| Accueil | Archives francophones de TidBITS | Sommaire des quatre derniers TidBITS traduits | L'Equipe francophone de TidBITS | Consignes pour traduire TidBITS | LexBITS | Tronchoscope des traducteurs |


logo de TidBITS

TidBITS#727/26-Apr-04

Après une semaine de vacance, nous voici de retour avec des nouvelles du Salon NAB mais surtout une grosse alerte à propos de ce bon vieux TCP - le truc qui vous permet de lire TidBITS en ce moment et de vous connecter au Net en général. Jeff Carlson se penche sur Motion la nouvelle application d'Apple pour créer des effets d'animation - est-ce un concurrence sérieuse pour Adobe After Effects ? De son coté Glenn Fleishman analyse en détaille la faille de sécurité découverte dans le protocole de communication TCP.

Sommaire:

Copyright 2004 TidBITS: Reproduction soumis à la licence Creative Commons
<http://www.tidbits.com/terms/> Contact: <editors@tidbits.com>


Ce numéro a été traduit de l'américain par les traducteurs bénévoles, de TidBITS-FR :Alain Lortal - Cyril Druesne - Dominique - Fabrice Jaffre - Fréderic Denonne - Jacques Ravaux - Jean-Marc Gargantiel - Jean-Louis Delauney - John Howland - Grégoire Seither - Luc Saint-Elie - Patrick Mpondo Dicka - Stephane Lacelle - Thierry Lesnik

NOUS CHERCHONS des TRADUCTEURS !!!!!Ca ne vous prendra que 30 minutes par semaine, vous permettra d'améliorer votre anglais et d'augmenter votre karma Macintoshien ! Venez rejoindre une bande de joyeux drilles amateurs de bonnes bouffes, bons vins et discussions éclairées ! Jetez un coup d'oeil aux consignes de traduction et contactez le coordinateur de la traduction : Grégoire Seither (gregoire@pobox.com).

<http://www.tidbits.com/tb-issues/lang/fr/consignes.html>


Cette édition de TidBITS est rendue en partie possible grâce au soutien financier de :


Etant donné la pénurie de traducteurs bénévoles, nous avons décidé de ne plus traduire les MailBITS et autres brèves - d'autant que les informations qu'elles contiennent sont souvent déjà redondantes au moment de la publication de l'édition française de TidBITS. Si vraiment cela vous perturbe, faites les nous savoir... ou bien devenez traducteur TidBITS ! Il nous manque encore une quinzaine de traducteurs bénévoles pour assurer une traduction hebdomadaire de l'intégralité de l'édition TidBITS.


Apple retient l'attention des pros de la vidéo au NAB de Las Vegas

[Le titre original de cet article - Apple NABs Pro Video Attention - est un jeu de mots entre NAB (National Association of Broadcasters) et "to nab" (pincer, choper...), NdT]

par Jeff Carlson <jeffc@tidbits.com>

Au NAB (National Association of Broadcasters) de cette année à Las Vegas, Apple a étendu sa ligne professionnelle d'applications vidéo pour couvrir la prochaine évolution notable en matière de montage vidéo assisté par ordinateur : la HD, ou vidéo Haute Définition. Final Cut Pro, DVD Studio Pro, et Shake ont tous vu de nouvelles versions sortir, mais c'est une nouvelle application, Motion, qui a retenu l'attention des visiteurs et des professionnels de la vidéo numérique.

<http://www.nab.org/>
<http://www.nabshow.com/>

Motion -- Motion est la nouvelle application Apple pour les animations graphiques. Pensez-y comme au Photoshop pour les images animées, un outil qui crée des effets spéciaux et de chouettes titres pour le meilleur de la vidéo. Motion peut animer des objets à l'écran, appliquer des effets, générer des particules (comme du feu, de la fumée, ou même certains types de lumière), et des calques composites pour qu'ils apparaissent sur le même plan. En fait, si vous avez besoin de certains effets visuels absents de votre prises de vues d'origine ou que ne propose pas Final Cut Pro, Motion est la solution.

<http://www.apple.com/motion/ >

Ou, plutôt, Motion est la solution Apple. Adobe After Effects est le pionnier en la matière et reste le logiciel d'amimation graphique qui domine sur Mac ou Windows. Peu de temps après la présentation de Motion au NAB, la question prévisible a commencé à être posée : est-ce le tueur version Apple d'After Effects ? Final Cut Pro a, somme toute, poussé Adobe Premiere hors de la plateforme Mac - Motion est-il alors le nouveau fer de lance d'Apple dans la même offensive ? Jusqu'à maintenant, Apple l'a joué gentiment. Les représentants d'Apple positionnent Motion comme étant seulement un autre outil à disposition dans la boîte à outils de l'animation graphique, les artistes vidéo ayant tendance à utiliser plusieurs programmes conjointement avec After Effects

<http:// www.adobe.com/products/aftereffects/>
<http://www.digitalpostproduction.com/articles/viewarticle.jsp? id=25159-0 >

La différence marquante entre Motion et After Effects est son moteur temps réel, lui permettant de jouer les séquences sans qu'il soit nécessaire d'en calculer le rendu au préalable. Dans bien des cas, Motion est capable d'ajouter des changements et d'incorporer des éléments durant la lecture, comme vous pouvez ajouter des boucles à une chanson composée avec GarageBand sans avoir à arrêter la musique en train d'être jouée.

Motion introduit aussi des comportements (behaviors), soit des types de mouvement prédéterminés qui vous permettent d'animer des objets ou du texte par glisser-déposer, sans avoir à déterminer les images-clé de chaque mouvement individuel. Vous pouvez entrer à l'intérieur et modifier les réglages des comportements pour personnaliser le mouvement (et à nouveau, les visualiser en temps réel). Motion inclut plus de 40 comportements, y compris des simulations de réactions avec les objets environnants comme par exemple : gravité, attraction, vortex et répulsion.

Pour gagner encore en vitesse, Apple a intégré 40 gestes à faire stylet en main sur une tablette graphique et qui agissent comme des raccourcis-clavier. Par exemple, tracer un cercle et le barrer de haut en bas en suivant un diamètre pour sélectionner l'outil Zoom.

Comme vous pouvez vous en douter, ces capacités temps réel réclament des chevaux sous le capot. La config conseillée par Apple consiste en un PowerPC G4 ou G5 à 867 MHz et 512 Mo de RAM au moins. Config recommandée : un biprocesseur Power Mac G5 à 2 GHz et 4 GB de RAM ou plus. La carte vidéo de votre Mac est aussi extrêmement importante, Motion réclamant une Nvidia GeForce FX 5200 Ultra, ATI Mobility Radeon 9600, ATI Radeon 9600, 9700, ou 9800 Pro - cette dernière étant celle recommandée. Pas de doute que certains concepteurs intéressés par Motion devront facturer le coût de la mise à niveau de leur matériel.

<http://www.apple.com/ motion/ specs.html>

Cependant, Apple a rendu le programme irrésistible en fixant son prix à 300 US$, soit respectivement 400 et 700 US$ de moins que les versions 6.5 Standard et Professionnel d'After Effects.

Final Cut Pro HD -- Fut également annoncé Final Cut Pro HD, une mise à jour gratuite à l'attention des possesseurs de la dernière version en date de Final Cut Pro (FCP 4). Cette mise à jour maintenant livrable améliore la compatibilité de léditeur non linéaire avec la HD. Bien que Final Cut Pro était déjà compatible avec l'édition HD, la nouvelle version offre l'édition temps réel de quatre flux vidéo HD au plus, et RT Extreme HD pour le traitement temps réel des effets, transitions, et de la vidéo composite. Avec l'emploi du codec DVCPRO HD, le matériau issu de la caméra n'est pas compressé une nouvelle fois lorsqu'il est importé dans Final Cut, édité et exporté de nouveau vers la caméra via FireWire. Final Cut Pro HD permet également l'utilisation d'un écran Apple Cinema Display pour la prévisualisation au format HD, évitant aux monteurs l'achat d'un téléviseur ou un moniteur haute définition, plus coûteux.

<http://www.apple.com/finalcutpro/>

La version complète de Final Cut Pro HD coûte 1.000 US$, tandis que la mise à jour depuis les versions 1 à 3 coûte 400 US$. Les possesseurs de Final Cut Pro 4 peuvent télécharger gratuitement une mise à jour en donnant leurs nom, adresse électronique et numéro de série.

<http://www.apple.com/final cutpro/download/>

Shake 3.5 --Si votre film hollywoodien à gros budget entre en post-production, vous serez heureux d'apprendre que Shake 3.5 est désormais disponible, lui aussi. Les améliorations du logiciel de compositing d'Apple (qui, comme Apple ne manque pas de le faire remarquer, fut utilisé dans les sept derniers films primés aux Oscars dans la catégorie meilleurs effets spéciaux, dont le Seigneur des Anneaux) incluent la transformation d'une forme en une autre et des fonctionnalités de déformation et distorsion. La version complète de Shake 3.5 coûte 3.000 US$, mais les possesseurs de la version 3 peuvent effectuer la mise à jour pour seulement 800 US$. Les utilisateurs de Linux et d'IRIX peuvent également faire l'acquisition d'une version compatible de Shake 3.5 au prix de 5.000 US$, avec des frais annuels de maintenance s'élevant à 1.500 US$.

DVD Studio Pro 3 -- Lors du NAB de l'année dernière, l'annonce de la sortie de DVD Studio Pro 2 avait marqué un départ spectaculaire pour l'application de création de DVD, dans la mesure où la version 2 était une réécriture quasi complète de la version 1.5. La mise à jour de cette année n'est pas aussi spectaculaire, mais sera sûrement aussi bien accueillie par les professionnels du DVD. DVD Studio 3 ajoute une nouvelle vue graphique de la structure d'un projet, ainsi que les transitions alpha, une méthode améliorée de déplacement entre les écrans de menu qui peut être personnalisée dans Motion ou After Effects. La gestion de l'audio DTS 5.1 est également incluse. La version complète du programme coûte 500 US$; les mises à jour à partir des versions 1.x ou 2.0 coûtent 200 US$. On attend la mise en vente de DVD Studio Pro 3 pour la mi-mai .

<http://db.tidbits.com/ getbits.acgi?tbart=07142>
<http://www.apple.com/dvdstudiopro/ >

Xsan -- La dernière grande annonce faite par Apple au NAB a été Xsan, un environnement de stockage en réseau (SAN, pour Storage Area Networks, NdT), qui permet à de multiples ordinateurs d'accéder à de très grandes masses de données. Si vous pensez qu'un seul XServe RAID est impressionnant - avec ses minuscules 3,5 téra-octets de stockage - figurez-vous de multiples Xserve RAID connectés par Fibre Channel pour stocker d'énormes quantités de données vidéo (par exemple), et les transporter si vite qu'une multitude de gens puissent s'y connecter simultanément. Xsan sera vendu dans les six prochains mois ("un peu plus tard," d'après Apple) pour 1.000 US$.

<http://www.apple.com/xsan/>
<http://www.apple.com/xserve/raid/>

Intégration et supputations -- Motion n'est pas un tueur d'After Effects, au moins pas dans sa version actuelle, mais Motion vise certainement à devenir compétitif avec la concurrence. En fait, Apple suit en quelque sorte les traces d'Adobe. Adobe s'est aperçu il y a quelques années qu'un de ses points forts était l'intégration entre ses diverses applications : un utilisateur de Photoshop est d'autant plus enclin à utiliser aussi GoLive ou Illustrator que les modifications effectuées sous un logiciel se répercutent sous les autres.

Avec Final Cut Pro HD, Motion, et DVD Studio Pro 3, Apple implémente l'interaction des flux et des outils entre ses applications vidéo professionnelles, comme Adobe y est parvenu (et dont Apple a tiré avantage, jusqu'à un certain point, dans sa suite iLife). Il n'est sans doute pas utile de mesurer Motion avec After Effects sur la base d'un comparatif fonction par fonction puisqu'il suffit aux monteurs et concepteurs de vidéo qui n'ont besoin que des fonctionnalités essentielles d'After Effects.

Ce qui devient de plus en plus évident au fur et à mesure de ces parutions, c'est qu'Apple poursuit sa pénétration agressive du marché de la vidéo professionnelle. Motion a reçu un "Best of Show" à la NAB, un congrés où Apple n'était pas habituellement le principal acteur. De toute évidence, Apple vise dorénavantcette place.


On a trouvé un gros trou dans la sécurité de TCP

par Glenn Fleishman <glenn@tidbits.com>

Internet nous aura habitués à être en constant état d'alerte. Le bogue de l'an 2000 nous aura aussi appris qu'il ne faut pas trop non plus paniquer devant les prophéties catastrophistes qui ne se concrétisent jamais. Or cette fois-ci, il semblerait que la dernière menace, dans un domaine très technique, soit bien réelle et imminente et qu'il vaudrait mieux que nous la prenions au sérieux.

Paul Watson, un expert en sécurité de l'information à Milwaukee au Wisonsin, a découvert et prouvé qu'une faille déjà connue, mettant en cause l'intégrité du flux de données entre deux systèmes interconnectés via le protocole TCP (le protocole de communication qui est à la base même d'Internet), pouvait être exploitée un milliard de fois plus facilement qu'on ne le pensait il y a encore à peine trois ans.

<http:// www.uniras.gov.uk/vuls/2004/236929/>
<http:// www.us-cert.gov/cas/techalerts/TA04-111A.html>

Bien qu'il se peuve que ce vice n'arrive jamais jusqu'à votre ordinateur personnel - et Microsoft a déjà annoncé leur intention de ne pas créer une rustine pour Windows XP - il reste une faible possibilité que certains segments un peu moins sophistiqués d'Internet soient affectés, et une possibilité un peu plus grande que les réseaux corporatifs, académiques et ISP internes soient interrompus.

Une fissure sous-estimée devient une faille béante -- TCP et son cousin UDP sont des normes définissant l'encodage de données (protocoles) - ces normes résident dans la couche "transport" du modèle abstrait de la communication en réseau: leur but est de définir le moyen pour deux ordinateurs de s'échanger des données de toutes sortes. Quand vous échangez des données avec un autre ordinateur, un fichier par exemple, il est fractionné en petits "paquets", tous de la même taille, portant chacun un numéro d'ordre et une adresse d'expédition. Les paquets sont transmis via un media physique tel que Ethernet, Wi-Fi, ou une connexion ADSL.

Les protocoles d'application, tel que le HTTP (pour les pages Web) ou le FTP (pour le transfert de fichiers), fonctionnent un niveau au dessus de la couche TCP et UDP. Par exemple, les requêtes HTTP sont fractionnées en paquets TCP. Le protocole IP (Internet Protocole) agit par contre dans le couche inférieure à TCP et permet aux paquets TCP d'être adressés à des destinataires précis.

Pour créer une connexion entre deux points sur Internet afin d'effectuer une tâche quelconque, l'expéditeur initie une connexion TCP via IP vers cet autre point. Le récepteur de son coté, est à l'écoute sur le réseau - situé à un endroit précis du réseau, identifié par une adresse locale numérotée appelée port TCP (un peu comme un numéro d'appartement dans un immeuble). S'il capte une communication qui lui est destinée, la connexion est ouverte dans les deux sens.

Mais étant donné que sur Internet il y a toujours plusieurs chemins pour atteindre le même endroit, il y a beacoup de chemins par lesquels des paquets peuvent être envoyés d'un point à l'autre. En conséquence les paquets TCP peuvent être reçus et rassemblés dans n'importe quel ordre - avec néanmoins quelques contraintes. L'ordinateur d'expédition et de réception se mettent d'accord sur le nombre de paquets ils envoient dans un délai donné. Quand deux machines conviennent que quatre paquets seront envoyés, les paquets 1 à 4 peuvent dans n'importe quel ordre : 3, 1, 2, 4 ou 4, 3, 2, 1 ou même 1, 2, 3, 4 et être ensuite assemblés dans l'ordre original.

Si le récepteur manque un paquet, il peut demander un retransmission selon le type et le protocole de données particuliers du paquet. (certains types de données, tel que les médias en flux direct (streaming), tolèrent des omissions et des paquets perdus, cela cause simplement un saut d'image ou de son ; d'autres gèrent la retransmission via une couche situé plus haut que la couche TCP.)

Cependant, le premier nombre n’est pas 1. Il est dérivé d’un ensemble potentiel très vaste (2 puissance 32) et créé de façon plus ou moins arbitraire. Toute tentative d’interférence sur un flot de données d’un point à un autre doit donc pouvoir générer un numéro de séquence approprié qui ne soit pas un doublon, car les doublons sont normalement ignorés, et qui tombe dans la fourchette des tailles de morceaux ou "fenêtre" négociée par les machines d’envoi et de réception.

C’est ici que se trouve la faiblesse : plus la connection entre les deux machines est rapide, plus la fenêtre est grande, plus les séquences sont longues et moins il faut d’essais pour générer un paquet qui a une séquence unique qui sera acceptée par la machine réceptrice. Le truc, c’est qu’il est alors possible de générer et de faire accepter n’importe quel numéro de séquence acceptable sur l’ensemble de la fenêtre.

Avant 2001, les chercheurs ne pensaient pas que ceci posait problème. Ils considéraient un peu ça comme un jeu de « devinez quel nombre je pense » où la réponse était toujours fausse.

En 2001, ils ont trouvé de nouvelles données du problème qui leur ont fait changer le jeu, qui est devenu "je pense à un nombre entre un et quatre milliards". Ils dirent que cela prendrait entre quatre jours et quatre ans pour trouver la réponse par hasard.

Aujourd’hui, la faille la plus récente pourrait être énoncée ainsi "je pense à un milliard de nombres entre un et quatre milliards ; devinez l’un d’entre eux" C’est là un problème beaucoup plus facile à résoudre par le calcul, avec une probabilité de un sur quatre.

Si un attaquant trouve le moyen d'insérer des paquets arbitraires dans le flux de données, il peut envoyer un paquet contenant un réglage de réinitialisation de connexion, ou de synchronisation. Dans le premier cas, ceci interrompra la connexion entièrement; dans le second cas, cela pourrait causer un fonctionnement ératique rendant de plus en plus improbable l'acceptation des paquets légitimes envoyés par l'expéditeur légitime, sur des périodes de temps de plus en plus longues, et même en quelques heures avec certains routeurs.

Ce genre d'exploit nécéssite que les adresses IP de source et de destination soient leurrées, avec une technique datant du 21 janvier 1995. Le leurre d'IP vous permet de créer des paquets contenant des adresses arbitraires. Les fournisseurs d'accès astucieux et les fabricants de routeurs ont "patché" ou modifié leurs configurations il y a longtemps (ou bien ils en ont changé la configuration par défaut) pour éviter cela. Mais le leurre est toujours un problème très répandu du fait de l'alourdissement en ressources qu'il implique pour les routeurs.

<http://www.cert.org/ad visories/CA-1995-01.html>
<http://www.cert.org/ad visories/CA-1996-21.html>

Avec cette possibilité en mains, les pirates pourraient distribuer des attaques de type "refus de services [denial of services] en utilisant des machines tout autour du monde qui -infectées de vers et autres virus- tourneraient comme des zombies juste pour lancer ce genre d'attaques. Ces machines n'auraient besoin que d'être sur des réseaux dont les IP n'auraient pas été assez protégées contre la technique du leurre. Mais l'on peut prendre en considération le fait que parmi toutes les machines du monde il y en a des millions qui ont les capacités en question, et seul un nombre limité d'entre-elles suffirait à générer des disfonctionnements massifs.

Paul Watson, dans ses recherches, démontra qu'il ne nécéssiterait que 15 secondes pour exploiter cette faiblesse sur un routeur ou tout autres système connecté à une ligne T1.

Qu'est-ce qu'on peut y faire? Heureusement, lorsqu'on a découvert cette dernière faiblesse, des réunions secrètes ont eu lieu entre fonctionnaires du gouvernement et de l'industrie dans plusieurs pays pour essayer de corriger le problème avant que l'on puisse en profiter aux niveaux les plus élevés de l'Internet.

Alors que les explications deviennent vite une sorte d'usine à gaz incompréhensible pour ceux d'entre nous qui ne sommes pas spécialistes en protocoles Internet, il y a plusieurs solutions possibles.

Au final, Internet va t-il s'écrouler? Il est très probable que des pirates du réseau munis de cette information sont en ce moment même en train de développer des outils, et que des attaques seront lancées. Il est également très probable que ces attaques seront couronnées de succès sur les machines appartenant à des personnes qui se sont assoupies sur la certitude d'être protégées. Les zones les plus vulnérables de l'Internet - ses segments non patchés, non sécurisés, et facilement mystifiés - vont s'écrouler jusqu'à ce que leurs opérateurs soient capables de faire la différence entre leur cervelle et une simple boîte posée par terre.

Les machines personnelles, bien qu'elles puissent être affectés, sont des cibles improbables. En revanche, si elles ont été infectées par des virus, ou des Worms, elles peuvent être détournées pour devenir des armes entre les mains des pirates. La solution qui règle ce problème à des niveaux plus élevés d'Internet les protègera de la plupart des méthodes par lesquelles elles pourraient être détournées.

Les réseaux universitaires reposent beaucoup sur la confiance et regroupent beaucoup de catégories d'utilisateurs très différents. Il y a une très forte probabilité que sans un contrôle interne adapté, des esprits mains soient capables de perturber les opérations, même dans le cas ou l'université aurait installé les dernières corrections de bogue dans le logiciel de leurs rousseurs...

De la même façon, les interruptions de service sont possibles et seront dures à débusquer à l'intérieur des entreprises qui ont un accès externe, quel que soit cet accès, et dans les réseaux des fournisseurs d'accès Internet.

Sur le long terme, comme toujours, Internet arrivera à contourner le problème. Il subsistera quelques problèmes insolubles qui sombreront dans l'oubli, mais tout cela relève d'un problème à court terme qui requiert des mises à jour et du renseignement, pas une refonte d'Internet.

PayBITS: L'explication par Glenn des faiblesses de TCP vous ont été utiles ?
Et si vous le remerciez avec quelques euros transmis par PayPal!
<https://www ..paypal.com/xclick/business=glenn%40glennf.com>
Qu'est ce que PayBITS ? <http://www.tidbits.com/tb-issues/lang/fr/paybits_fr.html>


Ce qui se dit sur TidBITS-Talk/26-Apr-04

par l'équipe de TidBITS <editors@tidbits.com>

Comme auparavant, la seconde URL au dessous de chaque résumé de fil de discussion pointe vers notre serveur Web Crossing, lequel sera plus rapide, même s'il ne ressemble pas encore à ce que nous souhaitons.

<http:// emperor.tidbits.com/TidBITS/Talk/>

Alerte sur le cheval de Troie d'Intego -- Les lecteurs échangent à propos du Cheval de Troie "MP3Concept" présenté par l'article de presse d'Intego. (26 messages)

<http:// db.tidbits.com/getbits.acgi?tlkthrd=2215>
<http:// emperor.tidbits.com/TidBITS/Talk/77>

.Mac: sous-exploité ou fonctions insuffisamment documentées ? Qu'est-ce que le service .Mac devrait offrir pour mériter son abonnement annuel de 100 Euros ? (4 messages)

<http:// db.tidbits.com/getbits.acgi?tlkthrd=2179>
<http:// emperor.tidbits.com/TidBITS/Talk/40>

Commentaires sur Eudora 6.1 -- Eudora 6.1 est disponible depuis peu, mais peut-on vraiment parler d'une mise à jour ? (4 messages)

<http:// db.tidbits.com/getbits.acgi?tlkthrd=2219>
<http:// emperor.tidbits.com/TidBITS/Talk/84>

Logiciels anti-virus Mac -- A la suite de l'apparition théorique du cheval de Troie sur le Macintosh ce mois-ci, les lecteurs se demandent quels utilitaires sont à même de défendre nos Mac contre les logiciels malveillants. (13 messages)

<http:// db.tidbits.com/getbits.acgi?tlkthrd=2220>
<http:// emperor.tidbits.com/TidBITS/Talk/85>

Squeezebox -- Peu après notre article, Slim Devices a baissé le prix de la Squeezebox ethernet à 200 US$, et celui de la Squeezebox Wi-fi à 280 US$. Les prix ont également baissé au Royaume-Uni. (2 messages)

<http:// db.tidbits.com/getbits.acgi?tlkthrd=2221>
<http:// emperor.tidbits.com/TidBITS/Talk/86>


Les publications et les sites web sans but lucratif peuvent réimprimer ou créer des liens vers nos articles en référençant leur origine. Pour les autres, contactez-nous, SVP. Nous ne garantissons pas l'exactitude de nos articles. Caveat lector. Les noms de publication, de produit et de société peuvent être des marques déposées. TidBITS ISSN 1090-7017.

| Accueil | Archives francophones de TidBITS | Sommaire des quatre derniers TidBITS traduits | L'Equipe francophone de TidBITS | Consignes pour traduire TidBITS | LexBITS | Tronchoscope des traducteurs |