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Dernière mise à jour: Mercredi, le 08 juillet 1998

TidBITS#436/29-Juin-98 :

Quand Apple sortira le iMac, les utilisateurs Macintosh ne rateront pas le (Universal Serial) Bus. Jerry Kindall nous explique ce que c'est qu'USB et ce que cela implique pour les usagers du Mac. Nous vous expliquons également comment ShareWay IP permet à l'équipe de TidBITS de garder le contact. Par ailleurs nous avons du nouveau sur PlusOptimizer et DiskExpress Pro, Summary (l'analyseur de connections WWW), l'utilitaire Extension Overload, BBEdit et la version 4.5.3, la nouvelle liste de courriel WinMac, "The Tilery 4.0", sans oublier Palm Buddy, un utilitaire bien pratique pour les utilisateurs du PalmPilot.

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MailBITS/29-Jun-98

Liste de diffusion concernant l'intégration du Mac et de Windows -- Marc Bizer <mlbizer@mail.utexas.edu> a mis en place la nouvelle liste de diffusion WinMac pour des discussions intelligentes entre des utilisateurs expérimentés sur les problèmes d'intégration de Windows 95/98/NT et de Mac OS. Les discussions seront modérées activement par Steve Hyman <steveh@practech.com> et seront limitées aux problèmes logiciels. Les sujets admis comprennent la connectivité, l'échange de fichiers, l'émulation, la gestion des utilisateurs, la gestion des services et ainsi de suite. Les débats comparatifs portant sur la facilité d'utilisation de l'un ou l'autre OS sont admis dans le contexte de discussions argumentées mais la courtoisie est de mise. Pour s'abonner, envoyez un courrier électronique à <winmac-on@xerxes.frit.utexas.edu>. Comme on peut s'attendre à ce que le trafic initial soit important, vous pouvez vous abonner à la version compilée en envoyant un courrier électronique à < winmac-digest@xerxes.frit.ute xas.edu>. Pour résilier votre abonnement, envoyez un courrier électronique à < winmac-off@xerxes.frit.utexas.ed u>. [ACE]

The Tilery 4.0 se prépare au combat -- Rick Holzgrafe de Semicolon Software a lancé aujourd'hui "The Tilery 4.0", la dernière version de son lanceur (shareware à 15$). (TidBITS a parlé de la version précédente dans "Desktop Launchers, Part IV" cf. TidBITS-278). "The Tilery" propose des pavés graphiques qui, lorsqu'ils sont cliqués, ouvrent les applications, les documents, les dossiers, les volumes, les tableaux de bord et les serveurs. De plus, des pavés automatiques apparaissent pour les applications en cours. La version 4.0 comprend de nouvelles fonctions comme des menus locaux aux pavés pour accéder à des caractéristiques supplémentaires, le contrôle via le clavier, des raccourcis-clavier pour les pavés, des ensembles de pavés et des étiquettes-texte éditables pour les pavés. The Tilery 4.0 se présente sous la forme d'un fichier compacté de 442ko à télécharger.

<http://www2.semicolon.com/Rick/Tilery.html>
<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=01479>

Un nouveau compagnon ("buddy") pour les possesseurs d'un PalmPilot et d'un Mac -- Florent Pillet <florent.pillet@wanadoo.fr> vient de publier Palm Buddy, un partagiciel Macintosh à $20 qui donne aux propriétaires d'un PalmPilot plus d'options pour manipuler les données sur leur agenda électronique. Contrairement au logiciel HotSync intégré au PalmPilot (et qui synchronise les données entre le Palm et votre ordinateur de bureau), Palm Buddy établit une connexion ouverte et active avec le PalmPilot. Ceci vous permet de voir le catalogue des fichiers du Pilot, d'installer des applications depuis le Finder par un simple glisser-déposer, d'effectuer une sauvegarde complète des données du Pilot, et de restaurer des sauvegardes précédentes. Palm Buddy dispose également d'une architecture acceptant des extensions ("plug-ins") qui, dans sa version actuelle, convertit les fichiers texte au format AportisDoc afin de les lire le Pilot.

<http://perso.wanadoo.fr/fpille t/#palmbuddy>
<http://www.aport is.com/products/AportisDoc/benefits.html>

Si vous avez récemment installé la Mise à Jour 2 Mo pour votre PalmPilot, Palm Buddy offre une solution partielle pour contourner les dysfonctionnements logiciels présents dans la MEM (ROM) de la carte de mise à jour, problèmes qui sont une véritable nuisance pour les utilisateurs de Mac (voir "PalmPilot Upgrade Card Problematic for Mac Users" dans TidBITS-435). Puisque ces problèmes empêchent les utilisateurs de Mac d'installer de nouvelles applications via la fonction HotSync, vous pouvez utiliser Palm Buddy pour charger directement les programmes et assurer des sauvegardes de leurs fichiers de données. Le mauvais coté de la chose c'est que, bien que vous puissiez créer des sauvegardes des données appartenant aux applications intégrées du PalmPilot (comme le Répertoire d'Adresses), Palm Buddy ne synchronise pas les fichiers du PalmPilot avec ceux du Desktop (Bureau). De ce fait, les changements effectués au moyen du logiciel Pilot Desktop ne seront probablement pas transférés vers le PalmPilot la prochaine fois que vous tenterez d'utiliser HotSync. Palm Buddy se présente sous la forme d'un téléchargement de 990K. [JLC]

<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=04944>

Les bonds de PlusOptimizer et la promesse d'une mise à jour de DiskExpress Pro -- Un peu plus d'une semaine après le lancement de PlusOptimizer, le logiciel d'optimisation de disque d'Alsoft vendu 29,95 $, une mise à jour gratuite vers la version 1.1 est proposée. Cette mise à jour permet à PlusOptimizer de fonctionner même en présence de répertoires endommagés que SOS Disque ne peut réparer et crée un rapport détaillé du processus d'optimisation ; elle donne en outre la possibilité aux utilisateurs de lier des fichiers et offre une barre de progression plus précise. Pour recevoir cette mise à jour gratuite, les utilisateurs existants doivent passer par le service de courriel d'Alsoft qui vérifie les numéros d'enregistrement avant d'envoyer le fichier de 532 Ko.

< http://www.alsoft.com/plusoptimizer.html>
< http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=04937>

Plusieurs lecteurs ont exprimé leur désaccord avec notre opinion sur PlusOptimizer, lequel ne reprend que certaines fonctionnalités de DiskExpress Pro. Bien qu'aucune déclaration n'ait été publiée sur le site d'Alsoft, la compagnie a affirmé à plusieurs lecteurs qu'elle fournira gratuitement aux clients existants la mise à jour de DiskExpress Pro compatible avec Mac OS 8.1 et HFS Plus. Cependant, certains utilisateurs de DiskExpress Pro ont eu l'impression qu'ils n'avaient pas d'autre choix que d'acheter PlusOptimizer en attendant la sortie de la mise à jour de DiskExpress Pro. L'autre option, bien sûr, est de ne pas se soucier des problèmes de fragmentation de disque, d'autant que l'on surestime souvent la réalité des problèmes de performance dus à la fragmentation. Une simple sauvegarde suivie d'une restauration élimine également la fragmentation. Car vous disposez de bonnes sauvegardes, n'est-ce pas ? [ACE]

BBEdit passe à 4.5.3 -- Bare Bones Software a sorti la semaine dernière une mise à jour gratuite de BBEdit 4.5, son célèbre éditeur texte et HTML. La mise à jour 4.5.3 apporte des améliorations aux fonctions FTP intégrées et à la fonction "Recherche de différences", ainsi qu'un certain nombre de corrections mineures de bogues. On peut télécharger le fichier au format BinHex (2,7 Mo) ou MacBinary (1,9 Mo). [ACE]

<http://web.barebones.com/products/bbedit/bbedit.html>
<http://web.barebones.com/support/update.html>

Web Summary à votre service -- Jason Linhart, qui gère la version Macintosh d'Analog, graticiel d'analyse de site Web, vient de sortir Summary 1.0, un logiciel très intéressant analysant les connections sur un site Web . Plutôt que de générer une simple page Web contenant des rapports multiples, Summary agit comme un serveur Web spécialisé, offrant n'importe quel de ses 60 rapports, à la volée, à n'importe qui se connectant avec un navigateur. Bien sûr, une protection par mot de passe est possible et une option vous permet de quitter Summary et de le redémarrer sans devoir ré-indexer le fichier de connection, ce qui rend possible l'utilisation "à la demande" de Summary. Summary peut aussi analyser de multiples fichiers de connections sur une période donnée, ce qui était difficile avec bon nombre des autres logiciels traditionnels d'analyses de connexions Web. Summary est un partagiciel à 59$ et pèse 345 K au téléchargement. Un PowerMac, une connexion Internet et un navigateur Web sont requis pour son utilisation. [ACE]

<http://summary.net/summary/>
<http://summary.net/soft/analog.html>

Trop-plein d'extensions -- Teng Chou Ming a sorti le partagiciel à 10$ Extension Overload 2.7, une application DOCMaker qui offre des informations sur 666 extensions, 245 tableaux de bord, les "oeufs de Pâques" cachés dans les logiciels, les Codes d'erreur Macintosh et bien plus encore. Il est moins complet que le le partagiciel équivalent de Dan Frake: InformInit 8.1 mais s'en rapproche néanmoins. (voir l'article sur InformINIT dans TidBITS-429). Bien qu'il y ait beaucoup d'éléments en commun entre les deux, ils donnent des informations qui se complètent. Extension Overload se présente sous la forme d'un fichier de 227 K à télécharger. [ACE]

<http://www.mir.com.my/~cmteng/>
<http://cafe.AmbrosiaSW.com/DEF/InformINIT.html>
<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=04879>


Démultipliez vous avec ShareWay IP

par Adam C. Engst <ace@tidbits.com>

Comme de plus en plus de petites entreprises, TidBITS n'a pas de bureau central. Nous travaillons chacun chez nous et nous réunissons pour la plupart sur l'Internet. Nous utilisons le courrier électronique privé et des listes de distribution pour communiquer. Nous dépendons de serveurs web privés pour les statistiques, la mise en page, la distribution des mises a jour TidBITS, et le transfert de brouillions d'articles et d'éditions de l'un vers l'autre pendant la rédaction. Depuis le temps que nous fonctionnons ainsi, nous avons établi diverses procédures pour gérer toutes ces taches, et même si elles sont spécifiques a TidBITS, beaucoup d'entreprises peuvent s'en inspirer pour répondre à des besoins similaires.

Bonjour AppleShare IP ! -- Quand Apple a annoncé la sortie d'AppleShare IP 6.0, avec sa capacité de gérer HTTP, FTP, et le courrier électronique sur Internet, j'ai bondi sur l'opportunité de l'essayer surtout à cause d'une fabuleuse nouvelle fonction que l'on attendait depuis des années - le partage de fichiers Macintosh standard par le biais d'Internet et ce grâce à l'extension AppleShareClient Chooser (Selecteur de client AppleShare) 3.7 ou ultérieure, qui fonctionne avec les Systèmes 7.5 - 8.x et qui est fournie avec Mac OS 8. (L'accès aux volumes partagés sur Internet est facile. Il suffit de lancer le Selecteur, cliquer sur le bouton AppleShare, cliquer sur le bouton adresse IP du serveur, taper l'adresse IP du serveur AppleShare dans la boite de dialogue qui apparaît, puis cliquer sur le bouton Connect avant de procéder comme on fait d'habitude avec un serveur AppleShare.)

<http://www.apple.com/appleshareip/>

Pourquoi était-ce important pour TidBITS? Avec six personnes qui travaillent sur n'importe lequel des fichiers constituant les articles de l'édition hebdomadaire, nous devons être très vigilants quand à la "traçabilité" des fichiers: il faut pouvoir savoir à tout moment qui travaille sur quel fichier et quand celui-ci à nouveau disponible pour que quelqu'un d'autre puisse y travailler à son tour. Pendant un moment, nous avons utilisé un serveur FTP basé sur "NetPresenz" pour stocker les fichiers que nous basculions entre un dossier IN et OUT, en ajoutant nos initiales, de façon à ce que les autres puissent savoir qui travaillait sur quel fichier. C'était l'horreur!!! Nous avions a taper des noms de fichiers compliqués, et les erreurs étaient monnaie courante. Au moment de remettre la nouvelle version du fichier, il fallait soit le sortir du dossier OUT et le renommer dans IN, soit télécharger la nouvelle version dans IN et détruire l'ancien fichier dans OUT. Or, renommer et déplacer des fichiers ne sont pas des actions que la plupart des clients FTP effectuent correctement.

Au contraire, le Finder est très fort pour renommer et déplacer des fichiers, et dès que nous avons fait tourner AppleShare IP, tous les membres de l'équipe pouvaient monter le serveur interne de fichiers sur leur bureau comme ils le feraient pour un volume AppleShare. A l'occasion, certaines personnes ouvraient même des fichiers distants à travers Internet, bien que ce soit en général trop lent pour être efficace, vu que nous n'avons qu'une connection a 56Kbits/s; par contre avec une ligne T1 cela devrait être tout à fait possible. Finalement, bien que notre système soit organisé de façon à ce que nous n'ayons pas à faire cela souvent, il est possible d'utiliser la fonction "Recherche de Fichiers" dans le menu "Fichier" pour faire une recherche dans un volume monté à travers l'Internet, ce qui est assez pratique.

Au revoir AppleShare IP -- Malheureusement, AppleShare IP 5.0 avait des problèmes. C'était un gouffre à RAM, nécessitant pas moins de 32 MB de RAM (j'ai mis une heure pour accéder à l'intérieur de notre Power Mac 7100/66 afin d'y installer suffisamment de RAM - c'est un début qui promet). L'interface d'AppleShare IP est basé sur OpenDoc, et bien que cela ait pu être politiquement correct à l'époque où il fût développé, cela posa problème à de nombreux programmes d'administration de serveurs. Encore pire, OpenDoc m'empêchait de redémarrer le serveur automatiquement chaque nuit, car AppleShare IP affiche un dialogue de confirmation de sortie de programme (du genre "Voulez vous vraiment....?"). Avec une application Mac normale, l'utilitaire gratuit "Okey Dokey Pro" aurait été capable de répondre automatiquement et permettre ainsi le redémarrage. Mais, les boutons d'OpenDoc ne sont pas reconnus par "Okey Dokey Pro". De plus, j'essayais de faire tourner une version instable d'"Apple e.g". pour gérer la base de données d'articles de TidBITS et son moteur de recherche; quand ce moteur plantait, l'utilitaire de reconnection automatique "Keep It" Up ne pouvait redémarrer l'ordinateur à cause de ce même dialogue de confirmation d'AppleShare IP. En bref, AppleShare IP semait le désordre dans notre organisation et un jour, dans un accès de rage je l'ai effacé et ai réinstallé un Dossier Système propre pour pouvoir revenir à WebSTAR, NetPresenz, et Personal File Sharing. (Notez que j'utilisais AppleShare IP 5.0 - une mise à jour 5.0.2 sortit peu de temps après que j'eus décidé de revenir à ma première configuration, il est d'ailleurs possible que cela explique en partie mon irritation face à ce programme.)

<ftp://mirrors.aol.com/pub/info-mac/gui/okey-dokey-pro-203.hqx>
<http://www.research.apple.com/technology/eg/>
<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbser=1045>
<http://www.vl-brabant.be/mac/kiu.html>

Bonjour ShareWay IP -- J'aurais déclenché une mutinerie si j'avais forcé tout le monde à retourner à la procédure de manipulation des fichiers via FTP. Par chance, Open Doors Networks venait alors de sortir ShareWay IP (version actuelle : 1.1.1), une petite application agissant comme une passerelle IP pour le Partage de Fichier Personnel ou tout autre serveur de fichier compatible avec AppleTalk Filing Protocol (AFP) : ceci inclut les anciennes versions d'AppleShare ou celles disponibles pour les serveurs Windows NT, les Serveurs Novell ainsi que les serveurs Unix AppleShare.

<http://www.opendoor.com/shareway/>
<http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=04178>

TidBITS n'est pas une grosse organisation, et en comparaison avec le mammouth AppleShare IP, ShareWay IP était parfait. Au lieu des 32 Mo de RAM réclamés par AppleShare IP 5.0, j'obtenais deux fois plus de performance avec moins de 8Mo de RAM en utilisant plutôt WebSTAR 1.3.2 pour HTTP, NetPresenz 4.1 pour le FTP (j'aurais également pu l'utiliser comme serveur HTTP si ma capacité en RAM avait été encore plus faible), Eudora Internet Mail Server 1.2 pour le courrier électronique et ShareWay IP Edition Personnelle associé au Partage de Fichiers Personnels et le Partage Internet.

De plus, ShareWay IP était l'unique nouveau venu dans le système, et il remplissait parfaitement son rôle. ShareWay IP Edition Personnelle ne fonctionne qu'avec le Partage de Fichier Personnel sur une machine unique, mais, ce qui fait qu'il consiste en un unique bouton de démarrage qui active la passerelle IP une fois le partage de fichier démarré. ShareWay IP sait gérer le fait de quitter l'application pendant que la passerelle est encore active (le bouton de démarrage devient alors un bouton d'arrêt quand la connection est encore active), et réactive la passerelle au prochain lancement.

En résumé, ShareWay IP Edition Personnelle est extrêmement simple. Open Door Networks vend également deux autres versions qui permettent à un Mac de fonctionner comme un relais pour n'importe quelle autre machine sur le réseau, pourvu qu'elle ait le partage de fichier activé ou qu'elle soit un serveur AFP. ShareWay IP Edition Standard le permet pour un seul autre serveur, alors que ShareWay IP Edition Professionnelle le permet pour beaucoup d'autres serveurs avec en plus des statistiques sur les accès, des graphiques, des journaux et une liste pouvant être triée des connexions actives.

<http://www2.opendoor.com/gateway/ShareWayIPPro.html>

Problèmes mineurs -- Durant l'usage intensif que nous avons pu en faire, nous n'avons pas rencontré de problème directement liés à ShareWay IP. Cependant, nous avons eu un problème ennuyant qui semble être dus au logiciel client AppleShare de Mac OS. Quand certains parmi nous, mais pas tout le monde, démontaient le volume du serveur de leur bureau il arrivait que le Finder quitte et redémarre ou bien plante la machine. Ce problème ne semble pas affecter les performances du serveur, mais c'est néanmoins frustrant. La solution de garder constamment le serveur monté via l'Internet n'est pas viable, car la lenteur de la connection Internet fait que chaque changement sur le serveur provoque des ralentissements sur toutes les machines connectées au serveur.

Le seul vrai problème de ShareWay IP est son manque de sécurité. ShareWay IP s'appuie sur les mesures de sécurité du serveur pour lequel il agit comme pont. Cette décision est judicieuse. Toutefois beaucoup de personnes utilisent le partage de fichiers en donnant un accès total aux invités. C'est une très mauvaise habitude, qui avec l'usage d'un logiciel comme ShareWay IP peut entraîner des conséquences graves. Si vous utilisez ShareWay IP, prenez le temps de mettre en place des mesures de sécurité avant d'ouvrir la porte de votre serveur au monde entier par le biais d'Internet.

D'un certain point de vue, ShareWay IP offre plus de sécurité que d'autres solutions tel les logiciels FTP. Il utilise un numéro de port spécifique pour les branchements, permettant ainsi à un logiciel contrôlant l'accès au port d'en limiter l'accès à des ordinateurs spécifiques. De plus, comme ShareWay IP utilise la fonction d'AppleShare pour l'échange des mots de passe et qu'AppleShare encode les mots de passe grâce à un échange bilatéral de numéros choisis au hasard, les mots de passe ne circulent jamais sur le réseau, contrairement à ce qui se passe avec FTP.

Il n'y a pas de journal de bord permettant de répertorier qui était branché à un moment précis, que ce soit dans la version personnelle ou standard de ShareWay IP , pas plus d'ailleurs dans le logiciel de partage de fichiers personnels proposé par Apple. Le moniteur du partage de fichiers du système 7 ou le taquet "Suivi du Partage de Fichiers" du système 8 vous disent qui est connecté au moment précis de la consultation mais non qui s'est connecté auparavant. Pour le savoir, il faut utiliser l'édition professionnelle de ShareWay IP ou une combinaison de AppleShare IP et AFP Logger également proposé par Open Door Networks.

<http://www.opendoor.com/logger/>

ShareWay IP est livré avec une documentation électronique au format HTML, certes spartiate, mais conforme à son interface minimaliste. La documentation est commune aux éditions Personnelle et Standard, ce qui peut être un peu déroutant pour les utilisateurs de la version Personnelle.

Un outil monofonction -- Il ne faut pas se leurrer, ShareWay IP est un outil destiné à faire une seule chose: rendre des serveurs compatibles AFP accessibles à des utilisateurs Macintosh à travers Internet ou via TCP. Il n'utilise quasiment pas de RAM, a une interface minimale, et ne semble pas affecter les performances ou la stabilité du serveur. En bref, ShareWay IP est idéal pour les petites structures qui ont besoin de partager des fichiers à travers Internet, et devient un composant essentiel de notre boîte à outils logiciels pour serveur Internet.

La version actuelle de Shareway IP est 1.1. ShareWay IP Personal Edition est disponible directement auprès d'Open Door Networks pour 79$ (69$ en licence éducation). L'Edition Standard coûte 249$ (179$ en licence éducation), et l'Edition Professionnelle coûte 479$ (349$ en licence éducation). En comparaison, le coût d'AppleShare IP va de de 800$ pour une licence 5 utilisateurs à environ 2000$ pour une licence non limitée en nombre d'utilisateurs. Toutes les versions de ShareWay IP sont disponibles en version d'essai fonctionnelles 10 jours, et les versions Personnelle et Standard donnent lieu à des tarifs dégressifs selon le nombre acheté.


USB - montez dans le Bus !

par Jerry Kindall <kindall@manual.com>

Avec l'annonce de la naissance de iMac un nouvel acronyme a fait son apparition dans le monde du Macintosh - USB. envolés nos bons vieux ports ADB , port modem et port imprimante, sans parler du SCSI. Pourquoi Apple migre-t'elle vers USB? Quel était le problème a vec les ports série et quels sont les avantages de l'USB?

<http://www.apple.com/imac/>

Qu'est ce que USB? USB signifie "Universal Serial Bus" et est en fait une variante spéciale du port série qui fait de plus en plus d'adeptes dans le monde Windows. La plupart des dernières générations de PC sont dotés d'au moins un port USB, et Windows 98 promet les joies du "plug and play" pour les périphériques USB qui y sont connectés. (Bien que le crash très médiatisé de Bill Gates lors du dernier COMDEX s'est justement produit lorsqu'il connectait un scanner USB à un PC sur lequel tournait Windows 98. Ce qui n'a rien d'étonnant pour toute personne qui a déjà goûté la véritable saveur du "plug and play" de Windows.)

A moyen terme l'idée derrière USB est qu'il remplacera tous les ports basse et moyenne vitesse qui traînent à l'arrière des PC (même si la plupart des PC dotés de ports USB disposent également de quelques-uns des anciens ports). Il rempla cxera donc le port série mais aussi le port clavier, le port souris (sur le PC, le port souris est un port série à part) ainsi que le port parallèle. Souvenez vous que sur le PC, le port parallèle ne sert pas qu'a connecter l'imprimante mais également les lecteurs Zip, lecteurs de bande, scanners et même certains modems.

Comme le port USB va remplacer d'un coup le port parallèle et le port série à basse vitesse, autant vous dire qu'il est conçu pour être plutôt rapide. Les périphériques USB peuvent dialoguer avec l'ordinateur en deux vitesses : 1.5 Mbps et 12 Mbps (nous parlons ici de millions de bits par seconde, et souvenez-vous qu'il y a 8 bits par octet si vous voulez faire la conversion en octets par seconde). En comparaison, la vitesse maximale du port série du Mac est de 230.4 Kbps, tandis que celle du port ADB dépasse à peine 1 Kbps. Les périphériques comme le clavier ou la souris utiliseront la plus lente des vitesses du port USB, tandis que les Zip, les imprimantes et les scanners utiliseront la plus rapide. Ces deux vitesses peuvent être obtenues à partir d'un seul bus USB.

Ah, le bus ! Ce terme évoque l'Apple Desktop Bus (ADB), c'est-à-dire l'outil habituel d'Apple pour connecter des périphériques à l'unité centrale, ceci facilement et à la chaîne. USB ne gère pas les enchaînements de la même manière. Chaque port USB ne peut accueillir qu'un et un seul périphérique. Cependant, ce périphérique peut être un commutateur qui comporte de son coté plusieurs ports USB, permettant ainsi la connexion d'autres périphériques. En utilisant plusieurs commutateurs, on peut ainsi connecter jusqu'à 127 périphériques sur un seul port USB (à moins évidemment que vous n'utilisiez un périphérique qui serait doté d'un unique port d'entrée, chose peu probable dans le contexte actuel de guerre des prix sur le marché PC).

Tout comme les périphériques ADB, les périphériques USB seront alimentés directement par le bus, avec toutefois des limitations. Si vous avez des périphériques qui requièrent trop de puissance, il vous faudra alors un commutateur doté d'une alimentation propre (les gros consommateurs d'énergie, c'est-à-dire les périphériques possédant des parties mobiles et des moteurs - comme les imprimantes et les scanners - auront leur propre alimentation et ne dépendront donc pas du bus USB pour leurs besoins en électricité).

Les périphériques USB -- Quels types de périphériques seront disponibles ? Périphériques d'entrée de données, évidemment: claviers, souris, tablettes graphiques, joysticks, etc ... Tout ce qui se connecte habituellement sur le port parallèle d'un PC pourra l'être sur l'USB, ce qui signifie que nous verrons pointer probablement des lecteurs ZIP et d'autres mémoires de masse relativement lentes (en fait, Imation and Panasonic ont déjà annoncé une version USB de leur SuperDisk drive LS-120, qui lit aussi bien les disquettes 120 Moctets et 1,44 Moctets). D'autres candidats à l'USB incluent des lecteurs de bandes, des scanners, des appareils photographiques numériques, des modems et des imprimantes. Newer Technology a ainsi annoncé son projet de développer un lecteur de disquettes USB spécifiquement pour l'iMac. Beaucoup de modems câble et d'adaptateurs ADSL opèrent dans la bande passante de l'USB, nous pourrions donc les voir également sur USB. Les 12 Mbits/sec de l'USB sont plus rapides que les 10 Mbits/sec de l'Ethernet .

Bien qu'il y ait des lecteurs Zip (ou des lecteurs de cartouches optiques tel le LS-120) compatibles USB, ne vous attendez pas à des performances stellaires de la part des disques durs qui y seront connectés. Bien qu'un lecteur Zip soit sans doute plus rapide, connecté sur USB que sur un port parallèle PC, et qu'il affiche des performances plus que satisfaisant pour un utilisateur de ce genre de dispositif, SCSI reste néanmoins plus rapide. Même la version la plus lente du bus SCSI présente un débit de transfert de 5 Moctets/s, plus de 3 fois le débit de l'USB. De son coté, le nouveau Ultra/Wide SCSI III peut même atteindre 40 Moctets/s . Pour les disques durs et la capture vidéo, vous aurez donc encore besoin du SCSI, ou du Fire Wire, le port série à grande vitesse, mais ceci est une autre histoire...

USB et le Mac -- Et comment les utilisateurs de Mac profiteront-ils d'USB ? La réponse est évidente : nous pourrons, nous aussi, aller faire nos courses dans les travées, très compétitives, des équipements PC. D'ici peu, vous pourrez acheter des claviers à 15 dollars (75 Fr.) comme vos petits camarades PCistes. (Bien sûr, ce seront des claviers pour PC, mais ils fonctionneront sur votre Mac). Chaque périphérique USB s'identifie par un "type" générique : du genre "je suis un clavier", "je suis une souris", "je suis un générateur de réalité alternative". Un Mac compatible USB sera doté d'un gestionnaire USB avec des drivers (pilotes) incorporés qui lui permettront au minimum de communiquer avec de nombreux périphériques. Vous aurez toujours besoin de pilotes adaptés au Mac pour tirer pleinement profit de la plupart de ces périphériques. Mais pour un constructeur qui veut s'attaquer aux deux marchés, cela revient beaucoup moins cher de faire coder un petit bout de logiciel complémentaire plutôt que d'avoir à fabriquer deux versions différentes de son modèle (l'une dotée d'un port parallèle, l'autre d'un port SCSI). Les cartes pour PC fonctionnent maintenant presque toutes de la même façon : ainsi n'importe quel pilote pour carte modem PC reconnaît presque n'importe quelle carte modem PC, même si des cartes plus spécialisées nécessitent encore des pilotes spécifiques. Quelques constructeurs ont d'ores et déjà annoncé qu'ils apporteraient leur soutien aux périphériques USB pour Mac. Si le iMac décolle aussi bien que l'espèrent les revendeurs, bien d'autres constructeurs devraient suivre le mouvement.

Dans le monde Windows, USB a dû livrer une sacrée bagarre à cause de ces pilotes. Une des raisons fondamentales du succès de Windows, ces dernières années, est que Microsoft livre, avec son OS, une collection de pilotes adaptés à toutes sortes de cartes. Les difficultés et conflits d'installation sont donc réduits. Mais comme USB est sorti après Windows 95, les pilotes ont été fournis individuellement par chaque constructeur de périphériques USB, et ça a été le chaos. La toute nouvelle mouture de Windows 98 offre une meilleure compatibilité avec USB ; on peut donc espérer que la situation devrait se calmer. Apple, elle, a choisi d'inclure des pilotes pour les périphériques USB les plus courants, ce qui devrait rendre USB bien plus compatible avec le Mac.

A noter que le clavier de l'iMac est doté d'un commutateur à deux ports intégré, permettant ainsi de connecter un périphérique supplémentaire aux côtés de la souris. L'iMac lui-même est pourvu de deux ports USB indépendants (chacun ayant sa propre bande-passante de 12 Mbps), signifiant ainsi que l'on peut connecter en standard deux périphériques USB supplémentaires à l'iMac (en plus de la souris et du clavier), l'un connecté directement à l'ordinateur et l'autre raccordé au clavier. Au cas où vous seriez en manque de ports USB, les commutateurs USB quatre ports coûtent actuellement environ $100, mais certains observateurs envisagent une baisse des prix jusqu'à $50 lorsque l'USB se sera démocratisé, un peu comme ce fût le cas pour les commutateurs Ethernet.

Parallèlement à Newer Technology qui annonce sa volonté de créer un convertisseur USB-port série, la rumeur laisse entendre qu'au moins un fabricant devrait présenter un périphérique USB qui offrirait des ports série Mac "ancienne mode", ADB et SCSI (lent, très lent), afin que les utilisateurs qui migrent sur iMac à partir d'un Mac plus ancien puissent au moins emporter avec eux leurs vieux modems et imprimantes et brancher leurs vieux disques durs le temps de transférer leurs données. Un iMac avec un tel adaptateur ainsi qu'un lecteur de carte de crédit ADB et un lecteur de code-barres ferait un terminal de point de vente du feu de Dieu (ceci au moins jusqu'à l'apparition de la version Mac USB de ces périphériques). Bien qu'il ne soit jamais bon de porter foi à la rumeur, c'est un produit qui semble aller de soi d'un point de vue commercial, s'il est produit à un prix raisonnable. N'espérez cependant pas une compatibilité logicielle à 100%, certains logiciels ont été bâtis sur le roc de la conviction (erronée) que les caractéristiques des ports série ne changeraient jamais.

Vous trouverez plus d'informations concernant l'USB sur le site web mis en place par un consortium industriel USB. Vous pourrez y voir quels types de périphériques sont d'ores et déjà disponibles en visitant la rubrique "USB Stuff" (NDT: matériel USB), qui propose une liste détaillant les produits USB. Enfin, le site "MacInTouch" a réuni un certain nombre d'informations sur USB avec la collaboration de ses lecteurs.

<http://www.usb.org/>
<http://www.usbstuff.com/>
<http://www.macintouch.com/usb.html

[Cet article est repris et mis à jour avec l'accord de MWJ, le quotidien des utilisateurs de Macintosh sérieux. Si vous manquez d'informations perspicaces sur le Macintosh, demandez un abonnement gratuit, sans obligation d'achat à deux numéros de MWJ, ou bien téléchargez quelques uns des articles disponibles sur leur site WWW, site également à consulter pour plus d'informations.]

<http://www.gcsf.com/>


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