Vous voulez vivre vite ? L'odeur de gomme brûlée du FireWire vous enivre ? Alors c'est pour vous que Apple vient de dévoiler ses nouveaux modèles Power Mac G4 à 500 MHz, des PowerBooks gonflés à 500 MHz et équipés de FireWire ainsi que des iBooks boostés. Vous vous sentez une âme de joueur ? La saisie conservatoire du logiciel Connectix Virtual Game Station a été annulée - mais Sony revient à l'attaque en portant l'affaire dans le domaine de la propriété industrielle. Vous révez d'une alternative à FileMaker ? Matt Neuburg se penche sur Helix, fraîchement ressuscité, un environnement virtuel de développement de bases de données. Nous notons par ailleurs les sorties de Eudora 4.3.1, GraphicConverter 3.8, ainsi que (hum) Windows 2000.
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Ce numéro est traduit de l'américain par:
Eudora 4.3.1 remplace la version 4.3. -- Après avoir sorti un peu trop précipitamment Eudora 4.3, Qualcomm a peu de temps après publié la version 4.3.1, qui corrige un bogue engendré par l'effacement accidentel d'une simple ligne de code lors de la compilation de la version définitive. Le bogue affecte la version "Publipayée" (Payée par la Pub, "sponsorised"). En mode "Publipayé", Eudora 4.3 n'allait pas chercher les bandeaux publicitaires sur le serveur d'Eudora. Super ! me direz-vous, mais malheureusement, au fil des jours Eudora 4.3 rouspète de plus en plus et réclamme à l'utilisateur son quota de publicités. Au bout de quelques semaines au régime sec le logiciel finit pas repasser en mode "Light". C'est pourquoi si vous aviez téléchargé la version 4.3 et l'utilisiez en mode Publipayé, vous serez ravi d'apprendre que vous pouvez la remplacer par la version 4.3.1. Une fois encore, si vous êtes déjà utilisateur d'Eudora Pro 4.x, attendez la sortie de la mise à jour, qui transformera votre Eudora en version 4.3, en conservant le numéro d'enregistrement - en effet, l'installeur complet d'Eudora 4.3.1 n'acceptera pas un numéro d'enregistrement pour Eudora 4.x. La mise à jour de la version Pro, initialement prévue pour la semaine dernière, devrait sortir dans la semaine qui vient.
http://www.eudora.com/download/
http://www.eudora.com/email/upgrade/
Notez également que nous avons révisé les caractéristiques de la configuration requise pour Eudora dans notre article de la semaine dernière (TidBITS-517). Eudora 4.3.1 nécessite un Macintosh PowerPC avec MacOS 7.6 ou plus récent et QuickTime 3.0.2 ou plus récent (vous pourrez télécharger ce dernier depuis le programme d'installation d'Eudora). Eudora 4.3.1 est disponible en téléchargement sous la forme d'un fichier de 5,6 Mo. [ACE]
http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=05800
GraphicConverter 3.8 intègre AppleScript et corrige quelques bogues. -- Lemke Software a mis à jour GraphicConverter (version 3.8) rendant les versions PowerPC compatible avec Applescript et apportant de nombreuses corrections à cet utilitaire polyvalent de traitement d'images. (GraphicConverter s'est très bien classé lors de notre récent sondage sur les applications de traitement d'images ; consultez les résultats dans l'article "Résultats du sondage : osez la couleur" dans
http://www.graphicconverter.net/
http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=05793
Farallon annonce la sortie de sa carte SkyLINE à 11 Mbps. -- Farallon Communications a annoncé une nouvelle version de sa carte réseau sans fil SkyLine 802.11 tournant à 11 Mbps (vitesse précédente 2 Mbps). La sortie est prévue en avril. Cette carte PCMCIA compatible Air-Port permettra un accès Ethernet sans fil sur les récents portables Mac Powerbook (modèles 2400, 3400 et séries G3 avec compatibilité prévue avec les modèles 190, 1400, et 5300) ainsi que des portables PC dotés d'une extension PCMCIA type II, tournant sous Windows 95, 98 et NT (la compatibilité avec Windows 2000 est prévue). Farallon a déjà annoncé le prix ce cette nouvelle carte, mais prévoit une mise à jour à prix réduit pour les possesseur du modèle à 2 Mbps. [ACE]
http://www.farallon.com/news/00_02_16.html
Microsoft lance Windows 2000. -- La semaine dernière, Microsft a officiellement lancé Windows 2000, le successeur de Windows NT, son système d'exploitation orienté serveurs d'entreprises. Windows 2000 comporte des options plus orientées grand-public tel que la reconnaissance des périphériques USB et une compatibilité améliorée pour toute une série de jeux, mais il n'est pas pour autant une mise à jour de Windows 98 et il n'est certainement pas tout ce que la pub Microsoft veut bien laisser croire. Malgré des récits d'horreur déjà légendaires tel que les "63 000 bogues" relevés par Mary Ho Foley de Sm@rt Resseller's, les commentaires d'amis ayant installé le nouveau système indiquent que Windows 2000 semble être une mise à jour crédible. Du point de vue du Macintosh, Windows 2000 est intéressant surtout pour les services clients qu'il offre à cette plateforme. Les expériences raportées indiquent une amélioration par rapport à Windows NT 4.0. Mais n'imaginez pas pour autant que Microsoft tend ses bras vers la communauté Macintosh. Lisez à ce sujet l'article de Philip Michael qui décrit l'effet que cela faisait d'être un Macintoshien la semaine dernière à San Francisco lors du lancement de Windows 2000. [ACE]
http://www.micr osoft.com/MAC/msmacproducts/ntsmac.asp
http://macweek.zdnet.com/2000/02/13/crossplatform.html
http: //www.zdnet.com/pcweek/stories/news/0,4153,2436920,00.html
http://www.zdnet.com/f ilters/special2000/news/
http://macworld.zdnet.com/2000/02/18/windows2000.html
Résultat du sondage : payer avec la pub. -- Le lancement la semaine dernière d'Eudora 4.3 nous avait poussé à demander à nos lecteurs TibBITS ce qu'ils pensaient des applications affichants de la publicité en échange de l'activation d'options normalement payantes. Nous avons reçu plus de 850 réponses clairement partagées : 47 % des répondants ont indiqué trouver l'idée intéressante, tandis que les 53 % restants ont exprimé leur désapprobation modérée ou forte à cette nouvelle pratique. Les discussions sur TidBITS Talk ont également été partagées. Le sujet reste évidemment difficile à cerner : Eudora 4.3 est à ce jour la seule application largement utilisée à se servir de ce modèle et il n'est disponible que depuis une semaine. [GD]
http://db.tidbits.com/ getbits.acgi?tlkthrd=944
Sondage de la semaine : la gamme des parfums s'élargit. -- La semaine dernière, Apple a étendu la palette de couleurs de sa ligne iBook en incluant un portable aux couleurs graphite (voir ci-dessous) ouvrant ainsi à nouveau le chapitre du choix des couleurs d'Apple pour ses produits. La question du sondage de cette semaine est donc : quelle couleur aimeriez-vous voir ajouter à la gamme actuelle pour les futures machines d'Apple ? Nous vous proposons quelques thèmes de coloris couramment demandés, mais n'hésitez pas à faire de nouvelles propositions sur TidBITS Talk ! [GD]
par Mark H. Anbinder mha@tidbits.com
Lors de sa présentation en ouverture du MacWorld de Tokyo, le PDG de Apple Steve Jobs a introduit de nouvelles versions pour les portables et ordinateurs de bureau version professionnelle. Le petit dernier des PowerBook, appelé en accord avec la nouvelle norme d'appellation illogique d'Apple PowerBook G3 (FireWire), utilise le même format que la version précédente, le PowerBook G3 (clavier bronze). Une vitesse augmentée jusqu'à 500 MHz, une autonomie en mode bi-batterie de dix heures, un emplacement pour une carte Air-Port et deux ports FireWire prêts pour le vidéo en format digital sont les principales nouveautés du petit dernier. Son prix est situé entre 2 500 US$ et 4 000 US$. Les autres changements sont l'absence de port SCSI, un adaptateur de secteur de type iBook et un lecteur DVD-ROM qui est par contre incompatible avec le PowerBook G3 (bronze keyboard) alors que les autres utilitaires comme les batteries le sont.
http://www.apple.com/powerbook/
http://til
.info.apple.com/techinfo.nsf/artnum/n58581
http://til
.info.apple.com/techinfo.nsf/artnum/n58588
http://til
.info.apple.com/techinfo.nsf/artnum/n58582
http://til
.info.apple.com/techinfo.nsf/artnum/n58586
La ligne des iBook (a 1 600 US$) vous donne maintenant droit à 64 Mo de RAM et un disque dur de 6 Go. Un nouveau modèle de couleur Graphite offre toutefois les mêmes éléments mais avec un processeur cadencé à 366 MHz pour un prix de 1 800 US$. Les PowerMac G4 ont quant à eux ont eu droit à une augmentation de leur vitesse de processeur. Les trois configurations sont désormais cadencées à 400, 450 et 500 MHz débutant toujours au même prix de 1 600US$. Ceci permet à Apple de pouvoir enfin livrer leurs G4 avec les vitesses annoncées en août dernier.
http://www.apple.com/ibook/
http://www.apple.com/powermac/
http://db.tidbit
s.com/getbits.acgi?tbart=05615
Dans un autre ordre d'idée, Apple a annoncé une entente avec Dai Nippon Screen Manufacturing Co Ltd du Japon. Cette entente permettra à Apple d'inclure dans le MacOS X les polices de caractères de haute qualité de cette compagnie. Par le fait même, cela permettra à Apple d'être la compagnie offrant la plus grande gamme de caractères de ce type dans les ordinateurs personnels. MacOS X devrait être disponible vers Juillet 2000 et être préinstallé sur tous les produits Apple pour le début de 2001.
par Adam Engst ace@tidbits.com
Après la sortie en janvier 1999 de Virtual Game Station de Connectix, un logiciel émulateur qui permet à un PowerPC G3 (ou mieux) de jouer à quantité de jeux conçus au départ pour la Playstation de Sony (voir "Sur le quai de la Virtual Game Station" dans TidBITS-471
pour l'article complet), Sony avait rapidement lancé la justice aux trousses de Connectix afin d'obtenir un arrêt de la commercialisation de ce produit. Connectix avait gagné le premier round de ce procès lorsque le Tribunal d'Instance de San Francisco rejeta la requête de Sony demandant l'arrêt temporaire de la commercialisation de VGS, pendant que Sony déposait une plainte plus complète et plus contraignante. Sony avait obtenu une mesure conservatoire, en mai 99, et VGS avait été absent des étagères depuis ce temps, occasionnant sans aucun doute la consternation de Connectix au MacWorld Expos. Connectix avait aussi été empêché de travailler sur une version Windows de son produit, la compagnie prenant ainsi du retard par rapport à Bleem, un autre émulateur de PlayStation qui ne tourne que sur Windows.http://www.virtualgamestation.com/
http://db.tidbits.com/ getbits.acgi?tbart=05314
http://db.tidbits.com/ getbits.acgi?tbart=05252
http://www.bleem.com/
Mais la Neuvième Cour d'Appel des États-Unis a récemment désavoué le Tribunal d'Instance de San Francisco dans sa première injonction préliminaire, concluant que "la décompilation du BIOS Sony, à partir d'une console Playstation de Sony achetée par des ingénieurs, est conforme à une utilisation normale. Les autres copies intermédiaires du BIOS Sony faites par Connectix, si elles entamaient en effet les droits d'auteurs de Sony, ne justifiaient pas la mise sous séquestre. Pour ces raisons, l'injonction de la Cour Juridictionelle est annulée et le procès est mis en suspension. Nous annulons aussi l'attendu de La Cour Juridictionelle démontrant que la VGS de Connectix avait porté préjudice à l'image de la Sony PlayStation". Vous pouvez lire les minutes complètes de ce procès (référence 99-15892) sur le site Ninth Circuit Opinions.
http://www.ce9.uscour ts.gov/web/newopinions.nsf
Le résultat de tout cela est que la VGS est de nouveau disponible à la vente (par exemple sur Outpost.com, sponsor de TidBITS, qui la propose à 20 US$) et vous pouvez vous attendre à en voir une version Windows dans le futur. Mais il faut garder à l'esprit que si le procès préliminaire a été suspendu, cela ne veut pas dire que le procès est terminé ; un procès est toujours en cours, bien que les attendus de la Cour d'Appel puissent être difficilement utilisables par Sony pour continuer à accuser la VGS de piratage des droits d'auteurs ou d'atteinte à son image de marque.
Les avocats de Sony n'ont pas laissé tomber, lançant une nouvelle action en justice contre Connectix, cette fois-ci en arguant d'une infraction à la license d'utilisation. Ce procès provient du fait que l'injonction préliminaire du procès précédent était basé sur la législation relative au droit d'auteur, donc Sony tente à nouveau sa chance, sous le couvert d'une loi plus faible sur les licenses cette fois. Dans les deux cas, il semble que le but de Sony soit de faire traîner suffisament longtemps les choses en justice de façon à sortir une nouvelle génération de consoles ce qui rendrait l'émulateur de Connectix obsolète.
par Matt Neuburg matt@tidbits.com
Depuis bien des années, Filemaker Pro est un de mes outils de base pour stocker et récupérer des informations structurées : avec Filemaker, il est facile de se construire un carnet d'adresses ou un répertoire de sa collection de musique, et sa scriptabilité parfaite en fait un programme splendide pour l'échange de données avec d'autres applications. La version 3.0, qui date de 1995, a ajouté des capacités de base de données relationelles ; mais les versions ultérieures offraient si peu (et coûtaient si cher) que je n'ai jamais acheté d'autres mises à jour. Et puis récemment la version 5, au lieu d'améliorer des fonctionnalités de base, a amené des prix largement plus élevés, et je me suis demandé si je n'avais pas parié sur le mauvais cheval.
http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=05576
C'est alors que j'ai eu la surprise d'apprendre que Helix, de chez Odesta, était encore en vie. J'avais utilisé Helix brièvement en 1991, mais je l'avais perdu de vue par la suite. Helix (qui reviendra bientot sous le nom de Double Helix) avait été un des premiers produits pour Mac, remontant à 1984. Il était en avance sur son temps, mais il se fourvoya dans des chemins de traverse improductifs - beaucoup d'efforts et de moyens furent consacrés à créer un serveur Helix basé sur VAX mais entre temps les ordinateurs personnels étaient soudain devenus plus rapides et moins chers qu'un VAX n'aurait jamais pu l'être (le Mac IIfx, par exemple) - et la société éditrice mis la clef sous la porte en 1992. On donna un nouveau nom au produit (Helix Express), et le logiciel s'enfonça dans les sables de l'oubli. Dernièrement, The Chip Merchant, dirigé par un utilisateur enthousiaste de Helix, a repris le produit en main et lui fait subir une révision complète (une tâche cauchemardesque) modernisant le très ancien code d'origine, comblant les fuites de mémoire et éliminant les bogues. Il est surprenant, entre temps, que le produit Helix de base, connu maintenant sous le nom de Helix RADE (environnement de développement rapide d'application), reste gratuit.
http://www.helixtech.com/
http://www.helixtech.com/history.html
Le noyau. -- Helix RADE (je vais l'appeler simplement Helix) est un environnement de travail destiné à la conception de bases de données et ensuite au travail sur les données des bases (saisie, visualisation, recherches, tri, exportation, impression). Ce qui est inhabituel, c'est que la démarche de conception est de nature visuelle et fondée sur des objets ; elle se fait à partir d'icônes et de fenêtres, selon une approche qui rappelle quelque peu Prograph (voir "Get Your Hands on Prograph" dans TidBITS-312). La terminologie est un peu bizarre, alors il faut s'armer d'un peu de patience.
http://db.tidbits.com/getbits.acgi?tbart=01160
Les bases de données créées par Helix et comprenant une structure et des données s'appellent des "collections". On ne peut ouvrir qu'une collection à la fois. On commence par une fenêtre vide, dans laquelle on fait glisser des icônes représentant des relations ; chaque relation est un tableau de données dans lequel toutes les fiches (les lignes) font appel aux mêmes champs (les colonnes). C'est ce que FileMaker appellerait une base de données. Une collection fondée sur une seule relation est donc une base de données bidimensionnelle. Avec deux ou plusieurs relations, on peut avoir une base de données relationnelle (j'y reviendrai).
Si vous double-cliquez sur l'icône d'une relation, Helix ouvre une nouvelle fenêtre vide dans laquelle vous pouvez faire glisser d'autres icônes. Ces icônes peuvent être de nombreux types différents :
Champ : catégorie de données qui doit apparaître dans chaque fiche, comme "nom de famille" ou "âge".
Index : instruction indiquant à Helix de maitenir les fiches triées dans un certain ordre selon un ou plusieurs champ(s).
Compteur : produit d'un calcul, tel que "prénom suivi d'un espace suivi de nom de famille".
Gabarit : analogue à une présentation dans FileMaker ; organisation des champs dans la page.
Mode d'affichage : analogue au mode "navigation" de FileMaker ; affiche un gabarit donné et vous permet de saisir les données et de les visualiser.
Recherche : formulaire annexé à un mode d'affichage donné que vous pouvez ouvrir pour modifier le sous-ensemble de données qui s'affiche dans ce mode d'affichage.
Action : dispositif qui s'effectue automatiquement quand vous faites quelque chose dans tel ou tel mode d'affichage, comme saisir des données. Il s'agit principalement d'un moyen de s'assurer que les données restent intactes d'une relation à l'autre. J'y reviendrai.
Chaque icône, une fois glissée dans une fenêtre "relation", se tourne les pouces jusqu'à ce que vous fassiez quelque chose avec. Pour commencer, nommez la, comme si vous donniez un nom à un fichier sur le Finder. Puis double-cliquez la pour ouvrir sa fenêtre et l'éditer. Dans la fenêtre d'un champ, vous spécifiez son type de données et ses règles de validation. Dans la fenêtre d'un index, vous spécifiez quel(s) champ(s) trier. Dans la fenêtre d'un boulier, vous décrivez les opérations désirées : ceci aussi s'appuie sur un système d'icônes, puisque vous faites glisser les icônes dans un diagramme synoptique. Par exemple, pour dire "prénom suivi d'une espace suivi du nom", vous faites glisser une icône "followed by" (suivi de), puis vous faites glisser le champ "Prénom" dans sa première partie et tapez une espace dans la seconde partie ; puis vous faites glisser une deuxième icône "followed by", connectez la flèche de sortie de la première dans la première partie de la seconde icône, et faites glisser le champ "Nom" dans sa deuxième partie.
Au départ, une fenêtre de gabarit est une feuille de papier blanc avec quelques outils pour dessiner des rectangles. Ce que vous dessinez est crucial, car - ne l'oubliez pas - la vue est le seul endroit où vous entrez ou examinez des données réelles, et chaque vue est une représentation d'un gabarit ; donc si jamais vous voulez pouvoir modifier directement la valeur d'un enregistrement du champ "Nom", ce champ doit apparaître dans un gabarit ! (NDT : il en est de même sous FileMaker Pro avec les modèles)
Les gabarits se présentent de deux manières. Un gabarit montrant les champs pour un enregistrement à la fois est un gabarit d'entrée ; dans une vue qui utilise un gabarit d'entrée, vous parcourez les enregistrements via les articles de menu Next/Previous Record. Un gabarit montrant les champs pour tous les enregistrements à la fois est un gabarit de liste, et est créé en dessinant un rectangle de répétition (repeat rectangle) autour des données à lister. Par exemple, si vous dessinez un rectangle de répétition autour du champ "Nom" dans un gabarit, alors une vue qui utilise ce gabarit listera les valeurs "Nom" pour tous les enregistrements en une seule fois. (Par "tous", j'entends "tous ceux que cette vue montre" ; vous pouvez limiter ou ordonner l'ensemble des données montrées, avec une requête ou un index joint à la vue.)
Un modèle de liste peut apparaître avec un autre modèle. Pour les vues qui utilisent le modèle extérieur, vous renseignez un champ dans la relation de chaque modèle ; le modèle interne listera alors uniquement les enregistrements de la relation dont les données correspondent au champ renseigné. C'est la façon dont vous construisez votre base de données relationnelle. L'affichage du contenu du modèle interne est extrêmement flexible, de sorte que l'implémentation de l'aspect relationnel par Helix est très puissante : par exemple, vous pouvez choisir l'ordre de classement de la liste interne ; vous pouvez définir une requête limitant davantage la liste interne des enregistrements ; et vous pouvez placer une liste dans une liste pour de nouveaux niveaux de relation.
Helix tourne suivant deux modes, le mode développeur et le mode utilisateur. Le mode développeur est celui dont je viens de parler précédemment. Dans le mode utilisateur, vous voyez seulement certaines vues et certains choix dans les menus, vous avez seulement certains types d'accès à ces vues qui ont été prédéterminés dans le mode développeur. De façon surprenante, ceci peut être utile si vous êtes l'utilisateur unique ; pendant que vous êtes en train de concevoir, il est bien de pouvoir commuter en mode utilisateur, éliminant les fenêtres superflues, pour pouvoir uniquement entrer et retrouver vos données.
Test à l'acide. -- En testant Helix pour cette revue, j'ai reproduit, comme une collection Helix, une structure de données, et les fonctionnalités d'un système de bases de données FileMaker que nous utilisions quand j'éditais un magazine sur la programmation sur Macintosh. Ce système s'était révélé presque trop complexe pour FileMaker et je voulais voir si Helix pouvait faire mieux. Je vais donner maintenant quelques détails sanglants, aussi sautez les deux prochains paragraphes si vous avez l'estomac fragile.
Un gabarit en liste peut apparaître à l'intérieur d'un autre gabarit. Pour toute vue qui utilise le gabarit externe, vous spécifiez un champ pour chacune des relations du gabarit ; le gabarit interne listera alors uniquement les enregistrements dont les relations correspondent à la relation définie entre les deux champs. C'est ainsi que votre base de donnée devient relationnelle. L'affichage des données du gabarit interne est extrêmement flexible, si bien la mise en Ïuvre de la fonction relationnelle au sein d'Helix est extrêmement puissante. Par exemple, vous pouvez définir l'ordre de tri d'une liste interne, vous pouvez définir une requête limitant les enregistrements de la liste interne, et vous pouvez héberger des modèles de liste, pour disposer de couches supplémentaires de relation.
Helix fonctionne en deux modes : développeur et utilisateur. Je n'ai parlé, tout au long de cet article, que du mode développeur. Dans le mode utilisateur, vous ne voyez que vues et certains éléments de menus, et ne disposez que de certains types d'accès à ces vues, tels qu'ils ont été définis en mode développeur. Il est surprenant de constater que c'est utile, même si vous êtes le seul utilisateur de la collection : quand vous avez fini la mise au point de votre collection, c'est très agréable de passer en mode utilisateur et de supprimer les fenêtres supplémentaires, pour n'avoir qu'à entrer et exploiter vos données.
L'heure de vérité. -- Afin de tester Helix (et écrire cet article), j'ai reproduit, sous la forme d'une collection Helix, la structure, les données et les fonctionnalités d'une base de données sous FileMaker Pro que nous utilisions lorsque je réalisais un magazine consacré à la programmation sous Mac. Le système avait fini par être trop complexe pour que FileMaker arrive à le faire tourner et je voulais voir si Helix arriverait à faire mieux. Je vous préviens, les explications qui suivent risquent d'être ardues et rebuttantes. Si vous avez l'estomac fragile, vous feriez bien de sauter les prochains paragraphes.
Le système permetait de gérer les articles proposés à la publication, les articles publiés, ainsi que le paiement des auteurs. Un article pouvait se composer de plus d'un "fragment" (par exemple, dans notre rubrique des trucs des lecteurs, chaque truc était un fragment). Par conséquent, il n'y avait pas d'auteur d'article, que des auteurs de fragments. En plus, un fragment pouvait avoir plus d'un auteur. Ca représente donc trois bases de données : les articles, les fragments et les auteurs. Pour chaque article, nous avions besoin d'une liste complète de la triplette : auteur, fragment, paiement. Mais comment, dans FileMaker, établir un lien dans la base des articles pointant sur les auteurs ? Les auteurs n'avaient pas de relation directe avec les articles, et les liens ne peuvent contenir des liens, ni être limités par une requête.
La solution que nous avions trouvé fut une base de données supplémentaire, une base de "liens" qui reliait les fragments avec les auteurs (et les paiements). La base des articles pouvait alors avoir un lien avec la base fragment-auteur. Mais comment cette base saurait-elle quelle paire fragment-auteur afficher ? C'était clair, la clé dans la base de données "articles" devait pointer sur une clé d'article dans la base "fragment-auteur". Mais alors, d'où viendrait cette clé ? Comme il n'y avait pas d'articles dans la base fragment-auteur, les articles étaient liés des fragments dans la base "fragments" ! Nous avons donc forcé chaque enregistrement de la base fragment-auteur à apprendre de quel article il dépendait, grâce à une consultation de la base fragments.
C'était juste une des nombreuses, et complexes, astuces que nous avions utilisées pour faire fonctionner notre fichier. Le problème n'était pas tant la base supplémentaire "fragment-auteur" (après tout, c'est une méthode classique dans de nombreuses bases de données relationnelles), mais l'effroyable fragilité de qualité des données. Les consultations dans FileMaker ne sont pas permanentes. Nous avons donc du mettre en place un script qui tournait sans cesse dans la base articles et qui mettait à jour la base de liens. Quand on créait un nouvel article, les actions devaient être effectuées dans un ordre précis pour que la base de liens soit mise à jour correctement en arrière plan. En dépit de nos précautions, de faux enregistrements apparaissaient facilement, et tout cela devait être vérifié à la main.
La version sous Helix de cette usine à gaz s'est avéré être bien plus simple à réaliser et bien plus robuste dans son fonctionnement. Après lecture de la documentation, il ne m'a fallu que deux jours pour la développer, j'en déduis donc qu'un expert aurait été bien plus rapide. Il est toujours nécessaire d'établir une relation afin de pouvoir visualiser les associations fragments-auteurs, mais cette relation se fait de manière bien plus intuitive : on fait appel à un modèle d'article contenant lui même un modèle de liste de fragments, renvoyant vers les articles correspondants. Les articles de leur coté contiennent un modèle "fragment-auteur". En arrière plan, une routine "journal de bord" maintient l'intégrité de tous ces liens : chaque fois que vous saisissez le nom d'un auteur de fragment dans la relation "fragment", Helix créer automatiquement une relation entre ces deux données dans la partie "fragment-auteur - à moins que cette relation n'existe déjà.
La base de données sous Helix est également bien plus compréhensible pour un développeur. Sous FileMaker des informations cruciales sont disséminées et cachées dans diverses fenètres de dialogue : notamment le dialogue "Define Fields" et ses sous-rubriques "Options", le dialogue "Field Format", le dialogue "Portal Setup" ainsi que dans "ScriptMaker" et ses sous-rubriques de définition de scripts. Dans Helix par contre, toutes ces infos sont regroupées au premier niveau, sous la forme d'une icône dans une fenêtre et aucun fenêtre d'icône est modale - ce qui vous permet d'en ouvrir plusieurs à la fois et les traiter simultanément - vous pouvez même double-cliquer le nom d'une icône dans une liste à l'intérieur d'une fenêtre d'icône et ouvrir la fenêtre de cette icône ! Les fenêtres définissants les relations peuvent être présentées sous forme de liste (comme dans l'affichage par nom du Finder), permettant de visualiser d'un coup d'oeil des informations utiles sur chaque icône. Chaque icône est également dotée d'une fenêtre "À propos de..." où vous pouvez saisir un commentaire et voir les noms de toutes les icônes qui ont des liens vers cette icône. Enfin, Helix vous avertit si vous faites une action destructrice, par exemple si vous cherchez à effacer une icône qui est utilisée par une autre icône.
Une grande partie de la fluidité et du pouvoir de Helix proviennent de l'indépendance de ses entités par rapport à l'orientation-objet de sa structure. Prenez le cas des calculs par exemple. Dans FileMaker, un calcul n'est en fait qu'une autre forme de champ. Dans Helix, un module de calcul n'est qu'un module de calcul, vous pouvez donc l'utiliser comme bon vous semble : vous pouvez vous en servir pour affecter une donnée ou pour valider un champe, l'employer pour définir l'ordre d'un tri dans une liste, comme une requète pour limiter l'affichage de données dans une liste ou pour appeler une liste déroulante dans un champ de saisie. Dans un autre registe, des choses qui n'ont pas besoin d'être des entités ne le sont pas. Dans FileMaker, les relations entre les bases de données se définissent encore une fois à travers une série de dialogues enfouis ; de son coté Helix considère qu'il s'agit simplement d'une autre manière de présenter des données et donc en fait une option d'affichage dans la fenêtre des vues. Pour simplifier : avec FileMaker on a l'impression de partir d'une base de données dans la coque de laquelle on fait des trous pour accéder aux différentes parties qui la constituent ; dans Helix on commencer par rassembler les différentes parties avant de les assembler pour former une base de données.
Une analyse au microscope électronique. -- Helix n'est pas recommandé pour les débutant ou les développeurs de SGBD amateurs. La documentation (qui doit heureusement être réécrite de fond en comble sous peu) se présente sous la forme d'une masse de fichiers PDF qui relèvent plus de l'analyse détaillée des fonctions que d'une initiative pédagogique : de plus elle comporte des erreurs, des coquilles et est illustrée de dessins indéchiffrables... un défaut grave s'agissant d'un environnment visuel de développement. La documentation échoue complètement dans sa tentative de vous expliquer la logique qui prévaut dans Helix, elle ne transmet rien de l'expérience acquise par les anciens utilisateurs. En conséquence la courbe d'apprentissage relève de l'ascension de l'Everest ; soit vous êtes à un moment ou un autre touché par la grâce et vous survolez l'obstacle, soit vous restez coincé dans la paroi et vous finissez par tomber dans le ravin.
Helix reste encore relativement bogué - j'ai planté plusieurs fois en l'utilisant - et comporte encore bien des défauts. Le travail de mise au point se poursuit, et pas mal de ces faiblesses vont sans doute disparaître rapidement ; mais pour le moment, l'utilisateur novice trouvera ce logiciel sans doute plutôt étrange et sclérosé. (NdT : le traducteur, lui, s'arrache les cheveux !) Au fil des ans, Helix est devenu une espèce de monstre à la Frankenstein ; on y a greffé de nouveaux membres sans revoir la structure des anciens modules (dont certains datent carrément de 1984) et cela se voit, surtout dans l'interface, démunie de tous les éléments modernes auxquels l'utilisateur est habitué, tels que les bulles d'aide.
La navigation dans Helix représente un problème majeur. Il n'y a pas de menu Fenêtre, ce qui représente une omission grave, pas de vue hiérarchique d'une collection, et aucun moyen de naviguer en amont (depuis une Fenêtre Index jusqu'à la fenêtre Relation qui lui est liée, par exemple). On passe donc la plus grande partie de son temps complètement perdu. Quand bien même on peut lire le nom d'une icône et ouvrir sa fenêtre, on ne voit pas la relation dont elle fait partie, et l'on se retrouve à fouiller toutes les relations pour trouver la bonne.
Certaines fenêtres cruciales sont incompréhensibles si l'on n'est pas un utilisateur expert ou si l'on n'a pas le manuel sous les yeux, ou alors elles présentent l'information de manière maladroite et confuse.La fenêtre Organisation dans laquelle on met au point les liens entre un modèle externe et un modèle interne est un exemple épouvantable de cette confusion. L'espace alloué est trop étriqué pour y lire les noms, et si l'on ajoute un modèle interne supplémentaire, la boîte de dialogue oublie tous les réglages antérieurs.
Il n'est pas possible de modifier des données dans une liste affichée, mais on peut double cliquer sur une liste pour la faire apparaître dans une fenêtre de saisie dans laquelle les modifications sont possibles. Les listes internes ne peuvent pas être déroulées, ni être utilisées en sélections multiples. D'un autre côté, les fenêtres de visualisations acceptent les tris personnalisés aors que les fenêtres de saisie les refusent, une différence curieuse.
Voici une dernière liste de récriminations. L'utiliseur n'a droit qu'à huit couleurs. Un champ de saisie à choix multiple ne peut pas être représenté comme un bouton radio. Il n'y a pas suffisamment de raccourcis dans les menus, car la touche commande est la seule utilisée pour modifier une fonction. Il est impossible de savoir quel enregistrement d'une recherche on visualise. Une recherche donnée n'offre pas de fonction "trouver/remplacer", et il est donc quelquefois nécessaire d'exporter ces données, de les trafiquer, puis de les réimporter dans Helix.
Évolution. -- Helix peut être scripté de manière interne, grâce à des éléments du menu ou à des boutons ; mais les seules actions scriptables, mis à part l'ouverture de fenêtres, sont celles disponibles dans les menus. Ces possibilités sont très faibles si on les compare à celles de FileMaker, mais les boutons peuvent permettre de mettre en place des branchements et des boucles, ce que les scripts ne savent pas faire.
Helix ne sait pas utiliser des scripts Applescript, et il faudra donc recourir à des applications externes pour tout ce qui concerne la communication entre applications. Le logiciel ne sait pas utiliser Applescript, mais obéit à des "Apple events"(événements) plutôt bizarrement structurés. Il faudra utiliser un logiciel comme Frontier pour les mettre en oeuvre. La liste de ces évènements est très limitée- chercher un enregistrement, charger un enregistrement, effacer un enregistrement- mais il y a sans doute moyen de contourner ces limitations en organisant soigneusement sa base de donnée au départ ou en utilisant un logiciel d'automatisation de tâches comme QuicKeys ou OneClick. Donc, si la question posée est : " Helix peut-il servir de logiciel de base de données CGI avec mon serveur Web ?", la réponse est : "Peut-être, mais pas tout seul, et pas sans peine".
Je n'ai pas eu l'occasion de voir la version commercialisée des produits Helix ; il y en a deux. Le convertisseur d'Helix (500 US$) transforme votre base de données en une application autonome (vérouillée en mode utilisateur). La version "Helix client/serveur" permet d'avoir un accès multi-utilisateur sur la base de données via le protocole de communication AppleTalk. Cette version est nécessaire si vous comptez utiliser sérieusement des scripts CGI d'autant qu'elle permet de faire tourner deux copies de Helix sur le même réseau. Le prix initial est de 300 US$ pour deux utilisateurs et augmente ensuite en fonction du nombre d'utilisateurs requis.
Mon exploration d'Helix a certainement fait de moi un mordu si ce n'est de me convertir. Quand le dernier bogue sera écrasé, la prochaine étape sera la future version commerciale. Il est difficile de voir ce qu'incluera cette future version - un Helix rénové devrait comporter une interface totalement révisée, un meilleure scriptabilité et une compatiblité avec TCP/IP et ODBC - et le prix de vente reste encore à déterminer. Pour l'instant, ce prix reste imbattable : une puissante base de données relationnelle... gratuite ! C'est vraiment une situation où vous n'avez rien à perdre, si ce n'est votre dépendance de FileMaker.
Helix requiert un Power-PC Macintosh tournant sous Système 7.5.5 au moins
http://www.helixtech.com/download.html
[Note : Cet article doit beaucoup à la générosité attentive et aux informations efficaces de Matt Strange, membre de l'équipe d'assistance technique de Helix.]
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