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La version française de TidBITS redémarre avec un nouveau coordinateur (merci Laurent Santos-Pimpao) ! Dans ce numéro post-Thanksgiving, Joe Kissell vous aide à choisir votre logiciel de sauvegarde (extraits de son nouveau livret 'Take Control of Mac OS X Backups' publié dans notre collection du même nom). Matt Neuburg s'intéresse à la version native Mac OS X du logiciel de bases de données Panorama V. De son coté, Adam analyse les récentes déclarations de Steve Ballmer concernant le pollupostage. Enfin Glenn Fleishman chante les louanges d'Apple à propos de son nouveau programme de parrainage pour son service .Mac.
Sommaire:
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Ce numéro a été traduit de l'américain par les traducteurs bénévoles, de TidBITS-FR :Alain Lortal - Cyril Druesne - Fabrice Jaffré - Fréderic Denonne - Grégoire Seither - Jacques Ravaux - Jean-Louis Delaunney - John Howland - Luc Saint-Elie - Michel Staub - Patrick Mpondo-Dicka - Philippe Cols - Sylvie Koullen.
NOUS CHERCHONS des TRADUCTEURS !!!!!Ca ne vous prendra que 30 minutes par semaine, vous permettra d'améliorer votre anglais et d'augmenter votre karma Macintoshien ! Venez rejoindre une bande de joyeux drilles amateurs de bonnes bouffes, bons vins et discussions éclairées ! Jetez un coup d'oeil aux consignes de traduction et contactez le coordinateur de la traduction : Laurent Santos-Pimpao (lsp#NOSPAM#@lymr.net).
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Si vraiment cela vous dérange, faites le nous savoir.
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par Glenn Fleishman <glenn#NOSPAM#@tidbits.com>
Apple vient de mettre en place un système de parrainage pour son bouquet de services .Mac. Si quelqu'un s'abonne au service en passant par un lien depuis votre site, vous gagnez 15 USD. C'est pas plus compliqué que ça.
<http://www.mac.com/1/affiliates/>
Les programmes de parrainage sont un outil favori des sites de commerce en ligne car ils permettent de gagner une base d'abonnés longue durée. Payer une somme assez importante à la personne qui vous rapporte des abonnés pour un an se justifie étant donné que la majorité des abonnés renouvellement ensuite leur abonnement. Payer 15 USD afin d'en gagner éventuellement 200, 300, ou 400 n'est pas une mauvaise affaire.
Apple ne s'est certainement pas lançé dans cette opération à la légère; Une prime de 15 USD par nouvel abonné .Mac signifie que la société soupçonne une vaste base d'abonnés potentiels qu'elle n'arrive pas à joindre via d'autres canaux publicitaires. Par ailleurs cela laisse à penser qu'une fois abonnés, de nombreux utilisateurs .Mac renouvellent leur abonnement après un an.
Les programmes d'affiliation permettent également de faire fonctionner le systéme de recommandation virale. Si le site que j'ai l'habitude de visiter (et en qui j'ai théoriquement confiance) affiche un message pour m'informer qu'il est un partenaire affilié à un autre site, j'aurais plus tendance à me dire que le service offert par ce site est susceptible d'avoir un intérêt pour moi..
par Matt Neuburg <matt@tidbits.com>
Tout au long des presque 20 ans de son histoire, la base de données emblêmatique de ProVUE, Panorama, a été en avance sur son temps; Le temps l'a maintenant rattrapé, et Panorama est à la hauteur du défi. Panorama, si vous vous souvenez de mon analyse originelle (voir l'article en anglais dans TidBITS-606), est rapide comme l'éclair parce qu'il garde l'intégralité de la base de données en RAM, et ceci fait bien entendu des machines rapides et bien fournies en RAM, et du système avancé de gestion de la mémoire de Mac OS X une parfaite plateforme. Ainsi, une version native pour Mac OS X est dans l'ordre des choses pour Panorama. Une telle version est disponible sous une forme en développement depuis plus d'un an ; maintenant, avec Panorama V, elle est officielle. (La numérotation latine de cette version est sans doute un signe en direction d'Apple "X".)
<http://www.provue.com/
panorama5
..html>
<http://
db.tidbits.com
/getbits.acgi?tbart=06641>
L'intégralité de l'interface et de l'aspect visuel du logiciel fait un bond dans le 21e siècle. Couleurs, les ombrages 3D et l'apparence des éléments d'interface s'harmonise avec Aqua; les dialogues sont plus propres et non-modaux; le support des molettes, de l'énonciation vocale du texte, des vCards, du sélecteur de couleur, et la numérotation téléphonique; et la documentation revue en profondeur semble remarquable dans Aperçu. Il y a de nombreux assistants nouveaux ou améliorés (la plupart d'entre eux fonctionnent de façon transparente avec l'Internet, utilisant la boucle utilitaire en ligne de commande dans Mac OS X) et beaucoup de nouvelles fonctions. La fonction de recherche en temps réel est particulièrement soignée, avec une interface comme le champ "recherche-pendant-que-vous-tapez" dans le Finder de Panther ou dans Apple Mail.
Les développeurs de Panorama trouveront le langage natif de script profondément enrichi de façon profonde et judicieuse. Il y a des centaines de nouvelles fonctions et de commandes de procédure utiles, ainsi que la possibilité de créer des routines globales personnalisées. Une fonction peut maintenant assigner une valeur à un champ ou à une variable en tant qu'effet secondaire. Les procédures de lancement et de déboguage sont maintenant beaucoup plus adaptées, et les menus de procédure peuvent être créés dynamiquement. Le maniement des dialogues et des menus personnalisés est bien plus efficace. Le support pour appeler un AppleScript a été amélioré, et bien sûr, il est maintenant possible d'appeler le shell Unix. Beaucoup d'assistants viennent vous prêter main forte pour les tâches de programmation courante.
La procédure d'installation et d'enregistrement, qui était pour moi toujours un peu aléatoire, est désormais claire, simple, et fiable. Le site Web a également été amélioré pour que la présentation des informations soit plus claire. Foncièrement, si vous aviez renoncé à essayer Panorama parce qu'il n'était pas conçu de manière native pour Mac OS X, il est temps de récidiver. (De plus, Panorama V est une application Carbon et fonctionne parfaitement sur Mac OS 9 également)
Panorama V est librement téléchargeable, et vous pouvez l'utiliser gratuitement si votre base de données n'a qu'un nombre relativement faible d'enregistrements, ou si vous êtes disposé à vous livrer à un jeu simple mais rébarbatif (trouver dans une boîte de dialogue les lettres écrites en gras et cliquer dessus) à chaque sauvegarde. Sinon, c'est 300 US$ (140 US$ pour les possesseurs de Panorama 4), et 30 US$ supplémentaires pour vous permettre d'utiliser votre exemplaire sur un nombre illimité de machines personnelles. Les conditions de distribution de votre base de données sont souples avec une version de Panorama dédiée aux non développeurs, dans le cas d'un partage de votre base de données avec vos amis ou du développement du logiciel ultime. En ce qui concerne Mac OS X, Panorama requiert Jaguar, ou plus récent; il y a au minimum 5 Mo pour l'application uniquement et au maximum 65 Mo à télécharger avec les outils de développement et la documentation. Prochain objectif de ProVUE : mettre à jour la version Windows.
<http:// www.provue. com/Downloads/DownloadHome.html>
par Adam C. Engst <ace@tidbits.com>
Une nouvelle récente de AP news rapportait les propos suivants du CEO de Microsoft, Steve Ballmer: Bill Gates " reçoit littéralement 4 millions de courriels par jour, dont la plupart sont des spams (des courriels non sollicités)." Fascinant ! Cela implique que Gates continue d'utiliser l'adresse billg@microsoft.com, ce qui n'a pas de sens. Ce n'est pas comme s'il voulait être accessible à n'importe quel internaute souhaitant lui envoyer un courriel, donc je ne vois pas pourquoi il n'utiliserait pas une adresse non publiée pour tout.
<http: //www.cnn.com/2004/TECH/internet/11/18/gates.spam.ap/>
La citation implique également un niveau colossal de malveillance de la part des spammeurs. J'ai utilisé l'adresse ace@tidbits.com sur l'Internet depuis le début des années 90, et mon adresse apparaît chaque semaine dans la messagerie de dizaines de milliers d'ordinateurs (dont certains sont sans aucun doute des PC infectés par des vers se multipliant par courriel), sur le Web, et même dans les forums. Tout de même, une recherche de mon adresse ce jour sur Google renvoie 9 670 résultats, comparés aux "seules" 5 390 réponses obtenues en recherchant celle de Gates. Ce n'est pas surprenant (vous n'imaginez pas Bill Gates pointant son nez dans les listes de messagerie publiques, ou déposant son adresse sur des pages Web publiques. Alors pourquoi mon nombre de spams (avant Postini) a été seulement de 14 000 messages par jour environ, tandis que Gates en reçoit 4 millions par jour ? Tout ce que j'en pense, c'est qu'il est visé directement par les spams et les vers, ce qui m'amène à me demander davantage encore pourquoi cette adresse est active si à l'évidence elle est la cible habituelle d'attaques par déni de service.
<http://
www.google.com/search?q=ace@tidbits.com>
<http://
www.google.com/search?q=billg@microsoft.com>
Ballmer dit également que Microsoft a une technologie spéciale juste pour filtrer les pourriels de la boîte de réception de Gates, et elle est renforcée par plusieurs salariés de Microsoft employés à l'unique tâche de s'assurer qu'aucun spam n'arrive jusqu'à Gates. Je suis sûr que cela marche au final. Mais, allons, pourquoi ne pas installer une véritable technologie anti-spam qui ne nécessite pas, comme Ballmer l'a dit, "presque un département entier" pour nettoyer ensuite les courriels. Ou bien tirer un trait et fermer ce satané compte !
Après avoir contacté un porte-parole de Microsoft, Todd Bishop, du Post-Intelligencer de Seattle propose une explication plus probable de cette situation: c'est que le discours de Ballmer se prête souvent à diverses interprétations, une caractéristique assez utile chez un CEO.
<http://blog.seattlepi.nwsource.com/microsoft/archives/ 003868.html>
Et Ballmer ? Celui-ci prétend qu'il est "probablement aussi parmi les personnes les plus spammées de la terre" car il distribue son adresse de courrier à chaque conférence qu'il donne. Ceci suppose que les conférences de Ballmer sont suivies par une foule de spammers. En effet, s'il s'exprimait face à des citoyens honnêtes et respectueux de la loi, cela ne devrait pas lui attirer de spam. Je ne serais pas sûr d'être fier de m'adresser à des spammers aussi fréquemment. Plus sérieusement, je le soupçonne de ne pas comprendre la façon dont les spammers procèdent. Sur Internet, où tout le monde sait que les spammers pêchent les adresses de courrier plus facilement qu'en prenant des notes aux conférences, l'adresse de Ballmer - steveb@microsoft.com - ne produit que 868 résultats dans Google, et c'est le triple de ce que c'était avant que Google ne commence à indexer tous les articles sur ce sujet.
<http:// www.google.com/search?q=steveb@microsoft.com>
Désolé Steve, ce ne sont pas tes conférences. La seule conclusion plausible, c'est que tu es une cible pour les spammers, tout comme Bill. La vraie question derrière tout ça, c'est si d'autres CEO de grandes sociétés sont l'objet de telles attaques, ou si Microsoft a réussi à énerver un tas de gens, on se demande bien comment.
par Joe Kissell <jk@alt.cc>
Dans quels cas un logiciel de sauvegarde n'est-il pas un logiciel de sauvegarde ? Beaucoup de programmes qui se sont auto-proclamés "logiciels de sauvegarde" ne réalisent pas vraiment de sauvegardes selon les 2 modes clé dont je débats dans mon nouveau livre électronique "Take Control of Mac OS X Backups" ("Prenez le contrôle de vos sauvegardes avec Mac OS X"). Plus précisément, certains programmes de sauvegarde ne créent pas d'archives incrémentales des fichiers, d'autres ne créent pas de sauvegardes amorçables, tandis qu'une 3ème catégorie ne fait ni l'un ni l'autre ! Cette dernière catégorie inclut, c'est assez piquant, la propre appli de sauvegarde fournie par Apple.
<http://www. tidbits.com/takecontrol/backup-macosx.html>
Malheureusement, parce que des termes tels que "incrémental", "archive" et "sauvegarde" n'ont pas le même sens selon le développeur qui les emploit, certaines fonctionnalités, dont vous croyez pouvoir bénéficier en achetant tel ou tel logiciel, vont s'avérer faire défaut. Il est ainsi très important que vous lisiez quelques bonnes feuilles sur le sujet et que vous compreniez exactement ce que vous cherchez.
Fonctionnalités de duplication -- Beaucoup d'applications peuvent créer des sauvegardes amorçables. Ce qui implique de copier tous les fichiers (y compris les fichiers cachés) présents sur votre disque dur sur un autre volume tout en préservant les droits Unix, autorisations et liens symboliques. Dans la plupart des cas, de telles applications peuvent aussi effectuer la mise à jour incrémentale des sauvegardes (plutôt que de recopier systématiquement chaque fichier individuel).
Cependant, d'autres choses sont en prendre en compte quand il s'agit de choisir un programme de sauvegarde :
Peut-il créer directement une sauvegarde amorçable sur un disque dur (plutôt que sur média optique ou sous la forme intermédiaire d'une image disque) ? Si vous disposez d'un disque dur supplémentaire, vous serez intéressé par cette fonctionnalité.
Inversement, peut-il créer une sauvegarde pour restauration sur média optique ou sous la forme d'une image disque ? Cette fonctionnalité est utile dans certains cas, mais pas dans d'autres.
Peut-il mettre à jour automatiquement les sauvegardes selon un calendrier pré-établi ?
Lors d'une sauvegarde incrémentale, supprime-t-il les fichiers qui ont été supprimés sur le volume source ? Si ce n'est pas le cas, votre sauvegarde peut comporter des fichiers superflus dont vous ne voulez pas.
Offre-t-il d'autres fonctionnalités dont vous pourriez avoir besoin, comme la synchronisation des fichiers et dossiers ?
Ceci dit, les programmes de sauvegarde que j'ai essayés se ressemblent plus qu'ils ne sont différents. Et par conséquent, si vous cherchez un programme qui n'accomplit que cette seule tâche, n'importe lequel des programmes que je passe en revue dans mon livre fera l'affaire.
Fonctions d'archivage -- Les applications qui fournissent des fonctions d'archivage sont très différentes dans leur mode de fonctionnement et par la facilité avec laquelle on peut récupérer ses données. Le fait qu'une application garde de multiples révisions de chaque fichier sauvegardé ne la rend pas forcément apte à créer des archives valables.
Différents types d'archives -- Tout d'abord, il faut distinguer entre les archives proprement dites et les sauvegardes par rotation. Dans un véritable archivage–c'est-à-dire avec des archives incrémentielles par addition–chaque version de chaque fichier-cible est sauvegardée, mais des fichiers identiques ne sont jamais reproduits. Dans une sauvegarde par rotation, le programme crée une copie complète, distincte, de chaque fichier tous les jours–une archive non-incrémentielle. Ensuite, après un certain nombre de jours (déterminé par l'utilisateur), le programme efface la sauvegarde la plus ancienne et en ajoute une nouvelle. Ces suvegardes par rotation, comme elles recopient chaque fichier tous les jours, prennent plus longtemps à se faire et exigent beaucoup plus d'espace de stockage. Si on a du temps et de l'espace-disque, pas de problème et cette méthode supprime le besoin d'une "liste-photo", puisque tous les fichiers sont là physiquement (voir ""photos" et listes de fichiers," plus bas). Cependant, comme on efface des fichiers antérieurs à une certaine date, on diminue ses possibilités de récupération. Si on garde 5 jours de sauvegardes par rotation et qu'on a besoin d'un fichier mis à la corbeille il y a une semaine, macache.
Quelques programmes offrent le meilleur des deux méthodes, des archives par rotation. Comme dans un archivage classique, le nouveaux fichiers sont ajoutés à la sauvegarde de façon incrémentielle, sans effacer les versions plus anciennes. Mais, pour économiser de l'espace, on peut choisir, simultanément, d'éliminer les versions les plus anciennes de certains fichiers–par exemple toutes les versions antérieures à 30 jours d'existence, ou les versions sauvegardées plus de 30 sessions auparavant.
Format de fichier, Compression et Chiffrement - Au risque de simplifier un peu trop, je dirais que la majorité des logiciels utilisent une de ces deux méthodes de base pour copier les fichiers en effectuant une sauvegarde. La première est de copier chaque fichier dans un format autonome lisible par le Finder, ce qui fait que les fichiers sauvegardés ressemblent parfaitement aux fichiers originaux. La deuxième est de copier tous les fichiers dans un fichier unique (qu'on appelle aussi fichier d'archive ou ensemble de sauvegarde.
Les copies au format Finder peuvent se restaurer sans utiliser de programme de sauvegarde ; on n'a qu'à faire un glisser-déposer. Certains se sentent plus sécurisés en sachant qu'ils peuvent accéder à leurs fichiers même si leur programme de sauvegarde se casse le nez. Il va sans dire que les fichiers sauvegardés prendront toujours autant de place que les fichiers originaux.
On peut compresser les fichiers d'archive avec efficacité en les stockant, ce qui permet d'économiser énormément d'espace disque dur. On peut également les chiffrer ; si vous perdez donc votre support de sauvegarde ou qu'on vous le vole, personne ne peut lire vos fichiers sans connaître votre mot de passe. Et, contrairement aux copies au format Finder, qui prennent toujours l'utilisateur actuel comme propriétaire, les fichiers d'archive permettent de préserver les droits de propriété et les permissions Unix d'origine. Il faudra bien sûr le logiciel de sauvegarde pour restaurer les fichiers, et, dans certains cas, vous courez le risque de perdre des données à cause d'une altération accidentelle (toutes les données étant stockées dans un fichier unique) - mais la majorité des logiciels de sauvegarde ont des mécanismes de vérification pour contourner ce problème.
A noter : Parmi les programmes qui offrent la compression ou le chiffrement, pas tous copient les données dans un fichier d'archive unique. Quelques-uns peuvent compresser ou chiffrer les fichiers un à un, ce qui perment de les glisser ou de les copier (mais pas de les ouvrir) dans le Finder. Il faut encore utiliser le logiciel de sauvegarde pour les restaurer à leur état original.)
Il y a pourtant une troisième option qu'il faut garder en vue: les images de disque. Certains logiciels de sauvegarde, au moins en sauvegardant vers un disque dur, stockent les fichiers dans une image de disque. Tout comme un fichier d'archive, une image de disque est un fichier unique qui contient tous vos autres fichiers - et qui peut au besoin être compressée, chiffrée ou tous les deux. La différence, c'est qu'on peut double-cliquer sur une image de disque et, après que vous aurez fourni le mot de passe (si nécessaire), elle paraîtra sur le Bureau comme un volume normal, après quoi vous pourrez lire et copier les fichiers en utilisant le Finder. Ça a l'air génial, n'est-ce pas? Ça peut l'être, mais n'oubliez pas que dans la plupart des cas, chaque sauvegaarde incrémentale est stockée sur une image de disque séparée ; alors, sans une capture d'écran ou une liste des fichiers fourni par le logiciel de sauvegarde (voir "Les Copies d'écran et les Listes de Fichiers," plus bas), la restauration risque d'être un peu compliqué.
Lorsque l'on désire enregistrer une copie bootable sur un autre disque dur, les copies par le Finder sont évidement requises. Pour l'archivage cependant, je préfère nettement un format qui offre à la fois chiffrement et compression, et vues sous cet aspect, les fichiers d'archives sont généralement plus élégants et pratiques que les images disques. .
Etats et listes de fichiers -- Lorsque vient le moment de restaurer des fichiers depuis une archive, vous devez être en mesure de localiser les versions dont vous avez besoin facilement et rapidement. Certains programmes de sauvegarde facilitent ce type de restauration en offrant des Etats - des listes de tous les fichiers sur votre ordinateur telles qu'ils existaient au moment de chaque sauvegarde, même si elles étaient déjà présente dans l'archive lors de la sauvegarde et donc n'ont pas été copiées durant cette session de sauvegarde spécifique. Imaginons que vous vouliez restaurer sur votre ordinateurs, tous les fichiers tels qu'ils existaient mardi dernier. Disposer d'un état de tous les fichiers tels qu'ils apparaissaient mardi - plus la possibilité de les restaurer de façon automatique, peut s'avérer extrêmement précieuse.
D'un autre côté, imaginez que vous vouliez jeter un oeil à toutes les différentes version d'un fichier tel qu'il a évolué pendant le mois dernier. Dans ce cas, vous n'auriez pas envie de fouiller parmi les états, vous voudriez simplement une liste (triée par date ou nom de fichier ou mieux encore, cherchable - de chaque version du fichier dans les archives, liste à partir de laquelle vous pourriez choisir la ou les versions dont vous avez besoin. Sans états ou listes de fichiers, vous seriez obligé de localiser manuellement chaque version du fichier dans des dossiers classés par date. Cela rend le processus de restauration long et fastidieux.
Sources et Destinations -- Le disque (ou plus largement le volume) depuis lequel vous sauvegardez les fichiers est appelé source, celui sur lequel vous enregistrez les sauvegardes est appelé destination (ou cible). Assurez-vous que le logiciel que vous voulez utiliser permet d'accéder aux sources et aux destinations que vous prévoyez d'utiliser.
Tous les logiciels de sauvegarde peuvent copier des données depuis votre disque de démarrage. La plupart peuvent également copier des données depuis d'autres disques externes, des volumes réseau (inclus les volumes AppleShare, les serveurs FTP, et les iDisk montés sur le Finder). Habituellement vous pouvez sélectionner des fichiers ou des dossiers situés n'importe où sur ces volumes pour les sauvegarder. Il y a cependant des exceptions. Backup Simplicity de Qdea par exemple, ne reconnaît que le volume de démarrage.
<http://www.qdea.com/pages/pages-bs/bs1.html>
Dans la plupart des cas, la gamme des options de destination inclut également tout volume qui peut monter sur le Finder. (Ainsi, en théorie, on pourrait même sauvegarder un volume en réseau vers un autre volume en réseau si on en avait envie). Mais pas toujours: Impression, publié par Babel Company, par exemple, ne sait pas copier des fichiers directement vers un disque dur, même si le logiciel sait créer une image disque qui réside sur un disque dur. Du moins Impression créera l'image disque pour vous. La plupart des programmes vous laisse créer votre image disque tout seul avec Utilitaire Disque et le monter sur le Finder avant de pouvoir l'utiliser comme destination de sauvegarde.
<http://babelcompany.com/ impression/>
Le même problème se pose avec les outils de stockage optique. Un logiciel de sauvegarde sait utiliser des CD et DVD enregistrables de l'une ou l'autre des manières suivantes:
On introduit un disque vierge dans le lecteur/enregistreur, on le nomme et on le fait monter sur le Finder. Le logiciel de sauvegarde reconnait le disque comme une destination de sauvegarde parmi d'autres. Après avoir utilisé le logiciel de sauvegarde, on revient au Finder pour graver manuellement le disque et on éjecte le disque.
Le logiciel de sauvegarde demande lui-même que l'on introduise un support vierge quand il en a besoin et il sait y graver des données automatiquement sans aucune intervention du Finder.
La première manière d'utiliser les supports optiques est très simple à mettre en place pour les développeurs et c'est donc ainsi que la plupart des logiciels de sauvegarde fonctionnent. Mais cette manière de fonctionner présente quelques problèmes. D'abord, elle nécessite beaucoup plus d'intervention humaine - c'est à dire le besoin d'effectuer certaines étapes à la main alors même que la sauvegarde se déroule automatiquement à heure fixe. Ensuite, elle élimine la possibilité de la sauvegarde en multi-session (la capacité d'enregistrer des blocs supplémentaires d'information sur un disque partiellement gravé après la première session d'enregistrement), parce que le Finder ne le permet pas. Le hic, c'est que sans la possibilité du multi-session, vous utiliserez un bien plus grand nombre de disques, ce qui fait monter la facture des supports de gravure mais aussi l'encombrement de vos sauvegardes. (Remarquez tout de même que certains logiciels comme Retrospect utilisent une technique d'écriture par "paquets" qui permet d'ajouter des données à des disques optiques partiellement utilisés. Cette technique est encore plus performante que celle du multi-session, mais elle implique que seule l'application qui aura enregistré les disques pourra les lire ultérieurement.) Je vous recommande donc, si vous devez enregistrer des sauvegardes sur des supports optiques de vous servir d'un logiciel utilisant des fonctions multi-session ou d'écriture par "paquets".
Un problème lié est ce que j'appellerais l'ajout de médias. Supposez que vous ayez plus de données que ce qui rentrerait dans un seul CD ou DVD - ou même que vous ayez un fichier unique qui soit trop grand pour un seul disque. Quelques programmes de sauvegarde gèrent intelligemment ce dépassement sur plusieurs disques, vous signalant, quand il y en a besoin lors d'une sauvegarde, qu'il faut un nouveau media (en séparant des fichiers si nécessaire), et vous demandant le disque approprié lors de la restauration des fichiers (en recollant les fichiers séparés). Bien que l'ajout de média puisse aussi affecter les sauvegardes sur disques durs, il est plus crucial pour celles qui utilisent des médias optiques. Peu de programmes offrent la possibilité d'ajouter des médias, et moins encore incluent l'ajout de médias et le multisession ou la gestion de l'écriture par paquet.
Sélections et exclusions -- La sauvegarde sélective( par opposition à la sauvegarde totale) ne prend pas en charge tous les fichiers de votre disque dur. Mais ce serait trop d'archiver ne serait-ce que votre dossier utilisateur, vu qu'il contient des éléments tels que des fichiers cache, qui ne servent à rien dans un contexte de sauvegarde, ainsi des fichiers multimédias (tels que des MP3 provenant de votre collection de CD), fichiers qui, parce qu'ils changent peu, sont déjà sauvegardés si vous maintenez des copies démarrables de votre disque dur entier. Ainsi, au lieu de simplement sélectionner un ou plusieurs dossiers à archiver, vous pouvez souhaiter inclure ou exclure certains types de fichiers .
Certains programmes de sauvegarde incluent des critères définissables par l'utilisateur qui spécifient quels fichiers seront inclus (sélection) ou exclus (exclusions) d'un dossier ou d'un volume particulier - et quelques programmes offrent et l'inclusion et l'exclusion. En fonction du programme, ces critères incluent le nom du fichier, la taille, l'étiquette de couleur du Finder, l'extension, la date de modification, et un certain nombre d'autres facteurs .
En général, je trouve les exclusions plus utiles que les sélections, même si je ne considère ni les unes ni les autres comme un "must" absolu dans un programme de sauvegarde. Vous pouvez, bien sûr, penser différemment.
Simplicité de restauration du volume -- Quelle que soit la facilité d'utilisation de l'interface pour la réalisation de sauvegardes, si par contre la restauration des données sauvegardées est fastidieuse, vous ne serez pas satisfait. Une sauvegarde qui est difficile à restaurer est sans intérêt. Les logiciels de sauvegarde offrent généralement trois méthodes de restauration:
Via le Finder: le logiciel n'a pas de fonction de restauration, vous copiez manuellement les fichiers à restaurer depuis le volume de sauvegarde vers votre disque dur. C'est bien si vous restaurez tout un dossier, mais si vous avez fait des sauvegardes incrémentielles, vous devrez faire le tri à la main parmi les différentes versions des fichiers.
Par écrasement: ici encore, pas de fonction de restauration à proprement dire, vous vous contentez de faire votre sauvegarde à l'enver, remplaçant les données sur le volume par celles de la sauvegarde. A nouveau, si vous avez fait des sauvegardes incrémentielles, cela sera fasitidieux... sans parler du fait que vous pouvez avoir des palpitations de peur de vous mélanger les pinceaux entre les différents volumes. Si vous écrasez le mauvais volume avec vos données sauvegardées, bonjour la panique.
Par la fonction Restauration: un bon logiciel de sauvegarde tient un journal permanent des fichiers sauvegardés, de leur emplacement et de leur version, vous permettant de les restaurer à leur emplacement respectif - ou sur tout autre emplacement. Dans la plupart des cas vous pouvez sélectionner la version à restaurer ou indiquer les fichiers individuels à restaurer si vous n'avez pas besoin d'autre chose. Les fonctions Restauration et Aperçu du contenu de la sauvegarde vont généralement de pair.
Vous vous en doutez, ma préférence va aux logiciels dotés d'une telle fonction - elle facilite considérablement le processus de restauration des données. Bien sur, cela ne signifie pas que le processus de restauration sera simple pour autant, mais c'est un début.
Restaurer une archive complète pour en faire un volume de démarrage -- Si vous choisissez d'archiver un volume intégralement plutôt que sélectivement, n'oubliez pas que tous les logiciels de restauration ne pourront pas forcément restaurer cette archive à partir d'un point arbitraire sur un disque vierge en le transformant en volume de démarrage. Pour arriver à ce résultat, vous devez respecter un certain nombre de ces points :
Tous les fichiers dont votre système a besoin pour démarrer -- y compris un grand nombre de fichiers invisibles -- doivent être inclus dans la sauvegarde et restaurés ensuite.
Le logiciel de sauvegarde doit préserver les possesseurs Unix, les permissions et les liens symboliques lors du processus d'archivage et de restauration. Ceci nécessite que vous utilisiez un mot de passe administrateur pour ces deux processus.
Lors de la restauration des fichiers, le disque de destination ne doit contenir aucun fichier susceptible d'interférer avec le démarrage. Cela revient à dire que, normalement, il faudrait initialiser le disque avant la restauration.
La plupart des logiciels de sauvegarde proposant la duplication et l'archivage doivent également permettre la restauration sous forme de volume de démarrage, si vous avez respecté les règles. Cependant, certains programmes (notamment Synchronize Pro X) ne permettent d'obtenir un volume de démarrage qu'en utilisant un duplicata, et pas une archive. Un petit nombre de programmes proposent l'obtention d'un volume de démarrage, mais il leur manque une fonctionnalité de "prise de vue" : en fait, vous devrez recopier et remettre au bon emplacement, à la main, un tas de documents pour récupérer votre disque exactement dans l'état dans lequel il était avant la restauration.
<http://www.qdea.com /pages/pages-sprox/sprox1.html>
Malheureusement, la plupart des programmes de sauvegarde n'annoncent pas explicitement leur capacité ou non de restaurer une archive sous forme de volume de démarrage, et certains sont, de ce point de vue, plus fiables que d'autres. C'est une excellente raison pour faire plutôt de l'archivage sélectif. Cependant, si pour vous il est plus important d'effectuer des archives complètes, je vous recommande d'utiliser Retrospect.
Facilité d'utilisation -- La simplicité d'utilisation est un facteur important. L'interface doit être intuitive - idéalement vous devriez pouvoir lancer une sauvegarde simple et une restauration sans avoir à potasser la documentation.
Si votre logiciel de sauvegarde est compliqué à utiliser, vous ne vous en servirez pas ou du moins pas régulièrement. Choisissez un logiciel qui puisse se mettre en place et être configuré en une heure grand maximum, pas en une journée. Par ailleurs choisissez un logiciel capable de faire son travail régulièrement et automatiquement sans vous interrompre dans vos occupations. Un logiciel de sauvegarde idéal travaillerait de manière invisible, en arrière plan et ne se manifesterait que quand vous en auriez besoin.
Malgré cela, ne dédaignez pas la documentation. Avoir un logiciel disposant d'un bon manuel, clair et bien écrit peut vous sauver bien des cheveux quand vous êtes entrain de tenter de comprendre un problème ou configurer un serveur d'archives.
Assistance technique et réputation sur la place -- Certains logiciels de sauvegarde ont été écrits par des petits génies sur un coin de leur table de cuisine, un après-midi pluvieux où ils n'avaient rien à faire. D'autres logiciels sont réalisés par une grosse société, disposant d'une armée de développeurs et de centres d'appel pour l'assistance client. Il est ironique de constater que ce sont souvent les individus (même quand leur logiciel est gratuit) qui nous ont le plus aidé, et non pas les grosses sociétés. D'un autre coté, si la vie de votre société ou groupe dépend de vos sauvegardes, vous pouvez vous sentir plus en sécurité avec un produit professionnel, garanti par un nom réputé.
La société Dantz (propriété du groupe EMC) mérite une mention particulière. Dantz édite le logiciel Retrospect et vous taxera 50 Euros environ pour avoir de droit de téléphoner à un technicien - à première vue c'est du racket. Mais, pour ma part, j'ai souvent eu à me tourner vers l'assistance de Dantz et je peux vous garantir que ce n'est pas du vol. Les techniciens ne vous mettent pas des heures en boucle d'attente (avec un musique insipide), savent de quoi ils parlent et suivent individuellement votre dossier - même si vous appelez plusieurs fois - jusqu'à ce que le problème soit résolu (en ne vous facturant qu'une fois l'intervention). Quand je suis paralysé de terreur à l'idée que mon travail est dans les limbes et que mes chères sauvegardes ne fonctionnent pas, je suis content d'entendre la voix rassurante d'un humain expert qui va m'aider à remettre les choses en ordre.
Price -- Les logiciels que je passe en revue dans mon livre se situent dans une gamme de prix allant du gratuit à environ 130 USD. Bien que le prix ne soit pas nécéssairement en corrélation avec les fonctionalités, je ne vous conseille pas de faire des économies de bouts de chandelle quand il s'agit de sauvegardes. Le temps c'est de l'argent. Si votre logiciel de sauvegarde est compliqué et vous fait perdre une journée de votre temps pour remettre votre système en état de marche, vous aurez perdu plus d'argent que si vous aviez acheté un logiciel plus cher mais mieux conçu.
Le livret "Take Control of Mac OS X Backups" -- Dans le livret "Take Control of Mac OS X Backups," je développe ce sujet plus en détail et vous présente les différents logiciels adapatés aux différents scénarios de sauvegardes, y compris les sauvegardes réseau. J'y inclus également un tableau comparatif d'une dizaine de logiciels ainsi qu'un panorama des différents matériels, stratégies de sauvegarde, techniques de restauration etc. En gros, tout ce qu'il vous faut savoir pour mettre en place un système de sauvegarde de données efficace sur Macintosh. Publié dans la collection TC, l'ebook "Take Control of Mac OS X Backups," fait 96 pages et est vendu 10 USD. Comme toujours les mises à jour ultérieures seront gratuites pour les personnes ayant acheté le livret.
<http://www. tidbits.com/takecontrol/backup-macosx.html>
[Joe Kissell est un auteur et développeur Macintosh basé à San Francisco. Il a inauguré la collection des Take Control avec "Upgrading to Panther" - notre meilleure vente à ce jour. Il a également écrit deux ouvrages sur Apple Mail. Mais son titre préféré est celui de Gardien des Bricoles Intéressantes sur le site "Interesting Thing of the Day".]
<http://www .tidbits.com/takecontrol/panther/upgrading.html>
<http://www. tidbits.com/takecontrol/email-apple-mail.html>
<http://www. tidbits.com/takecontrol/spam-apple-mail.html>
<http://itotd.com/>
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