pas l'interface d'Apple, vous pourriez, en théorie, utiliser l'interface d'un autre développeur

<http://www.omnigroup.com/applications/omniweb/5/>

Mais Apple n'est pas cohérent à ce niveau. Si iPhoto était simplement l'interface interne d'Apple pour un catalogueur d'images, au lieu d'être une solution propriétaire comme c'est le cas aujourd'hui, les utilisateurs n'auraient pas à avoir peur d'y entrer non seulement toutes leurs photos mais aussi toutes leurs méta-données (titres, mots-clefs, et albums) qui donnent tout leur sens à ces catalogues. Aussi, si les développeurs pouvaient étendre ou même remplacer certaines fonctionnalités d'iPhoto, les personnes trouvant iPhoto pas assez puissant pourraient disposer de bien plus d'options.

Mon argument ici est que même si certaines parties de la société Apple ont compris l'avantage de construire sur la base d'une infrastructure ouverte, il est clair que la religion ne s'est pas encore répandue partout dans la société. Les applications fermées telles que iPhoto peuvent servir à attirer des clients en rendant le Mac plus attirant aux utilisateurs, mais elles ne permettent pas aux autres développeurs de rendre le Mac encore plus attirant aux consommateurs

Chauffe Marcel! Il est compliqué de se plaindre au sujet des performances parce qu'il est facile de compter sur les augmentations de vitesse qui viennent des perfectionnements dans le matériel, surtout parce que cette tactique assure l'obsolescence et motive les utilisateurs de Mac à acheter de nouveaux ordinateurs toutes les quelques années. Si les vieux Macs n'avaient pas l'air de tourner lentement avec les derniers logiciels, les gens les garderaient encore plus longtemps qu'ils ne le font à l'heure actuelle, ce qui aurait un mauvais effet sur les ventes.

Dans la version 10.0, les performances de Mac OS X étaient presque inutilisables, sous 10.1 elles étaient clairement fiables, et sous 10.2 parfaitement raisonnables ; et il semblerait qu'Apple ait décidé que ce dernier niveau de performances est tout ce qui est nécessaire. Sur certaines machines, Panther semble un peu plus rapide que Jaguar, mais sur mon Power Mac 1 GHz à deux processeurs, je vois la roue de couleurs tournante (qui indique que le Mac pédale dans la choucroute) beaucoup plus souvent sous Panther que sous Jaguar. Somme toute, le Mac semble plus flemmard et je suis déçu parce que Mac OS X n'a jamais atteint les allures de Mac OS 9. Etant donné l'état de matériel que nous avons dans les ordinateurs d'aujourd'hui, je compte sur une vitesse éclatante.

Alors, tout en voulant voir une augmentation importante de vitesse sous Mac OS X, je ne m'attends pas à ce que cela arrive. D'une part, la société Apple ne semble pas vouloir consacrer les ressources en ingénierie nécessaires pour le faire et d'autre part, maintenir le niveau actuel de performances assure le revenu qui vient des mises à jour de matériel.

Ceci dit, il y a trois domaines qui ont à faire aux performances dans lesquels Apple pourrait et devrait raffiner l'expérience Macintosh. Tous trois dépendent d'améliorations en performances fonctionnelles plutôt qu'en performances informatiques. En performances informatiques, il s'agit d'augmenter la vitesse du processeur ou de perfectionner le code pour qu'il exécute plus vite. Les performances fonctionnelles sont plus importantes. Là, il s'agit d'améliorer la facilité d'utilisation, ce qui permet aux utilisateurs de compléter leurs tâches plus rapidement. C'est ironique, mais les progrès en performances fonctionnelles ont un prix en performances informatiques, vu que le programme consomme des cycles UC pour simplifier les actions de l'utilisateur - la popularité indéniable de l'interface graphique prouve toute seule qu'il vaut la peine de consacrer du temps UC à améliorer les performances fonctionnelles.

Tout d'abord, la redoutable petite roue multicolore de la mort sur Mac OS X et qui vous indique que l'application est trop occupée pour répondre… soit parce qu'elle a planté au point qu'il n'y a pas de récupération possible, soit parce qu'elle accomplit une tâche qui se prolonge.

Sous Mac OS 9 on pouvait souvent interrompre ces tâches trop longues avec le raccourci clavier Pomme Majuscule Point, j'aimerais beaucoup voir cette possibilité revenir dans Mac OS X. Il est tellement frustrant lorsqu'on a commis une erreur de voir l'application bloquée plusieurs minutes sans possibilité de mettre fin à la tâche en cours, et c'est tout particulièrement frustrant lorsque vous êtes en train d'attendre que le Finder réalise enfin que le volume réseau qu'il est en train de rechercher n'est en fait pas accessible.

Deuxièmement, vous vous souvenez de l'utilitaire Boomerang de Hiro Yamamoto ? Il simplifiait l'accès aux fichiers et dossiers récemment ouverts, et bien que Boomerang ait été à la fois musclé (en se transformant en SuperBoomerang) et imité au fil du temps, assez peu de développeurs en ont retenu le concept global. Boomerang reposait sur le principe que les actions que vous aviez récemment effectuées étaient celles que vous étiez le plus susceptible de refaire. Pour généraliser ce point, les données existantes peuvent être utilisées pour simplifier (et donc, rendre plus rapides) les actions futures. C'est une leçon subtile et précieuse, que quelques logiciels d'Apple ont retenue. Carnet d'Adresses peut compléter automatiquement certains champs sur la base des champs des contacts existants, le menu Affichage montre prioritairement les réglages de résolution que vous avez déjà sélectionnés et petit coup rapide de Pomme Tab permet passer de l'une à l'autre des deux dernières applications utilisées au lieu d'afficher la totalité des programmes lancés.

Mais trop d'applications n'ont pas retenu la leçon de Boomerang, ou ne l'implémente pas complètement. Bien que Safari puisse compléter automatiquement les adresses sur la base des sites que vous avez récemment visités, il ne le fait que si vous tapez le début de l'adresse ou une partie du nom de domaine après www. De son côté, iPhoto ne fait rien pour aider à organiser et classer les photos qui viennent d'être importées sur la base de leur comparaison avec les photos précédemment importées pou celle de vos actions précédentes. Chaque équipe de développement, qu'elle travaille en interne chez Apple ou chez un éditeur indépendant, devrait réfléchir longuement à la façon dont leur logiciel peut prémâcher le travail de l'utilisateur sur la base de ses actions précédentes.

Finalement, on ressent une certaine frustration face à l'instrumentation du système. Tim O'Reilly en a d'ailleurs parlé à de nombreuses occasions. Il faudrait qu'une personne de chez Apple analyse quels sont les produits Apple qui aident vraiment les gens à travailler plus vite grâce à des éléments d'interface particulièrement pratiques. Ensuite, il faudrait transférer ces idées à d'autres groupes de produits. Par exemple, iTunes sait quels morceaux vous écoutez le plus souvent, grâce à la liste des 25 morceaux les plus joués. Ce serait particulièrement avantageux de proposer une fonction similaire dans iChat et dans Mail pour retrouver facilement les personnes avec lesquelles vous correspondez le plus. En fait, on retrouve ici une leçon tirée de Boomerang, car les dernières personnes avec qui vous avez communiqué sont probablement celles que vous recontacterez en premier lieu. Comment faudrait-il procéder à ce transfert d'idées ? L'idée de Tim est assez bonne car elle permettrait aux développeurs hors de chez Apple d'en profiter aussi. Tim préconise d'établir un document général dans le genre des "Apple Human Interface Guidelines" (normes Apple pour l'interface utilisateur). Celui-ci résumerait les meilleures pratiques des applications existantes et préconiserait comment faire communiquer des applications interconnectées.

La nouvelle génération de partage de fichiers -- Le Macintosh était à la pointe du progrès en introduisant le partage de fichiers, permettant ainsi à tout Mac de devenir un serveur de fichiers. On en a fait du chemin depuis, il suffit de regarder la liste impressionnante de protocoles de partage de fichiers dans les préférences de partage de Mac OS X. Par ailleurs, Rendez-vous nous a rendu un peu de la facilité perdue lors du passage d'AppleTalk à TCP/IP comme protocole de réseau principal.

Malgré toutes ces nouvelles façons de partager des fichiers et les améliorations telles que Rendez-vous, Apple n'a rien fait sur la façon la plus importante de partager des fichiers depuis la dernière décennie: le peer-to-peer (partage d'égal à égal). On en est toujours à un modèle basé sur les machines: si vous voulez travailler sur un fichier partagé, vous devez connaître le nom du serveur correspondant, avoir un nom d'utilisateur et un mot de passe assorti, et établir explicitement une connexion avec ce serveur. En supposant bien sûr qu'il soit possible d'établir cette connexion.

Pourquoi le partage de fichier devrait-il être si limité ? Au début des années 1990, un produit appelé DataClub a montré la voie. Avec ce programme, chaque Mac sur le réseau consacrait un peu d'espace disque à un "nuage" qui contenait les fichiers partagés. Tous les fichiers du nuage étaient visible comme un seul volume, quel que soit le Mac qui les détenait. Si la machine qui possédait un fichier donné était éteinte, celui-ci apparaissait grisé pour indiquer qu'il n'était pas disponible.

<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=03212>

Depuis l'époque de DataClub, nous avons vu l'avènement des réseaux d'échanges de fichiers de pair à pair (P2P) tels que Napster, Kazaa, eDonkey 2000, et une foule d'autres. Mais aucune de ces technologies n'est apparue pour Mac OS, peut-être à cause de la crainte que l'ignorance équivale d'une façon ou d'une autre à l'échange de musique et autres contenus soumis au copyright.

J'aimerais voir Apple construire une technologique de partage de fichiers en P2P qui fasse qu'un réseau de Mac et d'utilisateurs Mac devienne plus puissant et plus flexible que la seule somme de ses éléments. Des copies multiples de fichiers partagés pourraient être stockés à travers de multiples machines, éliminant le problème d'un mac éteint ou d'un PowerBook en voyage. Fureter sur des serveurs pourrait être un vieux souvenir; les fichiers partagés pourraient tout simplement être tout le temps accessibles à ce qui apparaîtrait comme un groupe de dossiers locaux. Un tel système pourrait même maintenir automatiquement des sauvegardes des données non partagées en les distribuant par tronçons cryptés à d'autre Mac du réseau. Tout cela fonctionnerait bien mieux avec un réseau local à grande vitesse, mais proprement conçu et implémenté, rien ne pourrait empêcher son extension à Internet.

Les bases de données du fichier système -- Pour achever cette projection dans une possible future direction pour Apple et Mac OS X, pensez brièvement à ce que nécessiterait mes idées à propos d'un nuage de fichiers partagés, à un niveau technique légèrement plus bas. Comment marqueriez-vous un fichier pour qu'il soit partagé, et comment détermineriez-vous qui serait autorisé à accéder à ce fichier, et de quelles façons? De l'autre côté de l'équation, comment un autre utilisateur pourrait trouver les fichiers que vous partagez, et qu'arriverait-il si cette personne commençait l'édition d'un fichier déjà ouvert par quelqu'un d'autre?

La réponse à toutes ces questions tient dans le traitement des fichiers comme objets dans une base de données, puisque la technologie des bases de données répond depuis longtemps à ces problèmes avec les permissions, les utilisateurs et les groupes, les méta-données, et le verrouillage d'enregistrement. Mais le fichier système qui gère les fichiers sur les disques est une base de données plutôt pauvre, et mettre une base de données robuste et performante sous le fichier système serait nécessaire pour faire fonctionner efficacement un tel système d'échange de fichier en P2P. Ce n'est pas un nouveau concept - j'y ai fait allusion dans un article du TidBITS Poisson d'avril de 1992, et j'ai parlé plus longuement de l'utilité d'une base de données au niveau du système dans une paire d'articles de 1996.

<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=03159>
<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=00906>
<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=00900>

Avec une base de données sous-jacente au système de fichiers, les dossiers du Finder pourraient devenir des contenants plus génériques dont le contenu serait basé sur des résultats de recherches constamment mis à jour, de façon à ce qu’ils renferment par exemple l’ensemble des fichiers partagés par un utilisateur donné, ou encore l’ensemble des fichiers disponibles pour un groupe donné. Mieux encore, un système de données complémentaire pourrait ensuite affiner la liste des fichiers disponibles, vous permettant de les limiter à ceux créés par un logiciel spécifique, ou pendant une période donnée. Un verrouillage d’enregistrement pourrait empêcher un utilisateur d’écraser les modifications d’un autre quand ils utilisent le même fichier simultanément. Dans certaines conditions, ce verrouillage pourrait éventuellement intervenir de manière plus fine qu’au niveau du fichier complet, permettant ainsi à plusieurs personnes de travailler simultanément sur le même fichier sans empiéter sur les modifications effectuées par chacun, un peu comme SubEthaEdit le fait aujourd’hui.

<http://www.codingmonkeys.de/subethaedit/>

Le concept d’une base de données sous-jacente au système de fichiers est non seulement une idée ancienne, mais c’est également la direction que Microsoft prend avec WinFS pour la prochaine mise à jour majeure de Windows, prévue d’ici quelques années.

<http://msdn.microsoft.com/Longhorn/understanding/pillars/WinFS/default.aspx>

Et à partir de là, on va où ? -- Je ne prétendrai pas que ces suggestions sont simples, mais il est clair que certains groupes au sein d’Apple ont compris leur importance, et j’espère donc que mes paroles trouveront des oreilles attentives. Mais la vraie question est de savoir si la direction d’Apple est en mesure d’identifier parmi ces concepts généraux les plus puissants et de les transposer à d’autres produits, de manière à ce que l’expérience Macintosh bénéficie globalement des meilleurs travaux réalisés aujourd’hui dans des secteurs isolés.


Qu'est ce qui se dit sur TidBITS Talk/05-Jan-04 ?

par la rédaction de TidBITS <editors@tidbits.com>

Les mises à jour récentes provoquent un fonctionnement anormal des ventilateurs de PowerBook -- La mise à jour Batteries 1.1 d’Apple, peut être en conjonction avec Mac OS X 10.3.2, semble avoir provoqué une fonctionnement accru des ventilateurs de certains PowerBook et iBook. Est-ce un bug ou bien un nouveau moyen de baisser la température des PowerBook alu ? (11 messages).

<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tlkthrd=2133>


Les publications et les sites web sans but lucratif peuvent réimprimer ou créer des liens vers nos articles en référençant leur origine. Pour les autres, contactez-nous, SVP. Nous ne garantissons pas l'exactitude de nos articles. Caveat lector. Les noms de publication, de produit et de société peuvent être des marques déposées. TidBITS ISSN 1090-7017.

| Accueil | Archives francophones de TidBITS | Sommaire des quatre derniers TidBITS traduits | L'Equipe francophone de TidBITS | Consignes pour traduire TidBITS | LexBITS | Tronchoscope des traducteurs |