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TidBITS#759/13-Dec-04

La sortie de deux nouveaux titres Take Control ainsi que la préparation du numéro 'Spécial Cadeaux de Noël' de la semaine dernière nous a laissés sur les rotules. Heureusement l'infatigable Joe Kissell trouve encore la force de vous parler de l'ergonomie des périphériques tel que les souris et les molletes de défilement, Jeff Tolbert vous livre quelques astuces pour enregistrer vos tubes avec Garageband tandis qu'Adam vous conseille sur l'achat d'un appareil photo numérique.

Sommaire:

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Ce numéro a été traduit de l'américain par les traducteurs bénévoles, de TidBITS-FR :Alain Lortal - Cyril Druesne - Fabrice Jaffré - Fréderic Denonne - Grégoire Seither - Jacques Ravaux - Jean-Louis Delaunney - John Howland - Luc Saint-Elie - Michel Staub - Patrick Mpondo-Dicka - Philippe Cols - Sylvie Koullen.

NOUS CHERCHONS des TRADUCTEURS !!!!!Ca ne vous prendra que 30 minutes par semaine, vous permettra d'améliorer votre anglais et d'augmenter votre karma Macintoshien ! Venez rejoindre une bande de joyeux drilles amateurs de bonnes bouffes, bons vins et discussions éclairées ! Jetez un coup d'oeil aux consignes de traduction et contactez le coordinateur de la traduction : Laurent Santos-Pimpao (lsp#NOSPAM#@lymr.net).

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Etant donné la pénurie de traducteurs bénévoles, nous avons décidé de ne plus traduire les MailBITS et autres brèves - d'autant que les informations qu'elles contiennent sont souvent déjà redondantes au moment de la publication de l'édition française de TidBITS. Si vraiment cela vous perturbe, faites les nous savoir... ou bien devenez traducteur TidBITS ! Il nous manque encore une quinzaine de traducteurs bénévoles pour assurer une traduction hebdomadaire de l'intégralité de l'édition TidBITS.


Take Control : acheter un appareil photo numérique

par Adam C. Engst <ace@tidbits.com>

Retour en arrière : en 2000, je décidais qu'il me fallait absolument un appareil photo numérique de très bonne qualité. J'ai regardé un peu partout sur Internet, et me suis retrouvé perplexe devant le nombre incroyable de détails fournis sur les sites passant en revue ces appareils. Je n'ai aucune culture de la photo traditionnelle, aussi tout ce jargon me passait largement au-dessus. De nombreux camarades photographes avaient opté pour le Nikon Coolpix 990, qui est un grand -- et cher -- appareil photo, aussi je me suis dit que j'allais me l'acheter. Mais j'étais un peu coincé par son prix... trop cher, et je me sentais confusément que ce n'était peut-être pas l'appareil idéal pour faire des photos d'enfant en bas-âge à destination de leurs grands-parents...

Après quelques errements métaphysiques, j'ai compris que le problème était qu'en fait, le Nikon n'était pas destiné à l'utilisation que je lui réservais. Peu m'importent les contrôles manuels et les hyper-hautes qualités possibles : le plus important pour moi était d'avoir cet appareil à portée de main pour pouvoir attraper les moments où Tristan était le plus mignon. J'ai donc finalement décidé d'acheter le Canon PowerShot S100. J'en ai d'ailleurs été tellement content que je l'ai donné à Tonya et que je me suis acheté son grand frère, le PowerShot S400

Tout cela en guise d'introduction à notre tout dernier ebook à 5 dollars "Take Control of Buying a Digital Camera", par le photographe de Seattle Larry Chen. Disons simplement qu'il contient le conseil dont j'aurais aimé disposer quand je fus confronté au choix de l'achat d'un appareil photo numérique, ne serait-ce qu'en traçant l'importante distinction entre ceux qui prennent des photos et ceux qui aspirent à la photo d'art. Pour quiconque est submergé par le nombre de modèles d'appareils et la profusion de détails techniques dans la plupart des revues, cette distinction est le meilleur point de départ. Réfléchir à comment vous comptez utiliser l'appareil contribue largement à restreindre vos choix et à mieux appréhender la décision finale. Soyez honnête envers vous-même - par exemple, j'adorerais faire de la photo d'art mais j'ai été forcé d'admettre que je manquais de temps à consacrer à un tel travail.

<http://www.tidbits.com/takecontrol/buying-digicam.html>

Pour les gens comme moi, les qualités telles que petite taille et vitesse de réarmement s'avèrent primordiales puisque si l'appareil ne tient pas dans ma poche, je ne l'emporterai pas avec moi et donc je ne l'aurai pas lorsque le besoin se fera sentir. Mais pour ceux qui sont plus intéressés par la photo d'art, les qualités telles que haute résolution et contrôles manuels sont significativement plus importantes. Donc, que vous soyez en quête d'un nouvel appareil photo ou que vous aidiez quelqu'un d'autre à choisir le bon appareil, je pense que l'ebook de Larry vous aidera à cerner vos questions et restreindre les choix après avoir commencé à vous plonger dans les discussions détaillées sur les sites de revue d'appareils photos. "Take Control of Buying a Digital Camera" est disponible en PDF (73 pages, 1 Mo à télécharger). Je vous encourage également à télécharger gratuitement l'extrait de 27 pages pour vous donner une idée du livre.

<http://www.tidbits.com/TakeControl/samples/TCoBuyingDigicamSample-1.0.pdf>


L'évolution du défilement vertical: réinventer la roue

par Joe Kissell <jk@alt.cc>

[Le Truc Intéressant du Jour -- Interesting Thing of the Day (ITotD) -- est une série d'articles à propos de n'importe quel sujet qui me paraît intéresssant, ce qui inclue des découvertes surprenantes dans l'alimentation, la géographie, les sciences, les langues, l'histoire, la philosophie, et même - de temps en temps - la technologie. Comme j'écris pour le grand public, l'article suivant, qui apparaît sur le site au début octobre 2004, contient quelques informations qui sembleront de vieilles nouvelles aux fins technologues que sont les lecteurs de TidBITS. Mais j'espère que vous le trouverez utile et que vous apprécierez cet avant-goût d'ITotD]

<http://itotd.com/>

Lorsque je ne suis pas en train d'écrire à propos de trucs intéressants, je passe mon temps à écrire des livres d'informatique et à faire le boulot singulier de consultant ici et là - sur des projets qui renvoient toujours à mes neuf années passées à gérer des projets de développement de logiciels pour des compagnies high-tech. J'ai passé cinq de ces années à travailler pour le Kensington Technology Group, une compagnie bien connue pour ses souris et trackballs. Vous pouvez ne pas penser que les souris sont à la pointe des périphériques d'ordinateur, mais il est difficile d'imaginer où nous en serions sans elles. Et j'étais privilégié, durant la période où j'étais chez Kensington, en étant impliqué dans le développement de quelques incroyables technologies de périphériques d'entrée. Ceci passera peut-être pour de la publicité à peine voilée pour Kensington, mais je ne m'en excuserais pas: même si je n'y travaille plus, je suis toujours un grand fan de leurs produits.

< http://www.kensington.com/html/1436.html>

Atteindre le point -- Tous les systèmes d'exploitation modernes pour ordinateurs sont basés sur une forme d'interface utilisateur graphique (GUI, Graphical User Interface, NdT) qui présuppose la présence d'une souris (ou d'un dispositif de pointage comparable) pour pouvoir déplacer le pointeur tout autour de l'écran. La plupart d'entre nous sommes tellement habitués à utiliser une souris que nous n'y pensons même plus. Bien qu'il soit possible d'utiliser la plupart des programmes d'interfaces graphiques avec un seul clavier, c'est beaucoup plus encombrant - et tout l'intérêt des interfaces modernes est d'être moins encombrantes que leurs prédecesseurs uniquement sur clavier.

Quand on commence à parler défilement, il faut avouer que la plupart des interfaces graphiques ne rendent pas la vie facile à nos souris ordinaires. La manière habituelle de faire défiler le contenu d'une fenêtre de haut en bas (ou de gauche à droite) est de poser le pointeur de votre souris sur les minuscules flèches situées aux coins de votre fenêtre et de cliquer sur un bouton. Le problème avec cette approche relève de la question du ciblage: si votre pointeur est éloigné de ces flèches (et c'est le cas le plus courant) il faut l'amener en position, et il peut être difficile d'atteindre de manière à la fois rapide et précise une zone de l'écran assez petite. Soit l'on déplace le pointeur lentement, soit l'on revient sur ses pas après avoir dépassé sa cible. Vous vous êtes peut-être tellement habitué à cela que vous ne vous en rendez plus compte, mais cette manière de faire défiler une fenêtre est lente et imprécise. De plus vous vous retrouvez avec votre pointeur très éloigné des zones de l'écran dont vous avez besoin par la suite (par exemple, les menus ou les barres d'outils).

Une solution à cet état de fait consiste évidemment à utiliser les touches Page Haut/Page Bas du clavier pour effectuer le défilement. Mais pour cela, il faut déplacer sa main de sa souris à son clavier, ce qui peut aussi se révéler lassant. Une autre manière de faire, et qui a été une option du logiciel Kensington MouseWorks depuis des années, est appelée "Défilement avec la souris" (connue auparavant sous le vocable "défilement quand vous déplacez la souris"). Cette fonction offrait aux utilisateurs la possibilité, en enfonçant une touche ou un bouton de la souris, de transformer toute la souris en un outil de défilement virtuel.

La roue de la fortune -- La première tentative réellement réussie pour apporter par un moyen matériel, une solution à ce problème, a été la molette. L'idée consistait à combiner une molette spéciale placée sur la souris avec un logiciel qui transforme la rotation de cette molette en instructions de défilement de la fenêtre. Bien que la molette ait été inventée par Mouse Systems (aujourd'hui propriété de KYE) au début des années 90, sa cote de popularité décolla vraiment en 1996 lorsque Microsoft l'intégra à son IntelliMouse. Contrairement aux autres constructeurs, Microsoft était dans une position privilégiée lui permettant d'adapter son système d'exploitation et ses applications pour qu'ils disposent de "prises" intégrant étroitement d'un côté le matériel et de l'autre le comportement des logiciels en réponse à la rotation de la molette. Subitement, le défilement des fenêtres n'était plus du tout fastidieux; sans bouger la main de la souris, sans même avoir la moindre idée de l'endroit où se trouvait le curseur, il devenait possible de faire défiler une fenêtre d'un simple mouvement du doigt. Ce mécanisme fut adopté presque instantanément par les consommateurs, à tel point qu'en deux ans, la molette est devenue la norme pour toutes les souris, à l'exception, incompréhensible, de celles fabriquées par Apple, sous prétexte que toute souris de plus d'un bouton semblait trop compliquée.

<http: //www.microsoft.com/hardware/mouseandkeyboard/default.mspx>

L'acceptation quasi-universelle de la molette aurait pu signer la fin heureuse de l'histoire, si ce n'était deux problèmes contrariants. Le premier concerne le défilement horizontal. Lorsque les documents sont plus larges que la fenêtre, ce qui est souvent le cas avec les documents de tableur et les graphiques par exemple, un mécanisme permettant le défilement sur un axe unique ne règle que la moitié du problème. De nombreuses solutions sont apparues, qui ont été diversement bien reçues. Dans certains cas, presser la touche Majuscule ou une autre combinaison de touches, pendant la rotation de la molette change le défilement de vertical à horizontal. Quelques fabricants ont choisi de placer deux molettes sur leur souris, une pour chaque axe. Le TrackPoint d'IBM sorte de manette de jeu miniature qui ressemble à la gomme placée à l'extrémité des crayons à papier, a été utilisé sur quelques souris à la place d'une molette. Plus récemment encore, Microsoft a mise en vente une souris avec "tilt wheel technology" pour laquelle la molette est montée sur une articulation de telle façon qu'elle peut basculer permettant d'être actionnée vers la droite ou la gauche.

<http://www.microsoft.com/hardware/mouseandkeyboard/features/tiltwheel. mspx>

Un Anneau pour les gouverner tous - L'autre problème était que, étant donné la conception physique de certains périphériques d'entrée - notamment les trackballs - il n'y a simplement pas de bon endroit pour mettre un anneau qui soit aussi accessible qu'il l'est sur une souris. Durant mon temps chez Kensington, nous avons passé de longues heures à discuter à propos de ce casse-tête. Voilà la solution que nous avons trouvée: remplacer l'anneau de défilement qui est orienté verticalement par un anneau horizontal autour de la boule. La forme de l'anneau lui permet d'être facilement déplacé par le bout des doigts; les utilisateurs peuvent choisir d'effectuer un défilement vers le bas par un mouvement dans le sens des aiguilles d'une montre et un défilement vers le haut par un mouvement dans le sens inverse, ou vice-versa. (Vous ne croirez jamais combien d'heures nous avons discuté - et passionément! - lequel de ces mouvements devrait être le défaut.) L'anneau de défilement a paru pour la première fois sur la TurboRing de Kensington en 2000, qui, pour diverses raisons, ne s'est jamais très bien vendue. Mais la société pensait encore que l'idée de base était bonne, et en 2003, ils ont sorti la version 7 de leur vénérable trackball, l'Expert Mouse - cette fois avec un capteur optique aussi bien qu'un nouvel anneau de défilement perfectionné. J'en ai un sur mon bureau en ce moment même, et tout ce que je peux vous dire est que, ayant utilisé les trackballs de chez Kensington depuis plus de 10 ans, mes doigts n'ont jamais été aussi contents.

<http://www.kensington.com/html2200.html>

Une discussion des mécanismes de défilement novateurs serait incomplète si on n'en mentionnait pas un qui m'est très cher: un pavé tactile plat ne comportant aucune mécanique. Mon premier contact avec un pavé de défilement se produisit au cours du développement du WebRacer (au sort malheureux) chez Kensington, vers la fin des années 90. Le mouvement du curseur était contrôlé par un pavé tactile et les bordures inférieure et droite du pavé avaient un comportement identique à celui des ascenseurs des fenêtres: si on glissait le doigt vers le haut ou le bas du bord droit, la page défilait à la même vitesse. Bien que WebRacer n'ait eu aucun succès commercial, le défilement à plat fit sa réapparition quelques années plus tard, quand ils tentaient de développer une souris élégante sans élément saillant disgracieux. Après plusieurs mois de travail, le résultat fut le pavé tactile de la StudioMouse. Il fonctionne tout comme une molette de défilement et a l'avantage de permettre un défilement constant vers le haut ou le bas en gardant le doigt sur l'extrémité supérieure ou inférieure du capteur.

<http://www.kensington.com/html/4769.html>

Et puis il y a une configuration qui combine la sensibilité tactile d'un capteur plat et la forme d'un anneau de défilement: la molette cliquable Apple, qu'on trouve sur tous les modèles actuels d'iPod. Les premiers iPod avaient une molette mécanique qui se déplaçait, elle était donc sensible à la poussière, à l'humidité et autre dangers. En plus du défilement tactile, si on presse sur les quatre points cardinaux de la molette cliquable, on active un bouton, ce qui en fait un système de contrôle "à tout faire" très élégant

<http://www.apple.com/ipod/>

Clin d'oeil à l'axe des y -- En dépit du design remarquable de la molette cliquable de l'iPod d'Apple, les systèmes de pointage des Mac sont en retard d'une guerre. Mon portable actuel, un Apple PowerBook G4 est doté d'un trackpad inutilisable pour le défilement (et qui comporte, c'est frustrant, juste un bouton). Heureusement, j'ai dégotté un merveilleux logiciel à 15 US$ baptisé SideTrack qui transforme les bords du trackpad en un dispositif de défilement hautement configurable tout comme la dalle tactile (touchpad) WebRacer - et beaucoup de portables fonctionnant sous Windows. C'est une grande amélioration, car le pointage est même plus difficile avec un trackpad qu'avec une souris

<http://www.ragingmena ce.com/software/sidetrack/>

Pouvoir utiliser un dispositif de défilement (ou quoique que ce soit dans le genre) sur mon périphérique de saisie est devenu une nécessité pour moi. Tout comme les téléphones portables, ça semble un luxe, jusqu'à ce que vous y soyez habitué. Arrive alors le moment où vous ne pouvez plus faire sans. Et quand je vois quelqu'un pratiquer laborieusement le défilement à l'ancienne en cliquant sur des flèches, j'ai juste un mouvement de recul. Ils pourraient tout aussi bien utiliser un téléphone à cadran rotatif. Humm... un système de pointage en forme d'anneau. Intéressant. Je crois que c'est vrai : ce qui doit arriver arrive.

[Si vous avez trouvé utile l'article de Joe sur les dispositifs de défilement, souscrivez à Interesting Thing of the Day. Vous aurez le choix entre recevoir quotidiennement un mail contenant un lien vers l'article du jour (gratuit), l'article complet par mail (5 US$ par an), ou un enregistrement audio haute qualité de chaque article (20 US$ par an)]

<http://itotd.com/subscribe.alt>

Trucs et astuces pour enregistrer avec GarageBand

par Jeff Tolbert <reply@jefftolbert.com>

GarageBand est un programme de musique d'entrée de gamme, je ne vous apprendrai rien en le disant. Un débutant qui ne connaît pas la musique et qui jette un coup d'oeil sur les contrôles et réglages d'un programme audio haut de gamme comme Pro Tools ou Logic Pro se grille plus vite les synapses qu'en se balladant sur le bus de tournée des Rolling Stones à la fin des années 60. GarageBand est plus simple mais peut parvenir à des réalisations non-négligeables.

J'ai passé pas mal de temps à apprendre ce que GarageBand a dans le ventre en écrivant mon dernier livre électronique ces derniers mois : "Take Control of Recording with GarageBand." Alors que mon premier ouvrage : "Take Control of Making Music with GarageBand," aidait les lecteurs à éditer des boucles avec GarageBand, ce dernier volume se concentre sur l'utilisation de GarageBand pour créer des compositions musicales avec des voix, des percussions, des guitares, des claviers MIDI et même l'évier de la cuisine. Ci-dessous, vous trouverez quelques-uns de mes trucs et astuces préférés, extraits du livre. J'espère que vous les trouverez utiles. Si vous en voulez d'autres, le livre électronique offre 106 pages de techniques d'enregistrement de studio et des conseils pratiques pour 10 US$.

<http://www.tidbits.com/takecontrol/garageband-recording.html>

Enregistrez deux pistes à la fois -- Beaucoup de gens ont un problème avec le fait que GarageBand ne peut enregistrer qu'une piste à la fois. C'est une corvée pour plusieurs raisons. Non seulement, vous n'êtes pas capable d'enregistrer tout votre groupe en même temps, en gardant chaque élément sur sa piste, mais en plus, il n'est même pas possible d'enregistrer une guitare et une voix en même temps. Mais est-ce vraiment le cas ? GarageBand vous permet d'enregistrer une piste en stéréo, ce qui revient à deux pistes mono complètement séparées en gauche et droite. Le truc consiste à exporter cette piste stéréo et à séparer les deux éléments dans un autre programme. Cette opération prend du temps mais elle n'est pas difficile.

Utilisez la méthode suivante pour enregistrer deux éléments à la fois - bass et guitare, bongos et voix, deux accordéons, ou toute autre combinaison de sons :

  1. Vérifiez si vous avez bien Sound Studio de Felt Tip sur votre Mac. De nombreux modèles récents sont vendus pré-installés avec ce logiciel. Sinon, téléchargez au choix Audacity ou Sound Studio, puis procédez à leur installation.

    <http://www.felttip.com/products/soundstudio/>
    <http://audacity.sourceforge.net/>

  2. Créez une nouvelle piste stéréo dans GarageBand.

  3. Branchez un micro ou une guitare sur le channel 1 de votre préampli, et l'autre sur le channel 2.

  4. Enregistrez votre piste normalement.

  5. Exportez uniquement cette piste vers iTunes en sélectionnant Exporter vers iTunes dans le menu Fichier. Si d'autres pistes dans votre morceau sont actives, désactivez-les avant l'export.

  6. Ouvrez la piste exportée dans Audacity ou Sound Studio. Dans Audacity, sélectionnez Séparer la piste stéréo dans le menu déroulant situé à gauche de la piste audio. Puis sélectionnez Export Multiple dans le menu Fichier pour créer deux fichiers mono. Si vous utilisez Sound Studio, sélectionnez Export Dual Mono dans le menu File.

  7. Glissez les fichiers mono du Bureau vers GarageBand, ce qui va créer automatiquement de nouvelles pistes. Et maintenant, faites ce que vous voulez avec elles!

Attention au débordement -- Parfois, lorsque vous enregistrez 2 pistes ou plus à l'aide de microphones, une piste risque de déborder sur l'autre. Cela arrive quand un microphone, tel que celui dédié à la voix, prend tout aussi bien la guitare acoustique, et vice versa. Cela restreint vos possibilités le moment du montage venu : si vous décidez de jeter la voix mais de garder la piste de la guitare, l'ancien excédent vocal est toujours sur l'enregistrement de la guitare.

Vous pouvez prévenir le débordement de deux manières :

Bien sûr, brancher directement la guitare sur le préamplificateur éliminera un microphone, ainsi que tous ces problèmes d'infiltration. Vous pouvez aussi vous assurez que vous utilisez un micro plus directionnel, et éloigner suffisamment les micros l'un de l'autre.

Doublage de pistes voix et guitares - -- Le doublage des pistes est une vieille technique pour donner plus de corps aux parties vocales et à d'autres types de pistes. L'idée est d'enregistrer deux prises du même morceau et de les superposer. Le produit de cet assemblage a un son plus charnu et une qualité unique. Le doublage de pistes peut aussi permettre de cacher de petites erreurs de tonalité sur des pistes vocales. Les deux versions se mêlent ensemble et masquent les notes hors tonalité.

L'astuce pour le doublage de pistes est que les deux versions doivent être aussi identiques que possible, au moins si vous souhaitez que l'effet soit invisible. Il n'y a rien qui s'oppose à l'interprétation différente de la seconde version et du panoramique de chacune des versions vers l'autre. Cela ajoutera du corps ainsi qu'un effet stéréo un peu marqué. Sentez-vous libre d'ajouter de la reverb ou d'autres effets sur la seconde piste pour la variété.

Fabriquez vos propres boucles -- La chose merveilleuse à propos des boucles sonores de GarageBand est que vous pouvez les utiliser dans tous les tempos (tempi) et clés que vous voulez. Mais si vous avez essayé de faire cela à partir de morceaux comprenant de vrais instruments que vous avez enregistrés vous-même, cela ne marche pas - vous vous retrouvez avec un mix de tempos (tempi) et de notes au son étrange. Mais il est possible de transformer vos enregistrements en boucles que vous pouvez utiliser de la même manière que les boucles fournies par Apple. Pour cela, vous avez besoin d'une copie de l'Utilitaire de boucles de Soundtrack, élément du Kit Apple de développeur de boucles. Suivez ces étapes pour faire des boucles de vos enregistrements.

<http:// developer.apple.com /sdk/#AppleLoops>

  1. Dans GarageBand, isolez la piste que vous voulez convertir en boucle. Repérez une section cyclique afin de n'isoler qu'une partie bien précise du morceau puis exportez-la vers iTunes à l'aide de la commande "Exporter vers iTunes" dans le menu Fichier. Notez quelquepart la cadence de votre extrait.

  2. Ouvrez le fichier obtenu dans l'utilitaire Soundtrack Loop.

  3. Modifiez la cadence et alignez-la avec celle notée à l'étape 1. Indiquez un type de fichier "boucle" et enregistrez le fichier.

  4. Faites un glisser-déposer du fichier dans GarageBand pour en faire une boucle compatible avec le logiciel. Vous pouvez en modifier les caractéristiques (sonorité, fréquence, cadence) en même temps que pour le reste du morceau.

Transformez votre guitare en basse -- Vous avez une guitare électrique mais pas de basse. Bien sur, vous pourriez simuler la basse sur un clavier MIDI mais peut-être que vous n'en avez pas non plus, ou bien vous voulez un son de basse plus réaliste. Que faire ? Voici un truc pour transformer votre guitare en basse (virtuellement - aucun outil n'est nécessaire et votre gratte chérie ne sera pas endommagée):

  1. Enregistrez sur votre guitare la séquence basse et veillez à jouer une octave plus haut que le son final à obtenir.

  2. Isolez la piste que vous voulez convertir en boucle puis exportez-la vers iTunes à l'aide de la commande "Exporter vers iTunes" dans le menu Fichier.

  3. Suivez la procédure décrite ci-dessus pour transformer cet extrait en une boucle.

  4. Faites un glisser-déposer du fichier dans GarageBand.

  5. Ouvrez l'Editeur de piste et positionnez le curseur Transposition sur -12. Ceci baisse la sonorité de la piste d'une octave. Votre séquence guitare devrait avoir maintenant un son de basse.

  6. Pour rendre les choses encore plus réalistes, double-cliquez l'entête de piste pour afficher les informations. Ajustez les réglages décrits ci-dessous jusqu'à obtenir l'effet voulu:

Nouvel ouvrage : Take Control of GarageBand -- Quand Apple a lancé GarageBand, j'étais tellement excité à l'idée de pouvoir faire de la musique sur mon iBook que je me suis précipité et ai acheté pour presque 1 000 USD d'équipement musical. Bien que je sois un musicien confirmé depuis des années, j'utilise GarageBand chez moi pour enregistrer des morceaux et des ambiance sonores qui me traversent l'esprit. Si vous êtes doté de iLife '04 et n'avez pas encore essayé GarageBand, n'hésitez pas et faites-le... même si vous croyez ne pas avoir le sens de la musique. (Tonya Engst a écrit sur ses premiers pas avec GarageBand quand mon premier ebook est sorti - "Take Control of Making Music with GarageBand" - : cf l'article "How GarageBand Made Me Feel Young and Hip" dans TidBITS-735).

<http://db.tidbits.com/ getbits.acgi?tbart=07720>
<http://www.t idbits.com/takecontrol/garageband-music.html>

[Jeff Tolbert est un musicien, peintre et graphiste à Seattle. IL joue de la basse et de la guitarre et s'améliore de jour en jour sur un clavier. Ces dernières années il a joué dans de nombreux groupes tels que What Fell?, les Goat-Footed Senators, les Diary of Anne Frank String Quartet, 80 Bones et the Fireproof Beauties.]


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